Archive pour la catégorie ‘Tournois Live’

Dans la peau d’Antony Lellouche

Mardi 26 octobre 2010

« Les joueurs veulent des émotions fortes. L’incertitude est nécessaire à leur volupté. Ils n’auraient plus de plaisir s’ils jouaient à coup sûr. » Anatole France.

Elle est peut-être là, l’explication. Lorsque vous demandez à un joueur pourquoi il choisit de monter à une limite supérieure plutôt que de rester sur celle qu’il bat aisément, il vous répondra à coup sûr : « Pour progresser. » Et puis il marquera un temps d’arrêt, se rendant compte que c’est avant tout un combat et de l’adrénaline qu’il va chercher. Pour ceux disputant les plus grosses parties, la question n’est pas la même. Parti avec quelques centaines de francs en poche il y a une dizaine d’années, Antony Lellouche écume désormais les plus importantes parties mondiales. Et il l’assure : « Lorsque je joue un pot de 150,000€, le cardiogramme passe de 65 à 69, pas plus. » Afin de comprendre le détachement des plus grands joueurs face à de tels enjeux financiers, je vous propose de vous immerger dans le quotidien d’Antony Lellouche, joueur professionnel du Team Winamax.

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Une bulle a rebondissements au WSOP-e

Lundi 11 octobre 2010

Apres deux journées terminées en beauté, les choses vraiment sérieuses commencent le jour 3. De 66 joueurs restants, seulement 36 seront payés pour leurs efforts et pourront commencer à regarder la table finale. Partant avec le 8e tapis j’espérai seulement une table avec peu de gros tapis pour pouvoir mettre la pression aux moments cruciaux. Le destin m’avait préparé le contraire : Viktor « Isildur1 » Blom, la jeune terreur du circuit « High Stakes », se trouve deux crans à ma gauche, et avec le tapis de Chip Leader !

Également à ma table Freddy Deeb, James Mitchell, Roland de Wolfe, et quelques joueurs de MTT online comme Rob Akery. Viktor me surprend en jouant le premier niveau tranquillement. J’en profite pour gratter quelques petits coups et passer la barre des 300k. Jusqu’ici tout va bien…

Hélas un bluff pourtant bien monté va me faire perdre beaucoup de jetons suite à un superbe call de Rob Akery. Le coup est intéressant n’hésitez pas à poster vos commentaires.

Rob relance premier de parole, et je paye juste à sa gauche avec Ks Qc. On se retrouve à deux sur un flop AhAd2d. Il fait une mise standard ; et avec une cote de 3 contre 1, et la position, je me dis que je devrais rapidement savoir s’il a un As ou pas, et remporter ce pot souvent. Si je gagne je prendrai en plus un ascendant sur le joueur le plus actif pour l’instant. Je paye donc.

La turn est un anodin 3c. Le pot fait 40k et mon adversaire check. Persuadé qu’il est faible je m’attends quand même à ce qu’il paye une mise avec une paire moyenne contre un simple « float ». Il me faut donc être prêt à choisir les meilleurs montants pour représenter AJ/AQ voire AK ou 22. Je mise donc très petit à la turn, 22k, puis 55k dans 80k à la rivière (9s). Peut-être qu’une mise plus petit à la rivière aurait mieux marchée, toujours est-il que Rob a fini par payer après 5 minutes avec le genre de main que j’imaginai : 88. Son call est d’autant plus ambitieux que même s’il imagine que je blufferais toute ma range à partir de la turn (et il a raison), encore faut-il que j’ai décidé de payer avec rien au flop, et donc encore faut-il que j’ai air au flop après avoir payé un raise UTG+1.

Bref je ne regrette pas du tout ce coup et je ne peux que lui dire bravo pour son « soulread » !

Je chute à 180,000 soit la moyenne… Une bonne nouvelle m’arrivant jamais seule je trouve JJ quand un shortstack a QQ et le double pour passer à 125k. Rien de dramatique, mais Viktor Bloom commence à accélérer alors que la bulle s’approche, et il ne me reste plus qu’à jouer un poker serré et laisser passer l’orage… en espérant ne pas perdre trop de jetons dans l’affaire !

