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Ça se passe comme ça… chez Winamax

21 mai 2012 par O RLY

© Laurent Clément / Winamax

© Laurent Clément / Winamax

Depuis l’EPT Deauville, je n’ai pas vu le temps passer ! Tout va très vite lorsqu’on fait partie d’une équipe comme le Team Winamax… Après le bizutage du Winamax Poker Tour dans des destinations de rêve bien françaises telles que Saint-Etienne et Auxerre (note pour plus tard : proposer les étapes dans les DOM-TOM, je me ferais un plaisir d’y participer !), j’ai pu prendre deux semaines de vacances au ski pour me requinquer.

Retour à Malte en pleine forme et, après deux semaines de grind, je me suis lancée en avril dans un challenge cash game, qui consistait à monter une bankroll en partant de 100€. Me voilà partie pour 13 jours de grind intensif en partant de la NL5. Ce fut pour le moins éprouvant avec plus de 95 000 mains jouées et une bankroll s’élevant à 664,29€ à l’issue du challenge (si vous n’avez pas suivi le défi, vous pouvez toujours retrouver mon parcours en cliquant ici).

Mais pas le temps de souffler, à peine le challenge terminé, décollage pour Marseille direction l’EPT Monte Carlo. Pour le dépaysement, c’est réussi ! Après 13 jours à grinder les plus petites limites de Winamax, me voilà sur le point de jouer l’un des tournois les plus prestigieux du circuit. J’ai vraiment hâte de jouer ma première finale EPT et c’est avec un peu d’appréhension que je rejoins les autres joueurs dans la magnifique salle des étoiles pour participer au day 1. A cet instant, je repense à tout mon parcours, à ce que j’ai accompli ces cinq dernières années pour me retrouver aujourd’hui ici en compagnie des tout meilleurs. Et je me dis que finalement, ce n’est que le début d’une nouvelle aventure et qu’il reste tant de choses à faire.

Non loin du Main Event, la table finale du Super Highroller à 100k€ est lancée. Tandis que les joueurs en course dans le Main n’en sont qu’aux prémices de leur tournoi et rêvent de décrocher leur part du gâteau, Justin Bonomo triomphe sur l’estrade de la table TV, empochant au passage la bagatelle de 1,6 million d’euros. Mais gardons les pieds sur terre, nous ne jouons pas (encore !) dans la même catégorie. Ma première journée fut difficile. Je ne connais qu’un joueur à ma table : Luca Pagano deux sièges à ma gauche. Contrairement à ce que j’ai souvent entendu dire à son sujet, je suis assez surprise de voir qu’il est loin d’être un nit et qu’il se retrouve à jouer un nombre très important de coups dès les premiers niveaux, relançant beaucoup de mains et n’hésitant pas à prendre de bons spots de squeeze, 3bet ou 4bet. Et mis à part un livetard autrichien habitué du circuit à ma gauche, je n’ai affaire qu’à des jeunes joueurs, probablement issus d’internet au vu du nombre de 5bets light dont j’ai pu être témoin à ma table. N’ayant pas envie de rentrer dans des dynamiques très agressives dès le premier jour, je décide de garder un jeu solide, en limitant mes bluffs et en n’abusant pas des moves “light”. Je me maintiens ainsi tout au long du day 1, pour finir la journée légèrement sous la moyenne, après avoir perdu quelques coups sur la fin du day.

© Neil Stoddart

Le changement de table du day 2 n’est pas pour me déplaire. A part Basou, je ne connais aucun joueur à ma nouvelle table, et je me réjouis rapidement de voir certains de ces joueurs limper et faire des moves pour le moins étranges, pour ne pas dire incompréhensibles. Encore une fois, je reste patiente et concentrée durant la journée, passant simplement quelques bluffs et jouant de mon image serrée ; je parviens ainsi à garder un stack proche de la moyenne, finissant la journée une fois de plus un peu en-dessous de l’average, en ayant simplement doublé à une occasion contre un adversaire qui a tenté un mauvais bluff dans un pot 5betté lorsque j’avais les As.

