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Epic League: Je reviendrai!

13 août 2011 par CrocMonsieur

Alors que la finale de l’Epic League est en train de se jouer, je suis tranquillement dans ma chambre d’hôtel en train de taper ce blog. La faute à un full qui ne tiendra pas contre les deux As du néanmoins sympathique Gavin Smith. Au moins celui ci aura amené mes jetons en finale, vous pouvez les suivre en direct sur
le site d’epicpoker

Je vais rester un peu dans le coin (au sens vaste du terme, les USA c’est grand!). Au programme Colorado, San francisco, Los Angeles, vacances roots histoire de faire le vide et revenir à bloc pour un WPT et … encore l’EPIC League! En effet je suis persuadé que malgré les critiques de Negreanu sur ce nouveau circuit, ma décision d’y participer était la bonne.

Pour ce qui ne connaissent pas le principe, l’Epic League présente deux différences majeures avec un tournoi plus classique: Lire le reste de cet article »

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas

11 août 2011 par ManuB

Vegas 2010, il y a un an. Je sors de WSOP ratés, après une saison en demi-teinte qui m’a vu échouer à plusieurs reprises assez proche de tables finales majeures: Prague, Monte Carlo… Le Graal m’échappe encore. Je me résous à travailler pour m’approcher de cet objectif. Avec l’aide de Stéphane Matheu, récemment appointé manager du Team, je fais le points sur mes objectifs et les moyens que je leur dédie. Je commence un suivi sérieux avec Pier Gauthier, amené par Stéphane pour nous préparer mentalement à la compétition. Et je me lance…

Un an plus tard, beaucoup de choses se sont passées et il est temps pour moi de tirer un bilan de cette saison 2010-2011. La première chose qui me vient est que j’ai enfin brisé la malédiction qui me privait de table finales. Avec un septième place à Prague et une neuvième à Monaco, j’ai accompli un objectif personnel majeur et effectué une saison européenne satisfaisante. Grosse ombre au tableau: j’ai fait une mauvaise fin de saison. Alors certes, il y a un peu de variance dans tout cela, mais je ne suis pas totalement content de ma réaction. Mes WSOP 2011 furent un semi-désastre dans lequel je porte une part de responsabilité. Néanmoins je porte un regard globalement satisfait sur la saison: pas tant à cause des résultats, certes en amélioration mais pas tout à fait spectaculaires encore, mais plutôt à cause de la transformation personnelle que j’ai réussi à accomplir.

Comme dans la vie, où l’on peut attribuer son malheur à “pas d’chance”, au poker il est trop facile d’imputer ses échecs à la variance. Personnellement, je m’y refuse. La variance est une partie naturelle du jeu, pas une fatalité. Elle s’applique à tout le monde de la même manière. Nous partons tous égaux. Ceux qui franchissent les premiers la ligne d’arrivée sont ceux qui ont mis le maximum de chances de leur côté. J’ai envie de faire partie de ceux-là, alors je me concentre sur ce que je sais faire et ce que je dois changer.

Quelque chose a aussi totalement changé dans mon attitude par rapport aux champions: depuis mes débuts comme compétiteur à Magic, j’ai toujours ressenti une forme de peur à l’occasion de mes rencontres avec les “grands joueurs”. Depuis un an, j’ai opéré un revirement complet: plutôt que de geindre en voyant que j’ai tiré une table compliquée, j’en profite un maximum pour observer ce que font les meilleurs. J’ai beaucoup appris en regardant Tom Dwan s’adapter à son image télévisée, en voyant ElkY faisant preuve d’une stabilité et d’une patience infinie, ou au contact du stoïcisme impeccable de Mike McDonald. Les champions ne me font plus peur: ils sont des adversaires à respecter et dont on peut tirer de précieux enseignements.

Parallèlement, j’ai poursuivi mon retour au cash game online en jouant beaucoup sur winamax.fr avec des résultats tout à fait honorables. J’ai beaucoup travaillé mes faiblesses, étudié le jeu des autres regulars et pris mes responsabilités comme joueur pro avec un volume correct.

(Graph global depuis mon retour en CG en février 2010)

Par-dessus tout, je suis content de mes progrès concernant le pire ennemi du joueur: le tilt! En plus des conseils de Pier, les ouvrages et Tommy Angelo ont été une source d’amélioration constante de mon état d’esprit de grinder. Des sessions catastrophiques qui autrefois pouvaient m’affecter des semaines ne me troublent pas plus de quelques heures. Conséquence directe: je joue mieux, plus souvent, et je suis bien plus heureux.