Cette troisième journée commençait donc comme les deux autres par une chute de jetons. Pas de panique, ma patience avait été récompensée par deux fois, tout peut aller très vite au poker. ..

Une heure de « fold » plus tard le coup du sort allait venir de l’excentrique Isildur1. Il relance à 9,000 premier de parole, et je trouve JJ en petite blinde. Avec un tapis de 110,000 je suis censé faire un trois bet, histoire de lui faire croire qu’il peut encore me faire passer s’il pousse. Avec mon image serrée je crains de représenter beaucoup de force si je 3bet trop gros et lui faire passer ses mains moyennes. Si je 3bet trop petit, il peut décider de juste payer je peux me retrouver dans une situation très délicate au flop. A l’inverse, envoyer tapis directement va lui faire croire que j’ai une main qui ne désire pas se faire payer. Je sais qu’il aime gambler et annonce donc « all in ».

Il réfléchit un peu, et paye avec une paire de 4 ! Pas de bad beat et je revis, toujours sous la moyenne et à la bulle, mais avec une marge de manœuvre beaucoup plus grande. Ouf !

La bulle éclate, et comma par magie je redouble, cette fois encore contre Isildur1 et sur une main miroir de la première, mais sur un setup cette fois, QQ contre JJ. Revenu à 425000 et parmi les gros tapis la machine peut se lancer et je termine la journée correctement avec un tapis de 515,000 qui me place 8e sur 22 joueurs restants… à une journée de la plus belle finale de ma carrière !

S04 E01

Lundi 11 octobre 2010

Je trouve enfin le temps de vous écrire… Il faut dire que le début de ma quatrième saison chez Winamax a été des plus intenses. J’ai enchaîné coup sur coup l’EPT de Vilamoura, le PPT à Cannes, les WSOP-Europe et l’EPT de Londres sans trop m’en rendre compte. Le tout entrecoupé d’intenses sessions en ligne, tournois et cash-games mélangés. La raison de ce regain d’intêret pour le poker online malgré un planning live chargé ? Mon manque de rigueur lors des deux premiers tournois de la saison.

Je n’ai effectivement pas aimé mon niveau de jeu à Vilamoura, et je n’ai pas joué assez longtemps à Cannes pour me sentir dans le « rythme » d’un tournoi majeur. Je suis donc retourné faire mes gammes sur le nouveau site Winamax.fr, que j’affectionne de plus en plus, surtout ce petit bouton « copier la hand history » qui me permet de partager et discuter un coup avec mes acolytes du Team en un seul clic.

J’ai ensuite joué les WSOP Europe. Pour la première fois, j’étais à domicile pour disputer une grosse épreuve. Cette année, j’avais opté pour un programme plus chargé que lors de l’édition 2009, avec trois tournois préliminaires, et le Main Event.

L’épreuve de Short-Handed aura duré trois heures pour moi. Un peu trop de prise de risque de ma part… Sur le Pot-Limit Omaha, j’ai assez bien joué - sauf vers la fin, en me faisant sortir par Jeff Lisandro, qui allait finalement remporter le tournoi, et son cinquième bracelet.

Ensuite, le tournoi de tête à tête. Au premier tour, j’affronte un joueur scandinave assez bon mais contre qui je vais rapidement prendre l’avantage en jetons, ce qui va me servir pour lui mettre une grosse pression. Le canadien Greg Mueller est mon second adversaire. Un joueur très respecté en Limit Hold’em, mais faible en No Limit : j’ai touché beaucoup de jeu, il n’a eu aucune chance.

Troisième tour : je fais face à Kevin Eyster. Un excellent joueur de tournoi : je savais à quoi m’attendre, mais fut tout de même surpris par son style, très proche du mien que ce soit avant ou après le flop. Il a pris l’avantage le premier lors d’un gros coup où j’ai tenté un « move » à forte variante - chose que je ne fais jamais d’ordinaire dans les Sit-N-Go Heads-Up, mais je suppose que mes tendances à vouloir jouer « créatif » comme en cash-game prennent parfois le dessus en tournoi.

Enfin, le Main Event… Epreuve magnifique tant par sa structure que ses participants. J’ai joué un poker de haute voltige (selon l’expression consacrée) pendant deux jours - je pense vraiment avoir montré le meilleur de ce que j’étais capable. Bien entendu, j’ai eu de la réussite, mais j’aurais mérité d’aller plus loin.

