Archive pour la catégorie ‘Tournois Live’

Parcours de la Combattante: Le Retour

Mercredi 6 octobre 2010

“On a coutume de dire que la vie est dure. Moi, j’me bats pour le futur. Quelle aventure! ” .

Je suis revenue de Londres avec cette chanson dans la tête. Curieux ce que mon âme russe fait ressortir dans les moments de grande tristesse. Ces vers de Menelik ont adouci les journées qui ont suivi mon élimination à la bulle du main event WSOPE. Même si pour une fois, j’ai été couronnée du titre honorifique de “Last Woman Standing” et poursuivie par ESPN.

“…Moi, j’me bats pour le futur…”

Les trois bulles majeures de cette année (San Remo, WPT Paris et maintenant Londres) m’ont permis de comprendre des choses essentielles sur ma gestion des tournois et la façon dont je réagis dans les situations de stress extrême. J’en tire une leçon d’une grande importance qui me permettra peut-être de faire un travail sur moi-même avec l’aide de notre nouveau coach mental Pier Gauthier.

Revenons au sujet de la dernière fois. Je suis contente que cette main ait suscitée un si grand nombre de commentaires. Merci à tous!

Comme vous je ne connaissais pas la fin de l’histoire, j’ai réfléchi à cette main et voici mon analyse.

La range d’un joueur LAG est très large preflop. Sa range de check/raise sur ce genre de board comprend à mon sens diverses parties:
- des mains faites fortes (22, 66, T6s) - TT, 62 et T2 sont plus rares dans cette situation.
- un tirage couleur ou combo draw (toutes les combinaisons possibles à l’exception de celles comportant la QCœur  évidemment) comme 6Cœur 7Cœur  et autres.
- une gutshot (54, 34, 78, 98, 79…)
- un petit pourcentage de bluffs complets

Notre paire de dames est évidemment grande favorite à ce stade. On pourrait sur-relancer mais ça risque de tuer l’action sauf si nous sommes battus ou dans une situation de coin flip. Payer pour joeur contre toute la range adverse me paraît plus judicieux.

Au turn, je trouve le check de l’adversaire étrange. Avec cette profondeur, on peut imaginer qu’il ait envie de construire un gros pot avec une bonne main faite ou un gros tirage. Quand il check, on imagine donc qu’il veut soit check/raise à nouveau, soit qu’il abandonne un bluff complet, soit qu’il possède désormais une main à showdown value et décide de contrôler le pot. Quand il check/call, cela oriente pour moi très clairement sa range vers cette dernière option: une main faite faible avec néanmoins le potentiel de battre ce que nous représentons (Tx+, JJ+) ou un bluff de notre part.

A la river, son gros bet (quasiment la taille du pot) est donc légèrement incohérent avec ses actions précédentes. Il essaie de représenter la couleur, mais je pense qu’il aurait continué son semi-bluff au turn avec un bon tirage ou combo-draw (ou choisi un check/raise) et n’aurait pas choisi l’option plus passive du check/call. La question de l’historique récent se pose cependant: ce joueur vient juste d’essayer de nous faire un gros bluff, est-il suffisamment agressif pour en retenter un autre malgré son image déteriorée?

En pesant le pour et le contre, je me dirige donc plus vers un call (de toute façon je n’ai jamais passé une paire de ma vie! :) ).

Résultat: notre adversaire avait 7Trfle 8Carreau .

Félicitations à guetali pour son processus de réflexion.
A bientôt pour un nouvel exercice!
 
 

 

 

 

Jour 2 à Londres, une pièce en Deux Actes.

