Arrested Development (fin)
Lundi 23 février 2009Avertissement : par respect pour la vie privée des protagonistes de cette histoire, leurs noms ou surnoms ont parfois du être modifiés.
Jeudi 12 février. 10 heures 30. Un des officiers haut gradés en charge de l’affaire entre dans la salle de garde à vue et ouvre ma cellule. Il se tourne vers moi.
« Tu vas nous suivre, s’il te plaît. »
Dans son bureau, l’officier m’offre généreusement trois cigarettes. Un signe qui ne trompe pas : l’interrogatoire va être long. Je demande à passer un coup de fil. Jusque là, on m’a interdit le téléphone et je n’ai toujours pas pu prévenir ma famille.
« Les questions d’abord, le téléphone après. »
Ils étaient deux flics dans le bureau, des flics intelligents capables de comprendre assez vite comment tourne une partie de poker. En revanche, mes arguments se devaient d’être d’une clarté sans faille.