La dernière main est assez particulière. Je tente un gros, gros move. Avec Dame-4 à pique, je sur-relance depuis le cut-off un joueur solide possédant un gros tapis. Il me paie, puis check/raise sur un flop Roi-8-4. Il possède Roi-10, et avait soi disant prévu de payer mon 3-bet à tapis avec cette main. Il a tout de même réfléchi avant de payer ce 3-bet. Quoi qu’il en soit, je pense que sa décision est très mauvaise dans le cadre d’un MTT. Je parle en connaissance de cause, car ce genre de prise de risques contre des joueurs agressifs m’a couté tellement cher dans le passé : lors d’un gros coup, même le joueur le plus « déglingo » aura la plupart du temps un gros jeu. Peu importe, il a bien joué ce coup, et a mérité d’aller loin.

Je quitte le casino Empire un peu déçu. Direction le Hilton, pour l’étape londonienne de l’European Poker Tour. Rien de particulier à raconter au sujet de cette épreuve… Vous avez déjà lu la plupart des mains dans le reportage de Benjo et Harper. J’ai perdu le gros de mon tapis au cours de confrontations normales, avant de me faire éliminer sur un coup semi-standard sur lequel je reviendrai sur les forums de Wam-Poker, histoire d’en discuter un peu avec vous.

La première salve de tournois est passée, et je n’ai toujours pas ouvert le compteur de places payées. Je ne me fais pas trop de soucis. A la fin du mois, je serai à Vienne pour le grand retour de l’EPT dans la capitale autrichienne, et compte bien jouer à mon meilleur niveau.

Parcours de la Combattante: Le Retour

Mercredi 6 octobre 2010

“On a coutume de dire que la vie est dure. Moi, j’me bats pour le futur. Quelle aventure! ” .

Je suis revenue de Londres avec cette chanson dans la tête. Curieux ce que mon âme russe fait ressortir dans les moments de grande tristesse. Ces vers de Menelik ont adouci les journées qui ont suivi mon élimination à la bulle du main event WSOPE. Même si pour une fois, j’ai été couronnée du titre honorifique de “Last Woman Standing” et poursuivie par ESPN.

“…Moi, j’me bats pour le futur…”

Les trois bulles majeures de cette année (San Remo, WPT Paris et maintenant Londres) m’ont permis de comprendre des choses essentielles sur ma gestion des tournois et la façon dont je réagis dans les situations de stress extrême. J’en tire une leçon d’une grande importance qui me permettra peut-être de faire un travail sur moi-même avec l’aide de notre nouveau coach mental Pier Gauthier.

Revenons au sujet de la dernière fois. Je suis contente que cette main ait suscitée un si grand nombre de commentaires. Merci à tous!

Comme vous je ne connaissais pas la fin de l’histoire, j’ai réfléchi à cette main et voici mon analyse.

La range d’un joueur LAG est très large preflop. Sa range de check/raise sur ce genre de board comprend à mon sens diverses parties:
- des mains faites fortes (22, 66, T6s) - TT, 62 et T2 sont plus rares dans cette situation.
- un tirage couleur ou combo draw (toutes les combinaisons possibles à l’exception de celles comportant la QCœur  évidemment) comme 6Cœur 7Cœur  et autres.
- une gutshot (54, 34, 78, 98, 79…)
- un petit pourcentage de bluffs complets

Notre paire de dames est évidemment grande favorite à ce stade. On pourrait sur-relancer mais ça risque de tuer l’action sauf si nous sommes battus ou dans une situation de coin flip. Payer pour joeur contre toute la range adverse me paraît plus judicieux.

Au turn, je trouve le check de l’adversaire étrange. Avec cette profondeur, on peut imaginer qu’il ait envie de construire un gros pot avec une bonne main faite ou un gros tirage. Quand il check, on imagine donc qu’il veut soit check/raise à nouveau, soit qu’il abandonne un bluff complet, soit qu’il possède désormais une main à showdown value et décide de contrôler le pot. Quand il check/call, cela oriente pour moi très clairement sa range vers cette dernière option: une main faite faible avec néanmoins le potentiel de battre ce que nous représentons (Tx+, JJ+) ou un bluff de notre part.