Vous remarquerez le plat amusant de mon graph, qui fait penser à un arrêt cardiaque. C’est la transcription graphique de mon défi bankroll, qui m’a occupé lors du mois d’octobre 2010. Ce fût sur le moment un passage très dur mentalement car je me suis mis une grosse pression pour réussir: avais-je d’ailleurs le droit à l’échec? Avec le recul, je suis content du résultat et relis parfois mon propre blog comme on revoit un vieux feuilleton avec nostalgie.

J’ai aussi payé mon tribut à la communauté du Club Poker dont je suis issu et de laquelle j’ai quasiment tout appris, en tenant ce sujet pour répondre aux questions sur mon parcours.

Sur le plan personnel, j’ai aussi déménagé à Londres dans un cadre bien plus agréable (malgré les évènements récents!). J’ai constaté par ailleurs qu’augmenter mon niveau de vie avait un effet très désirable sur mes performances. Sans doute une forme de pression positive. J’écris ce blog de chez moi, où depuis trois semaines je me repose:: amis, sorties, sport, plaisirs en tout genres. Le spectre de la saison suivante s’approche déjà. Voici mon programme prévisionnel pour la fin 2011:

EPT Barcelone
WPT Paris
Finale PPT
Winamax Poker Open Dublin
EPT Londres
WSOPE Cannes
EPT San Remo (peut-être)
WPT Amnéville
WPT Marrakech
WPT Prague
EPT Prague

Gros planning une fois de plus, avec cette fois un objectif clairement établi: gagner un tournoi majeur. Ca ne sera pas de tout repos, et les statistiques sont contre moi,… Mais à quoi bon se battre sans rêver! Pour utiliser une image sportive usée jusqu’à la corde, Je souhaite que la saison 2011-2012 soit celle de la maturité. J’espère y faire de grandes choses, avec le soutien de mes coéquipiers, de mes coaches et de mon sponsor. Et j’espère vous voir m’encourager, car j’en aurais besoin!

Miami

10 août 2011 par LocSta

Avant d’évoquer Las Vegas et les World Series of Poker, je reviens rapidement sur mon séjour en Floride. Comme je vous l’ai raconté dans mon précédent post, j’ai passé une semaine de vacances à Miami entre potes. Un séjour des plus agréables. Bon, on n’a pas spécialement visité la ville à proprement parler, mais plutôt passé notre temps à faire la fête, profiter de la plage et du jacuzzi, avec un détour par la fameuse American Airlines Arena pour assister au premier match de la finale des playoffs NBA entre les Heats et les Mavericks de Dallas. Le match fut assez décevant, d’ailleurs, les deux équipes ratant la plupart de leurs tirs durant le premier quart temps. L’ambiance était excellente, ceci dit, et c’est bien le principal (hormis le fait que ce soient les Heats qui aient gagné).

Concernant les sorties… Hé bien, Miami, c’est un peu comme Las Vegas, mais en deux fois plus cher ! Alors que Las Vegas, de base, est déjà très onéreuse. Bref, le premier soir, on est tombé sur des filles de Dallas, en vacances comme nous. Après quelques verres dans le jacuzzi de l’hôtel, on s’est dirigés vers une boîte en vogue, le « Liv ». Un établissement particulier puisque situé dans le lobby d’un hôtel de luxe qui accueille trois nightclubs au total. A l’entrée, il devait avoir entre 150 et 200 personnes dans la file d’attente, et au moins le double dans le lobby, qui pour le coup se transformait à son tour en boîte de nuit !

On a réussi à rentrer moyennant une somme que je n’aurais jamais imaginé payer un jour pour rentrer dans un nightclub. Mais bon, c’est Miami, alors on se lâche. Une fois à l’intérieur, on arrive à peine à avancer tellement il y a de monde. Sur la scène, je reconnais Rick Ross, Drake, Lil Wayne et DJ Khaled, les rappeurs locaux mais mondialement connus… Et là je commence à comprendre pourquoi l’entrée m’a couté une tonne.

Sans surprise, impossible de s’octroyer une table. Ni même de retrouver mes amis en fait. On doit bien être 2 000 dans la boîte et il n’y a pas le moindre espace pour bouger, et commander une bouteille me forcerait à faire une croix sur le Main Event des WSOP.

