Articles taggés avec ‘Davidi Kitai’

La vie en 6-max

Mardi 29 juin 2010

Après des débuts de World Series difficiles, j’attendais avec la plus grande impatience le début des tournois Short-Handed. J’aurais souhaiter faire un résultat avant de les jouer car je connais le rôle prépondérant de la confiance dans cette discipline… Dans quelques jours, c’est l’Event #52, le tournoi de No-Limit Hold’em en 6-max à 25,000 dollars. Il ne va réunir que le gratin du poker mondial. J’ai pu faire un petit entrainement avec les deux Short-Handed : le 2,500$ et le 5,000$.

Dans le premier, j’ai atteint ma première place payée auw World Series. En SH, j’aime bien attaquer dès le début du tournoi, contrairement aux tournois Full-RIng où il est plutôt conseillé de ne pas trop jouer dans les premiers niveaux. J’ai donc joué libéré, n’hésitant pas à squeeze preflop avec des suited connector (ou pas) et lorsque j’étais payé : un simple continuation bet suffisait. Exemple avec une main contre Josh Arieh.

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WSOP : Standard de Liège !

Lundi 31 mai 2010

Je n’ai pas pris le meilleur départ possible dans ces World Series of Poker… Il faut dire que la structure de ce premier event n’était pas franchement géniale pour un tournoi live. Qui plus est quand 4,000 joueurs sont au départ ! En d’autres termes, on peut qualifier le tournoi comme un crapshot, un donkament ou une boucherie, je vous laisse choisir ! Point positif : le field, relativement faible grâce à un buy-in abordable (1,000$). Beaucoup de joueurs disputaient ici leur premier tournoi live, et cela s’est ressenti dans leur façon d’aborder la partie : ils étaient angoissés et anxieux. Pour la plupart, ce sont des pensionnaires du fin fond de l’Amérique venus tenter leur chance : ils sont très passifs et absolument pas dangereux.

J’ai rapidement perdu la moitié de mon tapis. Voici la description de la main par nos reporters :

« Davidi Kitai a eu un peu moins de réussite. Jugez plutôt. En début de parole, le belge trouve Valet-Huit et décide de faire une mini-relance : quatre joueurs le paient. Le flop est 8Carreau8Pique5Trèfle (standard). Un premier joueur donke alors pour 325, la taille du pot : « je suis dans un vrai rêve à ce moment-là » confiera plus tard Davidi. Il se contente de payer et un autre joueur fait de même. Le tournant est un 2Carreau : nouvelle attaque de la blinde pour 800. Davidi hésite un long moment afin de déguiser sa main puis paie. Le troisième larron fait de même.

Prêts à voir la rivière, messieurs dames ? C’est un TCarreau : la blinde envoie une dernière salve, pour 750, et Davidi paie. C’est alors que le troisième pousse son tapis ! La blinde paie et Davidi est contraint de passer. Regardez à quel point la rivière est cruelle : elle a apporté une couleur à la blinde qui possède 7Carreau5Carreau et un full au troisième, qui retourne Dix-Huit ! Ce pot laisse Kitbul derrière un maigre tapis de 1,500. ».

Autant dire que cette rivière fut horrible, non seulement pour les 1,500 jetons perdus mais aussi pour le manque à gagner. En effet, sur une autre rivière, j’aurais pu prendre un maximum de value contre le « troisième larron », celui qui possédait un 8 moins bien kické que le mien. Toujours est-il que je parviens à doubler quelques mains plus tard avec 55 contre K8 sur un flop K65. C’est alors qu’on me change de table : la nouvelle est passive et j’en profite pour min-relancer à 200 sur des blindes 50/100 et faire des continuation-bet sur tous les flops.

Je remporte quatre coups d’affilée avec cette stratégie plutôt simple. Cinquième main : je reçois une paire de dames. Est-ce un rush ? Suis-je rentré dans la ”zone” ? Mon image n’est pas top : je sens que je vais être payé ! Suite à un limp pour 100, je relance à 350 depuis le cut-off. Le limper paie et le flop est APique 5Trèfle 6Trèfle  : je c-bet pour 250 et il me paie. Le tournant est un dix : on checke tous les deux. Enfin, la rivière arrive : un autre dix. Il mise 550 et je ne peux m’abstenir de payer en espérant qu’il soit sur un des nombreux tirages du flop. C’est raté : il me montre A4.

La main suivante, je reçois une paire de dix et relance à 200. Le bouton me fait 650 et vu mon image et mon maigre tapis de vingt blindes, je décide d’envoyer tapis. Il snap call avec KK et c’est la fin de ce premier event au troisième niveau… Je n’ai pas de regrets : c’est un tournoi qui ressemble aux nombreux MTTs online où on n’a pas le droit de perdre trop de coups. Une mauvaise rencontre peut être fatale et là… j’en ai pris trois !

