Archive pour la catégorie ‘Tournois Live’

Un week-end à Deauville

Lundi 16 août 2010

C’est toujours un plaisir de se rendre à un tournoi de poker. Pourtant, je ne me suis pas rendu à Vegas car je n’en avais pas vraiment l’envie. Mais ne nous méprenons pas : j’aime jouer.

Alors que le championnat de L1 reprenait, j’ai pris la direction de Deauville pour redémarrer ma saison de joueur de poker. Je ne me considère bien sûr toujours pas comme un joueur pro mais c’est avec l’état d’esprit des plus grands compétiteurs que je m’installe à une table.

Le prix d’entrée est de 1,500 euros et nous recevons 20,000 jetons au départ. Les blindes sont de 25-50 et les niveaux de 40 minutes. 150 joueurs environ sont au départ, dont une grande partie de joueurs confirmés.

Je ne connais personne à ma table et très vite, je fais grimper mon tapis en remportant une succession de petits coups. Je relance et sur-relance beaucoup. Je décide notamment de 3-bet un joueur plus âgé que nous (un vieux quoi !) : il jette ces cartes… Il se lève alors : « Vous ne me respectez pas M. Dhorasoo ! Je vous connais mais vous ne me connaissez pas… Je vous préviens : je ne suis pas un fish ! » Je retourne deux as pour lui montrer que je le respecte. Enfin?sur cette main…

Je continue de « grinder » et grimpe sans effort à 40k. Je joue alors un gros pot contre un joueur de l’ACF que je détermine comme gros « donkey-bluffer ». J’ai KPique 9Pique  en SB et je complète la BB. Nous sommes 3 et le donkey est à ma gauche. Le flop est KCarreau 6Pique 8Pique  et je check-raise le bluffeur. Il me paie. Le turn est une brique : je mise 9,500 et mon adversaire annonce all-in. Je le couvre et snap call. Il découvre K5… Une dame de pique vient confirmer ma domination à la rivière. J’ai à ce moment 80k et c’est avec 120K que je termine ce Day 1, possédant ainsi le second plus important tapis.

Je peux retrouver mes potes d’enfances venus du Havre pour aller manger et boire des coups. La journée de demain risque d’être longue et avec mon tapis j’ai de quoi voir venir… C’est tout du moins ce que je me suis dit car, le lendemain, je n’ai tenu qu’une heure.

Je suis arrivé en retard (ça fait décontracté quand on a beaucoup de jetons) et tout s’est mal passé. J’ai perdu AA contre un mec qui était sur un tirage quinte (le gars a fini second). J’ai ensuite perdu 88 contre AJ de carreau (le mec faisant flush à la turn) et j’ai envoyé mon tapis tout heureux d’avoir trouvé AK mais un mec a été encore plus heureux que moi, possédant deux as…

J’ai enlevé mon casque, rangé mes lunettes et je suis parti sans souhaiter bonne chance aux autres joueurs.

Une journée cauchemardesque ! Je suis retourné dans ma chambre et ai pris le premier train direction Paris. Je n’aime pas rester longtemps sur les lieux d’un drame. Comme d’habitude, j’ai décidé dans le train d’arrêter le poker… Mais comme d’habitude j’ai changé d’avis en arrivant à Paris.

Je serai donc prochainement au PPT à Cannes en compagnie d’une grande partie du Team Winamax. En espérant un peu plus de réussite…

51 jours au Rio

Dimanche 18 juillet 2010

Il ne reste plus que onze joueurs dans le Main Event… Notre mission touche pratiquement à sa fin. L’objectif était de vous faire vivre ces championnats du monde 2010 à travers le suivi de toutes les épreuves, mais aussi en partageant avec vous les meilleures anecdotes et les histoires les plus rocambolesques. On peut dire que cette édition nous a gâtée ! Entre autres paris déjantés et obtention d’un cinquième bracelet français, il ne s’est pas passé un jour sans qu’une histoire croustillante ne vienne pas égayer notre quotidien. Nous espérons donc que vous avez vibré tout autant que nous en suivant cette série de tournois. Et pour les plus assoiffés, n’hésitez pas à de nouveau jeter un coup d’Å“il à notre reportage, dont vous pouvez retrouver les liens ci-dessous. Je vous souhaite à tous un très, très bon été et ne vous remercierai jamais assez pour votre fidélité.