Au final, on n’est donc pas restés longtemps… Se rendant compte qu’on n’amusait pas des masses dans cet endroit, on est partis au bout d’une heure et demie à peine, après avoir bu un verre avec les filles rencontrées à l’hôtel.

Les jours suivants se sont déroulés de manière semblable : piscine, jacuzzi, plages, des bons restos et d’autres nightclubs. Et après une semaine à faire la fête, j’avais ma dose : j’étais prêt à me concentrer sur les WSOP, à commencer par l’épreuve de Pot-Limit Hold’em à 10 000 dollars.

Je vous raconterai ça dans le prochain article :-)

photo : www.micefinder.com

Blogs Vidéos: Episode 5

20 juin 2011 par CrocMonsieur

Day 20 aux WSOP, j’ai joué un peu moins d’event ces derniers temps, me concentrant sur mes paris contre les autres joueur du team… Et pendant ce temps là les français n’ont pas chomé, ElkY remporte une triple crown et Elie Payan son premier bracelet!

Realisé par Emilie Bouchard

Blogs Vidéos: Èpisodes 3 et 4

16 juin 2011 par CrocMonsieur

Pour ces deux épisodes suivants, j’ai confié mes impressions à la caméra juste avant le jour 3 de l’event 7, avec l’espoir de faire quelque chose, et juste après, avec la satisfaction du devoir accompli ;)

Impressions avant de reprendre le jour trois du $10,000 PLHE. Peut etre une tres grosse perf en perspective, il faut etre pret mentalement!

Quatrième épisode: Day 9, l’heure est à la fête! Nicolas revient sur sa table finale, comment il est arrivé là et comment il compte célebrer tout ça. Champagne…

Blogs Vidéos: Episodes 1 et 2

10 juin 2011 par CrocMonsieur

Salut à tous

J’ai démarré un blog vidéo que je voudrais vous faire partager ici. Tout au long des WSOP je vais en enregistrer 2/3 par semaines, avec des impressions sur les WSOP en général et sur mes WSOP en particulier. J’espère que ce nouveau format vous plaira, merci à Emilie pour son aide dans la réalisation et ses bonnes idées pour rendre le format plus vivant!

Voici les deux premiers épisodes, avec mon arrivée à Vegas et ma préparation avant les premiers tournois. Plus tard aujourd’hui deux autres vidéos blogs: avant et après ma perf.

Episode 1

Premier (Zérotième?) épisode de cette nouvelle série. News de Las Vegas, Impressions et avis de Nicolas Levi. Au programme de cet épisode: les préparations d’avant tournoi, et la polémique qui enfle alors que le Phil Ivey intente un procès à son sponsor!

Episode 2

Deuxième épisode en ligne, bad beat d un côté, départ Canon de l’autre, pas de doutes mes wsop ont commencés fort!

Une Finale de Pot Limit Holdem

8 juin 2011 par CrocMonsieur

Mon regard est fixé sur la rivière et mon air calme ainsi que mon sourire un brin crispé ne cachent finalement qu’assez mal la tempête qui fait rage sous mon chapeau. Je joue un coin flip à tapis en finale des World Series. J’en ai joué 3 avant dans le tournoi, gagné deux, perdu un. La pièce tombe du mauvais côté cette fois ci, et je quitte mes adversaires un brin trop tôt à mon gout, sous le regard de mes amis du circuit présents à Vegas.

Pour en arriver là, j’ai du batailler dur, et élaborer un plan de jeu. Car le pot limit est un drôle d’animal : Pas vraiment différent  du No Limit en soit (l’overbet , bien que revenu à la mode ces derniers temps , n’est pas si fréquent que ça) et pas vraiment identique : il n’y a pas d’ante .Pourquoi le PLHE alors ? Je crois que chaque variante du poker répond à un problème ou un manque dans une variante déjà existante : à l’origine le jeu smallball en no limit n’existait pas, et les gens aimaient overbetter le pot avant le flop. Du coup l’intérêt du pot limit était d’amener un peu de mesure au jeu préflop pour ceux qui n’avaient pas envie de voir les enchères exploser d’un coup. On peut d’ailleurs voir dans plusieurs livres de Doyle Brunson et notamment la première bible du poker «Super Sytème » que les overbet étaient fréquent avant même la naissance du père d’Isildur !

