Archive pour la catégorie ‘Tournois Live’

Marathon d’Automne

Mercredi 23 décembre 2009

Marathon d’Automne, ou Les Fragments d’un Discours “Tiltureux”

Septembre

Le mois d’août fût spartiate. Dans les salles de gym parisiennes, j’ai travaillé mon endurance en souffrant sur les machines de cardio-training, sous l’oeil d’une brochette de spécimens dignes de figurer au musée de l’Ephèbe du Cap d’Agde.  Pendant ce temps, ManuB, en véritable hoplite, s’adonnait à son activité olympique favorite (le sauna). Coefficient de tilt: zéro.

Premier acte: le France Poker Tour au Carrousel du Louvre, jetée dans l’arène telle un gladiateur, je suis dévorée par les fauves en quelques heures. Ma confiance reste entière. Coefficient de tilt: 0,12%.

Acte II: l’EPT Barcelone. Une amie d’enfance qui voulait découvrir Barcelone et l’ambiance des tournois de poker m’accompagnait. Lors de ses quelques visites candides à ma table, je me suis glissée, telle une disciple de Stanislavski, dans la peau d’un mâle dominant affichant avec fierté sa femme-trophée.  Comme dans un film de Fellini, tous les yeux accompagnaient l’allure de Natalia. Nico en est encore tout retourné. Tournoi mouvementé, mon premier avec la nouvelle structure EPT. Malgré mon ITM, plusieurs bluffs ratés et quelques erreurs fondamentales invitent le doute à s’installer. Coefficient de tilt: 2%.

Acte III: WSOP Europe à Londres, tournoi à 1,075£, le seul que je dispute. La structure ne fait pas de cadeau, Huck Seed non plus. Coefficient de tilt: 10%.

Entracte: une parenthèse enchantée lors du concert de piano de mon amie Natalia Kudritskaya, sur une péniche. Installée au premier rang, je louvoie pour éviter de justesse les mouvements d’archet de la violoniste qui l’accompagne.
Transportée par la musique, je suis bercée par un troisième interprète inattendu: la pluie. Dans ce monde, le poker n’existe plus. Coefficient de tilt: -infini.

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Anthony Roux conclut en beauté l’année 2009 du Team

Mardi 8 décembre 2009

Anthony Roux a finalement terminé en quatrième place en table finale de l’EPT de Prague, après une difficile bataille contre de très bons joueurs européens. Une performance qui conclut une fort belle année 2009 pour le Team Winamax. On passera en revue les douze mois qui viennent de s’écouler dans un prochain post.

En attendant, un grand bravo à xxTaLLxx pour sa prestation à Prague. Longtemps en retrait lors des compétitions live par rapport à certains de ses coéquipiers, Anthony s’est brillamment ratrappé cette année pour signer trois tables finales majeures.

Retrouvez notre couverture complète de l’évenement sur le site de Winamax. Arrêtez-vous en particulier sur le travail de Paco, particulièrement en forme cette semaine. La preuve ci-dessous.

Résumé de la table finale

Les impressions de Tallix

xxTaLLxx en table finale de l’EPT Prague

Dimanche 6 décembre 2009

Tout vient à point pour qui sait attendre. Alors que la première saison d’Antony Roux sur le circuit live, menée en parallèle avec des sessions de cash-games high-stakes hautement lucratives sur Winamax - fut plutôt décevante, 2009 le vit collecter ses premiers vrais succès en tournoi. Après une table finale lors des WSOP à Las Vegas, suivie d’une seconde quelques mois plus tard lors de l’édition européenne des championnats du monde, Tall termine l’année en beauté, avec sa première finale à l’European Poker Tour, qu’il entamera dimanche en troisième position au classement.

Ce que j’aime avec la performance, c’est que Tall l’a réalisée à force de travail. Au cours des quatre jours de l’épreuve, Anthony n’a finalement bénéficié que de peu de coups de chance outrageux ou de situations faciles (telles que brelan contre brelan, paire contre paire, etc), ne jouant, et gagnant son premier gros coin-flip qu’aujourd’hui, contre Juha Lauttamus.

Non, son accession en table finale fut loin d’être aisée. Après un Day 1 en demi-teinte, Tall avait entamé la seconde journée avec un tapis d’une vingtaine de blindes. L’exploit est rarissime : moins deux deux heures plus tard, Anthony avait complètement retourné la situation pour s’installer dans le siège du chip-leader.

Le lendemain, Tall allait se sortir magistralement d’un tirage de table difficile l’ayant placé directement à droite d’un ami, le dangereux Rui « Gohanounet » Cao, s’impliquant dans quantité de coups et asseyant progressivement sa domination sur la table. Deux jours plus tard, après quantité de gros bluffs et quelques calls mémorables (on se souviendra longtemps de cette paire de 5 contre Bastian Trachte), le joueur du Team Winamax est en passe de réaliser le plus gros résultat de sa carrière.

