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WSOP : Déjà une finale pour Nico Levi !

6 juin 2011 par Harper

Le pro Winamax termine sixième de l’Event #7 : Pot-Limit Hold’em 10,000$

Six jours. C’est le - court laps de - temps qu’il aura fallu attendre pour voir un français rallier une finale dans la 42ème édition des World Series of Poker. Et comme l’an dernier, c’est Nicolas Levi qui fait office de « bleu de chauffe »… Il y a douze mois et deux jours, le joueur du Team Winamax atteignait la finale de l’Event #6, une épreuve de No-Limit Hold’em Shootout où il atteignait la cinquième place, remportant par la même occasion plus de 92,000$. Cette année, Nicolas a attendu l’Event #7 pour briller. Une épreuve de Pot-Limit Hold’em à 10,000$ ayant réuni la crème du poker mondial, comme l’atteste la liste des joueurs ayant atteint les places payées : Steve « gboro780 » Gross, Chris Moorman, Nenad Medic, Noah Schwartz, Jason DeWitt, Robert Mizrachi, Toby Lewis, Stephen « stevie444 » Chidwick ou encore Sam Stein.

Dépourvu de jetons au départ de la dernière table, Nicolas est resté patient, regardant ses adversaires  s’éliminer les uns après les autres : Michael Benvenuti, McLean Karr, Eric Cloutier… « Avec mes 20/25 blindes, je n’avais que peu de marge de manœuvre. Il était plus intéressant de rester prudent, vu les importants écarts de gains entre chaque élimination. »

Le parcours de « Croc_monsieur » s’est fnalement arrêté peu après 22 heures à la suite d’un ultime coup de pile ou face disputé contre le chip-leader Amir Lehavot. L’américain a relancé avec As-Dame, et Nicolas n’a eu d’autre choix que de relancer « pot » avec sa paire de 7. Amir a envoyé le reste de ses jetons, et Nicolas a payé, bien sûr, ayant déjà investi l’essentiel de ses quinze blindes. Le croupier a retourné un As sur le flop, et rien d’autre ne pouvant aider le français, scellant son élimination en sixième place. Après trois intenses journées de combat, Nicolas est récompensé par plus de 110,000 dollars.

C’est un fait indéniable : depuis un an, Nicolas Levi joue mieux au poker qu’il n’a jamais joué de sa vie. Cela n’est peut-être pas visible à l’œil nu, car ses efforts lors des tournois live n’ont pas été récompensés par une victoire, mais il ne faut pas s’y tromper : chacune de ses grosses performances a été accomplie lors de tournois réputés très difficiles. Depuis cette extraordinaire seconde table lors du Shootout il y a un an, où Croc a terrassé Tom Dwan, Dario Minieri, James Akenhead, Chris Bell et Blair Hinkle, en passant par la finale du Main Event des WSOP-E, l’un des tournois les plus difficiles de l’année, où l’on retrouvait sur la dernière ligne droite des joueurs comme Phil Ivey, Viktor Blom ou Roland de Wolfe.

On pourrait argumenter que Nicolas Levi se débrouille mieux contre les meilleurs joueurs, mais l’intéressé ne veut pas y croire : « Je ne peux quand même pas affirmer que les pros les plus dangereux sont plus faciles à battre ! » Mais la réalité est là : c’est contre eux que Nicolas donne le meilleur de lui-même. Le pro Winamax a ouvert le bal des performances françaises aux World Series of Poker. Inutile de dire que l’on attend avec impatience la prochaine…

Nicolas Levi : douze mois de folie

Juin 2010 : WSOP 5,000$ Shootout – 5ème (92,543$)
Septembre 2010 : WSOP-E Main Event – 5ème (321,062$)
Mars 2011 : LA Poker Classic 5,000$ NLHE – 2ème (90,170$)
Juin 2011 : WSOP 5,000$ NLHE – 6ème (114,525$)

Au total, en incluant toutes ses places payées : plus de 650,000 dollars de gains.