Ce qui est passionnant en tout cas c’est qu’en PLHE la stratégie n’est pas aussi bien définie qu’en NLHE. Le jeu est beaucoup moins joué et peu de livres sont disponibles sur le sujet. Bref la plupart considèrent qu’il faut relancer 2bb pour compenser le manque d’antes dans le pot, et je pense que c’est une bonne tactique en fin de tournoi avec des tapis peu profonds, ou pour des raisons différentes lorsque la table est faible et que jouer loose est optimal. Mais dans ce Championship à 10,0000 dollars j’ai fait un choix tactique diamétralement opposé : avant le tournoi j’ai décidé d’utiliser deux techniques :

- Abuser des changements de vitesse, sur les conseils éclairés de Davidi (deux tables finales en PLHE dont un Bracelet!) pour prendre des petits coups sans résistance.

- Jouer moins loose et moins smallball que d’habitude, et faire plus cher préflop, pour sortir mes adversaires de leur zone de confort au niveau des montants.

Le dernier point est intéressant, je ne dis pas que j’ai raison mais contrairement à l’idée d’origine du PLHE j’ai choisi de jouer des plus gros pots qu’en NLHE. La raison est mathématique et découle de mon choix de jouer moins de mains :

- si je joue moins de coup, j’ai une range plus serrée.

- Si j’ai une range plus serrée mon adversaire peut mieux me lire et déceler les cas de cotes implicite

- Pour casser cette cote implicite je dois miser plus cher.

Si vous ne connaissez pas le terme de côte implicite et que j’ai aiguisé votre curiosité rendez-vous sur la masterclass spéciale cote de la poker school ; c’est plus simple qu’il n’y parait !

Les deux résolutions, changement de vitesse préflop et style plus solide, sont dues à la force du field : quel intérêt d’aller jouer des poubelles contre de très bons joueurs qui ne se laisseront pas bluffer ? Vous allez peut être me répondre : se créer une image agressive pour être payé avec ses bonnes mains. Mmm oui mais non :

- En tournoi il est souvent plus profitable de faire coucher son adversaire car on a rarement le temps d’avoir du jeu

- Ces derniers temps il suffit d’avoir l’air d’un bon joueur pour qu’on vous soupçonne de bluffer à chaque fois que vous squeezez . A la limite plus vous avez passé les spots précédents, plus on s’attend à ce que vous craquiez ou encore utilisiez votre image pour bluffer

Moralité : en 2011 un bon ne crois jamais un autre bon . Et c’est ainsi que le style solide reprend ses lettres de noblesses. En tout cas tant que les joueurs loose ne feront pas de psychanalyse pour soigner leur paranoia!

En parlant de Parano, voila un expert

En parlant de Parano, voila un expert

Tiens par exemple j’ai fait coucher une main a Matusow, il a pas trop aimé, me demandant si j’avais quelque chose et m’insultant plusieurs fois par la suite! Mike, j’avais la meilleure main, et meme si je t’avais bluffé, au poker on a le droit de mentir ok?

Bref, je ne sais pas quelle est la part de réussite ou la part de chance dans cette superbe table finale dont je suis très fier,  mais j’aime à penser que mon plan a joué pour beaucoup. J’ai dû faire attention à ne pas me laisser marcher sur les pieds. J’ai été testé plusieurs fois et du tenter de gros contre bluffs : Un 4 bet à tapis avec KJo, un call difficile avec 4e paire, mais globalement j’ai surtout excellé dans l’art de prendre un pot moyen tous les 3 tours et de me maintenir en attendant du jeu , jeu rentabilisé comme rarement, par exemple cette paire d’As contre Annette15 :

Je relance UTG a 2.5bb (plus cher que d’habitude donc, pour ceux qui ont suivi !). Elle paye en position

Le flop vient 843 avec un tirage couleur.

J’effectue un Cbet à 2.5bb et elle paye.

Notez que sa range ici est énorme. Paire, tirage, floating. C’est rarement un monstre, il y a beaucoup de tirage et même si elle n’aurait pas peur de slowplayer, elle peut facilement représenter un tirage en relançant (vous passeriez 99 sur une relance d’annette ici vous ?) donc pourquoi s’en priver?

Turn Q qui ne complète pas la couleur.

Je me dis que si je n’avais rien, je tenterai souvent d’arracher sur cette carte qui touche bien ma range. Du coup je décide de faire quasiment le pot. Tant qu’à faire autant bien me polariser.