Day 1 : Présentation des enjeux des World Series of Poker 2010 et début d’une épreuve mastodonte : le Players Championship à 50,000 dollars. Quelques paris extravagants sont déjà pris autour des tables ;
Day 2 : La suite du Players Championship et l’arrivée des premiers joueurs du Team Winamax sur Las Vegas ;
Day 3 : La première boucherie des World Series passée au crible avec une première polémique : alors que nous sommes au beau milieu du Day 1B, les joueurs du Day 1A sont-ils d’ores et déjà entrés dans l’argent ?
Day 4 : Présentation des finalistes du Players Championship alors que Robert Mizrachi mène les débats. Son frère Robert est également dans la course ;
Day 5 : Le début de la belle aventure de Nicolas Levi dans le Shootout à 5,000$ et la victoire de Michael Mizrachi dans le Players Championship ;
Day 6 : Annette Obrestad fait sa grande entrée aux World Series. A suivre aussi : la formidable prestation de Nicolas Levi qui réussit à se débarrasser d’une table constituée de Dario Minieri, Tom Dwan ou encore James Akenhead dans le Shootout à 5,000$, parvenant ainsi à se qualifier pour la finale ;
Day 7 : La cruelle élimination de Nicolas Levi en cinquième place du Shootout à 5,000$ et une présentation détaillée de l’épreuve de Stud à travers un historique de la discipline ;

Day 8 : Une journée marquée par le premier tournoi de Patrick Bruel dans cette édition 2010 des World Series ;
Day 9 : Men Nguyen remporte son neuvième bracelet. A lire aussi : une interview de l’anglais Praz Bansi, après avoir décroché sa deuxième breloque en or ;
Day 10 : L’incroyable journée de Tom Dwan qui, deux semaines après avoir annoncé qu’il remporterait un bracelet, échoue à une marche du sacre ;
Day 11 : Retour détaillé sur les nombreux paris pris par Tom Dwan. S’il avait remporté un bracelet, Durrrr aurait pu raser une bonne partie de la communauté High-Stakes ;
Day 12 : Les débuts d’Alexia Portal dans l’épreuve de No-Limit Hold’em à 5,000 dollars ;
Day 13 : L’interview de Carter Phillips après sa victoire dans l’épreuve de Short-Handed à 1,500 dollars ;
Day 14 : Une journée marquée par une nouvelle série de paris pris entre Tom Dwan et John Juanda ;
Day 15 : Début du Ladies Championship et retour sur la victoire de l’excellent David Baker dans l’épreuve de Deuce To Seven à 10,000 dollars ;
Day 16 : La finale du français Thibaut Klinghammer dans l’épreuve de Pot-Limit Omaha à 1,500 dollars. Entretien avec l’alsacien, qui n’échouera qu’en seconde place ;

Day 17 : Retour sur la victoire de Vanessa Hellebuyck dans le Ladies Event. La française apporte son cinquième bracelet à l’Hexagone dans une victoire en toute simplicité. A voir également : la folle histoire de « Super-Mamie » : alors que les meilleurs joueurs du monde avaient jugés bons de s’inscrire à la dernière minute d’une boucherie, une grand-mère les a rasés ;
Day 18 : Le début de l’épreuve Short-Handed à 2,500 dollars, avec l’élimination de Phil Ivey par Anthony Roux ;
Day 19 : Alexia Portal signe une nouvelle place payée dans l’épreuve Short-Handed. Clément Thumy va faire un poil mieux mais échouer à quelques marches de la finale ;
Day 20 : Retour sur le troisième bracelet de Sam Fahra obtenu dans une épreuve de Limit High-Low. Dans cette journée bien terne sur le plan du jeu, les reporters Winamax se sont lâchés avec quelques âneries subtilement (ou pas) placées ;
Day 21 : Le début d’une épreuve Short-Handed à 5,000$ cinq étoiles et la table finale du français Stéphane Tayar dans l’épreuve de Pot-Limit Omaha à 2,500$ ;
Day 22 : Les excellentes prestations françaises dans l’épreuve Short-Handed à 5,000 dollars marquée par le passage en demi-finale d’Anthony Roux et Bruno Launais. A suivre aussi : le début du championnat du monde de Heads-up à 10,000 dollars avec l’accession au troisième tour de Ludovic Lacay ;
Day 23 : Retour sur la quatrième place du français Bruno Launais dans l’épreuve Short-Handed et sur le duel épique qui a opposé Ludovic Lacay à Bertrand Grospellier en huitièmes de finale de l’épreuve de Heads-up ;
Day 24 : Cuts s’incline en quarts de finale du 10,000$ Heads-up pendant que démarre l’épreuve de Pot-Limit Hold’em à 10,000$ ;

