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Action à l’Aviation

Mercredi 8 février 2012

Une fois de retour de Vegas, mon downswing s’est terminé et j’ai enchainé les mois gagnants. Il faut dire que l’action « high-stakes » est de retour à Paris : David Benyamine, Romain Arnaud, Rui Cao, Basil Yaiche, Idris Ambraise et d’autres ont bataillé avec moi sur les tables de l’Aviation Club de France (25€/50€, 50€/100€, ou 100€/200€, toutes en Pot-Limit Omaha).

D’autres joueurs moins aguerris techniquement se sont joints aux enflammées parties parisiennes.

Jusqu’à mi-décembre, tout se passait bien. D’ailleurs je n’écris pas trop quand ça va bien. Surement trop occupé à jouer. Je grindais tranquillement, rebuildant comme je pouvais ma bankroll ébranlée par mon downswing cru 2011 (moins 1,2 million d’euros).

A peu près positif de 300 000€, je me sentais invincible, je commençais à retrouver mon swing. Et oui, il ne faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou… Je veux dire par là que j’étais un peu scared money et que je refusais certains spots un peu risqués mais malgré tout rentable.

Je décide donc de prendre quelques jours de vacances au ski : direction Val d’Isère ! Aucun endroit au monde ne m’apporte autant de repos que la montagne, et je savais que j’avais besoin de souffler un peu. Quand je commence à rentrer dans la danse des cash games, je peux jouer 15 heures par jour 31 jours par mois. J’ai de la résistance mais je saturais un peu.

Nous sommes le 23 décembre. Anticipant les bouchons parisiens du soir, je décide de réserver le train de 7h39 du mat’, histoire d’être sûr de ne pas le rater. Le réveil sonne a 6h10 : je me lève comme une fleur et il ne reste plus qu’à passer un coup de fil à mon pote censé m’accompagner. Bref, je vais vous la faire courte… Je rate évidemment le premier train pour une raison que j’ignore totalement : une histoire de taxi qui a mal tourné avec mon pote. Je rate aussi le train de 18h23. Je suis parti à 17h de chez moi (Trocadéro pour arriver à Gare de Lyon). Bref, saoulé, j’annule le ski et suis de retour à l’ACF dès le 24 décembre.

Du 24 décembre au 2 janvier, l’action baissa d’un ton.

Et puis… Le plus violent downswing que j’ai pu vivre sur une période si courte. Ni plus ni moins. J’ai réussi à faire 23 défaites d’affilée. Je ne peux pas jurer avoir joué mon meilleur poker car, comme je l’ai dit plus haut, chaque défaite a un poids et l’accumulation pèse de plus en plus sur le mental. Le plus grave est quand celle-ci vous fait craquer, et par conséquence tilter. Mon cas est différent et par expérience je change un peu ma façon de jouer quand j’enchaine les mauvaises séances. Je joue tight, très tight, et de plus en plus short en début de partie. Malgré ma force psychologique, je ne résiste pas au mauvais sort (je déteste ce mot). Bref, 400 000 euros perdus en moins de 3 semaines.

Mes amis du poker compatissent mais surtout me rassurent sur mon jeu. C’est important d’être bien entouré dans ce milieu, et je tiens à les remercier de leur soutien moral. Ils se reconnaitront.

Je me sens progresser tous les jours à la suite de nouvelles rencontres, et de nouvelles discussions avec plusieurs joueurs cités plus haut.

Dès le début des Euro Finals of Poker, j’ai enfin enchainé les victoires, petites, mais bonnes pour le moral, le tout suivi d’une victoire plus conséquente (31 000 euros sur une 50€/100€). J’ai fini 5ème du petit tournoi de HORSE, et mes stackings ont fait 3 finales durant cette série de tournoi. A la clé, un p’tit 100 000 euros qui fait du bien et remet en pleine santé physique et mentale.

Je me sens mentalement armé à rencontrer toutes les péripéties possible au poker. Certains regs de l’ACF m’ont demandé comment je faisais pour garder le sourire et la tête haute. Il y a même de nouveaux bruits qui disent que la vérité, c’est que j’étais millionnaire avant de jouer au poker, et que du coup je m’en fous de perdre autant. Je m’en fous parce que la vérité est tellement simple et bête : je sais que je vais gagner.

