Articles taggés avec ‘Davidi Kitai’

Un belge à la conquête de la France

Lundi 12 septembre 2011

Je suis dans le TGV en direction de Cannes, où je vais jouer le Partouche Poker Tour… Et cinq heures de train, c’est long ! J’aurais pu prendre l’avion me direz-vous, mais disons qu’en ce 11 septembre, j’ai préféré éviter. Ce n’est pas tant une question de superstition. C’est juste que ce jour-là, les probabilités d’attentats sont plus élevées que d’habitude et que les contrôles sont renforcés.

Toute la communauté du poker est présente dans le train… mais on ne peut pas dire que j’ai hérité du compartiment le plus animé ! A ma gauche, il y a une mamie qui dort. C’est d’ailleurs embêtant parce que j’aimerais bien rejoindre le wagon-bar, mais je n’ose pas la réveiller. Devant moi, une famille polonaise. Malgré mes origines, je ne comprends pas le moindre mot de ce qu’ils racontent. Je trip néanmoins bien sur la prononciation des mots, tout en réalisant que cette langue n’est vraiment pas classe. Bref, toutes les conditions sont réunies pour écrire un blog !

Revenons d’abord rapidement sur mes World Series of Poker. Le bilan est positif : j’ai atteint l’argent six fois sur les onze tournois que j’ai joué. Ces résultats m’ont une nouvelle fois prouvé que j’étais très à l’aise face au jeu des américains. J’ai surtout taché de proposer un jeu très solide dans mes tournois de prédilection : le Pot-Limit Hold’em et short-handed, où j’ai fait ITM dans les trois seuls tournois joués.

Certes, j’ai manqué de réussite pour atteindre une table finale. Mais ce n’est pas la seule explication. J’avoue avoir mis de côté ma philosophie d’antan (appelé le play to win par les réguliers de tournois de 2007) qui consiste à prendre tous les risques aux moments importants comme la bulle afin d’engranger des jetons et ainsi préparer la victoire. J’ai donc sans doute été plus/trop lâche dans les moments importants afin d’assurer l’argent, ce qui reste primordial pour la confiance.

Maintenant, parlons du futur. Cette saison, je me suis fixé un objectif principal : gagner un tournoi majeur français. Je joue sur Winamax.fr des tournois avec des structures profondes, et très souvent en short handed. J’ai donc affronté à plusieurs reprises les meilleurs regs français, ainsi que de nombreux amateurs. Je fréquente également depuis cinq ans les cercles parisiens et j’ai pu comprendre le mécanisme de réflexion (pas toujours rationnel) de ce que certains appellent les livetards, mais aussi de joueurs live plus avisés. Les deux écoles sont bien distinctes : protection contre small ball, prise d’informations contre value,  instinct contre jeu mathématique, expérience contre insouciance… Chacune de ces écoles comptent des joueurs de grande qualité, mais aussi son lot de poissons.

Les connaissant très bien, je parviens néanmoins à m’adapter à leur jeu. Je pense donc qu’il est grand temps d’aller chercher un titre majeur en France ! Et on peut dire que c’est la bonne période… Le premier tournoi a eu lieu à l’Aviation Club de France cette semaine : le WPT Grand Prix de Paris. J’ai eu l’occasion d’y perfer en terminant deuxième derrière Anto Lellouche dans l’Omaha Cup à 5,000 euros. Tristan a fini septième et je me suis retrouvé en tête à tête face à Anto. Il a pris l’avantage en jetons en éliminant le russe en troisième place. Vu que c’est son jeu de prédilection, je n’ai pas pu faire long feu. Je me satisfais néanmoins amplement de cette belle deuxième place, surtout lorsque je repense à mon Day 1 où j’ai été sauvé à 3 reprises à la rivière ! Beaucoup d’autres tournois vont s’enchainer avec tout d’abord le Partouche Poker Tour, tournoi que j’affectionne particulièrement de par les écarts de niveaux entre les nombreux qualifiés et les grands noms internationaux. En espérant atteindre l’objectif de la saison le plus vite possible ;)

COAD !

RDV à Paris, Omaha Cup : Doublé Winamax !