WSOP Event #7 - PLH 10,000$, 249 joueurs

Vainqueur. Amir Lehavot : 537,456$
Runner up. Jarred Solomon : 354,460$
3e. Sam Stein : 264,651$
4e. Stephen Chidwick : 198,927$
5e. Tommy Vinas : 150,453$
6e. Nicolas Levi : 114,525$
7e. Eric Cloutier : 87,702$
8e. McLean Karr : 67,596$
9e. Michael Benvenuti : 52,406$

Retrouvez quotidiennement le reportage en direct en cliquant ici

Benjo et Harper

American Psycho

30 mai 2011 par LocSta

Salut à tous ! A l’heure où j’écris ces quelques lignes, je suis en mode « préparation de valises ». Ce n’est pas spécialement excitant en soi mais la perspective de poser le pied sur le sol américain l’est bien plus. Avant d’arpenter les salles de jeux de Sin City, je fais une escale de quelques jours à Miami. Je serai accompagné de plusieurs potes (pour la plupart bretons !) et nous croisons les doigts pour que l’un des matchs de basket des Miami Heats coïncide avec nos dates de séjour. Hormis l’espoir de voir à l’œuvre Lebron James et Dwyane Wade, ce séjour floridien sera surtout l’occasion de décompresser et accessoirement de faire la fête.

Dès le 1er Juin, les choses sérieuses commencent et c’est alors Las Vegas qui nous accueillera dans l’une de ses nombreuses villas à l’écart du Strip.
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Dix souvenirs des WSOP 2010

27 mai 2011 par Benjo

La 42ème édition des World Series of Poker débute mardi… Et comme chaque année depuis 2008, le Team Winamax sera présent avec ses joueurs pros et votre dévoué reporter. Quoi de mieux pour se mettre en appétit avant 50 jours de reportage que de se replonger dans quelques-uns des meilleurs moments de l’édition 2010 ?

En attendant une nouvelle avalanche de belles histoires du 31 mai au 19 juillet, voici quelques souvenirs marquants qui nous reviennent en mémoire :

10 – Nicolas Levi ouvre le bal des finales françaises

Une semaine seulement après le départ des WSOP, on tenait le premier finaliste français : Nicolas Levi. Le joueur du Team Winamax atteindra la cinquième place d’une épreuve au charme particulier, le Shootout à 5,000$ (le principe : trois SNG joués à la file), en ayant au passage terrassé une table de la mort de première catégorie lors du deuxième jour : Blair Hinkle, Dario Minieri, Chris Bell, James Akenhead et un certain Tom Dwan, excusez du peu. Bilan comptable : 92,543 dollars de gains.

A lire
Day 2 du Shootout 5,000$
Finale du Shootout 5,000$

9 – Ivey, comme d’hab

Chaque année aux WSOP, Phil Ivey ajoute une pierre à sa légende en perpétuelle construction. En 2009, galvanisé par des paris de toutes sortes conclus avec ses confrères pros, Ivey avait décroché non pas un, mais deux bracelets, avant de se hisser en table finale du Main Event.  Lors de l’édition 2010, le meilleur joueur du monde encore en activité ajoutera un huitième bracelet à son poignet en remportant l’épreuve de HORSE à 3,000 dollars. Une victoire qui fut tout sauf facile : lors du dernier jour, Ivey dut se battre de longues heures avec un petit tapis, mais au final, sa combativité exemplaire eut le dernier mot, et Ivey sortit vainqueur au petit matin après un duel à sens unique contre l’excellent Bill Chen. « Aussi longtemps que des gens seront prêts à parier contre moi, je continuerai à gagner des bracelets », lâcha Ivey après sa victoire. Combien sont encore enclins à prendre ce risque ?

A lire
Day 25 des WSOP
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Sueurs froides à Graz

26 mai 2011 par Antony L

J’ai depuis peu repris une vie de globe-trotter et aventurier… L’objet de ma quête ? Une belle partie de cash-game. Elles sont de plus en plus rares en France. Aussi mes pérégrinations récentes m’ont menées à Graz, en Autriche, puis à Tanger, au Maroc, où j’étais encore à la veille de la finale du France Poker Tour. Deux villes qui ne se ressemblent guère… Et où l’on pratique deux poker complètement différents aussi.

En débarquant à l’hôtel Marriot de Graz, je croise le légendaire Surinder Sunar, qui vient de terminer en seconde place à l’Irish Open. Un tournoi qu’il dispute depuis sa naissance il y a trente ans.