Le day 3 sera beaucoup moins tranquille ! Je perds rapidement la moitié de mon stack sur un 2-barrel et un 3-barrel bluffs qui ne passent pas pour me retrouver relativement short à quelques places de la bulle. Les joueurs sont éliminés lentement, et quand arrive le main par main, il ne me reste qu’une quinzaine de blinds. Etant très short, je décide de jouer très tight, faire ma première bulle à 15k€ ne me faisant pas trop rêver. Et cet instant semble durer une éternité ! L’ambiance est électrique dans la salle des étoiles. Tous les joueurs accourent aux tables dès qu’un joueur est à tapis. La tension est bien palpable. Après plus de deux orbites sans jouer de mains, je me retrouve extrêmement short avec 8 blinds. Je me souviens m’être levée à cet instant pour aller voir Lucille qui avait déjà un très joli stack. Le directeur de tournoi annonce que la main suivante va être dealée, et Lucille me dit de courir à ma table, “au cas où tu aurais les as, on sait jamais”. Je me rassois de big blind, le bouton open comme à son habitude et je regarde ma main…

AA ! Merci Lucille ! Mais je ne peux m’empêcher d’avoir la boule au ventre. Tapis annoncé, le bouton réfléchit un peu et finit par payer, tandis que deux autres joueurs se retrouvent à tapis sur d’autres tables. Mon adversaire retourne 9 et 5 dépareillés. J’ai le cœur qui bat à 100 à l’heure. Un 9 vient me donner une petite frayeur au flop, mais le turn et la river sont sans danger. Je peux respirer, je ne sortirai pas sur cette main ! Les autres joueurs à tapis sont tous deux éliminés et se partagent la première place payée à 15 000€. Quelques temps après la bulle, j’envoie mes 15 blinds avec AJ et me fais payer par AK. Pas de miracle, je termine 75e et signe mon premier ITM sous les couleurs de Winamax, après avoir vécu ma bulle la plus très stressante jusque là.

Un petit cash in qui met malgré tout en confiance pour la suite ! Mais après cette aventure monégasque, il n’est toujours pas question de se reposer. Tout le Team se retrouve quelques jours plus tard à Anglet, près de Biarritz pour passer cinq jours de mise en forme avant Vegas. Au programme, du sport (VTT dans la forêt, séance de TRX avec Stéphane, accrobranche pour les motivés, body balance, surf ou encore relaxation dans la piscine chauffée d’eau salée de l’hôtel), du poker (on a rejoué le début du WPT Vienne de Manu, un format qui a plutôt bien fonctionné et qui permet d’échanger sur beaucoup de mains dans un intervalle de temps réduit) et des discussions instructives sur le mental animées par le coach Pier Gauthier. Sans oublier les fameuses soirées Perudo, où Tristan sortant grand vainqueur, a une fois de plus montré tout son skill, ou encore la dernière soirée qui se terminera sur la plage avec une guitare après plusieurs rappels à l’ordre du veilleur de nuit à l’affût, qui avait bien cerné notre stratégie de changement de chambre pour mieux brouiller les pistes. Un séminaire qui s’est avéré au final très motivant et enrichissant en tous points et qui donne un vrai coup de fouet avant Vegas. Moi qui n’ai pas l’habitude de faire du sport, j’ai adoré toutes les activités sportives que l’on a pu tester pendant le séjour et je compte bien m’y mettre pour de bon. Je quitte Biarritz avec la nette impression que tous les membres du Team ressortent gonflés à bloc de ce séminaire !

Et pour finir dans la foulée, pourquoi ne pas passer un week-end au Château des Condé, dans un cadre exceptionnel, accompagnée de Davidi Kitai, Michel Abécassis (visiblement habitué des lieux), de l’équipe Winamax et de tous les joueurs de club qualifiés pour le Winamax Club Trophy ? Encore un week-end fort agréable qui fut riche en rencontres, en activités et qui a permis de décompresser après toute cette agitation : un cours de tennis improvisé par Stéphane Matheu, une dégustation de vins dans les caves du château, ou encore un bain de minuit dans la piscine un peu fraîche ; chacun y aura trouvé son compte. Mais au moment où j’écris ces lignes, me voici désormais rentrée en Alsace pour une dernière escale avant Las Vegas, destination vers laquelle je m’envolerai d’ici quelques jours. Je vous donne donc rendez-vous pour les WSOP, en espérant que les prochaines nouvelles d’outre-Atlantique seront bonnes.

Au coeur du Team Winamax à Biarritz

13 mai 2012 par Harper

En débarquant à Biarritz lundi dernier, je me demandais quel Team Winamax j’allais retrouver… Éprouvés par les entrainements physiques de leur manager Stéphane Matheu ? Assoiffés de cartes après de multiples débats techniques ? Voilà quatre jours que l’équipe la plus titrée d’Europe avait débarqué dans les Pyrénées-Atlantiques. Au programme : un séminaire de motivation et de travail avant l’échéance des World Series of Poker de Las Vegas.