Day 25 : Une journée marquée par la présence de Sara Underwood, mais aussi et surtout par l’obtention du huitième bracelet du meilleur joueur du monde : Phil Ivey. « Tant que des joueurs seront prêts à parier contre moi, je suis capable d’en gagner 30 » a-t-il déclaré après sa victoire.
Day 26 : Les demi-finales de Clément Thumy dans l’épreuve de Pot-Limit Hold’em qui s’arrêteront à la suite d’un coup invraisemblable. Marc Inizan était également de la partie.
Day 27 : Phil Ivey reçoit son bracelet des mains de Jack Binion. A voir : la (presque) accession d’Annette Obrestad en finale du Shootout ;
Day 28 : Vous voulez voir Antony Lellouche faire du ski nautique ? Alors ce Day 28 est fait pour vous !
Day 29 : A suivre : un Mike Mattusow au sommet de sa forme dans l’épreuve de Pot-Limit Omaha à 5,000 dollars ;
Day 30 : Comment Aurélien Guiglini a transformé une simple bouteille d’eau en un revenu de plus de 300 dollars ? Explications à l’occasion de cette trentième journée. A voir également : le premier bracelet de Gavin Smith.
Day 31 : Le début du Tournament of Champions (ce freeroll réservé à certains détenteurs de bracelet triés sur le volet) et l’élimination de Thomas Bichon en demi-finale d’une boucherie ;

Day 32 : Une flopée de français a débarqué sur Las Vegas et participe à divers tournois : une boucherie à 1,500 dollars ou encore le Pot-Limit Omaha à 5,000 dollars ;
Day 33 : Le départ de la très attendue épreuve Triple Chance en No-Limit Hold’em à 3,000 dollars ;
Day 34 : Un des tournois les plus relevés de la série débute : le 25,000$ Short-Handed. Au programme : mains de légende, tension et action au cÅ“ur d’une des journées les plus passionnantes de ces World Series.
Day 35 : Guillaume Darcourt réalise une nouvelle énorme performance en atteignant la troisième place du Triple Chance après un parcours haut en couleur ;
Day 36 : Retrouvez la présentation détaillée des finalistes du 25,000 dollars Short-Handed et la progression d’Antony Lellouche et Ludovic Lacay dans le Championship Omaha.
Day 37 : Revivez la victoire de Dan Kelly dans le Short-Handed à 25,000$ au travers d’un article détaillant le principe du stacking. Pendant ce temps, Ludovic Lacay atteint la finale du Pot-Limit Omaha à 10,000$…
Day 38 : Alors qu’il possédait la moitié des jetons à quatre joueurs restants, Ludovic Lacay s’incline en quatrième place au terme d’une dernière main totalement invraisemblable.

Et retrouvez également l’intégralité du Main Event : Day 1A, Day 1B, Day 1C, Day 1D, Day 2A, Day 2B, Day 3, Day 4, Day 5, Day 6, Day 7 et les demi-finales.

Si ces World Series touchent à leur fin, notre séparation ne sera que de courte durée : le circuit EPT et de nombreux autres tournois sur le vieux continent vont redémarrer à peine le mois d’Aout débuté. Benjo et moi serons bien évidemment présents tout au long de l’année pour vous faire vivre les exploits du Team Winamax et de la communauté du poker français. A très bientôt !

« Miss, you don’t play well »

Vendredi 2 juillet 2010

« Miss, you’re playing with stars of poker and you don’t play well. »

Cette phrase m’a été dite par un croupier. Un croupier du Rio à Las Vegas pendant les WSOP. Nous sommes encore 45 en course dans le 2,500$ 6 max et je viens de faire tapis avec un peu moins de 20 blindes. Voici le contexte.