Surinder : Hey !
Moi : Hi, rock ! [C'est son surnom : Surinder est le joueur de cash-game le plus tight d'Europe] How’s the game ?
Surinder : A guy just lost 100,000 two days ago, and 500,000 yesterday. But he left. (”Un type a perdu 100,000 il y a deux jours, et 500,000 hier. Mais il est parti. »)
Moi : Blinds ?
Surinder : 50/100 with a few straddles (« 50/100 avec une option de temps en temps »)

Voilà, j’ai encore loupé l’action juteuse. Lire le reste de cet article »

Paint it Black

19 mai 2011 par Sir Cuts

Si, dans quelques années, on me demande si je suis déjà allé à Madrid - et que je n’y suis pas retourné depuis l’étape European Poker Tour qui s’est jouée là-bas - je répondrai assurément oui, tout en étant incapable de raconter une main jouée, ou une anecdote à la table. Et ce pour des raisons évidentes : je me suis fait éliminer en moins de trois heures sans remporter la moindre main et sans jouer le moindre coup intéressant. S’il était écrit que Madrid serait un échec cuisant sur le tapis vert, cette ville marquera à coup sur un tournant dans ma carrière de joueur de poker professionnel.

Si l’on considère le poker comme un être vivant dont les joueurs, les sites en ligne, les casinos, membres du staff et journalistes sont les organes, alors c’est à Madrid que sa maladie récemment contractée s’est finalement révélée à l’œil nu. Le Poker est malade et les médecins ne sont pas optimistes.

Soyons plus clairs : c’est le Poker professionnel tel qu’on le connaît qui est malade. Le poker en tant que jeu, le milieu amateur, les parties en ligne (sur Winamax du moins) vont très bien, eux.

La finale de l’European Poker Tour, jadis grand-messe du poker européen, se déroulait historiquement à Monte Carlo, au « Bay », dans la salle dite « des étoiles ». Une salle impressionnante au toit coulissant, dans laquelle plus de cent tables étaient disposées face à une scène où quelques stars du poker attendaient de faire leur entrée triomphale.

Peu avant le coup d’envoi, le toit s’ouvrait, permettant au soleil monégasque réchauffer nos visages et les immenses rideaux s’écartaient, laissant se dévoiler une vue en cinémascope sur la Principauté entière alors que, tiré à quatre épingles dans son costume italien sombre, cravate colorée unie, l’emblématique Thomas Kremser prenait la parole. D’abord pour nous souhaiter la bienvenue à Monte Carlo et à ce grand final. Ensuite il présentait les joueurs professionnels bardés de titres qui représentaient le sponsor de l’évènement, et d’un geste, il ordonnait la fermeture du toit, des rideaux, et la salle s’obscurcissait pour laisser place à un clip vidéo sur les écrans géants, retraçant les moments forts de la saison, à grands renforts de musique dramatique, d’images de foules en délire, de rivières, de trophées, de larmes, et de champions. Quand le clip s’achevait, c’était dans un silence religieux, avant que les applaudissements ne viennent le rompre.

Kremser lançait alors le « Shuffle up and deal » et moi, proverbial professionnel blasé, je m’asseyais l’estomac noué, les larmes aux yeux et le cœur battant à 200 à l’heure.

A Madrid, j’ai été triste, mais je n’ai pas eu les larmes aux yeux.

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La magie du Poker Chinois

17 mai 2011 par LocSta

Salut à tous ! Compte tenu de la date de mon dernier post, je vous dois bien, non seulement des excuses, mais aussi un large récapitulatif de ce que j’ai vécu lors de ces deux derniers mois. Mon calendrier de tournois a été particulièrement chargé en ce printemps 2011.

La série a plutôt bien démarré avec une place payée lors du WPT de Vienne. J’étais gonflé à bloc ! Muni de mon passeport d’urgence fraîchement estampillé (bad beat administratif oblige), je termine le Day 1 dans la moyenne. Au début du deuxième jour, je monte pas mal de jetons, et me retrouve avec plus de deux fois la moyenne. Et là… c’est l’accident ! Je dispute un pot énorme valant cinq fois l’average, au bas mot, avec un tirage de quinte flush par les deux bouts contre un brelan. L’argent part au flop, mais je manque mes outs sur le turn et la rivière. Résultat des courses : avec mes neuf blindes, je parviens tant bien que mal à m’accrocher jusqu’aux places payées. Je remonte la pente, mais perds un coin-flip contre Alessio Isaia et envoie mes dernières cartouches quelques mains plus tard. J’atteins une honorable 29ème place. Dommage, je pense avoir joué un beau poker, et avec un brin de chance supplémentaire, j’aurais pu aller beaucoup plus loin.