Lundi 5 septembre 2011

Encore un doublé pour le Team Winamax ! Après le duo Davidi Kitai – Almira Skripchenko, qui a sévi à Los Angeles à l’occasion du WPT Celebrity Invitational, c’est au tour d’Antony Lellouche, une nouvelle fois en compagnie du belge, de porter le logo Winamax au sommet du classement.

Festival incontournable de la rentrée, l’édition 2011 du « Rendez-vous à Paris » a débuté tambour battant avec l’Omaha Cup, une épreuve non labélisée World Poker Tour mais qui a tout de même regroupé la fine fleur du poker international. Avec un prix d’entrée à 5,000 euros, ils étaient 65 à avoir pris le départ, un nombre ayant largement répondu aux attentes de l’Aviation Club de France. Parmi eux, Jason Mercier, Rui Cao, Jeff Lisandro, Florian Langmann, Anthony Roux, Elie Payan, Ludovic Lacay, Basil Yaiche et même Patrick Bruel avaient tenté l’aventure.

Après une journée de compétition, ils n’étaient plus que seize en course. Et trois joueurs du Team Winamax pointaient le bout de leur nez : Antony Lellouche et Tristan Clémençon avec d’importants tapis, mais aussi Davidi Kitai, en embuscade en milieu de peloton. Après six nouvelles heures de combat, les trois représentants de l’équipe la plus titrée du poker français parviennent à se hisser parmi les huit places payées. Deux français les accompagnent : Michael Fratty, qui sautera rapidement en huitième place, et Pascal Leyo, futur quatrième.

Le Team Winamax se met à croire à un improbable triplé. Malheureusement, Tristan Clémençon s’incline en septième place, après avoir disputé un pot supérieur à la moyenne où il était pourtant favori. Mais en Omaha, tout peut aller très vite. Grands spécialistes de la discipline, Antony Lellouche et Davidi Kitai parviendront à passer entre les gouttes et domineront de bout en bout la finale. Ils décideront tout de même de proposer un deal une fois tombé à trois joueurs, Vadzom Kursevitch offrant de la résistance. Le biélorusse finira néanmoins par s’incliner sur la plus petite marche du podium, permettant aux deux compères du Team Winamax de s’offrir un face à face épique.

Photo : Poker 52

Davidi Kitai a déjà vécu la scène à Los Angeles. Opposé à sa camarade Almira Skripchenko, il avait connu la victoire et enlevé le premier titre WPT de sa carrière. Mais hier, Antony Lellouche était trop fort. Il remporte le duel Winamax et s’offre l’Omaha Cup. « C’était facile ! » a lancé en riant Antony Lellouche au lendemain de sa victoire. « Plus sérieusement, je pensais que le niveau serait plus élevé. Il y avait de nombreux qualifiés et quelques joueurs inexpérimentés : je ne me suis jamais senti inquiété durant le tournoi. » A la recherche d’un titre depuis deux ans, Antony a enfin pu profiter : « J’ai dormi à côté de mon Omaha Cup, et ce fut un vrai plaisir ! »

Aujourd’hui débute le tournoi principal du Grand Prix de Paris, l’étape World Poker Tour à 7,500 euros l’entrée. L’occasion d’enchainer pour le Team Winamax qui sera de nouveau bien représenté. Almira Skripchenko, Aurélien Guiglini, Ludovic Lacay, Michel Abécassis, Tristan Clémençon, Manuel Bevand, le duo Antony Lellouche – Davidi Kitai, mais aussi de Patrick Bruel seront au départ. Le coverage de Benjo sera à suivre à partir de mercredi en début de Day 2 !

Vainqueur. Antony Lellouche (Team Winamax) 70,000€
Runner-up. Davidi Kitai (Team Winamax) 68,000€
Troisième. Vadzim Kursevitch 65,000€
4ème. Pascal Leyo 31,200€
5ème. Juha Villi 24,690€
6ème. Michael Zovik 18,720€
7ème. Tristan Clémençon (Team Winamax) 15,600€
8ème. Michael Fratty 12,480€

TF du WPT Invitational : Chaud d’action !

Mercredi 2 mars 2011

L'oeil du tigre © Caroline Darcourt

Demain, j’ai une table finale… Et pas de n’importe quel tournoi : un World Poker Tour, celui qui manquait à mon palmarès ! Bon, certes, ce n’est pas un WPT comme les autres, c’est un WPT Invitational, et il regroupe un field d’un niveau plus faible qu’un Main Event normal… Et surtout un prizepool beaucoup plus faible !