Sueurs froides à Graz (Suite)

Vendredi 30 septembre 2011

L’astuce du jour : avant d’attaquer la seconde partie, je vous conseille de lire la première

Le tarif me semble raisonnable. Je vais donc voir David et il me fait rapidement le topo de la partie, me précisant que Nikki n’est pas un joueur de Mixed games Limit. Il peut value thin mais il fera des mauvais call. Et il n’est pas capable non plus de jeter sa main pour un bet à la river. Je constate rapidement que David ne me menait pas en bateau. Il m’expliqua aussi qu’il n’allait pas me donner d’informations sur le troisième larron. Il préférait me laisser découvrir le spécimen. Un local, un autrichien censé moyennement jouer au Pot Limit Omaha et qui faisait à cette occasion strictement n’importe quoi.

Au Deuce-to-Seven, il tirait 25% du temps mort avant le dernier changement. Il payait trop souvent le dernier bet, ne prenait aucune value avec des mains décentes, et ne bluffait jamais. Bref, j’ai joué une partie de rêve.

Nous décidâmes de jouer 40 minutes de chaque jeu et de jouer au moins deux fois le cycle des 3 jeux. Cela me convenait : je ne suis pas le genre de joueur à rester 1 heure et me faire la belle.

Le premier jeu était le Triple draw Deuce-to-Seven. David joua de mal chance pendant que je me voyais doté d’une « forme » (upswing pour les geeks) Merciesque. Ouais, je viens d’inventer cet adjectif. Et être en forme comme Jason Mercier, c’est pas donné à tout le monde. Mes mains à l’abattage étaient dans le top 10% des mains que l’on peut montrer après un bet à la river.

Je me suis retrouvé gagnant de 67,000€ en moins de trente minutes. Je commence à sentir les carapaces se craquer, l’affaire est dans le sac : ils sont ferrés ! Le jeu change : nous passons au Holdem Limit. Rebelote : je me remets à gagner tous les coups. Je bluffe au bon moment, fold parfaitement… Bref, il y a des moments où tout roule, où on est presque en transe, en fusion avec la partie. Je monte pas loin de 100,000€ de gains quand le Seven Stud High arrive. Quand je fold (et je décide de jouer très tight, je ne suis pas au point à ce jeu, c’est d’ailleurs celui où je suis le moins bon), je regarde les mains de David qui est assis à côté de moi. Tant qu’à faire, autant essayer de s’améliorer sur le tas en regardant Monsieur B.

Je reperds 7 ou 8,000€. L’autrichien se fait littéralement défoncer par Nikki mais surtout par David. Il doit avoisiner les 170,000€ de perte. Nikki est à peu près gagnant de 70,000€ et David revient de loin. Moi, je gagne un peu moins de 90,000€. Nikki reçoit soudain un coup de fil. Il y a une belle partie à Innsbruck, une autre ville d’Autriche. Nikki s’excuse et annonce la dernière heure pour lui. Le local ne se vexe pas et décide de partir avec Nikki à Innsbruck. Je ne vois pas de problème non plus, même si je sais que j’aurais peut-être pu faire la gagne de ma vie.

David me regarde dans le blanc des yeux et je lui dis d’accord avant même qu’il ne me pose la question. Nous jouerons donc au rami pour le reste de la soirée.

Je me couche assez content de moi. Mais bon, j’ai beaucoup perdu ces derniers mois, alors il n’est pas vraiment temps de chômer. Je passe quelques coups de fil et on me laisse savoir qu’une semaine de cash games est organisée au casino de Tanger. Je passe d’autres coups de fil (j’ai 2,500€ de note de téléphone par mois en moyenne…) pour savoir qui va s’affronter à Tanger. Je ne citerai pas son nom mais le créateur de « Tout chez PAPA !!! » est annoncé, ainsi qu’un milliardaire américain, des espagnols inconnus et un bon pote qui joue pas mal.

48 heures plus tard, je traversais la ville de Tanger, véritable cimetière d’immeubles laissés à l’abandon pour des raisons obscures. Je me douche et me dirige vers la salle de poker. La partie est une 50€/100€ No-Limit Holdem.

Nous jouerons trois soirs.

Le niveau n’est pas aussi mauvais que je le pensais. Bon, je vous rassure, c’est pas non plus les 50/100 du Bellagio ou les 10/20 de Winamax. Mais les joueurs s’accrochent et tentent de jouer leur meilleur poker.

Leurs bonnes résolutions ne dureront qu’un temps. Je finis à jeu et petit perdant les deux premières séances. Le troisième soir, les poches se délièrent : notre milliardaire américain avait un coup dans le nez pendant que « Tout chez papa ! » n’acceptait pas le 14-outers que je lui avais mis et commençait à casser ses jouets. Arrive une confrontation entre nous. Il est de petite blinde et je suis de grosse. Tout le monde a passé jusqu’à lui et il ouvre à 400€. J’ouvre ma main, un joli APique KPique . Le tapis de mon adversaire est de 120 blindes et je le couvre. Je décide de relancer a 1200€ et il paye. Le flop vient JTrèfle TPique QCœur . Dure la vie hein ?