Dans la foulée de l’étape autrichienne, Bratislava et Berlin me tendent les bras… Enfin, façon de parler. J’aurais aimé que ces belles de l’Est me réservent un meilleur sort. Au final, les deux tournois vont se dérouler de manière similaire et classique avec une élimination au Day 1 et au Day 2, respectivement.

Après un détour par Tours où se déroulait une étape du France Poker Tour, je suis repassé par la maison, à Londres, dans l’optique de jouer en ligne. Les choses ne se sont pas super bien passées… Après deux jours de bad run, j’ai décidé de changer de plan et me suis rendu au Palm Beach, un cercle londonien, histoire de voir si les tapis étaient plus verts en live. C’est là que je me suis rendu compte à quel point le cash-game live m’avait manqué. En y réfléchissant bien, cela faisait deux ans que je n’avais pas fait une session digne de ce nom.  J’ai donc passé une semaine au Palm Beach, m’y rendant tous les jours avec au final un résultat financier plutôt probant, ce qui ne gâche rien. Ce regain de motivation a aussi renouvelé mon envie de persévérer en ligne.  Grâce au wifi gratos, je me suis amusé à multi-tabler live et online, grâce à l’application Winamax qui fonctionne très bien sur iPad.

Requinqué par ce séjour à Londres, j’ai mis le cap sur Monte Carlo avec nombre de mes coéquipiers du Team Winamax. Là-bas se déroulait le tournoi The One. Durant le trajet aller, j’ai retrouvé Adrien Allain à la gare de Lyon, et deux autres joueurs du circuit nous ont rejoint : Benjamin Pollak et Marc Barillet. Je vous laisse imaginer ce que peuvent bien faire quatre joueurs de cartes lorsqu’ils se retrouvent dans un train les menant à un tournoi de poker. Réponse : ils se racontent leurs derniers bad beats… et jouent aux cartes, bien entendu ! Au poker chinois, plus précisément. Pour moi, il s’agissait d’une première, mais malheureusement, la fameuse « chance du débutant » est restée à quai. Pour résumer l’affaire, c’est délesté de quelques euros que je suis arrivé sur la Côte d’Azur. Le coupable : un joueur répondant au surnom de « Magic Deal ».

Malgré ce revers, j’ai apprécié la découverte de ce jeu, et le résultat de la partie m’a donné de beaux espoirs pour le tournoi à venir… Je vous explique : lors de son voyage vers la République Dominicaine, Pollak avait rasé un de ses potes dans l’avion, au poker chinois. Et voilà que ce pote remporte le tournoi organisé là-bas. Quelques semaines plus tard, Monsieur Pollak, toujours lui, administre une branlée (appelons un chat un chat) à Adrien Allain pendant le trajet vers Cannes. Ça ne loupe pas : Adrien y remporte les Hold’em Series.

Vous comprendrez alors ma déception, quand je n’ai atteint « que » la 13ème place lors de The One. La supposée magie de Benjamin Pollak n’a pas opéré mais je suis surtout frustré par un sentiment récurrent. L’impression qu’il me manque un petit truc, ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence entre une belle partie et une performance inoubliable. Je suis convaincu que je peux faire encore mieux… Je crois très fort en mon potentiel et vais employer mon énergie en vue de continuer à parfaire mon jeu… et ne plus commettre la moindre erreur. Surtout pas celle de croire en la magie ! :-)

Une grande finale en cache une autre…

14 mai 2011 par KitBul

Madrid

L’EPT de Madrid fut une grosse déception. Il représentait mon dernier espoir de perfer sur le circuit European Poker Tour cette saison, et de réussir à franchir ce Day 2 qui m’a été fatal depuis août…

Quatre à la suite ! Quatre tournois d’affilée où je saute sur un coup à 80/20 : c’est ma répution de chattard qui en prend un coup ! C’est frustrant de sortir sur des spots où l’on a quatre chances sur cinq de gagner, car il est difficile de trouver meilleur situation… Quand Mastrea, le joueur espagnol, a décider de me 6-bet à tapis avec une paire de 10, je l’ai bien sur aussitôt payé avec ma paire d’As. On a retourné nos cartes, et mes dernières confrontations contre une paire de 10 me sont aussitôt revenues à l’esprit.