Ma question a rapidement trouvé une réponse : le Team était détendu et heureux ! Autour de la terrasse de l’hôtel Atlanthal, tous m’ont accueilli avec un large sourire : « Incroyable le Multiplex Poker d’hier ! Le ‘def’ a mis le feu ! » Et ont ensuite tenu à me montrer les photos de leurs premières activités de la semaine : de l’accrobranche (où Manuel Bevand s’est rendu compte qu’il avait le vertige, posté il faut le dire à deux bons mètres du sol) et du VTT (où Tristan Clémençon et Ludovic Riehl se sont pris une énorme gamelle). Mais ils ont insisté sur un point : « Tu balances pas de noms OK ? » Euh, ouais, ok, on fait comme ça.

Au-delà de toutes ces activités réjouissantes avaient également lieu des réunions de travail. Comme à la belle époque, j’ai rapidement retrouvé ma place au fond de la salle, près du chauffage. Mais je peux vous assurer que quand dix génies du poker se mettent à parler de leur passion, les débats sont beaucoup plus prenants que cette leçon sur les roches sédimentaires donnée par ma prof de SVT en 5ème.

C’est le préparateur mental Pier Gauthier qui a pris la parole le premier. Au programme, trois thèmes : concentration,  confiance et frustration dans le jeu. Avec un dénominateur commun : « est-ce les résultats qui amènent la concentration/confiance/frustration ou peut-on travailler ces points en amont ? » Vous imaginez bien que oui, il est possible de travailler ces points, et Pier a savamment dispensé quelques conseils absorbés par un Team plus concentré que jamais.

Dès le soir, l’équipe a commencé par finir les tournois du dimanche avant de se réunir dans une chambre… Oui, bon, c’était la mienne, il faut bien que le métier de reporter du Team présente quelques avantages comme celui d’avoir la plus grande piaule ! Au programme : du perudo, un jeu de stratégie et d’enchères très proche du poker où les paris débiles se sont multipliés… Grand gagnant de la semaine ? Tristan Clémençon : le jeune prodige a de nouveau fait parler ses talents de stratège.

Après une nuit (une heure ?) de sommeil, direction les plages de Biarritz, où les compères se sont initiés… au surf ! Bon, la mer ressemblait à peu de choses près à celle du film Brice de Nice, mais pour les amateurs que sont nos joueurs, cela semblait bien suffisant ! Les équipes de Quiksilver se sont d’ailleurs amusé à filmer le Team pour un portrait croisé avec des surfeurs devenant joueur de poker… Force est de constater que certains pros ont réussi à dompter la variance de la mer, comme Nicolas Levi et Tristan Clémençon, très à l’aise sur leur planche.

Bon, ce fut un peu plus compliqué pour notre génie préféré, Davidi Kitai, qui a préféré resté à genoux sur ce dangereux objet. Gaelle Baumann a mis un peu de temps avait de maitriser la vague, puis a fini par dompter les dangereux courants… Se dirigeant vers l’hôtel, ils ont alors été intercepté par des passants : « Hey, mais c’est le Team Winamax ! » Quelques photos plus tard, retour dans la salle de conférences, où ils ont de nouveau discuté communication, mental et technique, avec au programme le Day 1 du WPT de Vienne, où Manuel Bevand avait consigné l’ensemble des mains disputées à sa table durant la journée.

Fin du stage. « Je n’ai qu’une envie : jouer ! » lâchera un Ludovic Lacay euphorique à l’issue du discours de clôture de Stéphane Matheu. Derrière, les amis ne se lâchent pas : direction un restaurant pour un ultime repas et une soirée passée sur la plage. Le prochain rendez-vous est lâché : direction Las Vegas pour les World Series of Poker !

EPT Berlin : le kiff !

11 mai 2012 par KitBul

Le 21 avril, j’ai gagné le Main Event de l’étape berlinoise de l’European Poker Tour. C’était quatre ans après ma victoire à Las Vegas pour mon bracelet WSOP et un an après ma victoire au WPT de Los Angeles… Si je devais résumer mes sensations en un mot, ce serait le suivant : le KIFF !

