Archive pour la catégorie ‘Tournois Live’

2010 : Le tourbillon Winamax

Lundi 10 janvier 2011

Calé au fond de mon siège, j’observe MIK22 et Guignol se faire face. L’ambiance est calme et studieuse. Un peu trop à mon goût. Je rappelle alors à Aurélien que ce bon vieux Michel l’a identifié comme un « badaud » il y a quelques jours. Guignol fait les yeux ronds, puis se marre en comprenant la référence : la vidéo des vœux du Team ! On la visionne de nouveau ensemble, et très vite, les moqueries fusent. Alors que le prochain déplacement de l’équipe nous mènera à Deauville fin janvier, nous avons donc eu envie de nous replonger dans les bons moments de l’année passée. Car elle fut de nouveau prolifique pour le Team Winamax. En termes d’instants inoubliables, comme de gains !

Et si on commençait par un chiffre pour mieux percevoir la situation ? 2 884 112. C’est le nombre de dollars accumulés par les douze joueurs de l’équipe au « W » rouge en 2010 ! Tout a commencé par une excursion aux Bahamas en janvier. L’occasion de voir Anto Lellouche et Ludo Lacay se préparer à entrer dans leur tournoi (Part 1. Part 2). Ensuite, direction Deauville, la terre sacrée des « Papas » ! Comment oublier cette étape ? Entre ce joueur qui ne s’est pas rendu compte qu’il a perdu un coup contre Cuts , ou e sympathique Jacques Guenni devenu incontrôlable après avoir gagné un coin flip, on s’est ré-ga-lé ! Ajoutons les deep run de Nicolas Levi et Ludovic Lacay, ainsi que la deuxième place d’Antony Lellouche dans le High Roller et on obtient un tournoi comme on voudrait en voir toutes les semaines !

De la première étape à Paris (mon premier reportage sous les couleurs de Winamax !) à la victoire de Valentin Messina, la cinquième édition du France Poker Tour fut de nouveau un grand succès, attirant les joueurs par milliers. Le Team a de plus placé un de ses représentants en finale en la personne d’Almira Skripchenko. Au terme d’un parcours admirable, « ChessBaby » a effectivement réussi à se hisser en troisième place. La poursuite de la rencontre entre poker professionnel et amateur a continué en février à Dublin. L’European Deepstack a attiré 465 joueurs parmi lesquels un quart de qualifié Winamax ! Quand je dis « quart », je parle de 25% hein, pas d’un bus. Pardon ? Vous aviez déjà saisi ? Hé bé, malins les types. Du côté de la capitale irlandaise, la Guinness a coulé à flot, et on se souviendra du Petit Journal de Dublin, pour lequel je me suis transformé l’espace d’une minute en Yann Guinness.

Quelques jours plus tard, nous étions de retour sur la plus belle avenue du monde. Il faut dire que Michel Abécassis avait décidé de nous faire vibrer : nous l’avons suivi jusqu’en finale des prestigieux Euro Finals of Poker organisés à l’Aviation Club de France ! Dans une épreuve relevée qui fut enlevée par Hugo Lemaire, « Mik22 » a failli réaliser le hold-up parfait avant de s’incliner en troisième place. Un hold-up, on en a vécu un vrai à Berlin. Vous aviez loupé l’information ? Je vous propose de relire le récit des évènements écrit moins de deux heures après l’incident. A part voir quatre mecs cagoulés voler des billets mauves, nous avons également pu assister au show Marc Inizan. « LocSta » s’est révélé aux yeux du grand public en atteignant la troisième place d’un EPT ayant réuni 945 joueurs et a décroché le plus important gain de sa carrière : 350,000 euros.