Je suis, depuis plus de deux heures, en train de me bagarrer à une table difficile, trois gros stacks à ma droite et je navigue entre 15 et 25 blindes. Les deux joueurs directement à ma droite relancent quasiment tous les coups préflop et je ne vois pas de jeu. Je pousse pour me maintenir à flots (avec des mains très marginales) à chaque fois que j’en ai l’occasion. Le joueur en face de moi sur qui ça tombe plus de 7 fois ne me paye jamais mais me regarde à chaque fois très longuement. Je sens qu’il tilt. Qu’il tilt grave même. Puis arrive ce coup, où une fois encore ça tombe sur lui : je pousse mes jetons au milieu ( j’ai cette fois AK et un peu moins de 20BB, une très bonne situation pour qu’il call vu l’historique entre nous). Il réfléchit encore plus, excédé, et finit par fold non sans lâcher à son voisin un truc genre « stupid girl. » En tout cas quelque chose de court, de visiblement pas très aimable mais que je n’entends pas… Le croupier ( qui est depuis 5 minutes à notre table) voit que je tends l’oreille pour écouter ce qu’il dit et c’est là que sort cette phrase magique « Miss, you’re playing with stars of poker and you don’t play well » !

A ce moment là de la compétition, tout peut se jouer, le mental a une place primordiale et cette phrase est impardonnable. J’ai deux solutions : soit j’arrête le coup, je fais venir le responsable du tournoi, je demande au croupier de répéter ce qu’il vient de dire et je le fais virer, soit j’encaisse.

Le truc c’est que je monte rarement dans les tours mais quand ça monte… ça ne redescend pas de si tôt.

Je pense à la situation : si je perds vingt minutes à me calmer après avoir fait cet esclandre, je perds ma concentration, ma crédibilité et mon énergie. Alors je décide de prendre sur moi et de continuer à jouer. Je ne le regarde plus et je continue ma partie. Je régule mon souffle, je repense à ce coup et vu la situation je le trouve tout à fait bien joué au contraire et je me remets à fond dans le tournoi… jusqu’au coin flip qui ne passe pas…

Je vais sortir 38e de ce tournoi avec effectivement toutes les stars du poker international, des joueurs immenses et j’en suis très fière.

Shaun Deeb

Quand il arrive à ma table en milieu de Day 2 du 5000$, j’ai 110,000 de stack et je suis au dessus de l’average. Il s’assied et regarde chaque stack à table avant d’annoncer très fièrement « j’ai 150 ». Et il demande à chaque joueur assis derrière des colonnes de jetons combien il a…« 95000 » … « 120 000 » etc.

J’attends mon tour… sauf qu’il ne vient pas : il me zappe et ne me demande rien !

J’attends qu’une main se joue et là je lui demande avec mes yeux noirs (et je peux vous dire que je fais très bien les yeux noirs) : « Est ce que c’est parce que je suis une femme que mon stack ne vous intéresse pas ? » Il recule et accuse un peu le coup avant de répondre un truc bidon « non, mais j’avais réussi à compter vos jetons » LOL

Et il perdra un tiers de son stack dans un coup juste après… contre moi …

Et le surlendemain, je le vois au tournoi ladies avec une pancarte ridicule « le poker n’est pas une question de sexe, je suis contre et donc je le joue ». Qui dit tournoi, dit bracelet à la gagne… vous me suivez ?

Qu’on soit contre les tournois exclusivement féminins, soit (j’en fais partie d’ailleurs, on n’est pas au tennis et je peux renvoyer la balle) par contre dès lors que ce genre de tournoi existe, pourquoi ne pas le respecter ? Et vu notre échange précédent je doute fortement de son féminisme. Pas vous ?

Phil Hellmuth

J’ai eu la chance de jouer l’année dernière avec Phil Ivey pendant le main event et quand je me retrouve en day 2 du 5000$ à la table de Phil Hellmuth, je sais que c’est une autre catégorie de super star. Une foule se presse pour le regarder et pour l’écouter. Pour l’écouter surtout. C’est très sonore du Hellmuth !

Je vois plusieurs coups qu’il joue.

