Articles taggés avec ‘EPT Prague 2008’

Catenaccio

Lundi 2 février 2009

Et voilà, c’est fait !

Le résultat que j’espérais secrètement est enfin arrivé. Bien entendu, il ne change pas ma vie. Bien au contraire : dès le lendemain de cette quinzième place à l’EPT de Deauville, j’étais déjà de retour à Paris auprès de mes enfans, et sur le terrain à la rencontre des jeunes du 18eme arrondissement…

Pour beaucoup, je suis un fish, le fish “people” du Team Winamax. “Vikash24″ en ligne. Vikash-fish24, ou vikfish24…

Mais cela fait longtemps que je ne fais plus attention quand les anonymes du “chat” s’excitent à mon sujet lors de mes passages sur Winamax (passages qui se sont raréfies dernièrement, à cause de mon emploi du temps chargé). Je préfère continuer à progresser tranquillement, à mon rythme.

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EPT Prague: because iz poker! (part II)

Jeudi 15 janvier 2009

benjo)

enfin chip leader! (photo: benjo)

EPT Prague Part II : because iz poker !

Voici la suite de mon compte-rendu de l’EPT de Prague.

Je vous avais quitté au sommet de ma forme, avec un tapis énorme de plus de 250k alors que la moyenne devait se situer autour de 60k.

Le risque dans ce genre de situation, c’est de se retrouver à jouer en excès de confiance, à se croire invulnérable et à penser que la taille de notre tapis nous met à l’abri d’une élimination proche. Ce n’est pas tout à fait exact : un gros tapis est une arme efficace mais fragile. Je me souviens que j’avais écrit un article à ce sujet l’année dernière que j’avais intitulé « le syndrome Thermopyles », en référence à la célèbre bataille de l’antiquité célébrée récemment dans le film « 300 ». A l’époque, j’écrivais :

« Il s’agit d’un problème typiquement psychologique qui s’empare d’un joueur de tournoi inexpérimenté qui vit un gros rush et ne semble pas arriver à perdre un coup. Typiquement, l’état euphorique créé par un chip lead écrasant peut provoquer un excès de confiance qui lui-même peut mener à des erreurs impardonnables, et se conclure en une grosse désillusion. »

Heureusement, je suis conscient de ce problème alors que j’empile mes jetons et décide d’attendre l’approche de la bulle pour repasser la vitesse supérieure. Je continue donc à agresser la table, mais sans excès notable, pas plus qu’auparavant. Quelques mains vont mal se passer :

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EPT Prague: why iz poker? (part I)

Vendredi 19 décembre 2008

Je suis le premier à a apprécier un bon compte-rendu de tournoi, à condition que ce dernier ne s’éternise pas sur des détails inutiles. Sans plus attendre, voici donc la folle histoire de cet EPT de Prague, main par main…

J’avais à cœur de réussir enfin une petite performance sur ce circuit où pour l’instant, après quatre tentatives dont trois sous les couleurs de Winamax, j’étais toujours rentré bredouile. Bien sûr, il y avait aussi la pression de l’énorme performance d’Arnaud Mattern lors de l’édition précédente. Ça allait être difficile de faire mieux, et pourtant chez les W on rêvait en secret de garder le titre à la maison…

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Le coup charnière…

Jeudi 11 décembre 2008

Parfois, le destin vous envoie des signes.

Main event des WSOP 2008, jour 2. Revenu avec 32000 jetons, je tombe rapidement à 12000 suite à quelques coups mal négociés. Je découvre AJo au bouton en 300/600, ça folde jusqu’à moi, je relance à 1600… Le joueur de petite blinde, un sexagénaire américain, plus tight tu meures, me sur-relance à 4000. J’ai envie de vomir… Mon main event va-t-il s’arrêter là? Je peux encore passer, théoriquement c’est un fold, mais quelque chose me dit que si je passe cette main je ne reviendrai jamais en course. Il ne me reste qu’un espoir: transformer mon AJ en bluff en essayant de faire passer AQ (ce joueur est-il capable de sur-relancer our info?) ou jouer un flip contre TT- … Je prends mon courage à deux mains, j’envoie tout au milieu. Mon adversaire se paralyse un instant (qui me paraît une éternité) et finit, à l’agonie, par jeter sa main en annonçant “ace jack”…

Huit heures plus ard, j’ai toujours ces 12000 dans mon stack. Mais avec deux piles de 100K pour les accompagner…

EPT Prague, DAY1B

Après avoir mal débuté mon tournoi et perdu KK contre QQ, me voici tombé à moins de 3000 jetons en 100/200. Je suis de big blind, et ça folde jusqu’à la small blind qui prend un jeton de 500 et le jette à côté de son jeton de 100 pour relancer à 600. Je regarde mon minable J8o et décide de ne pas tenter le diable, je fait le geste pour folder mais le croupr m’arrête: en ne lançant qu’un seul jeton, mon adversaire a fait une fausse relance et est condamné à call. Flop gratuit… AJ7. Et mon adversaire checke? Il sait que je n’ai certainement pas un as et il checke… Ca sent très fortement le slowplay de top pair. Je check derrière. Turn J! Il checke encore, je mise 250, il call, as confirmé! La river complète une couleur mais ça ne m’empêche pas de value better 550 et d’être payé. Ce petit coup anodin, qui part d’une fausse relance involontaire, me relance à près de 4000. Lueur d’espoir?

Huit mains plus tard, j’ai 43000 devant moi après un rush des plus spectaculaires. A la fin de la journée, j’ai 97000, second en chips sur le jour 1.  Le jour 2 commence dans trois heures et deux maximes résonnent dans mon esprit: ” ne pas mépriser son petit stack “ - il est capable de grandes choses. Plus important encore: ” ne jamais attacher trop d’espoir à un gros stack ” car il peut partir en fumée tout aussi vite…

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