2009 a décidément réussi au Team Winamax, avec d’innombrables succès aux quatre coins de l’Europe et à Las Vegas. Cette table finale à Prague (accompagnée des places payées de Nicolas, Antony et Manuel) vient conclure l’année comme une cerise sur le gâteau de l’équipe la plus titrée du poker français. Allez, Tall, tu sais ce qu’il te reste à faire : une victoire, sinon rien !

Suivez les progrès d’Anthony en table finale dimanche à partir de midi, sur www.winamax.com.

Le classement

Jan Skampa (République Tchèque) 3,985,000
Stefan Mattsson (Suède) 3,553,000
Anthony Roux (Team Winamax) 2,839,000
Eyal Avitan (Israël) 2,627,000
Luca Pagano (Italie) 2,119,000
Laurence Ryan (Irlande) 1,338,000
Sven Eichelbaum (Allemagne) 658,000
Gustav Ekerot (Suède) 502,000

Blindes : 20,000/40,000, ante 4,000

Les prix

Vainqueur : 682,000 euros
2/ 454,000 €
3/ 255,000 €
4/ 171,000 €
5/ 135,000 €
6/ 100,000 €
7/ 71,000 €
8/ 55,500 €

Virage avant la ligne droite

Samedi 5 décembre 2009

EPT Prague, 24 joueurs. Cette fois, j’ai dormi 7h, à poings fermés. J’en aurai même dormi une de plus si la réception de l’hotel ne m’avait réveillé pour un prétexte futile. Si je gagne ce tournoi, je rachète l’établissement et j’ouvre un casino à la place. Non mais.

La journée d’hier fût on ne peut plus rocambolesque. Le scénario idéal que je décrivais dans mon dernier post (400k après la bulle, 1 million à la fin de la journée) n’est pas passé loin de se vérifier! Arrivé avec 273k, J’avais 450k après un massacre de bulle comme j’en avais rarement effectué auparavant dans un tournoi de cette importance. A ma nouvelle table, je subissais plusieurs problèmes: d’abord la destruction de mon image avec des relances avortées et des sur-relances “light” attrapées la main dans le sac. Ensuite, un gros coin flip perdu avec JJ contre AK. Néanmoins, cette image pourrie n’allait pas tarder à payer: deux mains après le coin flip, j’élimine le joueur que j’avait fait doubler avec QQ vs TT, puis trouve AA un tour plus tard, un payeur et un stack moyen a la bonne idée de tout pousser avec 33 en squeeze. Ca tient, et me voici propulsé à 700k, proche du chip lead.

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Papillons dans l’estomac

Vendredi 4 décembre 2009

Matin du day 3 de l’EPT Prague. J’ai dormi 5h et je sais que je ne me rendormirai pas. Le tournoi n’a pas encore commencé mais je joue déjà dans ma tête.

Les mêmes chiffres tournent en rond dans mon cerveau. J’ai 273,200 pour une moyenne se situant autour de 160,000. Il reste 95 joueurs. La bulle est à 80. La journée se termine à 24 joueurs. Il y a 8 places en TF. Ca serait ma première TF d’EPT. Il y a 682,000€ au vainqueur …

Mais tout cela paraît si loin. Le bal des chiffres s’interrompt et je regarde la composition de ma table d’aujourd’hui: le deuxième stack a 148,000, et tous les autres sont bien en dessous. Je reconnais plusieurs joueurs, des serrures patentées. Une table de short stacks, à 15 joueurs de la bulle, dans un EPT, peut-on rêver mieux? Mon imagination débridée élabore tous les scénarios: “le pire? je joue mal, fais doubler un short, rate un bluff et tombe moi-même short, la table casse et je me retrouve à droite du chip leader, je tente un move de frustration et je sors à quelques places de la bulle…”. Le meilleur? “Je massacre ma table et arrive à monter 400,000 avant le passage de la bulle. J’ai un gros setup favorable en milieu de journée, set contre AA, et je franchis la barre du million quand nous tombons à 24 joueurs.” La réalité se situera probablement entre les deux… Mais je sais à quel point ce jeu peut être rapide et impitoyable, à la fois grisant et cruel, comment on peut jouer des pots de chip leader écrasant à 20 places de la table finale et succomber à deux outs. J’ai suffisamment d’exemples de grands joueurs autour de moi à qui cela est arrivé de nombreuses fois. Et pourtant, ils reviennent toujours à l’assaut, tournoi majeur après tournoi majeur, avec une détermination à peine émoussée. Les Levi, Mattern, Lacay, Lellouche, Croc, Davidi, Johny001, Elky ou Cao (et tous ceux que j’oublie) sont des modèles de talent, de technique, de travail mais surtout de volonté et de résilience psychologique. Ils ont leurs faiblesses, mais ce sont des monstres.