Il n’y aura pas d’histoire de bad beat, de coupure d’électricité, ni même de braquage. Non, juste un déstackage en bonne et due forme. Il donk bet à 1700€. Connaissant mon adversaire, je sais qu’il a touché un ptit bout du flop. Du coup, je décide d’en finir rapidement et le relance à 3900€. Il push dans la foulée et je paie.

« T’as As-Roi ?! » me demande-t-il.
« Oui, un ou deux ? » (Je lui propose là de faire deux turns et deux rivers)
« UNE ! »

Turn : une brique.
River : une autre brique.

Je préparais ma valise 2 heures plus tard. Le milliardaire américain avait golf le lendemain. A 9h30, « Tout chez Papa ! » n’a rien reçu, mon pote était à jeu et les espagnols jouaient trop tight. J’étais alors gagnant de 34,000€ mais ne m’imaginais pas gagner beaucoup plus, mes adversaires n’étant pas assez deep.

Je vous écris ce blog depuis un avion. Je rentre de Marrakech et de Casablanca, les parties y étaient endiablées ! J’ai gagné un peu, surtout durant la partie que je viens de quitter il y a 3heures. Des pots de 50k€ se sont échangés durant toute la partie (J’en ai gagné un :) ) !

Je rejoue parfaitement en cash-games : je pense que j’ai eu une période trop tight après le downswing que j’ai vécu pendant 10 mois. C’est comme dans tous les sports, je suis sorti blessé d’une rencontre et il me fallait une rééducation. J’en ressors maintenant plus fort et plus clairvoyant sur les risques que j’ai pu prendre et ceux que je dois prendre.

Hormis l’Aviation Club de France qui est mon fief, ainsi que les tables hautes limites de Pot-Limit Omaha sur Winamax, je ne jouerai que très peu en cash-games jusqu’à fin 2011. Les tournois live m’apportent un équilibre mental et physique et c’est là-dessus que je vais travailler pendant 3 mois.

N’oubliez pas les Winamax Series (2 au 9 octobre) où vous pourrez me défier en tournoi. Je serai aussi sur les grosses tables de PLO pour les plus courageux :P Bonne chance à vous !

RDV à Paris, Omaha Cup : Doublé Winamax !

Lundi 5 septembre 2011

Encore un doublé pour le Team Winamax ! Après le duo Davidi Kitai – Almira Skripchenko, qui a sévi à Los Angeles à l’occasion du WPT Celebrity Invitational, c’est au tour d’Antony Lellouche, une nouvelle fois en compagnie du belge, de porter le logo Winamax au sommet du classement.

Festival incontournable de la rentrée, l’édition 2011 du « Rendez-vous à Paris » a débuté tambour battant avec l’Omaha Cup, une épreuve non labélisée World Poker Tour mais qui a tout de même regroupé la fine fleur du poker international. Avec un prix d’entrée à 5,000 euros, ils étaient 65 à avoir pris le départ, un nombre ayant largement répondu aux attentes de l’Aviation Club de France. Parmi eux, Jason Mercier, Rui Cao, Jeff Lisandro, Florian Langmann, Anthony Roux, Elie Payan, Ludovic Lacay, Basil Yaiche et même Patrick Bruel avaient tenté l’aventure.

Après une journée de compétition, ils n’étaient plus que seize en course. Et trois joueurs du Team Winamax pointaient le bout de leur nez : Antony Lellouche et Tristan Clémençon avec d’importants tapis, mais aussi Davidi Kitai, en embuscade en milieu de peloton. Après six nouvelles heures de combat, les trois représentants de l’équipe la plus titrée du poker français parviennent à se hisser parmi les huit places payées. Deux français les accompagnent : Michael Fratty, qui sautera rapidement en huitième place, et Pascal Leyo, futur quatrième.

Le Team Winamax se met à croire à un improbable triplé. Malheureusement, Tristan Clémençon s’incline en septième place, après avoir disputé un pot supérieur à la moyenne où il était pourtant favori. Mais en Omaha, tout peut aller très vite. Grands spécialistes de la discipline, Antony Lellouche et Davidi Kitai parviendront à passer entre les gouttes et domineront de bout en bout la finale. Ils décideront tout de même de proposer un deal une fois tombé à trois joueurs, Vadzom Kursevitch offrant de la résistance. Le biélorusse finira néanmoins par s’incliner sur la plus petite marche du podium, permettant aux deux compères du Team Winamax de s’offrir un face à face épique.