La rivière est un 9 et je fais boite pour ¾ du pot, ce qui représente quasiment le tapis de la norvégienne. Elle finit par payer et je ne sais pas exactement ce qu’elle avait, juste que mon image ne l’a pas fait coucher un jeu clairement moyen sur cette rivière, et que ses jetons sont bien plus jolis dans mon stack :)

Une finale de plus

Une finale ce n’est pas un bracelet, mais une finale c’est une finale ! Ma quatrième aux WSOP et la plus lucrative que j’ai pu faire à Las Vegas, le tout dans l’un des Event les plus prestigieux des series, alors pas question de bouder mon bonheur. Il faudra quand même que je comprenne pourquoi je semble perfer dans les tournois les plus durs de l’année plutôt que dans ceux remplis de fish. Variance uniquement ? Je crois que la préparation, la concentration, et le mental me jouent ici quelques tours, j’en parlerai avec Stephane et Pierre évidemment !

Sur ce je vais me coucher, demain m’attend un tournoi en mode Shootout, le format ou j’avais fait la finale l’année dernière alors pas question de manquer de sommeil…

WSOP : Déjà une finale pour Nico Levi !

6 juin 2011 par Harper

Le pro Winamax termine sixième de l’Event #7 : Pot-Limit Hold’em 10,000$

Six jours. C’est le - court laps de - temps qu’il aura fallu attendre pour voir un français rallier une finale dans la 42ème édition des World Series of Poker. Et comme l’an dernier, c’est Nicolas Levi qui fait office de « bleu de chauffe »… Il y a douze mois et deux jours, le joueur du Team Winamax atteignait la finale de l’Event #6, une épreuve de No-Limit Hold’em Shootout où il atteignait la cinquième place, remportant par la même occasion plus de 92,000$. Cette année, Nicolas a attendu l’Event #7 pour briller. Une épreuve de Pot-Limit Hold’em à 10,000$ ayant réuni la crème du poker mondial, comme l’atteste la liste des joueurs ayant atteint les places payées : Steve « gboro780 » Gross, Chris Moorman, Nenad Medic, Noah Schwartz, Jason DeWitt, Robert Mizrachi, Toby Lewis, Stephen « stevie444 » Chidwick ou encore Sam Stein.

Dépourvu de jetons au départ de la dernière table, Nicolas est resté patient, regardant ses adversaires  s’éliminer les uns après les autres : Michael Benvenuti, McLean Karr, Eric Cloutier… « Avec mes 20/25 blindes, je n’avais que peu de marge de manœuvre. Il était plus intéressant de rester prudent, vu les importants écarts de gains entre chaque élimination. »

Le parcours de « Croc_monsieur » s’est fnalement arrêté peu après 22 heures à la suite d’un ultime coup de pile ou face disputé contre le chip-leader Amir Lehavot. L’américain a relancé avec As-Dame, et Nicolas n’a eu d’autre choix que de relancer « pot » avec sa paire de 7. Amir a envoyé le reste de ses jetons, et Nicolas a payé, bien sûr, ayant déjà investi l’essentiel de ses quinze blindes. Le croupier a retourné un As sur le flop, et rien d’autre ne pouvant aider le français, scellant son élimination en sixième place. Après trois intenses journées de combat, Nicolas est récompensé par plus de 110,000 dollars.

C’est un fait indéniable : depuis un an, Nicolas Levi joue mieux au poker qu’il n’a jamais joué de sa vie. Cela n’est peut-être pas visible à l’œil nu, car ses efforts lors des tournois live n’ont pas été récompensés par une victoire, mais il ne faut pas s’y tromper : chacune de ses grosses performances a été accomplie lors de tournois réputés très difficiles. Depuis cette extraordinaire seconde table lors du Shootout il y a un an, où Croc a terrassé Tom Dwan, Dario Minieri, James Akenhead, Chris Bell et Blair Hinkle, en passant par la finale du Main Event des WSOP-E, l’un des tournois les plus difficiles de l’année, où l’on retrouvait sur la dernière ligne droite des joueurs comme Phil Ivey, Viktor Blom ou Roland de Wolfe.