J’en suis néanmoins fier : c’est le WPT du prestige où j’ai pu rencontrer de nombreuses personnalités du show bizz américain, toutes mélangées au gratin du poker mondial : le tournoi s’est joué dans une bonne ambiance malgré les énormes écarts de niveaux au Day 1. Lors du Day 2, les survivants étaient tout de même d’un meilleur calibre et se sont battus pour faire partie des finalistes : pour atteindre l’argent, la condition sine qua non était effectivement d’accéder à la finale à six joueurs.

Question stratégie : le premier prix est de 75,000$ + 1 ticket pour le WPT à 25,000$ + un bracelet WPT ! Vous comprendrez bien que je serai prêt à prendre tous les risques nécessaires pour atteindre cette première place ! Cette structure de prix particulière, qui consiste à donner 50% du prizepool et toute la gloire au vainqueur, m’y oblige…

Cela ne veut pas dire pour autant faire n’importe quoi : je vais essayer de rester focus pour choisir soigneusement mes spots, et accélérer la machine à agression au fur et à mesure que les joueurs s’éliminent ! Nous aurons tous des tapis relativement équivalents, entre 22 et 30 blindes, ce qui réduira obligatoirement le nombre de move possibles… Je vais donc privilégier un jeu solide avant le flop.

Une finale avec Almira... © Caroline Darcourt

Une finale avec Almira... © Caroline Darcourt

Je souhaite bonne chance à Almira, qui a un gros respect des adversaires à la table… Je la sens capable de « ship » ! Elle a la position sur moi, mais la bonne nouvelle est que je suis positionné juste après Dan Heimiler, le joueur le plus loose de la finale, et donc le plus dangereux. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de le 3-bet light trop souvent avec notre profondeur de tapis. L’idée serait plutôt d’élargir ma range de 3-bet {A9+ ; KQ ; 77+) afin de pouvoir éventuellement call son 4-bet à tapis.

Voilà, je vais aller dormir car j’ai rendez-vous demain à midi (heure locale) pour les interview ESPN, cela va être bizarre d’être confronté aux commentaires de Mike Sexton et Vince Van Pattern… Voire à ceux de Patrick Bruel un jour ! Il faudra que j’évite les sick moves incompris !

A demain en espérant un Heads-Up contre Almira ! Allez, COAD !

La table finale est à suivre en direct sur Winamax dans la nuit de mercredi à jeudi, à partir d’une heure du matin.

Almira Skripchenko et Davidi Kitai en finale du WPT Celebrity Invitational

Lundi 21 février 2011

Le Team Winamax brille à Hollywood

Il est de certains matins qui chantent un peu plus que d’autres ! Le réveil fut en effet des plus agréables, avec une excellente nouvelle nous parvenant du bout du monde : Davidi Kitai et Almira Skripchenko ont décroché leur qualification pour la table finale du World Poker Tour Celebrity Invitational à Los Angeles !

J’ai pu discuter en ligne avec Davidi quelques instants après le dénouement… « C’était agréable de jouer avec Almira, nous a-t-il confié. On a bien rasé ! » La satisfaction est double, car Davidi n’est pas passé loin de l’élimination en demi-finales.

« J’ai perdu un énorme pot lorsqu’on était encore dix joueurs… Deux As contre deux Dames, une Dame au flop ! Après, j’ai jeté mes cartes trois tours de suite, avant de trouver As-Valet. Je relance, je suis payé par la grosse blinde. Flop : Roi-9-3, il check/call mon continuation bet. Turn : 2. J’envoie la deuxième salve, et ça me commit complètement. Je suis content de l’avoir fait, car mon adversaire réfléchit une heure avant de jeter une paire de 10. C’est le tournant de la partie ! »

Le 2 mars, nous allons donc pouvoir observer non pas un, mais deux joueurs du Team Winamax en table finale d’une épreuve du prestigieux World Poker Tour, devant les caméras de télévision. L’évènement à un précédent : en 2008, Ludovic Lacay et Arnaud Mattern avaient eux aussi fait la paire lors d’une belle table finale, c’était lors de l’European Poker Tour de Varsovie.