À Berlin, le 10 était venu au flop. A Vienne, c’est au turn qu’il est tombé. Cette fois-ci, il a attendu la rivière… Mon coeur en a pris un sacré coup !

That’s poker ! La variance fait sa loi… J’étais surement en retard, niveau bad-beats. Les Dieux du poker se devaient de réagir…

Bellagio, Las Vegas

Il faut absolument que j’oublie ces mauvais coups. Je ne peux pas les contrôler, de toute manière, et il me faut positiver car demain m’attend une autre grande finale, celle du World Poker Tour. Un tournoi que je rêve de jouer depuis toujours, avec la structure la plus profonde du monde et la présence des plus grandes figures du poker actuel.

Je suis très confiant de mon jeu en ce moment ! Et estime avoir acquis l’expérience nécessaire pour affronter les meilleurs… Je vais donc jouer mon jeu, en optant pour des stratégies différentes selon l’adversaire… Il y a ceux que je vais pouvoir exploiter, et ceux que je préfèrerai éviter. Car avec une telle profondeur de tapis (100,000 au départ, blindes 100/200 pendant 90 minutes), je ne compte pas « faire le cow-boy » face aux meilleurs joueurs de cash-games high-stakes.

Je compte probablement jouer plus large en position, et très serré hors de position. Mais au fait, pourquoi dévoilerais-je ma stratégie ? C’est bien beau d’établir un plan de bataille à l’avance, mais au final, la partie va dépendre d’une infinité de facteurs différents auxquels je vais devoir m’adapter dans le feu de l’action.

Une chose est sure : je suis sur-motivé pour ce tournoi ! J’espère m’y amuser, et pour cela il faut aller loin. Coup d’envoi le 14 mai à midi, heure de Vegas : je vous tiendrai au courant de mes progrès sur Twitter (www.twitter.com/Kitbul)

World Series of Poker

Les championnats du monde (WSOP) débuteront immédiatement après le WPT du Bellagio. J’ai un programme très chargé (13 tournois) et mes amis du Team Winamax aussi. Je sens tout le monde très motivé et bien préparé grâce à l’aide de Stéphane Mathey et Pier Gauthier. On va aller chercher quelque chose de grand ! Je pense notamment à Tristan Clémençon qui débarque à Vegas pour la première fois, et Antony Lellouche, bouillant sur les jeux en « Mixed Games ».

Stéphane Matheu est parvenu à installer la cohésion au sein du groupe grâce, entre autres, aux stages qui nous permis de beaucoup échanger et apprendre.

À vos paris !

Je suis prêt à prendre les paris sur le Team Winamax contre les autres équipes françaises aux WSOP. Objectif : le bracelet ! Guignol s’occupera de fixer les cotes… (OK, à part peut-être contre Full Tilt, car Alex Luneau est certainement favori pour remporter un bracelet dans une des variantes Mixed qu’il semble maitriser parfaitement)

Bref, souhaitez-moi bonne chance… Et comme on a dit !

J’y vais pas!

5 mai 2011 par ManuB

Ma vie est faite de coïncidences déroutantes.

Il y eût, l’année dernière, une série d’éliminations cocasses de nombreux tournois avec une paire de sept. Le comique de répétition, ça me connaît. Depuis, à chaque fois que je vois 77, je tremble: ma dernière heure a-t-elle sonnée? Tel Jim Carey dans Le nombre 23, je sombre dans la paranoïa. Mon casier régulier à la salle de gym? 077! Mon année de naissance? 1976! Si proche de 77! Vous vous rendez compte? Et je ne parle même pas de mon code de carte bleue…

Avec ça, j’ai un instinct hors du commun. Extrait d’un dialogue de Janvier 2011:

Almira: “Je veux aller à Los Angeles jouer le WPT Invitational, tu viens?”
Manu: “Tu rigoles? Onze heures d’avion pour un freeroll? Jamais de la vie, et tu ne devrais pas y aller non plus, les chances de perfer sont tellement faibles, quel intérêt?”