Photo : Poker 52

Davidi Kitai a déjà vécu la scène à Los Angeles. Opposé à sa camarade Almira Skripchenko, il avait connu la victoire et enlevé le premier titre WPT de sa carrière. Mais hier, Antony Lellouche était trop fort. Il remporte le duel Winamax et s’offre l’Omaha Cup. « C’était facile ! » a lancé en riant Antony Lellouche au lendemain de sa victoire. « Plus sérieusement, je pensais que le niveau serait plus élevé. Il y avait de nombreux qualifiés et quelques joueurs inexpérimentés : je ne me suis jamais senti inquiété durant le tournoi. » A la recherche d’un titre depuis deux ans, Antony a enfin pu profiter : « J’ai dormi à côté de mon Omaha Cup, et ce fut un vrai plaisir ! »

Aujourd’hui débute le tournoi principal du Grand Prix de Paris, l’étape World Poker Tour à 7,500 euros l’entrée. L’occasion d’enchainer pour le Team Winamax qui sera de nouveau bien représenté. Almira Skripchenko, Aurélien Guiglini, Ludovic Lacay, Michel Abécassis, Tristan Clémençon, Manuel Bevand, le duo Antony Lellouche – Davidi Kitai, mais aussi de Patrick Bruel seront au départ. Le coverage de Benjo sera à suivre à partir de mercredi en début de Day 2 !

Vainqueur. Antony Lellouche (Team Winamax) 70,000€
Runner-up. Davidi Kitai (Team Winamax) 68,000€
Troisième. Vadzim Kursevitch 65,000€
4ème. Pascal Leyo 31,200€
5ème. Juha Villi 24,690€
6ème. Michael Zovik 18,720€
7ème. Tristan Clémençon (Team Winamax) 15,600€
8ème. Michael Fratty 12,480€

Dans la peau d’Antony Lellouche

Mardi 26 octobre 2010

« Les joueurs veulent des émotions fortes. L’incertitude est nécessaire à leur volupté. Ils n’auraient plus de plaisir s’ils jouaient à coup sûr. » Anatole France.

Elle est peut-être là, l’explication. Lorsque vous demandez à un joueur pourquoi il choisit de monter à une limite supérieure plutôt que de rester sur celle qu’il bat aisément, il vous répondra à coup sûr : « Pour progresser. » Et puis il marquera un temps d’arrêt, se rendant compte que c’est avant tout un combat et de l’adrénaline qu’il va chercher. Pour ceux disputant les plus grosses parties, la question n’est pas la même. Parti avec quelques centaines de francs en poche il y a une dizaine d’années, Antony Lellouche écume désormais les plus importantes parties mondiales. Et il l’assure : « Lorsque je joue un pot de 150,000€, le cardiogramme passe de 65 à 69, pas plus. » Afin de comprendre le détachement des plus grands joueurs face à de tels enjeux financiers, je vous propose de vous immerger dans le quotidien d’Antony Lellouche, joueur professionnel du Team Winamax.

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Les news de la semaine

Lundi 14 septembre 2009

Si vous avez lancé le soft Winamax cette semaine, vous n’avez pas pu échapper à la folie des X-Series. Pour ceux ayant préféré profiter de leur dernière semaine à la plage plutôt que d’allumer leur PC, une piqûre de rappel s’impose : il s’agit d’une série de huit tournois auxquels s’ajoute une finale, le tout compris dans des buy-in de 11$ à 525$, les pris garantis atteignant 30,000$. « Intéressant » est le mot qui vous vient à l’esprit ? Ce n’est pas faux. Demandez à joe fryme, vainqueur de l’Event #1, son avis. En déboursant 54$, il est reparti avec plus de cent fois sa mise, 5,687$. Bon, c’est vrai, pour cela, il a du venir à bout de 454 adversaires. Mais on ne va pas totalement vous mâcher le travail non plus. L’originalité de ces X-Series réside également dans leur diversité : twenty44 a remporté l’Event #2, un 11$ avec recaves pour 3,172$ devant 450 joueurs ; KracKrac l’Event #3, un tournoi de Pot Limit Omaha en Short Handed à 11$, où les recaves étaient également autorisées, pour 1,197$. chafouin1 a lui déboursé 22$ pour participer à l’Event #4, où les tables n’étaient constituées que de quatre joueurs. Un tournoi laissant place à l’action auquel 449 joueurs ont pris part. Après six heures de jeu, chafouin1 remportait 2,173$. Quid de l’Event #5 me direz-vous ? Un tournoi à buy-in abordable encore une fois, 11$, et cela pour participer à une épreuve de Pot Limit Omaha. A ce petit jeu, rocky4fun s’est montré le plus fort et est venu à bout de 203 adversaires pour remporter $510. Un tournoi par jour, c’était le rythme de la semaine. Le vendredi n’a pas échappé à la règle avec l’Event #6, un tournoi de Texas Hold’em No Limit à 22$ rejoint par 471 joueurs. Il a fallu attendre 3h du matin pour connaitre le dénouement : c’est finalement rediiiii.i (et pas un i de plus) qui repartait avec les 2,355$ de la victoire.