Le WPT Celebrity Invitational a attiré 482 joueurs. Présente au programme du World Poker Tour depuis la Saison 1 (2003), cette épreuve accessible uniquement sur invitation est l’occasion d’observer autour des tapis verts du Commerce Casino nombre de célébrités du show-business américain, telles que Jerry Buss (proprio des Lakers, l’équipe de basket), Jennifer Tilly, Shannon Elizabeth, José Canseco (ancienne gloire du baseball), Don Cheadle, Donna d’Errico… Et aussi, bien sur, les joueurs de poker les plus célèbres du circuit. Et cette année, le directeur du tournoi Mike Savage avait lancé une invitation groupée au circuit pro français : des joueurs comme Guillaume Darcourt, Philippe Ktorza, ou Fabrice Soulier avaient répondu présent à l’appel.

Le Team Winamax, lui, était représenté par Davidi Kitai, Nicolas Levi et Almira Skripchenko. Deux partants sur trois seront au rendez-vous de la table finale : on peut dire que le Team n’a pas fait le voyage pour rien !

On notera que le sol américain réussit bien à Davidi et Almira : c’est là qu’ils ont réussi leurs plus beaux accomplissements au poker. On se souvient bien sur du bracelet WSOP de Davidi, remporté en Pot-Limit Hold’em en 2008. L’année suivante, c’est Almira qui brillera à Las Vegas, atteignant la table finale d’une épreuve de No-Limit à 2,000$ en compagnie de son coéquipier d’alors, Anthony Roux.

Lire le reste de cet article »

La vie en 6-max

Mardi 29 juin 2010

Après des débuts de World Series difficiles, j’attendais avec la plus grande impatience le début des tournois Short-Handed. J’aurais souhaiter faire un résultat avant de les jouer car je connais le rôle prépondérant de la confiance dans cette discipline… Dans quelques jours, c’est l’Event #52, le tournoi de No-Limit Hold’em en 6-max à 25,000 dollars. Il ne va réunir que le gratin du poker mondial. J’ai pu faire un petit entrainement avec les deux Short-Handed : le 2,500$ et le 5,000$.

Dans le premier, j’ai atteint ma première place payée auw World Series. En SH, j’aime bien attaquer dès le début du tournoi, contrairement aux tournois Full-RIng où il est plutôt conseillé de ne pas trop jouer dans les premiers niveaux. J’ai donc joué libéré, n’hésitant pas à squeeze preflop avec des suited connector (ou pas) et lorsque j’étais payé : un simple continuation bet suffisait. Exemple avec une main contre Josh Arieh.

Lire le reste de cet article »

WSOP : Standard de Liège !

Lundi 31 mai 2010

Je n’ai pas pris le meilleur départ possible dans ces World Series of Poker… Il faut dire que la structure de ce premier event n’était pas franchement géniale pour un tournoi live. Qui plus est quand 4,000 joueurs sont au départ ! En d’autres termes, on peut qualifier le tournoi comme un crapshot, un donkament ou une boucherie, je vous laisse choisir ! Point positif : le field, relativement faible grâce à un buy-in abordable (1,000$). Beaucoup de joueurs disputaient ici leur premier tournoi live, et cela s’est ressenti dans leur façon d’aborder la partie : ils étaient angoissés et anxieux. Pour la plupart, ce sont des pensionnaires du fin fond de l’Amérique venus tenter leur chance : ils sont très passifs et absolument pas dangereux.

J’ai rapidement perdu la moitié de mon tapis. Voici la description de la main par nos reporters :

« Davidi Kitai a eu un peu moins de réussite. Jugez plutôt. En début de parole, le belge trouve Valet-Huit et décide de faire une mini-relance : quatre joueurs le paient. Le flop est 8Carreau8Pique5Trèfle (standard). Un premier joueur donke alors pour 325, la taille du pot : « je suis dans un vrai rêve à ce moment-là » confiera plus tard Davidi. Il se contente de payer et un autre joueur fait de même. Le tournant est un 2Carreau : nouvelle attaque de la blinde pour 800. Davidi hésite un long moment afin de déguiser sa main puis paie. Le troisième larron fait de même.

Prêts à voir la rivière, messieurs dames ? C’est un TCarreau : la blinde envoie une dernière salve, pour 750, et Davidi paie. C’est alors que le troisième pousse son tapis ! La blinde paie et Davidi est contraint de passer. Regardez à quel point la rivière est cruelle : elle a apporté une couleur à la blinde qui possède 7Carreau5Carreau et un full au troisième, qui retourne Dix-Huit ! Ce pot laisse Kitbul derrière un maigre tapis de 1,500. ».