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Be Kind, Rewind

Vendredi 27 novembre 2009

En cette fin d’année, l’actualité se fait plus dense que jamais… Winamax est sur tous les fronts ! Petit récapitulatif pour ceux qui ont manqué un ou plusieurs épisodes durant le mois qui vient de s’écouler.

Pour l’une de ses premières sorties aux couleurs de l’équipe Winamax, le “petit nouveau” Aurélien Guiglini a opté pour la victoire, rien de moins, lors du Main Event de l’Evian Poker Open, après un parcours semé d’embuches et de rebondissements. La veille, son coéquipier Antony Lellouche s’adjugeait lui aussi le titre lors du side-event à 1,500 euros. Et le lendemain, le Team ne passait pas loin du triplé avec la présence en finale du tournoi High-Roller de Michel Abécassis et Davidi Kitai. Trois épreuves, trois finales, deux victoires : les rouges n’ont pas fait le voyage pour rien, comme on dit. Un voyage que vous pouvez revivre dans son intégralité grâce à Harper, qui était présent sur place pour assurer le reportage en direct.

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Illustration au High Roller d’Evian

Lundi 9 novembre 2009

J’ai enchaîné plusieurs tournois en ce début d’année, mon succès à Las Vegas m’ayant motivé. Ma soif de victoire était apparemment trop importante, à tel point que je n’ai pas pu l’apaiser. Il y avait pourtant beaucoup de très beaux tournois avec des fields beaucoup plus faibles que les WSOP ou que la plupart des EPT.

Je n’ai malheureusement fait aucun résultat :

- J’ai tantôt manqué de réussite - PPT Cannes et EPT London ; alors que j’étais proche de l’argent, j’ai encaissé à chaque fois un 2-outer dans un pot énorme ;
- J’étais tantôt “totally card dead” - High Roller et EPT Varsovie ; malgré les tables très faciles, je n’ai pas touché un semblant de jeu pour monter des jetons ;
- J’ai tantôt joué mon Z-Game - EPT Barcelone et le main event du WPT Marrakech où je reconnais avoir fait beaucoup trop d’erreurs que j’estime impardonnables ;
- J’ai tantôt joué face à des adversaires coriaces - WSOP Europe à Londres.

Plongeons nous dans le High Roller à Evian et son petit field de 30 joueurs et sa structure profonde sur 3 jours composés de nombreux joueurs français (re)connus pour leur jeu atypique et polémiques.

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Deepstack Club Poker à l’ACF

Vendredi 30 octobre 2009

Vendredi 25 septembre. Je viens d’apprendre que ce week-end se déroule le deepstack Club Poker à l’ACF. Vers 13 heures, j’appelle Nicolas Fraioli pour lui demander de m’inscrire au Day 1B. Je décide alors de faire une petite sieste (vieux réflexe de footballeur) et forcément, j’arrive presque deux heures en retard au tournoi. Pas vraiment dramatique vu la structure proposée. Et là va commencer le tournoi le plus chanceux que j’ai pu jouer… J’ai eu une lecture du sabot incroyable !

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Nouvelle vie

Jeudi 29 octobre 2009

Par Aurélien Guiglini

Il était temps de venir poster dans ce blog pour partager avec vous mes impressions d’un premier mois au sein du Team Winamax.

J’ai en effet décidé cet été de franchir le pas et de devenir joueur de poker professionnel. Je me suis longtemps questionné pour savoir si je faisais le bon choix, si je n’allais pas le regretter. Je joue au poker sur Internet depuis 2003 et jusqu’à présent, je n’avais jamais ressenti le désir persistant d’en faire mon métier. Bien sûr que cela m’a traversé l’esprit, quand après quelques années d’apprentissage, le poker online était devenu assez rentable pour moi. Mais à chaque fois, je préférais opter pour  une vie plus classique, surement plus équilibrée.

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On vient, on gagne et on s’en va

Mercredi 28 octobre 2009

La prochaine fois que vous regarderez une émission de poker à la télévision, sentez-vous tout à fait libre de lancer la Marseillaise à plein tube tout en agitant un drapeau Bleu - Blanc - Rouge un bonnet phrygien posé sur la tête. Vous serez alors tout à fait au goût du jour (ne sortez tout de même pas comme ça hein) car les français sont au premier plan sur la scène internationale ! Bon, je m’emballe, resituons le contexte : nous ne parlons ici que de poker. Mais c’est déjà pas mal. Effectivement, après avoir multiplié les tables finales de premier ordre ces derniers mois, voilà que les tricolores ajoutent une touche essentielle dans leur panoplie de joueur de tournoi : la victoire.

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