Le premier, aux blinds 1500/3000, il relance 8000 et quand un joueur fait boîte pour un peu moins de 100 000, il va faire un cinéma incroyable pendant 6 minutes (le temps pour moi de manger une pomme), un acting presque risible : il dit être certain de faire face à KQ ! Tout ça pour fold AJ après réflexion…

Déjà un peu énervé il va se tromper sur sa main suivante en relançant à 6000 au lieu de 8000. Le même joueur le sur-relance, cette fois pas à boite. Et il recommence son cinéma, en donnant du “it’s so sick i’m pretty sure you have aces”, “i can’t believe i’m folding this hand”, “i folded queens before today already”.

Et il finit par fold effectivement QQ. Son adversaire montre alors A9o. Il se retourne vers Greg Raymer qui est derrière lui et lui raconte comment il a fold QQ plus tôt dans le tournoi, genre tu as vu de quoi je suis capable ! Alors qu’on est tous en train de se demander comment il peut monter des jetons si souvent, avoir autant de bracelets en se trompant autant et il argumente encore et toujours genre « mais on est toujours énorme quand on missclick preflop » etc.

Ce même joueur le sortira quelques mains après avec une paire de 3 contre A10 pour Hellmuth. Et on en entendra des « mother fucker » et autres amabilités dans la salle du Rio ! Et il reviendra sur les lieux du « crime » à deux reprises pour insulter et s’énerver tout seul.

En fait un des seuls coups où je l’ai vu remporter des jetons, c’est avec AA en main…

Quand à moi c’est sur un coin flip que je vais sauter 22ième.

Voilà mes WSOP première partie.

3 tournois et 2 résultats dans des events réputés difficiles… C’est un bon encouragement pour le main event. Je suis réellement impatiente de reprendre l’avion dimanche pour Las Vegas.

Je disais que ces WSOP étaient un peu les premiers pour moi : la première année, mes copains avaient cassés leurs tirelires pour m’offrir 3 petits events et je pense que je n’étais pas prête, la seconde année j’étais enceinte de 3 mois, fatiguée par ma grossesse et par mes deux allers/retours, l’année dernière je ne suis venue que pour le main event ce qui est au final très frustrant. Cette année, c’est juste parfait.

Un grand merci pour les pommes, le soutien, la déception qui se lisait sur le visage de mes amis qui m’ont regardé jouer. Merci à Nico avec qui j’ai partagé une table dans le 6 max. Son regard bienveillant et nos discussions m’ont fait un bien fou.

Avoir un team manager comme Stéphane Matheu est un atout considérable pour nous, joueurs. Etre avec quelqu’un qui nous épaule comme ça, qui nous remue et qui organise notre vie autour des tournois… c’est juste génial !

A très vite …

La vie en 6-max

Mardi 29 juin 2010

Après des débuts de World Series difficiles, j’attendais avec la plus grande impatience le début des tournois Short-Handed. J’aurais souhaiter faire un résultat avant de les jouer car je connais le rôle prépondérant de la confiance dans cette discipline… Dans quelques jours, c’est l’Event #52, le tournoi de No-Limit Hold’em en 6-max à 25,000 dollars. Il ne va réunir que le gratin du poker mondial. J’ai pu faire un petit entrainement avec les deux Short-Handed : le 2,500$ et le 5,000$.

Dans le premier, j’ai atteint ma première place payée auw World Series. En SH, j’aime bien attaquer dès le début du tournoi, contrairement aux tournois Full-RIng où il est plutôt conseillé de ne pas trop jouer dans les premiers niveaux. J’ai donc joué libéré, n’hésitant pas à squeeze preflop avec des suited connector (ou pas) et lorsque j’étais payé : un simple continuation bet suffisait. Exemple avec une main contre Josh Arieh.

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La débâcle dans la bonne humeur

Samedi 26 juin 2010

Un peu à l’image de l’équipe de France de football, ces deux premières semaines à Las Vegas se soldent par un zéro pointé… En effet, en sept participations, je ne compte aucune deuxième journée et donc aucune entrée dans l’argent. Comme dirait Benjo, « c’est nul ! »

Revenons quelques jours plus tôt. Je suis arrivé sur Vegas très motivé par la table finale de l’ami « Croc » dans le shootout à 5000$. Il faut dire que moi aussi mon kiff, ce serait de doubler sur Durrrr ! De plus, je compte démarrer par mes tournois préférés : le 2,500$ et le 5,000$ Short-Handed. Malgré la fatigue du décalage horaire, je me démène plutôt bien sur le 2,500$ à une table qu’on peut juger facile.