Fin Mars, nous sommes partis à la découverte d’une toute nouvelle étape : l’EPT Snowfest. Ce qui fait sa particularité ? Les pistes de ski ! Ce fut l’occasion de voir Nicolas Levi faire des back-flips ou encore Benjo se péter un doigt. Je vous propose de revivre ça en vidéo : Part 1. Part 2. Part 3. Part 4. En Avril, ne te découvre pas d’une Liv ! La charmante anglaise Liv Boeree a remporté l’EPT San Remo, une étape qui restera marquée par les deep run de Michel Abécassis et de l’excellent Local Hero Paul Pirès-Trigo, qu’on verra plus tard remporter les Hold’em Series de l’ACF et atteindre les demi-finales du WPT Marrakech. Mais, en y repensant, pourquoi Davidi Kitai n’était pas présent à San Remo ? Il nous l’explique dans ce blog hilarant démontrant qu’il avait plus de chances de se faire mordre par une chauve-souris enragée que de louper cette étape !

Direction la principauté monégasque ensuite. La Grande Finale du circuit EPT fut comme chaque année une grande fête, avec un prix d’entrée à 10,000 euros et la participation de 848 joueurs. Manuel Bevand nous aura fait vibrer durant quatre jours avant de s’incliner en 23ème place. Ce qui ne nous a pas empêchés d’apprécier la finale qui fut, comment dire, originale ! La moitié des joueurs possédaient effectivement moins de dix blindes, et n’ont pas hésité à tomber à moins de 3BB avant de pousser leur tapis ! Des scènes épiques que vous pouvez revivre ici. Pendant ce temps, Aurélien Guiglini a fait appel à ses petits camarades pour répondre à une question : « Value bet river : comment trouver le montant optimal ? ».

Le mois de Mai fut important pour le Team Winamax. Tout a commencé par l’arrivée de Stéphane Matheu au poste de Team Manager. Vous ne le connaissez pas encore ? Je vous propose de lire sa présentation sur le Blog. Bonne humeur, organisation rigoureuse, séance de sports, l’apport de Stéphane sur le bon conditionnement de l’équipe est indéniable. Pour le suivi de son premier tournoi, le Team Manager a eu l’occasion d’assister à une première performance des « W ». Au terme d’un tournoi maitrisé de bout en bout, Patrick Bruel a effectivement atteint la douzième place du World Poker Tour Paris, ne s’inclinant que sur un cruel bad beat. Soutenu de près par Michel Abécassis et l’ensemble de l’équipe, « P14B » nous a offert une prestation de choix, avec des coups dont lui seul a le secret et une inénarrable verve déstabilisant ses adversaires.

Le temps était ensuite venu de se rendre à Las Vegas. Oh yeah ! Deux mois plongés dans La Mecque du poker, rien que ça. Pour moi, ce fut une grande première, et je vous propose de relire mes impressions à mon arrivée. Pour la suite, un résumé est déjà disponible, hé hé. On se souviendra de la cinquième place de Nicolas Levi dans le shootout à 5,000$ après une demi-finale épique où il a éliminé Tom Dwan, Dario Minieri, James Akenhead et Chris Bell ; du quart de finale de Ludovic Lacay dans l’épreuve de Heads-up à 10,000$ et de la quatrième place de ce même « Sir_Cuts » dans le 10,000$ Pot-Limit Omaha, sans oublier la belle 125ème place du Local Hero Olivier Daeninckx dans le Main Event.

Pendant ce temps, en France, un moment historique se préparait : l’ouverture du marché des jeux en ligne et le lancement officiel de Winamax.fr !  Outre les tables de cash games, une multitude de tournois sont proposés : du Mad Max (2€) au Grand Tournoi (1,000€), il y en a pour toutes les bourses. Et certains, boostés par une campagne de pub TV rapidement devenue culte, attirent plus de 6,000 joueurs tous les week-end : c’est le cas du Sunday Surprise ! Contre une inscription à 10 euros, les joueurs se battent d’une part pour le prize-pool habituel (garanti à 50,000 euros), mais aussi pour une surprise offerte au vainqueur ! Et celle-ci diffère chaque semaine… Une semaine sur une ile déserte, un an de services VIP à domicile, un stage de surf à Hawai, votre poids en pièce de 1 euro ou encore un voyage dans l’espace… Difficile de ne pas trouver son bonheur. N’oublions pas non plus le Main Event (150€), qui, avec ses 100 000 euros de prize-pool garantis attire chaque semaine les meilleurs joueurs en ligne français. Pour sa grande première, le tournoi générant le plus important prize-pool de Winamax a vu un Local Hero s’imposer : Nicolas Chappuis.