Lundi 4 octobre 2010

Le jour 2 chip leader. La dernière fois que ça m’était arrivé à Londres j’avais sauté avant la pause diner sur un beau craquage des familles ! Méfiance donc… Depuis 3 ans ont passés et l’eau a coulé sous les ponts. J’ai pris de l’expérience et je comptais bien le prouver. On veut toujours mettre la pression sur ses adversaires lorsqu’on a les jetons, 150k dans mon cas, trois fois la moyenne, mais avec une table de départ à droite de JP Kelly, en face de John Tabatabai, et deux crans à gauche de Phil Ivey je savais à quel point la tâche serait délicate…

Apres un premier niveau d’observation, j’ai le droit à mon premier spot difficile contre Ivey « himself ». Il relance une énième fois et je paye au bouton avec Tc6c. D’accord c’est Phil Ivey mais je ne peux pas lui laisser le champ libre quand même ! J’ai pour l’instant une image serrée et la position, ce qui me permet de jouer mes connecteurs avec beaucoup d’options. Les blindes rentrent aussi dans le coup et le flop vient Ts9c2c. Phil fait un continuation bet. Si je raise ici, j’isole contre les mains qui me battent et me retrouve commit avec entre 9 et 14 outs. Je préfère largement payer avec une grande profondeur. Nous sommes deux et le turn est une doublette du 9.

Il s’agit probablement d’une situation où il faut miser petit pour protéger ma main, mais j’ai préféré checker pour contrôler le pot. Si je mise je ne représente rien et pourrait donc me prendre un check raise très désagréable en n’ayant aucune idée de la range de Phil. Peut-être que j’ai un peu sous joué cette turn par peur de me faire « own ».

La rivière est un trèfle, le 4. Couleur contre le meilleur joueur du monde. Le moment de gloire ? Humm il check, je mise évidemment et j’attends tranquillement que le pot me revienne, lorsque d’un coup j’entends « raise ». Oups, ma couleur au T est belle sur le papier mais honnêtement, Phil n’a pas effectué une mise sur ce flop puis checké au turn avec rien : le flop l’a touché d’une manière ou d’une autre. Il n’a donc pas souvent besoin de bluffer car il a soit une main faite soit un tirage qui est rentré. S’il a une paire il peut simplement payer s’il ne me croit pas. II peut aussi avoir full, carre ou couleur au-dessus. Mon monstre c’est transformé en un simple « attrape bluff » : je ne bats aucune main légitime. QJ est possible, mais je représente quand même une couleur, blufferait-il vraiment dans ce spot ?

Je finis par me convaincre que je ne peux pas passer couleur contre Ivey, que c’est comme ça qu’il gagne des jetons, en jouant sur son image et en essayant d’imposer sa loi. Erreur cette fois ci, Phil retourne Ac8c pour une couleur max. NH Sir. Je ne sais toujours pas si je pouvais coucher cette main mais j’ai failli !

Quelque peu en tilt je fais ensuite 1 voire 2 mauvais call dans des petits pots histoire de rester dans le rythme :) avant de me reprendre et d’arrêter complètement de jouer à cette table très difficile et ou tout le monde attend pour me cueillir. Lorsque le niveau est très proche entre bons joueurs, l’image est ultra importante, et la mon image est détruite : patience !

Pendant 4h je vais folder, folder, et prendre une blinde par ci par là pour me maintenir. Je sort Ted Lawson shortstack, mais perd un coup important contre Nick Shulman (tous deux arrivés en court de route). Mon tapis ne diminue pas, mais la moyenne augmente. Je ne trouve toujours pas de spot et descend même a 100k. J’assiste au craquage incroyable de James Keys qui propulse Ivey chip leader. Je regarde la montre, et me dit que demain sera un autre jour alors que la table ne va pas casser lors des 3 dernières heures. La table est folle, même Ivey chipleader joue un jeu conservateur et atypique !