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Bilan mi-WSOP : 7 tournois, 1 ITM

Samedi 19 juin 2010

Après vingt-deux jours de compétition, place à un premier bilan. Classons les tournois que j’ai joué en deux catégories : les donkaments et les tournois sharks.

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Sick, sick, sick !

Jeudi 10 juin 2010

Après un très bon départ au Day 1, je me retrouvé éliminé à vingt places de l’argent à l’Event #13 des World Series of Poker 2010… Ce qui compte au poker, c’est le résultat ! Qu’est-ce que ce jeu peut être cruel. J’ai maitrisé mon sujet pendant une journée entière, et ai commis une unique « erreur » au moment crucial du tournoi. Et voilà, sorti. Tout ce travail est remis au néant. L’important, c’est d’en ressortir avec une leçon qui va me permettre d’avancer. Ne revenons pas sur mon Day 1 : ce fut un gâchis de skill et de chatte. =)

Day 2, donc. Nous ne sommes plus qu’à cent places de l’argent.

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Suivez les WSOP sur Winamax

Mercredi 9 juin 2010

Je m’adresse ici aux trois personnes ayant vécu dans un grotte ces deux dernières semaines, où dont la connexion Internet vient d’être rétablie. Les autres, passez leur chemin.

Oui, parce les World Series of Poker battent leur plein, avec des tas et des tas de tournois de poker tous les jours et toutes les nuits à Las Vegas, avec plein de joueurs connus (et d’autres moins connus), alors j’espère que vous vous rendez régulièrement sur la section “Team” du site Winamax pour suivre en temps réel les progrès du Team, les performances françaises, les victoires mémorables, les anecdotes croustillantes glanées dans les couloirs, bref tout ce qui fait la petite et la grande histoire des championnats du monde.

Avec Harper, nous couvrons de long en large les épreuves depuis déja douze jours consécutifs, et les histoires n’ont pas manqué. Petite sélection :

WSOP : Day 1/50 - Début du festival, et lancement du reportage
Au pays des merveilles - Harper découvre Las Vegas pour la première fois
Finale du Player’s Championship - Michael Mizrachi revient sur le devant de la scène
Shootout à 5,000$ - Nicolas Levi offre au Team W sa première finale de l’été (interview)
The durrrr Factor - Tom Dwan menace de faire s’écrouler le monde du poker high-stakes (reportage en direct par Harper)

Retrouvez notre reportage quotidien à cette adresse, et les résultats des épreuves en cliquant ici (ou là)

Déja une finale cet été pour le Team… à quand la prochaine ?

WSOP : Shootout… Je suis out !

Mercredi 2 juin 2010

Je vous avoue être un peu dégoûté de l’issue de mon tournoi shootout, une formule que j’affectionne tout particulièrement… Le concept de ce tournoi est simple : il faut terminer premier de sa table de dix joueurs pour accéder au second tour et ainsi être ITM. Ensuite, il faut battre une table de six joueurs pour atteindre la table finale. Autant dire qu’en gagnant le premier match, le bracelet n’est plus très loin…

L’an passé, j’ai réussi à accéder au deuxième tour avant de perdre en heads up contre le futur gagnant du tournoi : Peter Traply. Je me retrouve à une table très forte, avec Barry Greenstein Et Dario Minieri en guest star, mais aussi plusieurs jeunes joueurs online très dangereux dont un certain « Jorj95 », spécialiste en SNG high stakes.

De nombreux joueurs abordent ce tournoi comme un MTT normal, alors qu’à mon sens il faut le jouer comme un Sit and Go en sachant prendre des risques au moment opportun, étant donné qu’il n’y a qu’un seul vainqueur ! Dans cette optique, j’ai joué très peu de mains durant les deux premiers niveaux… Très concentré, j’observe les moindres détails des joueurs à ma table.