De notre côté, nous avons pris quelques jours de repos bien mérités (Benjo a lui décidé d’aller jouer un EPT à Tallin – il a sauté contre ManuB, ça ne s’invente pas !), nous avons pris la direction de Cannes. Et là, ce fut grandiose. Vraiment. Entre la présence des plus grandes stars internationales, la bulle de Marc Inizan, les deeprun de Tristan Clémençon, Anthony Roux et Aurélien Guiglini, l’affaire de triche de Ali Tekintamgac ou encore la finale de Fabrice Soulier, de l’ancien Local Hero Cyril André et de Raphael « Raphaelbis » Kroll, habitué des cash games hautes limites de Winamax, nous avons été servi. Pour revivre la finale, il suffit de cliquer. Oui, oui, juste . Le Team a également profité de cette période pour féliciter Almira Skripchenko : « ChessBaby » a effectivement enlevé le quatrième titre de championne de France d’échecs de sa carrière !

En septembre, nous avons assisté à une grande première : le Winamax Poker Open ! Oui, oui, un tournoi  live organisé par nos soins de A à Z. C’était à Dublin. Et à en juger par cette petite vidéo, le résultat fut à la hauteur ! Certes, c’est l’irlandais Alain Trueick qui a piqué le titre à nos frenchies, mais ce fut un immense bonheur de voir une colonie de joueurs Winamax se rencontrer pour la première fois au-delà des tables virtuelles… A remettre obligatoirement en 2011 ! Malgré une finale terminée à huit heures du matin, nous étions dès le lendemain à Londres pour les World Series of Poker Europe (non sans avoir loupé un avion… Oh, ça arrive à tout le monde, hein). Au programme : un seizième de finale pour Ludovic Lacay dans une épreuve de Heads-up à 10,000£. Dans le Main Event, le Team Winamax a placé deux joueurs en finale ! Oui, oui ! Alors que les demi-finales comptaient des joueurs comme Phil Ivey ou Viktor Blom, Marc Inizan est passé entre les gouttes et ne s’est incliné qu’en neuvième place. Que dire de la performance de Nicolas Levi ? « Croc_monsieur » a terminé à une formidable cinquième place, concluant ainsi la plus belle saison de sa carrière.

2010 s’est terminée de manière tout aussi riche… Vikash Dhorasoo a rapporté au Team sa plus belle victoire de la saison en s’imposant lors du Barrière Poker Tour Enghein devant 328 adversaires ! J’ai de mon côté suivi Antony Lellouche durant une semaine à Marrakech, vous révélant ainsi le quotidien d’un joueur High Stakes. Ludovic Lacay a de son côté vidé son I-Pod sur le blog pendant que Manuel Bevand et Marc Inizan ont tous les deux remporté leur challenges respectifs ! Nos caméramans ont ensuite pris le relais avec la parution des deux premiers épisodes de « Dans la tête d’un pro ». Le premier est avec Anto Lellouche et Manu Bevand à Vienne. Le second a suivi Davidi Kitai à Barcelone. Dernier rendez-vous de l’année ? Prague ! Lors des deux éditions précédentes, cet EPT avait plutôt réussi à Manuel Bevand : il avait terminé en 19ème et 22ème place ! « Surement parce que je suis le seul à ne pas profiter des charmes de la ville ! » se marre « ManuB », en référence aux nombreux délices de l’est. Il a fait encore mieux cette année, atteignant la première table finale majeure de sa carrière. Une septième place qui appelera à coup sûr de nombreux autres grands résultats.

