Mars a été riche en perspectives, en essais … en déceptions aussi. Mais le printemps il revient toujours, comme on dit !
Berlin d’abord où deux coups contre le même joueur me mettent à demi ko, la faim faisant le reste du boulot pour me mettre à terre.
Je 3-bet un joueur préflop avec QQ. Il paye. Le flop vient 10/J/4.
Je fais un continuation bet, mon adversaire me relance du minimum et je le 3-bet pensant qu’il peut me relancer avec un simple valet.
Quand il me paye, je ne suis plus certaine d’avoir la meilleure main et je préfère checker la turn pour contrôler la taille du pot. Quand il mise sur la rivière qui amène un second J, je ne peux que passer… il possédait J8 !
Un peu plus tard, je trouve enfin un brelan au flop avec ma paire de 8 en main. La turn et la rivière sont deux AS. Et je dois fold face à un carré d’AS de mon adversaire, mon full faisant désormais pâle figure …
Evian ensuite où j’affronte pour mon premier tête à tête un très jeune joueur de HU online : Basile Haiche, 18 ans, toutes ses dents (enfin je crois), un « mini johny001 » très doué.
Je fais des erreurs dans ce tournois mais je rencontre surtout un joueur malin qui m’envoi 10 000 tells à la minute et brouille ma lecture de son jeu. Il touchera aussi une quinte miraculeuse contre ma double paire, un full à la rivière … et moi rien … et en HU ça n’aide pas !
Mon second HU est contre Isabelle Mercier. On se connait de vue depuis 4 ans mais je n’avais jamais joué à sa table. Elle me dira à la fin de la partie « j’ai vraiment beaucoup touché » et c’est vrai ! A part deux bons calls avec 4e paire, je n’ai pas pu faire grand-chose : je voyais quand elle avait de bonnes cartes en main et elle les a souvent eu.
La structure, bien qu’améliorée en cours de tournoi, était trop violente pour que je puisse m’amuser et trouver mes marques.
Mais pas de panique, Barcelone et sa plage de sable fin m’attendent les bras ouverts.
Sauf qu’à part un bluff bien construit, j’ai surtout manqué de réussite :
Niveau 75/150, je paye une relance à 400 d’un joueur très actif à table qui c-bet tous les flop. Le bouton paye et le flop s’ouvre 3/4/9 deux carreaux. Comme je m’y attendais, le premier joueur fait 600 et je le raise en faisant 1550. Le bouton fold mais le premier relanceur paye. La turn est un 2 de pique. Il check et je fais 2650. Il passe. Je possédais 5/8 de coeur.
Ma sortie pourrai être standard sauf qu’ayant un last longer avec Nicolas (la revanche) nous jetions un œil sur nos tapis respectifs et que là je me voyais bien partie pour rester chaudement habillée.
Je paye en blind une relance avec Q8 en main. Le flop tombe Q87 trois piques. Je bet ne pouvant pas laisser une carte gratuite et espérant un raise si la main de mon adversaire contient un pique. Il relance et je fais boîte. Je suis payée par AJ dont un pique et il trouve sa couleur à la rivière. Nico ne possède plus rien et il gagne d’un cheveux, pardon d’un pique, son last longer … Me voilà donc en princesse Leia pour un prochain tournoi !
Je me dirige le cœur encore léger vers Snowfest. Un périple en avion suivi de 2H30 de voiture pour y arriver était prévu. Mais c’était sans compter sur mes deux coéquipiers de voyage : j appelle Nicolas et Guillaume. On arrive un peu tard à l’aéroport (une valise un peu longue à faire pour l’un, un pressing qui se fait attendre pour l’autre … moi ? ras …) et nous voilà en surbooking sur notre vol direct. Nous n’avons pas d’autres choix que de passer par l’Italie. 3 heures d’attente à l’aéroport de Milan et nous embarquons enfin vers la bonne destination. Sauf que Nico oublie son portable dans le filet de son siège d’avion et doit passer par les objets trouvés/perdus … bref, une arrivée plus que tardive après 12 heures de voyage dans une station verte d’herbe (de nuit on entend que ça ne fait pas crutchcrutch sous les pieds) … mais une bonne nuit de sommeil va réparer tout ça, n’est ce pas ? Raté ! L’hôtel est dépourvu de volets, de rideaux qui obscurcissent la lumière du jour et c’est à 7 heures du matin que j’ouvre les yeux.
Madame Boris Becker, grande prêtresse du club des veinardes et des liseuses de sabot, me fera vivre une journée hallucinante à table et moi qui n’ai pas les trippes fragiles, c’est avec la nausée que je vais finir mon day 1. Petite mais bien vivante.
En day 2, j’ai la chance de remonter la pente en doublant mes quelques jetons avec un 20/80 en BB et de voir de bons joueurs comme Strassman monter des montagnes et écraser la table.
Je dois faire face à une décision difficile quand je défends ma BB et trouve ma double paire au flop : J7 sur un flop AJ7. La Q à la turn est une carte difficile et la rivière, un 9, offre de nombreuses possibilités de doubles paires supérieures et de quinte à mon adversaire. Je finis par fold ne battant plus grand chose compte tenu de la range de mains avec laquelle il me raise préflop du bouton. Il avait A7o. Je finis par sauter à 30 places de l’argent avec un grand classique : AQvAK.
Après
plus de 10 jours d’absence, je rentre à Angoulême où je travaille d’arrache pied à l’ouverture de LA GRANDE VIE. Qu’est ce ? Un programme électoral ? Un film en noir et blanc ? Un supermarché bio ? Non rien de tout ça. Ou alors si, un peu de tout ça mélangé ! C’est un salon de thé, une galerie d’art, un lieu privilégié pour écouter de le bonne musique, jouer à de multiples jeux de société, cachette des lycéens qui sèchent les cours, refuge pour les dessinateurs, une seconde maison pour bons nombres d’angoumoisins et de parisiens de passage qui aiment se vautrer dans les fauteuils clubs de l’étage … un petit paradis pour moi. Ouverture prévue le 24 avril. Alors souhaitez-moi bonne chance mes amis et venez boire un thé chez moi si vous êtes de passage à Angoulême. Promis ?
Je vous retrouve en juin pour les wsop à Vegas où je vais venir disputer 4 tournois dont le ladies et le main. En attendant good luck à tous sur Winamax et pour vos tournois live. Je souhaite le meilleur à mes amis du team pour San Remo et Monaco.
Je vous embrasse !
Nb : les photos sont faites avec un moyen format argentique Lomo et elles sont de moi, le dessin de la grande vie est de Amélie Harraut