A la river, son gros bet (quasiment la taille du pot) est donc légèrement incohérent avec ses actions précédentes. Il essaie de représenter la couleur, mais je pense qu’il aurait continué son semi-bluff au turn avec un bon tirage ou combo-draw (ou choisi un check/raise) et n’aurait pas choisi l’option plus passive du check/call. La question de l’historique récent se pose cependant: ce joueur vient juste d’essayer de nous faire un gros bluff, est-il suffisamment agressif pour en retenter un autre malgré son image déteriorée?

En pesant le pour et le contre, je me dirige donc plus vers un call (de toute façon je n’ai jamais passé une paire de ma vie! :) ).

Résultat: notre adversaire avait 7Trfle 8Carreau .

Félicitations à guetali pour son processus de réflexion.
A bientôt pour un nouvel exercice!
 
 

 

 

 

Jour 2 à Londres, une pièce en Deux Actes.

Lundi 4 octobre 2010

Le jour 2 chip leader. La dernière fois que ça m’était arrivé à Londres j’avais sauté avant la pause diner sur un beau craquage des familles ! Méfiance donc… Depuis 3 ans ont passés et l’eau a coulé sous les ponts. J’ai pris de l’expérience et je comptais bien le prouver. On veut toujours mettre la pression sur ses adversaires lorsqu’on a les jetons, 150k dans mon cas, trois fois la moyenne, mais avec une table de départ à droite de JP Kelly, en face de John Tabatabai, et deux crans à gauche de Phil Ivey je savais à quel point la tâche serait délicate…

Apres un premier niveau d’observation, j’ai le droit à mon premier spot difficile contre Ivey « himself ». Il relance une énième fois et je paye au bouton avec Tc6c. D’accord c’est Phil Ivey mais je ne peux pas lui laisser le champ libre quand même ! J’ai pour l’instant une image serrée et la position, ce qui me permet de jouer mes connecteurs avec beaucoup d’options. Les blindes rentrent aussi dans le coup et le flop vient Ts9c2c. Phil fait un continuation bet. Si je raise ici, j’isole contre les mains qui me battent et me retrouve commit avec entre 9 et 14 outs. Je préfère largement payer avec une grande profondeur. Nous sommes deux et le turn est une doublette du 9.

Il s’agit probablement d’une situation où il faut miser petit pour protéger ma main, mais j’ai préféré checker pour contrôler le pot. Si je mise je ne représente rien et pourrait donc me prendre un check raise très désagréable en n’ayant aucune idée de la range de Phil. Peut-être que j’ai un peu sous joué cette turn par peur de me faire « own ».

La rivière est un trèfle, le 4. Couleur contre le meilleur joueur du monde. Le moment de gloire ? Humm il check, je mise évidemment et j’attends tranquillement que le pot me revienne, lorsque d’un coup j’entends « raise ». Oups, ma couleur au T est belle sur le papier mais honnêtement, Phil n’a pas effectué une mise sur ce flop puis checké au turn avec rien : le flop l’a touché d’une manière ou d’une autre. Il n’a donc pas souvent besoin de bluffer car il a soit une main faite soit un tirage qui est rentré. S’il a une paire il peut simplement payer s’il ne me croit pas. II peut aussi avoir full, carre ou couleur au-dessus. Mon monstre c’est transformé en un simple « attrape bluff » : je ne bats aucune main légitime. QJ est possible, mais je représente quand même une couleur, blufferait-il vraiment dans ce spot ?

Je finis par me convaincre que je ne peux pas passer couleur contre Ivey, que c’est comme ça qu’il gagne des jetons, en jouant sur son image et en essayant d’imposer sa loi. Erreur cette fois ci, Phil retourne Ac8c pour une couleur max. NH Sir. Je ne sais toujours pas si je pouvais coucher cette main mais j’ai failli !

Quelque peu en tilt je fais ensuite 1 voire 2 mauvais call dans des petits pots histoire de rester dans le rythme :) avant de me reprendre et d’arrêter complètement de jouer à cette table très difficile et ou tout le monde attend pour me cueillir. Lorsque le niveau est très proche entre bons joueurs, l’image est ultra importante, et la mon image est détruite : patience !