Et si je kiffe, c’est pour une tonne de raisons :

J’entre dans l’Histoire du poker

- En étant le premier joueur Belge à décrocher un titre EPT (après plusieurs tables finales et secondes places belges) ;

- En devenant le cinquième joueur du monde à décrocher la Triple Couronne (après Roland de Wolfe, Gavin Griffin, Jake Cody et Bertrand ‘ElkY’ Grospellier).

J’améliore mes classements mondiaux

- Numéro 1 classement LivePoker 2012 (première année que les belges y sont éligibles)
- 76ème au Global Poker Index
- 215ème de la All Time Money List
- 25ème de la Money List 2012
- 68ème du Popularity Rank
- 13ème du Player of The Year (Card Player)

« On ne bluffe pas Kitbul »

Grâce au streaming de la table finale avec cartes dévoilées :
- J’ai montré aux pros du circuit qu’on ne bluffe pas Kitbul ;

- J’ai montré à tous les amateurs de poker que ce n’est pas qu’un jeu de flip, que la prise de décision et la lecture du jeu peuvent faire la différence ;

- J’ai montré à ma famille et amis qui n’y connaissent rien au poker que je ne joue pas à la roulette, mais bien à un jeu de reflexion ;

- J’ai montré aux joueurs Winamax qu’effectivement, ce ce ne sont pas les cartes qui comptent… Mais bien ce que vous en faites.

Grâce à la diffusion à la télévision Belge, Française, et partout dans le monde, je vais également enfin pouvoir montrer au grand public ma force de jeu en tournoi, moi qui ait souvent regretté de ne pas avoir eu de retransmission pour mes 3 tables finales WSOP et un montage peu avantageux de finale de l’EPT Barcelone.

Je me suis prouvé à moi-même que la détermination, et donc le mental, sont la clé de tout succès. Il y avait effectivement un bail que je n’avais pas réalisé de cash en EPT… C’était à Monte Carlo en 2010. Deux ans. Deux ans durant lesquels je confessais à mes amis que jamais je ne gagnerai un EPT. A raison de six tournois par an, d’énormes fields et un niveau très élevé, c’était juste irréalisable… Mais j’ai relativisé et pris conscience de la variance et du facteur chance, tout en attendant mon heure.

Cela a été possible grâce à Stephane Matheu et au reste du Team qui ont une approche très professionnelle de ce jeu. N’oublions pas non plus le soutien des gens pendant les périodes de doutes qui fut très important pour garder cette détermination : je parle ici de mes fans fidèles et de mes potes sur le circuit. Je pense aussi au forum Belge Wallonie Poker qui m’a décerné le titre de meilleur joueur Belge de l’année 2011 alors que je n’étais que quatrième en terme de gains.

« Pour gagner, il faut s’amuser »

Les tournois en ligne sont également un bon moyen pour moi de m’entrainer : je les joue en étant particulièrement agressif (sans doute un peu trop…) dans le but de tenter des nouveaux moves. Je n’ai pas peur de faire des erreurs, du moment que j’en tire des leçons. C’est ainsi que je réutilise en live ceux qui ont l’air de bien fonctionner et les adapte dans les bonnes conditions.

Ces nouveaux moves me permettent de créer des historiques, un metagame, et ainsi de diminuer la variance et d’augmenter mon edge sur certains joueurs. Exemple : les donk bet flop ou turn avec des tirages, des brelons, des top paires et parfois en bluff total… Autre nouveau move : les click back, qui consistent à relancer au strict minimum autorisé, parfois utilisé en bluff, parfois en value. J’ai beaucoup utilisé cette arme à l’EPT Berlin dans des situations inexploitables, avec un succès certain.

Je remercie pour ce point toute la « MIF SUSU », qui sont actuellement les meilleurs joueurs de MTT en France, et qui avec leur grande ouverture d’esprit se permettent de « créer des games » comme ils disent.

Je kiffe aussi de voir que ma passion et ma foi pour le poker en tournoi étaient fondées. Même si sur le court terme celui-ci peut être très injuste, s’il y a de l’edge, la récompense finira pas arriver sur le long terme (#pokergod).

Pour gagner, il faut aussi clairement devoir s’amuser. Lors de mes 15 derniers EPT, je m’étais fait éliminer au Jour 2. Avec ma stratégie prudente et une grande notion de survie, je finissais les Jour 1 entre 20k et 50k. Le tout sans la moindre adrénaline…

Phénomène inverse à Berlin : j’ai monté 200k jetons au Day1, le tout grâce à un double up intervenu tôt dans la journée qui m’a permis d’être aggro et de vraiment bien m’amuser. Tout au long du tournoi et jusqu’à la dernière main, c’était pareil : j’ai pris de plaisir à jouer car j’ai joué mon jeu, en phase avec moi-même, j’ai pris mes responsabilités, j’ai suivi mes reads… avec une seule idée en tête : Play to win !