Lorsque tout d’un coup… miracle ! Le rééquilibrage des tables veut que je prenne un autre siège ! Ma nouvelle table a comme tête d’affiche Greg Mueller, Barry Greenstein, et Beth Shak. Elle contient également un certain James Bord qui me fera doubler immédiatement sur un bluff comme on en voit que (trop rarement) : il paye mon 3bet hors de position puis me check raise instantanément a tapis en overbet sur A75 avec… 98. Avec AQ je respire un bon coup et paye en quelque secondes… ma main tient. Ouf ça aurait été sick de perdre celui-là. Revenu à un bon stack et avec une bonne image désormais, je recommence à ouvrir mon jeu. En 2h je passe de 200k a 272 sans showdown, avec notamment un 5bet avec AK contre Barry Greenstein en bataille de blinde. Bien sûr, c’est facile de pousser avec AK, mais se faire 4bet light par Barry ça n’arrive pas tous les jours…

C’est donc très content de ma gestion de la journée et de mes changements de rythmes payants que je finis la journée, encore une fois dans les chip leader, et avec plein d’espoir pour le 3e jour. Demain on rentrera dans l’argent et les favoris pour la table finale vont commencer à se montrer…Viktor Blom est chip leader, Phil Ivey et Arnaud Mattern sont en embuscade, ça s’annonce explosif !é

WSOP-Europe, un tournoi particulier

Samedi 2 octobre 2010

Salut à tous !

J’ai pris un peu de retard sur mes blogs, trop, puisque j’avais prévu trois partie pour vous conter ma finale du $5000 shoutout à Las Vegas et que j’ai entre temps perfé à Londres ! On ne va pas se plaindre bien sûr ! Je vais vous raconter cette dernière table finale pendant que c’est chaud, avant de revenir sur Las Vegas très bientôt.

Le WSOP-Europe est depuis ses débuts un des tournois qui me tient le plus à cœur. J’ai participé à chacune de ses quatre éditions, avec comme meilleure performance une 27e place lors de la première. Je ne portais pas encore de W sur le cœur, et j’avais bataillé a la table de Patrick Antonius puis de Kenny Tran avant de sauter contre Tabatabai, futur dauphin du tournoi remporté par une jeune pro online qui débutait en live: Annette_15. Suite à cette performance, un certain Aurélien vient me parler de Winamax, et c’est le début d’une grande aventure.

C’est donc comme chaque année que j’attendais ce tournoi. Particulier aussi car il se joue pour moi à domicile, étant résident Londonien depuis plusieurs années. Je ne fus pas déçu par le niveau qui comme chaque année est extrêmement relevé. Au menu cette année sur mes tables successives: Phil Ivey, JP Kelly, Viktor « Isildur1 » Blom, Thomas Bichon, Vanessa Selbst ou encore Roland de Wolfe.

Le premier jour commença à gauche de JP Pasqualini et de Chad Brown, en face de Jason Lester, et a droite… d’Annette! Je perdis rapidement quelques coups clés comme celui ou je passe une couleur contre le check raise à la rivière de Sointula sur un tableau comprenant une paire. Frustrant. Ou quand je passe AQ sur un check raise de Jean Paul alors que le flop est AKX X avec un tirage qui ne rentre pas à la rivière. Frustrant.

Heureusement ma patience payera et deuxieme moitié de la journée fut parfaite pour mois. Je remonte de 12 000 à 60 000 après 3h à la Jamie Gold (Couleur, full, AA etc !). Ensuite la machine est lancée : je ne montrerais que 2 mains dans le reste de la journée : un call 3 barrel avec 4e paire (ca gagne) et un bluff en rererereraise (6-bet) a tapis avec QTs qui fait passer mon adversaire. Je vais finir la journée a 150 000, chip leader et très content… forcément.

A suivre.

Winamax Poker Open : Rendez-vous Jeudi !

Mardi 14 septembre 2010

Le grand jour approche ! Celui de la première compétition internationale organisée aux couleurs de Winamax… A partir du 16 Septembre, nous vous donnons rendez-vous à Dublin pour disputer le plus beau tournoi Short-Handed de l’année : le Winamax Poker Open ! Outre nos professionnels Aurélien Guiglini, Tristan Clémençon, Manuel Bevand, Davidi Kitai et Anthony Roux, ce sont plus de 600 joueurs qui sont attendus du côté du Ballsbridge Inn, charmant complexe hôtelier situé dans le sud-est de la capitale irlandaise.