Il était temps de clore la revue de cette saison 2010… Des autres grands moments, on en vivra à coup sûr de nombreux en 2011, en ligne, en live, avec le Team, les Local Heroes, et vous ! Le coup d’envoi d’une nouvelle année de reportages endiablée, c’est le 26 janvier, en direct de Deauville, avec tous les joueurs du Team Winamax !

La solitude du joueur de poker

Vendredi 10 décembre 2010

Le joueur de poker est un homme seul, isolé. Un solitaire. Une sorte de Clint Eastwood des temps modernes. En voyage, devant son ordinateur ou assis à une table, avec ses lunettes de soleil, son iPhone et son casque, il reste seul, dans la victoire comme dans la défaite. Peut-être encore plus dans la victoire.

Bien sur, je fais partie d’une belle équipe. Une équipe de joueurs de poker, le Team Winamax. Mais c’est étrange d’être membre de ce collectif où, finalement, le seul sentiment d’émulation que je peux ressentir - qui pour le coup est un mauvais sentiment - serait la jalousie. Nous ne sommes pas en concurrence, mais nous ne sommes pas des partenaires. Nous portons les mêmes couleurs, et pourtant nous sommes adversaires.

Justement, récemment, j’ai gagné un tournoi de poker. Mon premier en live. Et plutôt un gros, en plus : la finale du Barrière Poker Tour à Enghien. Marc Inizan, alias « LocSta », mon coéquipier au sein du Team, est resté à mes côtés jusqu’au bout. A trois heures du matin, quand j’ai éliminé mon dernier adversaire, il m’a félicité. Michel « MIK.22 » a suivi la partie sur Internet et m’a soutenu par SMS jusqu’à ce fantastique tête à tête qui a duré… hmm, à peu près un quart d’heure. Winamax représente ! La puissance de Winamax !

Mais quand bien même, je me suis senti très seul. Impossible de sauter au plafond, c’est pas mon style. Impossible de faire la pagaye, ou l’avion, ni d’appeler ma mère, il était beaucoup trop tard. Et impossible de le dire à un de mes bons potes, ils s’en foutent du poker.

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Tournois en France : la guerre des générations !

Mercredi 17 novembre 2010

Je viens de disputer en succession deux tournois en France : le tournoi principal des Hold’em Series à l’Aviation Club de France, et l’étape World Poker Tour d’Amnéville.

En ce qui me concerne, l’année 2010 fut étrangement celle des « ITM » lors des grands rendez-vous francophones : l’EPT de Deauville, l’EPT de Monte Carlo, le PPT à Cannes, et les Championnats de Belgique à Namur.

J’étais donc optimiste à l’idée de faire quelque chose lors des presque derniers tournois français de l’année. Hélas, ce ne fut pas le cas ! Je pense néanmoins avoir bien joué, et manqué de réussite à plusieurs reprises. Certains coups me hantent le cerveau… Mais j’ai la chance de pouvoir en discuter avec plusieurs joueurs de haut calibre qui ont souvent des avis différents. Ensuite, c’est à moi de tirer les conclusions qui s’imposent, pour pouvoir ainsi dormir tranquillement la nuit.

Dans les grands événements français, il est indispensable d’identifier l’adversaire qui nous fait face. Selon le type de joueur, des stratégies différentes s’imposent. A cet effet, j’ai essayé de classer de manière assez globale les différents joueurs que l’on retrouve dans les tournois français, en listant à la fois leurs qualités et leurs défauts.

1 - Les qualifiés par satellite : le plus souvent des joueurs amateurs qui ont envie de « kiffer » leur tournoi. Ils veulent donc jouer le plus longtemps possible : atteindre une place payée serait déjà génial, et une victoire, un rêve. A la table, ils sont conscients que le tournoi représente une chance unique de gagner beaucoup d’argent : ils vont donc donner leur vie sur chaque main, et ne pas s’envoyer en l’air… En tout cas pas de manière volontaire !