Aussi, quand après s’être abondamment moquée de mon flair après une deuxième place obtenue à L.A. (et encore, si elle ne gagne pas, c’est bien à cause de Davidi), la même blonde me propose, alors que je reviens de deux échecs en Autriche, de nous enfuir au Maroc pour un weekend de poker au luxueux Mazagan Resort sur invitation de la charmante Marine Jouaillec, que pouvais-je répondre? A part:

“Pff j’ai la flemme, j’en ai marre des voyages et tu veux me faire aller au Maroc? Mais pourquoi faire? Un tournoi à 2000€ duquel je vais bust en trois niveaux et qui va me mettre en tilt pendant des siècles? J’y vais pas.”

Cependant, la blonde sait se montrer persuasive. Elle me montre le site web du resort et m’encourage à l’accompagner, ne serait-ce que pour profiter des installations pendant qu’elle raflera la mise. Moui, quatre jours de vacances, pourquoi pas…

En général c’est là qu’on place l’expression “après un vol sans encombres”. Mais non, il a fallu que je perde à nouveau mon iPhone, le troisième en deux ans, cette fois-ci oublié dans la pochette du siège devant moi à l’atterrissage à Casablanca. Ah, que je suis ravi d’être venu au Maroc! Le moral remonte à l’arrivée au casino, à une heure de route de l’aéroport. C’est encore plus beau que sur les photos. Le tennis donne sur l’Océan, le spa est exquis, les nombreux buffets dignes des meilleurs de Vegas.

A ce moment, le poker m’est indifférent. Aussi, quand on me propose un last longer à 200 euros pour un package garanti pour The One à Monte Carlo (un autre tournoi que je n’ai pas prévu de faire), je veux d’abord dire non. Et puis après tout, ça peut être marrant. Je paie pour moi et Almira, qui sera mon cheval de course pour ce pari annexe car elle a déjà prévu de jouer sur le Rocher. On est bien, il fait beau, nous ne sommes que soixante-deux joueurs, let’s gamble.

Je commence le tournoi en perdant le tiers de mon stack pendant que basile Yaïche démonte ma table. Toujours la même rengaine. Story of my life, etc, pas moyen de toucher un flo… Ah, tiens, un brelan? Un autre? Un tirage couleur qui rentre une quinte backdoor! Il ne manque qu’une paire d’As - et là voilà déjà. Je passe une journée folle. Comme à chaque rush, le temps se suspend, les jetons sont plus légers, les sombres figures des cartes semblent presque me sourire avec malice. Impitoyablement, les joueurs adverses - un épineux mélange de joueurs marocains flamboyants et de pros français invités - tombent sous mes coups de boutoirs. Je run GOOD baby! Le jour 1 touche à sa fin et je suis large chip leader avec plus de trois fois la moyenne. Almira est deuxième. Les autres sont loin derrière, et nous sommes 17 dont 7 pour le last longer… Ca commence à prendre forme cette histoire.

Le jour 2, c’est l’embellie. La bulle se rapproche à grands pas. Derrière un limper, un joueur fait une fausse relance de petite blinde et est obligé de compléter. Je checke mon 97o de grosse blinde et floppe la quinte contre ses As pour un pot énorme qui n’aurait pas dû exister. Peut-on être plus béni des Dieux? La bulle arrive, je relance 95% des mains sans même regarder mes cartes, mise tous les flops et fait tapis sur tous les check raise. Mon tapis passe à quatre fois la moyenne à 10 joueurs, alors que nous sommes soudain payés et en table finale. Almira est en bonne position. Et il ne reste que Cédric Rossi avec nous dans le last longer, avec un petit tapis.