Mon prochain tournoi a lieu mardi pour l’Event #6 : le shootout à 5,000$ où j’avais atteint une place payée l’an dernier. Pour se faire, il faut éliminer les neufs joueurs de sa première table… En gros : gagner un sit and go ! Comme promis, je ferais un compte-rendu à la fin de chaque tournoi, en espérant faire une table finale histoire de vous raconter des choses un peu plus passionnantes que des mauvaises rencontres…

COAD

 

WSOP : I have a dream

Vendredi 28 mai 2010

« I say to you today, my friends, so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream. » Traduction : « Je vous le dis aujourd’hui, mes amis, bien que nous ayons à faire face aux difficultés d’aujourd’hui et de demain, je fais pourtant un rêve. C’est un rêve profondément ancré dans le rêve américain ».

Cette magnifique phrase du discours de Martin Luther King prononcé en 1963 résonne dans ma tête jour et nuit à mesure que se rapproche la date fatidique de mon départ pour Las Vegas. Oui, mes amis, je dois bien l’avouer : mon aventure annuelle aux World Series of Poker est un rêve… et cette année, je compte bien les transformer en réalité !Prenons un moment pour rêver tous ensemble…

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Une expérience en Pot-Limit Omaha

Jeudi 24 décembre 2009

Depuis que je suis rentré chez Winamax mi-2008, j’ai décidé de quitter les MTTs en ligne (excepté certains dimanches) pour recommencer avec le cash-game.

J’ai très vite réalisé que j’avais peu, voir pas, de “value” à jouer en No-Limit Holdem dans les hautes limites. Les joueurs réguliers sont relativement prudents et les gros coups sont joués lors de confrontations inévitables… Alors que pendant ce temps, sur les tables de Pot-Limit Omaha, les joueurs se déchainent d’actions constantes et de gambling insensé. Personne ne sait réellement ce qu’il fait…

Mon choix est vite fait : il faut que je maitrise absolument ce jeu !

Je recherche un ouvrage sur le sujet et je trouve uniquement un livre écrit par Rolf Slotlboom. que je lis sans réelle conviction d’apprendre quelque chose (hormis la double relance avec AAxx pour induire un 3-bet). Le meilleur moyen d’apprendre, c’est de jouer. Je décide donc d’attaquer, de manière sérieuse et passionnée, sur les tables de cash-game Pot-Limit Omaha sur Winamax.

Très vite, je suis surpris par le mauvais niveau des tables de 5-5$ et de 10-10$. Les joueurs y sont scared money et straightforward à la fois. Je réalise que les tapis avant le flop à ce jeu sont juste une blague… C’est impossible de trouver une meilleure situation qu’un 60/40.

Je réalise aussi que la guerre se fait entre le joueur possédant AAxx et le joueur voulant essayer de les craquer. Seulement à ce jeu, l’American Airlines est quelque peu moins solide et perd très/trop souvent.. Lorsqu’un joueur 3-bet, il aura 80% du temps AA. Lorsqu’il 4-bet, on peut passer ce chiffre à 98%.

A Partir de cette logique, j’ai commencé à juste payer avec AA lorsque nous sommes très profonds, et a énormément 3-bet d’autres mains (4567, 89JQ, 7799, …). Si mon adversaire me 4-bet, je serai la plupart du temps prêt à répondre d’accord pour gamble (sauf parfois avec KKxx par exemple), sachant que j’aurai toujours au minimum 40%, donc la côte du pot m’est toujours favorable.

Et si il paie uniquement mon 3-bet, cela prouvera qu’il ne possède pas de paire d’as. Ce qui permet de voler très souvent au flop avec un simple continuation-bet de la moitié du pot lorsqu’un as arrive au flop ou sur un autre flop comme KKT, TJQ ou encore 225… Et lorsque le flop coordonne avec ma main, mon adversaire ne me verra pas sur cette range.

C’est ce qu’on appelle « la deceptive value » : embrouiller la lecture de notre adversaire en jouant à l’opposé de la théorie… Cette façon de jouer m’a très vite prévalu une réputation de fou sur les tables de Winamax, au point de me faire insulter régulièrement sur le chat !

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Illustration au High Roller d’Evian

Lundi 9 novembre 2009

J’ai enchaîné plusieurs tournois en ce début d’année, mon succès à Las Vegas m’ayant motivé. Ma soif de victoire était apparemment trop importante, à tel point que je n’ai pas pu l’apaiser. Il y avait pourtant beaucoup de très beaux tournois avec des fields beaucoup plus faibles que les WSOP ou que la plupart des EPT.