Pendant 4h je vais folder, folder, et prendre une blinde par ci par là pour me maintenir. Je sort Ted Lawson shortstack, mais perd un coup important contre Nick Shulman (tous deux arrivés en court de route). Mon tapis ne diminue pas, mais la moyenne augmente. Je ne trouve toujours pas de spot et descend même a 100k. J’assiste au craquage incroyable de James Keys qui propulse Ivey chip leader. Je regarde la montre, et me dit que demain sera un autre jour alors que la table ne va pas casser lors des 3 dernières heures. La table est folle, même Ivey chipleader joue un jeu conservateur et atypique !

Lorsque tout d’un coup… miracle ! Le rééquilibrage des tables veut que je prenne un autre siège ! Ma nouvelle table a comme tête d’affiche Greg Mueller, Barry Greenstein, et Beth Shak. Elle contient également un certain James Bord qui me fera doubler immédiatement sur un bluff comme on en voit que (trop rarement) : il paye mon 3bet hors de position puis me check raise instantanément a tapis en overbet sur A75 avec… 98. Avec AQ je respire un bon coup et paye en quelque secondes… ma main tient. Ouf ça aurait été sick de perdre celui-là. Revenu à un bon stack et avec une bonne image désormais, je recommence à ouvrir mon jeu. En 2h je passe de 200k a 272 sans showdown, avec notamment un 5bet avec AK contre Barry Greenstein en bataille de blinde. Bien sûr, c’est facile de pousser avec AK, mais se faire 4bet light par Barry ça n’arrive pas tous les jours…

C’est donc très content de ma gestion de la journée et de mes changements de rythmes payants que je finis la journée, encore une fois dans les chip leader, et avec plein d’espoir pour le 3e jour. Demain on rentrera dans l’argent et les favoris pour la table finale vont commencer à se montrer…Viktor Blom est chip leader, Phil Ivey et Arnaud Mattern sont en embuscade, ça s’annonce explosif !é

WSOP-Europe, un tournoi particulier

Samedi 2 octobre 2010

Salut à tous !

J’ai pris un peu de retard sur mes blogs, trop, puisque j’avais prévu trois partie pour vous conter ma finale du $5000 shoutout à Las Vegas et que j’ai entre temps perfé à Londres ! On ne va pas se plaindre bien sûr ! Je vais vous raconter cette dernière table finale pendant que c’est chaud, avant de revenir sur Las Vegas très bientôt.

Le WSOP-Europe est depuis ses débuts un des tournois qui me tient le plus à cœur. J’ai participé à chacune de ses quatre éditions, avec comme meilleure performance une 27e place lors de la première. Je ne portais pas encore de W sur le cœur, et j’avais bataillé a la table de Patrick Antonius puis de Kenny Tran avant de sauter contre Tabatabai, futur dauphin du tournoi remporté par une jeune pro online qui débutait en live: Annette_15. Suite à cette performance, un certain Aurélien vient me parler de Winamax, et c’est le début d’une grande aventure.

C’est donc comme chaque année que j’attendais ce tournoi. Particulier aussi car il se joue pour moi à domicile, étant résident Londonien depuis plusieurs années. Je ne fus pas déçu par le niveau qui comme chaque année est extrêmement relevé. Au menu cette année sur mes tables successives: Phil Ivey, JP Kelly, Viktor « Isildur1 » Blom, Thomas Bichon, Vanessa Selbst ou encore Roland de Wolfe.

Le premier jour commença à gauche de JP Pasqualini et de Chad Brown, en face de Jason Lester, et a droite… d’Annette! Je perdis rapidement quelques coups clés comme celui ou je passe une couleur contre le check raise à la rivière de Sointula sur un tableau comprenant une paire. Frustrant. Ou quand je passe AQ sur un check raise de Jean Paul alors que le flop est AKX X avec un tirage qui ne rentre pas à la rivière. Frustrant.

Heureusement ma patience payera et deuxieme moitié de la journée fut parfaite pour mois. Je remonte de 12 000 à 60 000 après 3h à la Jamie Gold (Couleur, full, AA etc !). Ensuite la machine est lancée : je ne montrerais que 2 mains dans le reste de la journée : un call 3 barrel avec 4e paire (ca gagne) et un bluff en rererereraise (6-bet) a tapis avec QTs qui fait passer mon adversaire. Je vais finir la journée a 150 000, chip leader et très content… forcément.