Arrive alors un grand moment comme seul le poker marocain sait en créer : personne ne veut sauter, tout le monde se laisse tomber à trois ou quatre blindes, personne ne paie le tapis de personne. Ca raise/fold avec six blindes. Ca cold/call avec AK et sept blindes. Ca set mine avec huit blindes. Mon rush continue: un à un, j’élimine six joueurs de la table finale en ce qui paraît être une éternité. Almira s’écroule malheureusement en cinquième place, et je me débarrasse enfin de Cédric en quatrième place - voilà une bonne chose de faite, le package The One est pour moi! Et je suis gros chip leader à trois joueurs… Et là, je perds patience. Le rythme d’escargot de la table finale et le relâchement de la tension sur le package, tout ça m’a mis à bout de nerfs. Je veux gagner le tournoi tout de suite, j’essaie de forcer le passage, et deux gros bluffs inutiles plus tard, mes deux adversaires ont doublé sur moi. Très vite, je suis dehors, sans avoir le temps de comprendre ce qui m’est arrivé.

Troisième pour 12,000 euros et l’invitation à The One, pas si mal pour un tournoi que je n’aurais pas du jouer.

Trois semaines plus tard, après un EPT Berlin en demi-teintes, me voilà à Monte Carlo pour un autre tournoi qui n’était pas à mon programme à l’origine. Pourquoi? “Trop cher! Trop loin! Trop de voyages! Trop de frais! Fatigué!”. Mais il me faut honorer le package remporté. Le début est laborieux: je fais un move un peu spewy et je me retrouve avec la moitié de mon tapis de départ, bientôt le tiers. L’odeur de la piscine parvient à mes narines, il est temps de piquer une tête! De grosse blinde, je pousse A2s en resteal contre une relance du bouton. Il paie immédiatement avec JJ, et un As au turn me donne un second souffle. La baignade attendra un peu, qui sait, peut-être vais-je survivre au jour 1… Survivre, non. Prospérer, oui! Le rush de Mazagan se poursuit. J’enchaîne les showdowns gagnants et les bluffs réussis, les bons calls et les value bet insolents. Quand l’horloge s’arrête, je suis parmi les chip leaders de la journée et en tête des français. La vie est belle. Vive la principauté!

Le lendemain, je déchante très vite quand dès le premier tour, je perds un énorme coup à tapis avant le flop avec AK contre A9 et surtout A6 pour un side pot gigantesque… Mais depuis le gros travail effectué sur moi-même, je gère mieux le tilt, et je remonte la pente, petit à petit. Cependant, le rush arrive à bout de souffle. Les bonnes cartes se font rares. Les flops sont absents. Les adversaires de plus en plus coriaces. Réduit à un petit tapis , je manœuvre avec patience entre les flots déchaînés de raise et de reraises. La bulle saute. Je double une première fois, puis une autre aux abords de la table finale. Soudain, nous ne sommes plus que neuf! Après l’EPT Prague, j’atteins une seconde table finale majeure cette saison. Cette fois, plus de fébrilité. Mon regard est fermement tourné vers la première place.

(Photo Club Poker)

A peine le temps de dormir quelques heures et me voilà déjà assis, prêt à en découdre. Les premières passes d’armes vont être douloureuses, alors que je double Alessio Isaia, le short stack de la table, avec mon AQ contre son KK. S’ensuit une guerre de position entre petit tapis, alors que les grosse cylindrées allemandes s’en donnent à coeur joie. Pour mon plus grand malheur, je suis le premier à faire les frais d’une élimination, sur un bête coin flip, contre le futur vainqueur du tournoi. Une fois de plus, j’ai une dette envers Almira, dont la persévérance face à ma flemme m’a valu deux nouveaux résultats!

A peine rentré à Londres, ces tournois sont déjà loin dans mon rétroviseur. San Remo déboule sans crier gare, et comme chaque année, c’est un cauchemar. L’année prochaine… J’y vais plus!

Winamax franchit le cap du million

22 avril 2011 par Benjo

 

Le 7 mars 2011, Alexandra Lejeune s’est connectée sur www.winamax.fr pour remplir le formulaire d’inscription destiné aux nouveaux joueurs. Sans s’en rendre compte, tataalexe - c’est son pseudo - était officiellement devenu le millionième joueur de Winamax, moins d’un an après le lancement du site sur le marché français.