Autant dire que cette rivière fut horrible, non seulement pour les 1,500 jetons perdus mais aussi pour le manque à gagner. En effet, sur une autre rivière, j’aurais pu prendre un maximum de value contre le « troisième larron », celui qui possédait un 8 moins bien kické que le mien. Toujours est-il que je parviens à doubler quelques mains plus tard avec 55 contre K8 sur un flop K65. C’est alors qu’on me change de table : la nouvelle est passive et j’en profite pour min-relancer à 200 sur des blindes 50/100 et faire des continuation-bet sur tous les flops.

Je remporte quatre coups d’affilée avec cette stratégie plutôt simple. Cinquième main : je reçois une paire de dames. Est-ce un rush ? Suis-je rentré dans la ”zone” ? Mon image n’est pas top : je sens que je vais être payé ! Suite à un limp pour 100, je relance à 350 depuis le cut-off. Le limper paie et le flop est APique 5Trèfle 6Trèfle  : je c-bet pour 250 et il me paie. Le tournant est un dix : on checke tous les deux. Enfin, la rivière arrive : un autre dix. Il mise 550 et je ne peux m’abstenir de payer en espérant qu’il soit sur un des nombreux tirages du flop. C’est raté : il me montre A4.

La main suivante, je reçois une paire de dix et relance à 200. Le bouton me fait 650 et vu mon image et mon maigre tapis de vingt blindes, je décide d’envoyer tapis. Il snap call avec KK et c’est la fin de ce premier event au troisième niveau… Je n’ai pas de regrets : c’est un tournoi qui ressemble aux nombreux MTTs online où on n’a pas le droit de perdre trop de coups. Une mauvaise rencontre peut être fatale et là… j’en ai pris trois !

Mon prochain tournoi a lieu mardi pour l’Event #6 : le shootout à 5,000$ où j’avais atteint une place payée l’an dernier. Pour se faire, il faut éliminer les neufs joueurs de sa première table… En gros : gagner un sit and go ! Comme promis, je ferais un compte-rendu à la fin de chaque tournoi, en espérant faire une table finale histoire de vous raconter des choses un peu plus passionnantes que des mauvaises rencontres…

COAD

 

WSOP : I have a dream

Vendredi 28 mai 2010

« I say to you today, my friends, so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream. » Traduction : « Je vous le dis aujourd’hui, mes amis, bien que nous ayons à faire face aux difficultés d’aujourd’hui et de demain, je fais pourtant un rêve. C’est un rêve profondément ancré dans le rêve américain ».

Cette magnifique phrase du discours de Martin Luther King prononcé en 1963 résonne dans ma tête jour et nuit à mesure que se rapproche la date fatidique de mon départ pour Las Vegas. Oui, mes amis, je dois bien l’avouer : mon aventure annuelle aux World Series of Poker est un rêve… et cette année, je compte bien les transformer en réalité !Prenons un moment pour rêver tous ensemble…

Lire le reste de cet article »

Une expérience en Pot-Limit Omaha

Jeudi 24 décembre 2009

Depuis que je suis rentré chez Winamax mi-2008, j’ai décidé de quitter les MTTs en ligne (excepté certains dimanches) pour recommencer avec le cash-game.

J’ai très vite réalisé que j’avais peu, voir pas, de “value” à jouer en No-Limit Holdem dans les hautes limites. Les joueurs réguliers sont relativement prudents et les gros coups sont joués lors de confrontations inévitables… Alors que pendant ce temps, sur les tables de Pot-Limit Omaha, les joueurs se déchainent d’actions constantes et de gambling insensé. Personne ne sait réellement ce qu’il fait…

Mon choix est vite fait : il faut que je maitrise absolument ce jeu !

Je recherche un ouvrage sur le sujet et je trouve uniquement un livre écrit par Rolf Slotlboom. que je lis sans réelle conviction d’apprendre quelque chose (hormis la double relance avec AAxx pour induire un 3-bet). Le meilleur moyen d’apprendre, c’est de jouer. Je décide donc d’attaquer, de manière sérieuse et passionnée, sur les tables de cash-game Pot-Limit Omaha sur Winamax.

