J’accorde ma basse
Vendredi 19 août 2011
On ne va pas ressortir chaque année les mêmes clichés sur les nouveaux cartables, trousses, cahiers à spirales à grand carreaux et taille-crayons. Rentrons directement dans le vif du sujet : à partir du 26 août, la machine repart pour un tour. Première escale : Barcelone et son étape European Poker Tour.
Mais avant, petit retour en arrière sur les championnats du monde et les vacances qui ont suivi.
Pas un très bon cru, ces World Series of Poker 2011… J’ai joué une dizaine de tournois, pour au final une seule place payée, dans le gros tournoi de Pot Limit Omaha à 10,000 dollars. J’étais assez déçu. Plus par les résultats que par la façon dont les choses se sont déroulées. Depuis le début de l’année, trois tournois sont sortis du lot : Deauville, San Remo, et donc ce tournoi de PLO à Vegas. A chaque fois, j’ai été loin mais j’ai perdu ce petit coup crucial qui peut remettre en selle et emmener vers la finale, ou mieux. Enfin, quand je dis « ce petit coup », disons « ce premier petit coup », celui qui permet de se hisser vers les cieux. Parce qu’après, il en faut encore de la réussite pour gagner un tournoi de poker… ça, je ne vous l’apprends pas.
Le point positif de ces six derniers mois : j’ai appris à m’ouvrir, à discuter avec des gens comme Pier Gauthier et Stéphane Matheu, qui sont là pour aider au quotidien les joueurs du Team Winamax. J’ai fini par intégrer qu’il n’y avait pas de honte à avoir des points faibles, et encore moins à les partager, c’est même le meilleur moyen de les corriger, surtout quand on travaille avec des personnes aussi compétentes et intéressantes. Donc voilà, ces six derniers mois ont fait de moi quelqu’un de plus fort et malgré le manque de résultats je ne regrette absolument rien… Pas même cette brésilienne de 23 ans rencontrée à Las Vegas et qui s’est avérée être une colombienne de 37 ans avec trois enfants. Mais ne nous égarons pas.