Parmi eux, quelques bonhommes verts du cru, forcément… Mais aussi et surtout, bien sur, une multitude de joueurs qualifiés via Winamax au cours de ces derniers mois ! On retrouvera avec plaisir des joueurs Matthieu “sixcoups” Lamagnère (Local Hero de son état), Raphael « Raphaelbis » Kroll, finaliste du Partouche Poker Tour, Arnaud « ZsK9 » Szybura, joueur nordiste rencontré au récent EPT de Monte Carlo, et vainqueur d’un Sunday Surprise il y a quelques semaines. Et puis, ce sera l’occasion rêvée de rencontrer une multitude de joueurs que l’on ne connaissait jusque là que sous la forme d’un pseudo : pros, semi-pros, amateurs, grinders de tout poils seront présents en masse, venus de tout l’héxagone, de Suisse et même, pour certains, de Guyane, si, si !

Après avoir partagé une Guinness, tout ce petit monde se retrouvera autour des tapis verts. Au programme : un tournoi à 550 euros en “short-handed“… Traduction : seulement six joueurs par table, pas un de plus ! Un format popularisé sur Internet, qui a depuis quelques années fait son apparition en “dur”, pour le plus grand plaisir des joueurs amateurs d’action survitaminée.

L’équipe de reportage Winamax sera évidemment sur le pont. Junior et Paco vous concocteront des vidéos sur-mesure pendant que Benjo et moi assurerons le rendu écrit sur Winamax.fr, composé de photos extravagantes, de coups fumants et d’anecdotes plus rocambolesques les unes que les autres ! N’hésitez d’ailleurs pas à demander des nouvelles de vos amis sur le forum Wam-Poker : ce tournoi est le votre, et nous serons à votre service quatre jours durant pour vous donner un maximum d’infos en temps réel.

« Ce Winamax Poker Open va offrir la meilleure structure au monde dans un tournoi Short-Handed » assure Mike Lacey, directeur du tournoi en partenariat avec Winamax. Avec 20,000 jetons, des blindes 25/50 et des niveaux d’une heure, les joueurs sont effectivement parés contre les mauvaises rencontres précoces.

« Mais ce n’est pas l’essentiel » assure Aurélien Guiglini. Le joueur et membre du staff Winamax a porté un soin tout particulier à la création de la structure. « Les antes ont été calculés de manière à suivre une courbe parfaite : aucun pallier ne manque. Sans oublier qu’avec uniquement six joueurs par table, le nombre de mains à l’heure sera décuplé. »

Histoire d’ajouter un peu de piment à ce tournoi qui se déroulera sur quatre jours (dont deux Day 1), Winamax a ajouté quelques cadeaux supplémentaires. Il faudra cependant bosser pour en bénéficier ! Le menu :

- Si vous éliminez un joueur du Team professionnel, vous remporterez votre entrée pour le Winamax Poker Open de Dublin 2011 ainsi qu’un tee-shirt remémorant votre exploit.

- Si vous êtes le premier sorti, pas de panique ! Vous remporterez votre place pour le side-event à 300 euros du samedi.

- Autre mésaventure : faire la bulle. Là encore, vous ne repartirez pas les mains vides mais avec une entrée pour le Winamax Poker Open de Dublin 2011.

- Enfin, n’hésitez pas à être un brin malchanceux… Si vous touchez un carré (ou mieux) et que vous êtes malgré tout battu, vous remporterez votre ticket d’entrée pour le Winamax Poker Open 2011.

- Même cas de figure si vous touchez une quinte flush gagnante en utilisant les deux cartes de votre main ! Pour connaitre le détail des bonus, rendez-vous sur la page qui leur est consacrée.

Dernière minute ! Les joueurs atteignant la table finale en ayant porté les couleurs de Winamax depuis le début du tournoi se verront eux aussi remettre une entrée pour l’édition 2011 du Winamax Poker Open.