Les satellites qu’ils ont disputé ont souvent une structure turbo (moins de 20 blindes de tapis la plupart du temps), mais c’est dans un tournoi deepstack qu’ils se retrouvent, avec 100 blindes la plupart du temps : là, c’est le jeu post-flop qui prime. Les erreurs de nos qualifiés ? Peu de notions concernant les montants à miser préflop, et un peu de mal pour lâcher leurs grosses mains durant les premiers niveaux du tournoi.

2 - Les joueurs live. Il faut distinguer :

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Les dés sont jetés

Mardi 16 novembre 2010

Vous avez peut-être suivi mon petit défi du mois d’octobre. Partant de 50 euros sur winamax.fr, ma mission était de monter le plus haut possible en un mois, en respectant une gestion scrupuleuse pour diminuer au maximum mes chances de perdre mon capital de départ. Trente jours épuisants plus tard, après un combat qui m’a amené des sit and go à 50 centimes jusqu’aux portes de la NL100, mon compte affiche 1410€. Ce résultat plutôt honorable doit être replacé dans son contexte. Deux semaines après la fin, je vais essayer d’en tirer quelques conclusions.

Tout d’abord, il y a bien entendu Madame Variance. Avec le recul, en employant cette approche, j’estime que ma fourchette pour un tel volume se situe quelque part entre 500 et 3000 euros, selon la bonne volonté des cartes, avec environ 1  à 2% de chances de finir “broke”. J’ai donc terminé plutôt dans la moyenne basse de mon potentiel - si je n’avais pas connu un bad run important sur les derniers jours, j’aurais pu terminer le défi en NL100 et crever le plafond. D’un autre côté, si j’avais connu ce bad run au début, j’aurais été broke, ou au minimum considérablement ralenti dans ma progression.

Peut-on faire mieux? Evidemment. Tout d’abord, je ne suis pas le meilleur joueur de poker du monde, loin s’en faut. Un joueur plus talentueux aurait d’excellentes chances d’exploser mon résultat. J’ai joué environ 100,000 mains, un volume important mais que j’aurais peut-être pu doubler en mettant le paquet mais aussi en tirant un trait sur toute vie sociale, un exemple que je ne veux montrer à personne. A l’inverse, j’aurais pu aussi jouer un peu moins de volume et me concentrer sur la qualité de mes décisions pour augmenter mon avantage. Voilà une route que je prendrais peut-être si le coeur me dit de retenter l’aventure un jour.

Le niveau en basses limites est aussi bien plus féroce qu’à mes débuts. A partir de la NL20, j’ai senti que certains de mes adversaires avaient une solide fondation technique et évitaient habilement les grosses erreurs. La démocratisation du poker en France depuis quelques années, avec l’apparition de sources d’apprentissage variées et efficaces, y est sans doute pour quelque chose. Les français jouent mieux au poker, encore moins bien en moyenne que nos amis américains dont la culture de base intègre le jeu.

Qu’ai-je appris de ce défi? Qu’il est plus difficile qu’avant de gagner, même si c’est sans doute toujours possible de faire la différence. Que l’engouement pour le poker est sans précédent dans notre pays. Que l’envie d’apprendre, d’affronter, de discuter avec les pros médiatisés est énorme. J’ai fait de mon mieux pour répondre aux attentes des communautés en répondant sur les divers forums qui se sont intéressés à mon aventure, d’abord sur WAM et aussi sur le forum qui a accompagné ma naissance en tant que joueur, Club Poker. J’y passe encore tous les jours pour répondre aux questions.

Je me tourne désormais vers un défi plus personnel. En deux ans et demi de circuit, j’ai bien approché plusieurs fois des tables finales majeures, la plus importante en mai avec ma 23eme palce à l’EPT de Monte Carlo. Mais je suis insatisfait. Mon objectif est tout proche et j’ai l’impression de ne pas arriver à le saisir, à peine à l’effleurer. Pourtant, je n’ai pas d’excuses. j’ai un entourage de joueurs bien plus forts que moi pour me guider techniquement, une vie personnelle paisible et équilibrée, un coach du tonnerre, un préparateur mental, un sponsor qui me fait confiance et tout le temps nécessaire pour être au top dans les tournois.