L’évènement fut fêté quelques semaines plus tard lors d’une belle soirée organisée au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Au milieu des ptérodactyles de la Grande Galerie de l’Évolution (un cadre idéal pour le lancement de la nouvelle campagne de publicité Winamax), Patrick Bruel et l’ensemble des joueurs du Team Winamax ont salué le passage symbolique du millions d’inscrits en offrant à Alexandra un ordinateur portable MacBook et un smartphone Android, le tout dernier arrivé dans la liste des plate-formes permettant de jouer sur Winamax.

Le Team Pro Winamax salue l’arrivée de son millionième joueur : merci Alexandra !

Plus de photos de la soirée après le saut de page…

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Vendredi Noir, Espoir?

22 avril 2011 par ManuB

Ca nous pendait au nez: le couperet est tombé outre-atlantique il y a une semaine. Les trois opérateurs principaux de poker en ligne aux USA sont poursuivis par l’état américain pour tout un tas de choses très graves: blanchiment d’argent et fraude bancaire, entre autres… La faute à une loi absurde, passée en 2006, qui avait interdit les transactions bancaires entre établissements financiers US et sites de jeux en ligne. Certains opérateurs avaient pris la décision risquée (mais très lucrative) de rester sur le marché. Ca risque de leur coûter cher, mais il fallait peut-être passer par là pour amorcer une évolution législative.

A long terme, je pense que l’avenir du poker en ligne aux USA n’est pas menacé: la demande populaire est trop forte, les recettes fiscales potentielles trop alléchantes, les intérêts trop convergents. Je ne serais pas surpris de voir le congrès légiférer très prochainement pour autoriser le poker en ligne au pays de l’Oncle Sam. Le président Obama, qui a avoué pendant sa campagne être un joueur de poker accompli, ne peut qu’aller dans ce sens, n’est-ce pas? A court terme, cependant, c’est la panique chez les joueurs américains dont les fonds sont bloqués sur leurs sites préférés. Je leur souhaite bon courage pour traverser cette crise, mais vu l’humour dont ils font déjà preuve avec ce sujet sur l’avenir des joueurs américains en ligne, il semblerait que le moral soit encore là!

J’écris ce blog depuis Monte Carlo ou je vais disputer dans quelques heures le nouveau tournoi du circuit intitulé “The One”. Depuis une semaine, les joueurs pros n’ont que ce sujet sur les lèvres, mais l’heure n’est pas à l’affolement. Tout le monde m’a confié qu’ils attendaient d’en savoir plus. Les joueurs qui représentent les sites incriminés ne semblent pas inquiets. Les joueurs qui représentent les concurrents n’ont aucune raison de se réjouir. Il est trop tôt pour dire dans quelle mesure celle affectera le microcosme des joueurs sponsorisés. Tout ce que nous savons, c’est que nous pouvons continuer à jouer sereinement sur nos sites en .fr …

Personnellement, je me méfie de l’effet pervers que cette crise légale peut avoir sur l’industrie du poker en général. On peut anticiper une baisse de fréquentation au main event des WSOP, et certaines émissions télé sponsorisées ou circuits de tournois aux USA sont menacés. Plus proche de nous, cependant, on peut pour une fois se féliciter d’être dans un marché régulé. Malgré ses imperfections évidentes et sa fiscalité lourde, le système piloté par l’ARJEL a le mérite de protéger les joueurs. Sur Winamax en particulier, 100% dédié au marché francophone, nous sommes proches du risque zéro. J’ai souri à plusieurs reprises sur les forums de poker cette semaine, en constatant que le populaire photoshop “L’ARJEL m’a tuer” s’est vu remplacé (certes plus ou moins ironiquement) par “L’ARJEL m’a sauver”.

Qui l’aurait cru il y a un an?

Que cela ne change rien, cependant, à nos revendications: les sites de poker et joueurs français restent tournés vers la clause de revoyure de fin 2011. En espérant de l’Etat des conditions de jeu améliorées: une éventuelle ouverture à l’international pour les tournois, un rake moins lourd, plus de variantes… On en parle notamment ici.

En attendant de voir les effets exacts de cette crise étasunienne, dont nous discuterons en détail dans la prochaine émission de Club Poker Radio, mon optimisme sur l’avenir du poker reste intact et mon programme inchangé. The One, EPT San Remo, Winamax Series , Finale EPT Madrid, Finale FPT, finale FPT à l’ACF fin mai, et enfin, Vegas!

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