« Play to win ! »

La victoire est la seule place qui ne procure aucune frustration, aucun regret, et comme une table finale se produit très rarement, il est impératif de la jouer pour gagner et n’éprouver aucun regret.

Cette philosophie m’a été inculquée par les plus grands gagnants de MTT online de 2007 : elle consiste à préparer sa victoire en prenant avant tout les risques là où les autres resserrent leur jeu. J’entends par là la bulle et les différents paliers de gains.

Ce que j’ai aussi kiffé ? Le soutien de tellement de monde, qui fut un boost incroyable et indéniable. Il y avait d’abord mes gars sur place : Stéphane Matheu, Kinshu, Ilan Boujenah, Koen de Visher… Ils n’étaient pas très nombreux, ce qui m’a permis d’éviter de tomber dans l’euphorie mais ils ont été d’un énorme soutien pour me calmer au break ou m’encourager pendant les coups.

« Le soutien était complètement fou…»

Tout le soutien autour de la table finale était complètement fou… Tweets, Messages privés, un mur Facebook plein à craquer, les forums et SMS des proches : cela m’a sans doute rajouté de la pression, mais une pression positive qui m’a permis d’avoir l’œil du tigre.

Un très sincère merci à tous, rendez-vous aux WSOP pour de nombreux succès du team Winamax !

Alllleeeez Saluuuut Comme on a dit ! Fin Bon !

Conseils de survie

23 avril 2012 par ManuB

Chère Gaëlle “O RLY” Baumann, cher Ludovic “Mikedou” Riehl,

Vous êtes les deux petits nouveaux dans le Team Winamax. Soyez les bienvenus.

Je connais votre valeur, pour vous avoir cotoyé et affronté à de nombreuses reprises sur les tables réelles et virtuelles au cours des dernières années. Gaëlle, tu m’as donné mal au crâne plus d’une fois sur les tables midstakes de Winamax. Ludo, tu m’as impressionné pendant Top Shark. Cependant, rien ne vous a préparé à ce que vous allez vivre cette année. Pire encore, personne n’a osé vous dire la vérité. C’est pourquoi je me permet de vous donner quelques conseils pour profiter au maximum de votre première année au sein du Team W.

C’est très simple. Voici une petite liste de phrases en apparence anodines. Mais ne vous y méprenez pas. Sachez seulement ceci : si je l’avais eu à ma disposition depuis quatre ans, je ne serais peut-être pas l’homme brisé que je suis devenu.

N’oubliez pas… Si vous en entendez une, prenez votre courage à deux mains et fuyez !

Tu reprendras bien un verre ?” (Ludovic Lacay)
T’inquiète, Je prends les billets et j’organise tout.” (Tristan Clémençon)
Je peux utiliser ton téléphone portable ?” (Antony Lellouche)
Je te jure, c’est un super bon bet” (Aurélien Guiglini)
Un petit concours de drive ? On joue pas cher…” (Michel Abécassis)
Essaie le PLO, tu verras, c’est fun” (Guillaume de la Gorce)
Prends une carte, n’importe quelle carte…” (Nicolas Levi)
Ok on va au Rhino, mais on reste pas longtemps” (Anthony Roux)
Ah cet hôtel, oui, il est pas mal et pas trop cher” (Antony Lellouche)
T’es sûr(e) ? Je te laisse les noirs pour la revanche !” (Almira Skripchenko)
Tu viens manger à la maison ? Rien de spécial, ma mère cuisine, ça sera léger…” (Almira Skripchenko)
On reprend doucement aujourd’hui, juste pour se chauffer. T’auras même pas de courbatures.” (Stéphane Matheu)
Tu défends en grosse blinde avec Dame Houitre toi ?” (Davidi Kitai)
T’as trente secondes que je te raconte une main ?” (Marc Inizan)
Bon en un set gagnant, et je joue de la mauvaise main, ok ?” (Stéphane Matheu)
Tu sais, je me souviens, y’a vingt ans, le poker c’était pas comme aujourd’hui, d’ailleurs, une anecdote me revient…” (Michel Abécassis)
Non mais vraiment cette fois, je te jure, c’est le bet de l’année” (Aurélien Guiglini)
Tu viens à Namur ? Tu verras, c’est sympa.” (Davidi Kitai)
Je peux te laisser la petite pendant que je joue ?” (Almira Skripchenko)
Non mais si on regarde de près, honnêtement, qui c’est le meilleur ?” (Ludovic Lacay)
On se voit à l’aéroport !” (Tristan Clémençon)
J’aurais joué ça un peu plus tricky je pense, par exemple….” (Nicolas Levi)
I’m all in” (Tous)
Elle te plaît la fille là bas ? Je vais lui parler pour toi si tu veux.” (Patrick Bruel)