A suivre.

Winamax Poker Open : Rendez-vous Jeudi !

Mardi 14 septembre 2010

Le grand jour approche ! Celui de la première compétition internationale organisée aux couleurs de Winamax… A partir du 16 Septembre, nous vous donnons rendez-vous à Dublin pour disputer le plus beau tournoi Short-Handed de l’année : le Winamax Poker Open ! Outre nos professionnels Aurélien Guiglini, Tristan Clémençon, Manuel Bevand, Davidi Kitai et Anthony Roux, ce sont plus de 600 joueurs qui sont attendus du côté du Ballsbridge Inn, charmant complexe hôtelier situé dans le sud-est de la capitale irlandaise.

Parmi eux, quelques bonhommes verts du cru, forcément… Mais aussi et surtout, bien sur, une multitude de joueurs qualifiés via Winamax au cours de ces derniers mois ! On retrouvera avec plaisir des joueurs Matthieu “sixcoups” Lamagnère (Local Hero de son état), Raphael « Raphaelbis » Kroll, finaliste du Partouche Poker Tour, Arnaud « ZsK9 » Szybura, joueur nordiste rencontré au récent EPT de Monte Carlo, et vainqueur d’un Sunday Surprise il y a quelques semaines. Et puis, ce sera l’occasion rêvée de rencontrer une multitude de joueurs que l’on ne connaissait jusque là que sous la forme d’un pseudo : pros, semi-pros, amateurs, grinders de tout poils seront présents en masse, venus de tout l’héxagone, de Suisse et même, pour certains, de Guyane, si, si !

Après avoir partagé une Guinness, tout ce petit monde se retrouvera autour des tapis verts. Au programme : un tournoi à 550 euros en “short-handed“… Traduction : seulement six joueurs par table, pas un de plus ! Un format popularisé sur Internet, qui a depuis quelques années fait son apparition en “dur”, pour le plus grand plaisir des joueurs amateurs d’action survitaminée.

L’équipe de reportage Winamax sera évidemment sur le pont. Junior et Paco vous concocteront des vidéos sur-mesure pendant que Benjo et moi assurerons le rendu écrit sur Winamax.fr, composé de photos extravagantes, de coups fumants et d’anecdotes plus rocambolesques les unes que les autres ! N’hésitez d’ailleurs pas à demander des nouvelles de vos amis sur le forum Wam-Poker : ce tournoi est le votre, et nous serons à votre service quatre jours durant pour vous donner un maximum d’infos en temps réel.

« Ce Winamax Poker Open va offrir la meilleure structure au monde dans un tournoi Short-Handed » assure Mike Lacey, directeur du tournoi en partenariat avec Winamax. Avec 20,000 jetons, des blindes 25/50 et des niveaux d’une heure, les joueurs sont effectivement parés contre les mauvaises rencontres précoces.

« Mais ce n’est pas l’essentiel » assure Aurélien Guiglini. Le joueur et membre du staff Winamax a porté un soin tout particulier à la création de la structure. « Les antes ont été calculés de manière à suivre une courbe parfaite : aucun pallier ne manque. Sans oublier qu’avec uniquement six joueurs par table, le nombre de mains à l’heure sera décuplé. »

Histoire d’ajouter un peu de piment à ce tournoi qui se déroulera sur quatre jours (dont deux Day 1), Winamax a ajouté quelques cadeaux supplémentaires. Il faudra cependant bosser pour en bénéficier ! Le menu :

- Si vous éliminez un joueur du Team professionnel, vous remporterez votre entrée pour le Winamax Poker Open de Dublin 2011 ainsi qu’un tee-shirt remémorant votre exploit.

- Si vous êtes le premier sorti, pas de panique ! Vous remporterez votre place pour le side-event à 300 euros du samedi.

- Autre mésaventure : faire la bulle. Là encore, vous ne repartirez pas les mains vides mais avec une entrée pour le Winamax Poker Open de Dublin 2011.

- Enfin, n’hésitez pas à être un brin malchanceux… Si vous touchez un carré (ou mieux) et que vous êtes malgré tout battu, vous remporterez votre ticket d’entrée pour le Winamax Poker Open 2011.