Je n’ai malheureusement fait aucun résultat :

- J’ai tantôt manqué de réussite - PPT Cannes et EPT London ; alors que j’étais proche de l’argent, j’ai encaissé à chaque fois un 2-outer dans un pot énorme ;
- J’étais tantôt “totally card dead” - High Roller et EPT Varsovie ; malgré les tables très faciles, je n’ai pas touché un semblant de jeu pour monter des jetons ;
- J’ai tantôt joué mon Z-Game - EPT Barcelone et le main event du WPT Marrakech où je reconnais avoir fait beaucoup trop d’erreurs que j’estime impardonnables ;
- J’ai tantôt joué face à des adversaires coriaces - WSOP Europe à Londres.

Plongeons nous dans le High Roller à Evian et son petit field de 30 joueurs et sa structure profonde sur 3 jours composés de nombreux joueurs français (re)connus pour leur jeu atypique et polémiques.

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Je dois me perfectionner à « Qui est-ce ?!!! .. »

Lundi 24 novembre 2008

A Amsterdam, j’ai tenté d’expliquer à certains membres du team (Arnaud, Talixx, Jonnhy,..) ainsi qu’à Benjo et Julien, l’edge qu’on peut avoir au jeu ‘Qui Est-ce’.
Ce jeu de société qui consiste à deviner le personnage de l’autre parmi 40 personnages différents (femmes, hommes, moustachus, blonds, chapeaux, …) en posant 1 question, chacun à son tour, la plus stratégique possible.
Je conseille ce jeu à tous les joueurs de poker, ce jeu nous permet de travailler la gestion du risque, la psychologie de l’adversaire, et la stratégie.

Sur le circuit européen, on retrouve des joueurs réguliers souvent sponsorisés, mais aussi des joueurs qualifiés online ou encore les joueurs locaux.
La plupart du temps, on ne sait donc pas qui se trouve en face de nous, et à partir de ce moment on essaie de répondre à la question suivante : Qui est-ce?

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Davidi, veux tu m’épouser?

Jeudi 13 novembre 2008
Will you marry me?

Will you marry me?

Pendant que je sautais du tournoi à Amsterdam a la deuxième main (QQ contre KJo, tout par au turn sur un board avec deux tirage couleur et QTX/9 contre -hélas- KJ), Davidi commençait son bonhomme de chemin.

A l’heure ou j’écris ces quelques lignes, il est dans les chip leader, en table télé, il ne reste qu’une 40aine de joueurs… Quelle force!

Ça vous dirait un p’tit bracelet?

Pour ma part j’étais évidemment frustré de ne pas rester sur ma chaise au moins 3 mains, l’herbe coupée sous le pied trop vite. Elky venait a peine de s’asseoir à ma gauche. Si ce n’est pas une bonne nouvelle sur le plan comptable, je me réjouissait à l’idée de combattre à haut niveau et avec une belle structure. Hélas j’ai disparu en moins de temps qu’il n’en faut pour dire “ArchiSick!” sur un coup du sort.

Non, rien de rien, je ne regrette rien ;) (Sur le port d’Amsterdam les marins je les ai pas vu par contre?)

Demain ou plutôt dans quelques heures démarre le side event a €2500. Je suis tout frais étant donné que je reviens de vacances et ce n’est pas le main évent qui m’a épuisé… Si je saute lors de la toute premiere main, je paye ma tournée à toute la table!

Le team retient son souffle

Dimanche 5 octobre 2008
Nicolas Levi pendant l'EPT de Londres

Mon tournoi aura duré 2 jours mais pas d'argent cette fois.

A quelques heures, quelques minutes même de la table finale, tout le Team retient son souffle. Mais cet EPT Londres est déjà une réussite.

Le Pari fou de Mik22 est tenu pour l’instant: après le PPT a Cannes, et l’EPT de Barcelone, le Team réalise sa troisième table finale depuis la rentrée en autant de tournois majeurs! C’est bien simple, seul le WSOPe n’aura pas vu de logo W en finale, mais avec seulement 3 membres du Team présents sur 13, il nous parait honnête de l’exclure.

Ce qui est frappant également cette année, c’est la corrélation avec 2007. Davidi avait fait 11e a Barcelone, il finit cette fois ci 3e. Antony avait fait 7e a Londres, le voici dans les 8 derniers, avec un gros tapis. De bonne augure pour la suite!

Je serais tout l’après-midi au Victoria Casino pour soutenir Anto bien sur, pour commenter en direct avec Benjo, et pour faire la fête jusqu’à très tard a n’en pas douter!

L’aventure continuera ensuite très vite. Direction Budapest qui accueille pour la première fois un EPT… Arnaud avait remporté la première édition de l’EPT Prague, voila qui devrait inspirer tout le Team…

Wamollament votre!

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