Enfin, je voulais rendre hommage à Davidi en vidéo après sa Triple Crown… Cliquez ici !

Mes débuts sur le circuit live…

5 avril 2012 par Superoger47

Les premiers voyages, pour ne pas dire aventures, terme qui serait plus adéquat tant les galères et anecdotes ont été nombreuses, sont ceux qui marquent le plus. On se souvient toujours plus de la première partie jouée que de la centième…  Les bons souvenirs (les mauvais aussi) associés au poker ne proviennent  pas uniquement des victoires et de l’argent gagné mais également et surtout des voyages, des découvertes, des expériences, des rencontres. A l’époque où je commençais à parcourir l’Europe et même le monde entier  pour jouer mes toutes premières parties live, âgé de seulement 18 ans, avec un anglais très approximatif, je n’étais pas connu du tout si ce n’est un peu par mon pseudo « SUPEROGER47 ». Mais personne ne savait à quoi je ressemblais et c’est donc dans l’anonymat le plus total que je me rendais à différentes destinations. Et je dois dire que cela aide à faire des rencontres parfois insolites dans un cadre assez atypique (dans des villes comme Macau ou Manille par exemple). A travers plusieurs articles, je vais vous raconter chacune de mes « péripéties » agrémentées de quelques anecdotes. Commençons par le commencement avec ma première destination poker : Dublin.

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Déconnexion

2 avril 2012 par Sir Cuts

Où sont les tables de poker ?

Alors que je m’affiche en couverture d’un magazine de poker pour la deuxième fois de ma « carrière » de joueur, je ne peux m’empêcher de songer qu’il aura fallu que je cesse de perfer pendant plus d’un an pour qu’on se décide à publier une photo de moi réussie à la une d’un bon magazine.

Peut-être ai-je rejoint le cercle fermé des vieilles baleines mythiques du poker, celles qu’on aime bien même s’ils sont nuls et à qui on réserve de temps à autre un article quand l’actualité est plate : Doyle Brunson, Pascal Perrault, Tom McEvoy… Ludovic Lacay. Bienvenue au cimetière du poker mondial mon pote !

Peut-être est-ce aussi parce que la rédac’ de Poker52 croit encore en moi, et parie sur un retour en grâce de « l’enfant terrible du poker français » (dixit je-sais-plus-qui). Une perf’ dans les trois prochains moi et on louera les talents de visionnaire de Bruno Benveniste, le boss de 52 !

Où alors, peut-être que le service de Winamax a fait un travail de networking d’enfer à grand coups d’achats d’espaces publicitaires, en contrepartie de pages de promo un peu plus déguisées…

Quoi qu’il en soit, je ne pourrais pas me sentir plus éloigné du monde du poker à l’heure où je rédige ces lignes sur mon BlackBerry. La France est à plus de 10 000 kilomètres, et les seuls moments où je pense au poker sont quand je lis les mails de notre coach Stéphane Matheu (9 messages par jour, le mec est coriace) et quand je signe les additions des restaurants - à ce rythme-là, si je ne fais pas de perf’ prochainement même le Fisc ne pourra plus rien me prendre.

Les Maldives sont vraiment fantastiques. Je suis arrivé il y a cinq jours à Malé. De là, il nous a fallu prendre un hydravion pour rejoindre l’île privatisée par l’hôtel que nous avions réservé. Après trente minutes de vol, on s’est posés sur une mer d’huile bleu turquoise, bien protégée par la barrière de corail.

