Mon Grand Prix de Paris - Partager


Jeudi – Day 1A

Initialement, je n’avais pas prévu de disputer le tournoi phare de l’Aviation Club de France, le Grand Prix de Paris à 10,000 euros l’entrée. Je me suis décidé le matin même de l’épreuve. J’ai appelé Bruno Fitoussi pour qu’il m’inscrive. Je risquais arriver en retard, mais vu la qualité de la structure, ce n’était pas bien grave.

Au final, quand le départ fut donné, j’étais déjà assis à mon siège, à une table de joueurs plutôt forts, mais prévisibles, avec pas mal de scandinaves relançant et sur-relançant à tour de bras. Rien d’alarmant quand on connaît à l’avance leur style agressif. Comme d’habitude, je suis resté patient au début. Je suis rentré dans peu de coups, prenant néanmoins mon premier gros pot durant le premier niveau en faisant un value-bet assez léger avec une paire des Dames servie. Un bon coup qui m’a permis de véritablement rentrer dans le tournoi, surtout psychologiquement.
Je ne vais pas rentrer dans le détail des coups que j’ai joués, Benjo et Manub s’en étant admirablement chargés durant les quatre jours du tournoi. Au bout de quelques heures de jeu, j’ai été déplacé à une table. J’avais pas mal de jetons après avoir doublé grâce à un full. A ma nouvelle table : Arnaud Mattern, Jerôme Zerbib, Paul Testud, Jan Boubli…

Je rate un semi-bluff et me retrouve short-stack. La structure me permet de rester patient, et je peux attendre de trouver une occasion de doubler avant de repartir à la bataille. Une occasion qui arrive avec une chanceuse double-paire trouvée à la rivière contre Paul Testud. A partir de ce moment, j’inverse la vapeur et commence à jouer très agressivement, relançant régulièrement mes adversaires et surtout mon camarade du Team Arnaud qui m’avait matraqué durant les deux heures précédentes.

J’ai touché quelques mains pas mal du tout, comme KTrèfle KPique , ACarreau KCarreau  ou JCarreau JPique , qui m’ont permis de progressivement monter mon stack.

Quand le Day 1A s’est terminé, j’étais officiellement chip-leader. Génial ! Je rentrais chez moi très heureux…

Vendredi – Day 1B

Journée de repos pour moi et les autres survivants du Day 1A… Je suis allé bosser à la Mairie de Paris vers seize heures, et je suis allé récupérer mes filles à l’école tandis qu’au même moment, les joueurs du Day 1B commençaient à peine leur partie. Rien à signaler, à part qu’un joueur a réussi à terminer la seconde journée de départ avec plus de jetons que moi : je n’étais plus chip-leader.

Le plus important : j’ai emmené mes filles manger une pizza, et on s’est bien amusés…

Samedi – Day 2

Frais et reposé après une journée « off », je me pointe sur les Champs vers quinze heures, avec sur le dos un sac à dos un peu spécial pour un joueur de poker. Ma journée va être chargée, que ce soit à la table, ou en dehors…

Je démarre fort le Day 2 en éliminant Mercedes Osti en floppant un brelan. Je monte à 200,000 et grignote quelques jetons par-ci par là, atteignant 250,000. Par la suite, je perds une partie de mon tapis sur un coup joué à tapis préflop : je touche la quinte max au flop, mais mon adversaire, qui avait floppé le brelan trouve un full sur la rivière. J’encaisse sans broncher en regardant mes jetons : ma pyramide est un peu cabossée.

18 heures 30. La fin du second niveau de la journée approche. Je regarde ma Rolex (hé oui, pas mal pour un mec qui n’a même pas encore quarante ans, n’est-ce pas monsieur Séguéla ?), il est l’heure de partir. Hein ? Partir ? En plein milieu de la partie ? Oui, car un engagement m’attend, auquel je ne pouvais dire non…

J’avais tout prévu. Sac sur le dos, chaussures de foot et protège-tibias à l’intérieur, j’enfourche un taxi-moto. Direction : le Parc des Princes. Cela faisait longtemps !

19 heures. J’arrive au stade. J’ai un match très particulier à jouer, moi qui est officiellement retraité du foot depuis dix-huit mois déjà. Mon équipe ? Le PFG, le Paris Football Gay, le club que je parraine, qui lutte contre l’homophobie. En face, le Variété Club de France. Nous jouons en lever de rideau du match de Ligue 1 entre PSG et Auxerre.

19 heures 45. Fin match. Malheureusement, nous avons perdu 2 à 0.

20 heures 30. Retour sur les Champs. J’ai bien calculé mon coup. La pause-dîner a commencé en mon absence, et je n’ai loupé que 90 minutes de partie. Et en plus, la bulle a éclaté pendant que je jouais au Parc. J’ai gagné de l’argent sans même toucher à mes cartes et jetons.

J’ai encore le temps de manger une assiette de pâtes – moyenne – au Fouquet’s avant de retourner à l’étage de l’Aviation Club. J’hésite à rentrer dans la salle avec mes crampons aux pieds, mais finalement je n’ose pas…

21 heures 30. Le tournoi reprend. Je suis vidé, mais il reste encore 18 joueurs : la route va être longue jusqu’à la table finale. Je retrouve ma pile de jetons. J’ai perdu environ 40,000. Rien de grave, je suis encore dans la moyenne.

Je me retrouve à côté d’un autre collègue du Team Winamax, Nicolas Levi. Ce fût très agréable, même si nous ne sommes pas fait de cadeaux.

Vers cinq heures du matin, au terme d’une longue bataille, les finalistes étaient désignés. Nous nous sommes tous félicités, fiers et soulagés de notre parcours.


Dimanche – Finale

Excité, je n’ai pas réussi à dormir… La finale a commencé très tôt, sept heures seulement après la fin du Day 2. C’est exténué que j’ai démarré la partie dans la salle de cash-game transformée en plateau télévisé.

La suite, vous la connaissez !
Je suis forcément très heureux de cette troisième place, le meilleur résultat de ma courte carrière dans le poker, alors que je n’avais même pas prévu de jouer le Grand Prix, me décidant au dernier moment d’y participer.

Et je suis encore plus heureux d’avoir pu tenir mon engagement auprès du Paris Football Gay. Un rassemblement qui lutte contre l’homophobie et toutes sortes de discrminations qui font partie de ma vie de tous les jours (envers les races, les handicapés, les femmes…). Ce samedi soir, la chose la plus importante de cette sympathique journée fut d’aller soutenir mes copains sur la pelouse du Parc…

vikash24

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5 commentaires pour “Mon Grand Prix de Paris”

  1. -FrenchKiss- dit :

    GG Vikash, felicitations !

  2. giggs83 dit :

    GG vikash

  3. davidosky x dit :

    et ben dis moi vikash,quel week end de malade et quelle belle prestation et resultat VGG je souriais en lisant ton commentaire car je te voyais courrir de ci de la parcourant la capitale…pas trop fatigue j espere .a bientot david

  4. ecin31 dit :

    merci vikash

    le poker rentre grâce toi dans le domaine sportif ; désormais unis par les mêmes valeurs de fraternité, respect et de dépassement de soi.

  5. Team Winamax : Blog : le meilleur de 2009 dit :

    [...] En voici quelques-uns parmi nos préférés. Humeur d’un jour ¤ Catenaccio. Part 2, GP Paris - par Vikash Dhorasoo Vikash aborde les raisons qui le poussent à jouer au poker et revient sur un [...]

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