Si vous n’avez pas réussi à vous qualifier et restez tentés par l’expérience, n’hésitez pas à nous rejoindre : il est encore possible de s’inscrire au guichet du Ballsbrige Hotel… Rendez-vous sur le site officiel pour tous les détails. A jeudi pour un week-end qui s’annonce en tout point mémorable (surtout si vous venez tous payer des coups aux reporters !)

Hero Fold : ça suffit !

Lundi 13 septembre 2010

De nos jours, de plus en plus de très bons joueurs sont présents lors des grand rendez-vous internationaux et il faut savoir aller chercher un edge sur ceux-ci. Pour y parvenir, une bonne lecture du jeu est essentiel : il faut parvenir à folder sa main ou payer là où la plupart n’en sont pas capables. Je ne suis pas de l’école “je suis obligé de payer” ou “je suis obligé de passer”… Une lecture parfaite de notre adversaire peut parfois réduire la range de mains adverses jusqu’à une seule main précise. Cela nécessite d’analyser la ligne depuis le début tout en tenant en compte de l’ensemble des facteurs à disposition (bet sizing, tell physique, âge/nationalité…). Avec l’expérience, je sais reconnaitre des situations polarisées où mon adversaire est soit max, soit n’a rien. Dans ces moments-là, la décision est la même avec le troisième jeu max qu’avec une simple hauteur as, c’est pourquoi j’ai tendance à faire beaucoup d’hero fold et d’hero call.

Depuis Las Vegas, je dois bien avouer avoir fait plusieurs mauvais folds. A cinq reprises, j’ai jeté une main que peu de joueurs auraient foldé. J’avais à chaque fois le meilleur jeu…

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Wsop 2010 part 2

Dimanche 12 septembre 2010

J’ai ensuite enchainé avec le 5K, toujours en short handed. Un seul coup vraiment notable à raconter lors du day1, tout le reste ayant été du run good standard. Un seul pot donc pour ce compte rendu du day1, mais il vaut le détour.

Blindes 400/800, je relance en premier de parole avec 5c3c à 2000. Payé par le bouton, payé par Adrew “Good2Cu” Robl en SB et payé par la BB.

Quatre joueurs donc à voir un flop Qs 4d 2c. J’ai environ 70K au début du coup, Robl a à peu près le meme stack, les autres sont plus short.

Je continuation bet à 4400 avec mon tirage quinte, payé par Robl et par la BB.

La turn est le 2s et Robl me surprend en misant 14 000. La BB passe, c’est à moi de parler. Sa mise n’a pas vraiment de sens selon moi ici, on est très deep pour un tournois, il n’y a qu’avec full aux quatre ou carré de deux qu’il voudrait jouer un gros pot ici. Si c’est le cas et que je paye il misera à nouveau à la river, sinon c’est qu’il abandonne le coup. Lire le reste de cet article »

En pleine confiance

Vendredi 10 septembre 2010

On y est ! Voilà la reprise : la saison 2010/2011 vient de commencer.

Je ne parle pas de football mais bien de poker. Et le calendrier est bien chargé en cette période de rentrée. Un tournoi à Juan les Pins, un autre à San Remo, tous les deux en guise « d’échauffement » (ils auront été malheureusement stériles en terme de performance mais furent d’excellents tests avant d’aborder les gros events du mois de septembre), puis le premier EPT de la saison pour moi, à savoir l’EPT de Vilamoura . Pas de perf non plus à Vilamoura , mais pourquoi donc ?

Mon excuse principale serait de dire que je n’ai pas eu de jeu et que sans jeu il est difficile de monter des jetons (ce qui était vrai pour cet EPT). Pas de gros bluff raté ou de mauvais call qui m’a fait perdre une grosse part de mon tapis. Alors, aucun regret ?

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Reprise : mon calendrier

Lundi 30 août 2010

Alors que certains se remettent à peine des WSOP, ou que d’autres profitent de leur fin de vacances, je commence de mon côté à retrouver les joies du tapis vert, aussi bien virtuel que réel.