Très vite, je suis surpris par le mauvais niveau des tables de 5-5$ et de 10-10$. Les joueurs y sont scared money et straightforward à la fois. Je réalise que les tapis avant le flop à ce jeu sont juste une blague… C’est impossible de trouver une meilleure situation qu’un 60/40.

Je réalise aussi que la guerre se fait entre le joueur possédant AAxx et le joueur voulant essayer de les craquer. Seulement à ce jeu, l’American Airlines est quelque peu moins solide et perd très/trop souvent.. Lorsqu’un joueur 3-bet, il aura 80% du temps AA. Lorsqu’il 4-bet, on peut passer ce chiffre à 98%.

A Partir de cette logique, j’ai commencé à juste payer avec AA lorsque nous sommes très profonds, et a énormément 3-bet d’autres mains (4567, 89JQ, 7799, …). Si mon adversaire me 4-bet, je serai la plupart du temps prêt à répondre d’accord pour gamble (sauf parfois avec KKxx par exemple), sachant que j’aurai toujours au minimum 40%, donc la côte du pot m’est toujours favorable.

Et si il paie uniquement mon 3-bet, cela prouvera qu’il ne possède pas de paire d’as. Ce qui permet de voler très souvent au flop avec un simple continuation-bet de la moitié du pot lorsqu’un as arrive au flop ou sur un autre flop comme KKT, TJQ ou encore 225… Et lorsque le flop coordonne avec ma main, mon adversaire ne me verra pas sur cette range.

C’est ce qu’on appelle « la deceptive value » : embrouiller la lecture de notre adversaire en jouant à l’opposé de la théorie… Cette façon de jouer m’a très vite prévalu une réputation de fou sur les tables de Winamax, au point de me faire insulter régulièrement sur le chat !

Lire le reste de cet article »

Illustration au High Roller d’Evian

Lundi 9 novembre 2009

J’ai enchaîné plusieurs tournois en ce début d’année, mon succès à Las Vegas m’ayant motivé. Ma soif de victoire était apparemment trop importante, à tel point que je n’ai pas pu l’apaiser. Il y avait pourtant beaucoup de très beaux tournois avec des fields beaucoup plus faibles que les WSOP ou que la plupart des EPT.

Je n’ai malheureusement fait aucun résultat :

- J’ai tantôt manqué de réussite - PPT Cannes et EPT London ; alors que j’étais proche de l’argent, j’ai encaissé à chaque fois un 2-outer dans un pot énorme ;
- J’étais tantôt “totally card dead” - High Roller et EPT Varsovie ; malgré les tables très faciles, je n’ai pas touché un semblant de jeu pour monter des jetons ;
- J’ai tantôt joué mon Z-Game - EPT Barcelone et le main event du WPT Marrakech où je reconnais avoir fait beaucoup trop d’erreurs que j’estime impardonnables ;
- J’ai tantôt joué face à des adversaires coriaces - WSOP Europe à Londres.

Plongeons nous dans le High Roller à Evian et son petit field de 30 joueurs et sa structure profonde sur 3 jours composés de nombreux joueurs français (re)connus pour leur jeu atypique et polémiques.

Lire le reste de cet article »

Je dois me perfectionner à « Qui est-ce ?!!! .. »

Lundi 24 novembre 2008

A Amsterdam, j’ai tenté d’expliquer à certains membres du team (Arnaud, Talixx, Jonnhy,..) ainsi qu’à Benjo et Julien, l’edge qu’on peut avoir au jeu ‘Qui Est-ce’.
Ce jeu de société qui consiste à deviner le personnage de l’autre parmi 40 personnages différents (femmes, hommes, moustachus, blonds, chapeaux, …) en posant 1 question, chacun à son tour, la plus stratégique possible.
Je conseille ce jeu à tous les joueurs de poker, ce jeu nous permet de travailler la gestion du risque, la psychologie de l’adversaire, et la stratégie.

Sur le circuit européen, on retrouve des joueurs réguliers souvent sponsorisés, mais aussi des joueurs qualifiés online ou encore les joueurs locaux.
La plupart du temps, on ne sait donc pas qui se trouve en face de nous, et à partir de ce moment on essaie de répondre à la question suivante : Qui est-ce?

Lire le reste de cet article »

visit counter