Mon quotidien est simple : je me lève à dix heures et prends le petit déjeuner sur notre terrasse, face à la piscine (privée, bien entendu). Après, direction la plage de sable fin, vingt mètres plus loin. Premier casse-tête de la journée : hamac ou transat ? Ensuite : ombre ou soleil ? Crème solaire à 15 ou à 30 ? Un rapide coup d’œil aux alentours me confirme mes craintes : il n’y a personne d’autre que ma compagne et moi, je vais encore passer une journée de rêve sans voir le moindre emmerdeur. La seule personne à qui je vais parler sera Abdoul, un Maldivien de pure souche qui comprend un mot d’anglais sur quatre, et avec lequel j’ai toujours d’interminables débats sur le nombre de glaçons qu’il faut mettre dans mon verre.

Vers 18 heures, lorsque le soleil disparaît à l’horizon, je parcours en sens inverse les vingt mètres me séparant de la chambre, et enfile ma tenue de sport pour aller faire semblant de m’entretenir à la salle de gym. Cette pénible corvée effectuée, il ne me reste qu’à enfiler un pantalon et une chemise (pas de chaussures ici, c’est la règle !) pour aller sur la plage et manger jusqu’à l’écœurement des homards grillés en descendant quelques cocktails.

Je suis loin, très loin. Mais je reviens bientôt…

Des Maldives, je vous embrasse.

Le Team W vu par le Team W

29 mars 2012 par ManuB

Cliquez sur l’image deux fois pour l’agrandir

Comment j’ai gagné la Top Shark Academy (2/2)

12 mars 2012 par Mikedou

(Pour ceux qui n’ont pas lu le premier épisode, c’est par ici)

Jeudi 5 janvier 2012, 20 heures. L’académie reprend ses droits. Comme d’habitude, deux épreuves sont au programme. Durant trois jours, je dois monter la plus grosse bankroll possible en cash-game en démarrant avec 100 euros, puis commenter deux mains jouées durant la première épreuve. Objectif initial : ne pas finir dans les quatre derniers de chaque épreuve. Cet objectif me semble d’autant plus abordable que l’Academy connaît alors son pic d’affluence avec treize élèves en course et que j’ai commencé l’année en mode good run étant donné que j’ai dissipé les dernières effluves d’alcool du Réveillon en shippant le Sunday Surprise le 1er janvier, avec un voyage aux Seychelles à la clé. Accessoirement, essayer de finir Major ne serait pas du luxe. La semaine suivante sera effectivement l’ultime semaine avant l’épreuve finale, le niveau de l’Academy est de plus en plus relevé et obtenir une immunité permettra peut-être d’éviter quelques sueurs froides.

23 heures 30. Je n’ai pas encore commencé à jouer. Quand j’arrive devant mon ordinateur, les six ou sept élèves ayant commencé à jouer ont tous monté plus de 130€ de bankroll. Il y en a même un qui se balade à 330€ après avoir directement ouvert quatre tables de NL30. La gestion de bankroll n’est pas ma qualité première, mais là, il y en a qui ont fait fort… J’ouvre alors quelques tables de NL5. Je suis un peu surpris de constater que les tables sont remplies de regs plutôt tights et que par conséquent, les livraisons de caves entières sont loin d’être légion. L’adaptation n’est pas évidente. Je me rends compte que la semaine risque d’être beaucoup plus compliquée que prévue. Je grinde toute la nuit et me retrouve avec 230€ de bankroll aux alentours de midi en ayant clairement run good. Je décide à ce moment-là d’ouvrir six tables de NL20 pour essayer de rattraper le premier.

Tout est à refaire

14 heures. Mon cashier affiche environ 90€. J’ai spew six à sept caves en NL20 dans des pots 3-bet au cours d’une dernière demie-heure caractérisée par un phénomène de tilt récurrent chez moi au bout d’une longue session de cash-game, mais dont je n’ai toujours pas identifié les causes exactes. Je vais me coucher en sachant qu’avec ce petit sabotage aux airs de déjà-vu, je me suis préparé un week-end à priori pénible.

À mon réveil dans la nuit de vendredi à samedi, je constate que les bankroll des autres élèves ayant commencé à jouer ont plutôt stagné. Certains d’entre-eux étant même plutôt mal en point. Je rouvre plusieurs tables en NL5, remonte aux alentours de 150€ avant de run assez bad pour me retrouver encore une fois autour de 90€ samedi soir. En parallèle, je vois Woooote grinder en NL2 avec 50€ de BR. Ça me rassure quelque peu de voir que je ne suis pas le seul à galérer. Et le voir se démener ainsi me fait réaliser qu’on approche de la fin de l’Academy et que les choses deviennent vraiment sérieuses à présent. On dépassera d’ailleurs chacun la barre des 20 000 mains disputées en trois jours à peine.