J’avais besoin de faire une grosse coupure poker, de penser autre chose que poker, ne pas parler poker, bref de retourner dans le monde réel avec mes amis et ma famille. Ils m’ont apporté l’oxygène dont j’avais besoin. Maintenant les batteries sont rechargées.

L’envie d’en découdre sur les tapis virtuels de Winamax.fr est revenue. Le nouveau soft que je trouve beaucoup plus agréable et beaucoup plus pratique à utiliser (sizing des tables, bouton time… ) a été un facteur prépondérant de cette recrudescence de motivation.

D’ailleurs, à travers plusieurs vidéos bientôt disponibles sur Winamax.fr, je vous ferai partager ma session du dimanche avec quelques explications sur les mains qui ont été jouées durant les tournois.

Et c’est également en live que l’envie de gagner est omniprésente. Afin d’assouvir ce désir profond, une belle série de tournoi est de rigueur. Ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion de disputer l’Italian Poker Tour à San Remo, la finale du Joa Poker Tour à Juan-les-Pins, et l’EPT de Vilamoura. Je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin… Voici le programme des semaines à venir (je vous ferai partager chaque tournoi à travers un article résumé) :

- PPT Cannes
- WSOPE Londres - Event 2500£ Short handed
- Winamax Poker Open
- WSOP Londres - Main Event 10000£ (en cas de perf’ seulement)
- EPT Londres

Terminer à domicile, à Londres, ne devrait pas être désagréable…

Vivement que ça commence !

Victoria Concordia Crescit*

Vendredi 27 août 2010

La rentrée du Team Winamax

Voilà plus d’un mois que les championnats du monde sont terminés. Une période permettant généralement d’oublier le poker et de se ressourcer après une année riche en évènements… Mais, à vrai dire, le Team Winamax n’a pas réellement chômé ! Tour d’horizon.

La trêve pour Ludo Lacay et Anto Lellouche n’a duré qu’une petite semaine, le temps d’aller profiter de la vie nocturne du Mexique. Car ils ont ensuite rapidement retrouvé les tapis verts. C’était à l’occasion du Partouche Poker Million à Madrid où figurait également un certain Tristan Clémençon. Résultat : seulement 89 joueurs et une table finale manquée d’un rien pour Anto.

Aurélien Guiglini et Michel Abecassis ont ardemment travaillé dans les locaux de Winamax à l’occasion de l’ouverture du marché. Et ce ne fut pas chose facile ! Regardez plutôt comment Mik a du résister à une charge de l’inventeur du Sunday Surprise ! Manuel Bevand et Benjamin Gallen se sont quant à eux envolés pour l’Estonie. L’est, le soleil, les filles… Mais pas que ! C’est dans la charmante ville de Tallin que le coup d’envoi de la saison 7 de l’European Poker Tour a été donné. Et si Benjo s’y est rendu, ce n’est pas pour couvrir le tournoi mais pour… jouer ! Résultat : ManuB l’a éliminé. Ca ne s’invente pas. Au moins, notre pro Winamax a profité de ses jetons pour terminer dans les places payées (46ème - 6,700€).
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WSOP 2010 - Part 1

Mercredi 25 août 2010

Les World Series of Poker sont terminés depuis un bon moment maintenant. Il est temps de faire un petit recapitulatif avant d’attaquer la nouvelle saison.

Cinq tournois joués, trois Day 2, une bulle, une place payée au bord de la table finale : un bilan mitigé. Revoyons le tout en details.

Arrivé le 5 Juin, je démarre le 7 sur le 1500$ en Short Handed, environ 1600 joueurs et 160 places payées, structure très rapide et joueurs prets à tenter le tout pour le tout, ce tournoi est une véritable boucherie. Toutes les mains que j’ai jouées ont été assez standard, je n’ai pas grand chose à raconter au final sur ce tournoi.

J’ai pris un mauvais départ en loupant un tirage avec paire + flush draw. J’ai ensuite bataillé cinq heures avec une vingtaine de blindes, doublé sur un “push any two” en small blind, j’ai Q7, la big blinde me paye avec A5 et je gagne le 40/60.

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