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Londres, Victoria Casino, du 1 au 4 octobre : 596 joueurs

Jeudi 9 octobre 2008

Alexia Portal

Quoi de mieux pour fêter mes un an au sein du Team Winamax qu’un petit résultat ?

Le trajet semé d’embuches m’a paru plus court qu’à Monaco, forcément puisqu’on joue un jour de moins, mais les montagnes russes ça épuise, et croyez moi, une fois le tournoi terminé, j’ai dormi de longues heures, complètement vidée par le but en partie atteint.

C’est le premier tournoi dans lequel je fais autant de variations, de chaud et froid, et de descentes aussi vertigineuses.

Je ne vais pas vous raconter toutes mes mains, Benjo et Julien (à qui je dois entre autres d’avoir eu un mp3 chargé chaque jour … - oups le chargeur - de l’eau à volonté, les comptes des petits stacks pendant la bulle … bref une aide dont on ne va plus pouvoir se passer) en on déjà rapporté plusieurs pendant le coverage sur Winamax, mais je vais revenir sur les points sensibles et surtout sur le plaisir que ça a été pour moi de partager une table de poker avec des joueurs aussi prestigieux et enthousiasmants qu’Antony Lellouche, David Benyamine, Annette Obrestad, Vanessa Rousso, et quelques uns des finalistes du tournoi.

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Tournois à Londres : Monarchie-Sick

Lundi 6 octobre 2008

Arnaud Mattern à l'EPT de LondresL’Angleterre et Londres n’ont jamais été dans mon cÅ“ur, contrairement à Paris, et je dois avouer qu’une fois de plus, les événements passés ici n’ont fait que renforcer ce sentiment.

J’ai commencé par le 1500£ WSOP, mais vous connaissez déjà la fin de l’histoire si vous lisez le blog du Team de manière assidue :)

J’ ai alors décidé de contre-attaquer et jouer le WSOP Europe main event à 10 000£.

J’ ai joué quelques coups, notamment 2 pots ou je sur-relance preflop, mais je perdrai les 2 coups.

Je suis désormais stack moyen (j’ai 8000 chips, blindes 150/300), un joueur finlandais relance a 800, Joe Beevers sur relance a 2500, je shove 8000 en small blinde avec KK, le premier relanceur passe, Joe call pour 3/4 de son tapis avec A5 de cÅ“ur (J’ai le roi de CÅ“ur), le croupier retourne le flop en montrant sa “door card” (la carte de face du flop) un magnifique as (!), et apporte 2 cÅ“urs également, réduisant mes espoirs à peau de chagrin. Le cÅ“ur sur le turn fait tomber mon équité à 0% (communément appelé une “Tall”). Fini pour moi en ce qui concerne le main event.

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Le team retient son souffle

Dimanche 5 octobre 2008

Nicolas Levi pendant l'EPT de Londres

Mon tournoi aura duré 2 jours mais pas d'argent cette fois.

A quelques heures, quelques minutes même de la table finale, tout le Team retient son souffle. Mais cet EPT Londres est déjà une réussite.

Le Pari fou de Mik22 est tenu pour l’instant: après le PPT a Cannes, et l’EPT de Barcelone, le Team réalise sa troisième table finale depuis la rentrée en autant de tournois majeurs! C’est bien simple, seul le WSOPe n’aura pas vu de logo W en finale, mais avec seulement 3 membres du Team présents sur 13, il nous parait honnête de l’exclure.

Ce qui est frappant également cette année, c’est la corrélation avec 2007. Davidi avait fait 11e a Barcelone, il finit cette fois ci 3e. Antony avait fait 7e a Londres, le voici dans les 8 derniers, avec un gros tapis. De bonne augure pour la suite!

Je serais tout l’après-midi au Victoria Casino pour soutenir Anto bien sur, pour commenter en direct avec Benjo, et pour faire la fête jusqu’à très tard a n’en pas douter!

L’aventure continuera ensuite très vite. Direction Budapest qui accueille pour la première fois un EPT… Arnaud avait remporté la première édition de l’EPT Prague, voila qui devrait inspirer tout le Team…

Wamollament votre!

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