On pourrait argumenter que Nicolas Levi se débrouille mieux contre les meilleurs joueurs, mais l’intéressé ne veut pas y croire : « Je ne peux quand même pas affirmer que les pros les plus dangereux sont plus faciles à battre ! » Mais la réalité est là : c’est contre eux que Nicolas donne le meilleur de lui-même. Le pro Winamax a ouvert le bal des performances françaises aux World Series of Poker. Inutile de dire que l’on attend avec impatience la prochaine…

Nicolas Levi : douze mois de folie

Juin 2010 : WSOP 5,000$ Shootout – 5ème (92,543$)
Septembre 2010 : WSOP-E Main Event – 5ème (321,062$)
Mars 2011 : LA Poker Classic 5,000$ NLHE – 2ème (90,170$)
Juin 2011 : WSOP 5,000$ NLHE – 6ème (114,525$)

Au total, en incluant toutes ses places payées : plus de 650,000 dollars de gains.

WSOP Event #7 - PLH 10,000$, 249 joueurs

Vainqueur. Amir Lehavot : 537,456$
Runner up. Jarred Solomon : 354,460$
3e. Sam Stein : 264,651$
4e. Stephen Chidwick : 198,927$
5e. Tommy Vinas : 150,453$
6e. Nicolas Levi : 114,525$
7e. Eric Cloutier : 87,702$
8e. McLean Karr : 67,596$
9e. Michael Benvenuti : 52,406$

Retrouvez quotidiennement le reportage en direct en cliquant ici

Benjo et Harper

American Psycho

30 mai 2011 par LocSta

Salut à tous ! A l’heure où j’écris ces quelques lignes, je suis en mode « préparation de valises ». Ce n’est pas spécialement excitant en soi mais la perspective de poser le pied sur le sol américain l’est bien plus. Avant d’arpenter les salles de jeux de Sin City, je fais une escale de quelques jours à Miami. Je serai accompagné de plusieurs potes (pour la plupart bretons !) et nous croisons les doigts pour que l’un des matchs de basket des Miami Heats coïncide avec nos dates de séjour. Hormis l’espoir de voir à l’œuvre Lebron James et Dwyane Wade, ce séjour floridien sera surtout l’occasion de décompresser et accessoirement de faire la fête.

Dès le 1er Juin, les choses sérieuses commencent et c’est alors Las Vegas qui nous accueillera dans l’une de ses nombreuses villas à l’écart du Strip.
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Dix souvenirs des WSOP 2010

27 mai 2011 par Benjo

La 42ème édition des World Series of Poker débute mardi… Et comme chaque année depuis 2008, le Team Winamax sera présent avec ses joueurs pros et votre dévoué reporter. Quoi de mieux pour se mettre en appétit avant 50 jours de reportage que de se replonger dans quelques-uns des meilleurs moments de l’édition 2010 ?

En attendant une nouvelle avalanche de belles histoires du 31 mai au 19 juillet, voici quelques souvenirs marquants qui nous reviennent en mémoire :

10 – Nicolas Levi ouvre le bal des finales françaises

Une semaine seulement après le départ des WSOP, on tenait le premier finaliste français : Nicolas Levi. Le joueur du Team Winamax atteindra la cinquième place d’une épreuve au charme particulier, le Shootout à 5,000$ (le principe : trois SNG joués à la file), en ayant au passage terrassé une table de la mort de première catégorie lors du deuxième jour : Blair Hinkle, Dario Minieri, Chris Bell, James Akenhead et un certain Tom Dwan, excusez du peu. Bilan comptable : 92,543 dollars de gains.

A lire
Day 2 du Shootout 5,000$
Finale du Shootout 5,000$

9 – Ivey, comme d’hab

Chaque année aux WSOP, Phil Ivey ajoute une pierre à sa légende en perpétuelle construction. En 2009, galvanisé par des paris de toutes sortes conclus avec ses confrères pros, Ivey avait décroché non pas un, mais deux bracelets, avant de se hisser en table finale du Main Event.  Lors de l’édition 2010, le meilleur joueur du monde encore en activité ajoutera un huitième bracelet à son poignet en remportant l’épreuve de HORSE à 3,000 dollars. Une victoire qui fut tout sauf facile : lors du dernier jour, Ivey dut se battre de longues heures avec un petit tapis, mais au final, sa combativité exemplaire eut le dernier mot, et Ivey sortit vainqueur au petit matin après un duel à sens unique contre l’excellent Bill Chen. « Aussi longtemps que des gens seront prêts à parier contre moi, je continuerai à gagner des bracelets », lâcha Ivey après sa victoire. Combien sont encore enclins à prendre ce risque ?

A lire
Day 25 des WSOP
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