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WSOP : Standard de Liège !

Lundi 31 mai 2010

Je n’ai pas pris le meilleur départ possible dans ces World Series of Poker… Il faut dire que la structure de ce premier event n’était pas franchement géniale pour un tournoi live. Qui plus est quand 4,000 joueurs sont au départ ! En d’autres termes, on peut qualifier le tournoi comme un crapshot, un donkament ou une boucherie, je vous laisse choisir ! Point positif : le field, relativement faible grâce à un buy-in abordable (1,000$). Beaucoup de joueurs disputaient ici leur premier tournoi live, et cela s’est ressenti dans leur façon d’aborder la partie : ils étaient angoissés et anxieux. Pour la plupart, ce sont des pensionnaires du fin fond de l’Amérique venus tenter leur chance : ils sont très passifs et absolument pas dangereux.

J’ai rapidement perdu la moitié de mon tapis. Voici la description de la main par nos reporters :

« Davidi Kitai a eu un peu moins de réussite. Jugez plutôt. En début de parole, le belge trouve Valet-Huit et décide de faire une mini-relance : quatre joueurs le paient. Le flop est 8Carreau8Pique5Trèfle (standard). Un premier joueur donke alors pour 325, la taille du pot : « je suis dans un vrai rêve à ce moment-là » confiera plus tard Davidi. Il se contente de payer et un autre joueur fait de même. Le tournant est un 2Carreau : nouvelle attaque de la blinde pour 800. Davidi hésite un long moment afin de déguiser sa main puis paie. Le troisième larron fait de même.

Prêts à voir la rivière, messieurs dames ? C’est un TCarreau : la blinde envoie une dernière salve, pour 750, et Davidi paie. C’est alors que le troisième pousse son tapis ! La blinde paie et Davidi est contraint de passer. Regardez à quel point la rivière est cruelle : elle a apporté une couleur à la blinde qui possède 7Carreau5Carreau et un full au troisième, qui retourne Dix-Huit ! Ce pot laisse Kitbul derrière un maigre tapis de 1,500. ».

Autant dire que cette rivière fut horrible, non seulement pour les 1,500 jetons perdus mais aussi pour le manque à gagner. En effet, sur une autre rivière, j’aurais pu prendre un maximum de value contre le « troisième larron », celui qui possédait un 8 moins bien kické que le mien. Toujours est-il que je parviens à doubler quelques mains plus tard avec 55 contre K8 sur un flop K65. C’est alors qu’on me change de table : la nouvelle est passive et j’en profite pour min-relancer à 200 sur des blindes 50/100 et faire des continuation-bet sur tous les flops.

Je remporte quatre coups d’affilée avec cette stratégie plutôt simple. Cinquième main : je reçois une paire de dames. Est-ce un rush ? Suis-je rentré dans la ”zone” ? Mon image n’est pas top : je sens que je vais être payé ! Suite à un limp pour 100, je relance à 350 depuis le cut-off. Le limper paie et le flop est APique 5Trèfle 6Trèfle  : je c-bet pour 250 et il me paie. Le tournant est un dix : on checke tous les deux. Enfin, la rivière arrive : un autre dix. Il mise 550 et je ne peux m’abstenir de payer en espérant qu’il soit sur un des nombreux tirages du flop. C’est raté : il me montre A4.

La main suivante, je reçois une paire de dix et relance à 200. Le bouton me fait 650 et vu mon image et mon maigre tapis de vingt blindes, je décide d’envoyer tapis. Il snap call avec KK et c’est la fin de ce premier event au troisième niveau… Je n’ai pas de regrets : c’est un tournoi qui ressemble aux nombreux MTTs online où on n’a pas le droit de perdre trop de coups. Une mauvaise rencontre peut être fatale et là… j’en ai pris trois !

Mon prochain tournoi a lieu mardi pour l’Event #6 : le shootout à 5,000$ où j’avais atteint une place payée l’an dernier. Pour se faire, il faut éliminer les neufs joueurs de sa première table… En gros : gagner un sit and go ! Comme promis, je ferais un compte-rendu à la fin de chaque tournoi, en espérant faire une table finale histoire de vous raconter des choses un peu plus passionnantes que des mauvaises rencontres…

COAD

 

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