Dimanche matin, 8 heures. Ma bankroll atteint son point le plus bas. Avec 60€, je suis à cet instant précis dans la charrette des nominés. La semaine est effectivement plus compliquée que prévu… Je deviens totalement scared money par moments. Étant donné le degré de nititude des vilains en face, chaque call à effectuer sur la rivière avec moins qu’un brelan devient un véritable supplice. Et je sais que chaque mauvais call effectué rendra le suivant encore plus stressant. La bonne nouvelle est que deux élèves sont quasiment broke. J’essaye de grinder tranquillement et le soir, vers 21 heures, je remonte à 140€. Sauf gros rush des élèves derrière, je suis à priori sorti d’affaire. Je stagne aux alentours de 150€ et vers 23 heures 30, les derniers sont vraiment loin derrière tandis que le premier élève n’est finalement qu’à 250€. L’épreuve se termine dans trente minutes, je peux même viser la première place en gamblant un peu. J’ouvre alors cinq tables de NL30.

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Comment j’ai gagné la Top Shark Academy (1/2)

23 février 2012 par Mikedou

Ludovic "mikedou" Riehl, vainqueur de la Top Shark Academy et nouveau membre du Team Winamax

Ludovic Riehl, vainqueur de la Top Shark Academy et nouveau membre du Team Winamax

Lorsque j’entends un avant-centre venant de réaliser un triplé s’empresser de répondre, dans un accès soudain d’altruisme, que c’est « avant tout le travail de toute l’équipe qui est à souligner », alors que tout le monde sait très bien qu’il foutra le bordel dans l’équipe au prochain mercato parce qu’il aura passé deux matchs d’affilée sur le banc… Lorsque j’entends cela, j’éprouve une envie immédiate de couper la télé, et je ne dois pas être le seul. Mais étant donné le déroulement de la Top Shark Academy et la palette d’émotions qui m’ont successivement traversé, je crois que le passage par ce genre de formule me sera inévitable. Ainsi, à tous les esprits cyniques aptes à s’irriter aux premières apparitions de clichés du style « en espérant que le meilleur reste à venir », à ceux-là je vais devoir demander un peu d’indulgence en lisant le bilan de cette aventure qui aura duré presque trois mois.

Frères d’armes

Avant toute chose : sincères félicitations à tous les académiciens. Passer les quatre stades successifs pour se qualifier était loin d’être évident, et la plupart d’entre nous a vraiment joué le jeu à fond malgré l’investissement d’énergie considérable que cela demandait. L’ambiance au sein de l’Academy était plutôt bonne, il y a même eu quelques messages échangés en privé par moments, la palme revenant probablement au talentueux Ruffidevil, psychiatre de profession, qui en l’espace de 24 heures nous a annoncé qu’il stoppait avant de se rétracter et finalement nous re-souhaiter une bonne continuation. Si jamais vous éprouvez un jour le besoin de consulter en raison de prises de décisions trop impulsives, je ne peux que vous conseiller de vous mettre en contact avec ce bonhomme très sympathique. En espérant vous recroiser autour de vraies tables un de ces jours, je vous souhaite à tous une bonne continuation.

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La bizut du Team Winamax

22 février 2012 par O RLY

Salut à tous,

Voilà une nouvelle année qui commence sous de bons auspices ! Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter à tous le meilleur pour 2012 (profitez-en à fond, n’oubliez pas que la fin est proche :p).

Dans la vie comme au poker, on dit que la chance finit par nous sourire tôt ou tard. Après une fin d’année 2011 quelque peu chaotique pour moi niveau poker, la roue semble tourner, puisque je viens d’intégrer le Team Winamax, LA référence en terme de Team de poker française !

Jusqu’aujourd’hui, j’ai toujours compté avant tout sur moi-même pour réussir en tant que pro dans le monde du poker. Mon objectif était de pouvoir vivre du poker sans sponsor (je ne parle bien sûr pas de coaching, mais plutôt de sponsoring à proprement parler). Progresser suffisamment pour être autonome et ne pas avoir besoin d’avoir recours à des aides financières extérieures. Combien de joueurs ont réussi à décrocher un contrat de sponsoring pour ensuite retomber dans l’anonymat sans être parvenus à faire leur trou dans ce monde de sharks ? Lire le reste de cet article »

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