Huis clos parisien
Mardi 19 mai 2009
Des heures et des heures d’ennui ponctuées de rares instants de folie : la vieille maxime souvent évoquée pour définir le Texas Hold’em en No Limit s’est prouvée parfaitement adaptée pour décrire la finale de l’édition 2009 du Grand Prix de Paris.
Il aura fallu attendre trois heures et près de soixante-dix mains pour assister à la première élimination. Trois heures durant lesquelles l’ensemble hétéroclite des six finalistes (deux membres du Team Winamax, deux légendes des cash-games parisiens, un italien sur le retour, et un amateur qualifié pour 50 euros) ont disputé une partie mesurée et prudente. Dans le huis clos étouffant du plateau télévisé fermé au public, pas de place à la rigolade. Ambiance tendue et concentrée. Peu de dialogue : seuls les jetons faisaient la conversation. Une relance pré-flop mettait fin à la plupart des pots – les flops furent rares, les showdowns rarissimes.