- Même cas de figure si vous touchez une quinte flush gagnante en utilisant les deux cartes de votre main ! Pour connaitre le détail des bonus, rendez-vous sur la page qui leur est consacrée.

Dernière minute ! Les joueurs atteignant la table finale en ayant porté les couleurs de Winamax depuis le début du tournoi se verront eux aussi remettre une entrée pour l’édition 2011 du Winamax Poker Open.

Si vous n’avez pas réussi à vous qualifier et restez tentés par l’expérience, n’hésitez pas à nous rejoindre : il est encore possible de s’inscrire au guichet du Ballsbrige Hotel… Rendez-vous sur le site officiel pour tous les détails. A jeudi pour un week-end qui s’annonce en tout point mémorable (surtout si vous venez tous payer des coups aux reporters !)

Hero Fold : ça suffit !

Lundi 13 septembre 2010

De nos jours, de plus en plus de très bons joueurs sont présents lors des grand rendez-vous internationaux et il faut savoir aller chercher un edge sur ceux-ci. Pour y parvenir, une bonne lecture du jeu est essentiel : il faut parvenir à folder sa main ou payer là où la plupart n’en sont pas capables. Je ne suis pas de l’école “je suis obligé de payer” ou “je suis obligé de passer”… Une lecture parfaite de notre adversaire peut parfois réduire la range de mains adverses jusqu’à une seule main précise. Cela nécessite d’analyser la ligne depuis le début tout en tenant en compte de l’ensemble des facteurs à disposition (bet sizing, tell physique, âge/nationalité…). Avec l’expérience, je sais reconnaitre des situations polarisées où mon adversaire est soit max, soit n’a rien. Dans ces moments-là, la décision est la même avec le troisième jeu max qu’avec une simple hauteur as, c’est pourquoi j’ai tendance à faire beaucoup d’hero fold et d’hero call.

Depuis Las Vegas, je dois bien avouer avoir fait plusieurs mauvais folds. A cinq reprises, j’ai jeté une main que peu de joueurs auraient foldé. J’avais à chaque fois le meilleur jeu…

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Wsop 2010 part 2

Dimanche 12 septembre 2010

J’ai ensuite enchainé avec le 5K, toujours en short handed. Un seul coup vraiment notable à raconter lors du day1, tout le reste ayant été du run good standard. Un seul pot donc pour ce compte rendu du day1, mais il vaut le détour.

Blindes 400/800, je relance en premier de parole avec 5c3c à 2000. Payé par le bouton, payé par Adrew “Good2Cu” Robl en SB et payé par la BB.

Quatre joueurs donc à voir un flop Qs 4d 2c. J’ai environ 70K au début du coup, Robl a à peu près le meme stack, les autres sont plus short.

Je continuation bet à 4400 avec mon tirage quinte, payé par Robl et par la BB.

La turn est le 2s et Robl me surprend en misant 14 000. La BB passe, c’est à moi de parler. Sa mise n’a pas vraiment de sens selon moi ici, on est très deep pour un tournois, il n’y a qu’avec full aux quatre ou carré de deux qu’il voudrait jouer un gros pot ici. Si c’est le cas et que je paye il misera à nouveau à la river, sinon c’est qu’il abandonne le coup. Lire le reste de cet article »

En pleine confiance

Vendredi 10 septembre 2010

On y est ! Voilà la reprise : la saison 2010/2011 vient de commencer.

Je ne parle pas de football mais bien de poker. Et le calendrier est bien chargé en cette période de rentrée. Un tournoi à Juan les Pins, un autre à San Remo, tous les deux en guise « d’échauffement » (ils auront été malheureusement stériles en terme de performance mais furent d’excellents tests avant d’aborder les gros events du mois de septembre), puis le premier EPT de la saison pour moi, à savoir l’EPT de Vilamoura . Pas de perf non plus à Vilamoura , mais pourquoi donc ?

Mon excuse principale serait de dire que je n’ai pas eu de jeu et que sans jeu il est difficile de monter des jetons (ce qui était vrai pour cet EPT). Pas de gros bluff raté ou de mauvais call qui m’a fait perdre une grosse part de mon tapis. Alors, aucun regret ?

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