Alors, qu’est-ce qui cloche? Accuser la chance ne sert à rien. J’ai eu des opportunités, et elles sont passées à la trappe. La seule chose qui compte, c’est la lucidité. Un autre joueur aurait-il fait mieux à ma place? quelles sont les mains véritablement importantes de ma carrière, celles où j’aurais pu faire la différence et où j’ai commis une erreur fatale? Ai-je trop joué dans ma zone de confort, avec mes automatismes de joueur online performant mais pas world-class? Cette recherche de mes lacunes anime toute mon énergie. Je lis beaucoup, je discute sans cesse non seulement de technique de jeu mais aussi de l’esprit de compétition . Je cherche ce qui distingue le solide professionnel que je suis aujourd’hui du champion en devenir qui, je l’espère, sommeille en moi quelque part. Et laissera une autre image que le garçon fatigué qui soupire en faisant la bulle d’un EPT.

A partir d’aujourd’hui, je me sens porté par un souffle nouveau. Plus d’excuses. Plus de marche arrière. Plus de grind confortable en espérant faire un cash de temps en temps pour étoffer mon Hendon Mob. Si je dois arrêter le poker un jour, je le ferai sans avoir de regrets, j’aurais tout donné pour atteindre mes buts successifs et, ultimement, le destin aura tranché.

Cette quête reprend la semaine prochaine à l’EPT Barcelone suivi du WPT Marrakech, avant de terminer l’année par un tournoi qui m’a beaucoup réussi (si on considère qu’une porte de TF est une réussite…) lors des deux dernières éditions, l’EPT de Prague.

Alea jacta Est !

Vikash Dhorasoo remporte le BPT à Enghien

Lundi 15 novembre 2010

Ce week-end, le Team Winamax a ajouté une nouvelle ligne prestigieuse à son palmarès, avec la victoire à Enghien de Vikash Dhorasoo lors de l’étape finale du « Barrière Poker Tour », le circuit live du casinotier français. L’ancien international de football a dominé 328 joueurs pour s’emparer du titre et du premier prix de 177,000 euros.

Parmi les pros engagés dans l’épreuve, on retrouvait notamment les joueurs du Team Winamax Tristan Clémençon,  Michel Abécassis et Marc Inizan (ce dernier ayant par ailleurs atteint la seconde place d’un tournoi organisé en parallèle)

Après deux jours de bataille, ils n’étaient plus que 33 joueurs en lice, et Vikash menait le bal avec une large avance sur ses adversaires. Cette avance, le joueur du Team Winamax n’allait jamais la voir remise en question jusqu’à la conclusion du tournoi. Après un énorme pot remporté en demi-finales contre le jeune pro Adrien Allain (les As contre Roi-Valet), Vikash s’installait en table finale avec le plus gros tapis.

Sur la dernière ligne droite, Vikash a continué sa collection de scalps en éliminant plusieurs joueurs. A trois heures du matin, il ne restait plus qu’un seul adversaire pour empêcher le joueur du Team Winamax d’empocher le titre : Sam el Sayed, récent vainqueur de l’étape WPT à Amnéville. Cet ultime duel ne fut qu’une formalité : après avoir doublé avec une paire de Dix contre une paire de 9, Vikash porta l’estocade muni d’une paire d’As.

« Je suis content d’avoir connu ça au moins une fois », a commenté Vikash au lendemain de sa victoire. « C’était difficile, mais je suis resté très tranquille. C’est un kiff énorme que d’aller au bout. C’est ma première fois en live. Terminer au sommet devant plus de 300 joueurs… C’est la seule place qui ne génère pas de frustration. »

Avec cette victoire, Vikash Dhorasoo fera peut-être taire les derniers détracteurs qui ne voyaient en lui qu’un « people » se montrant à la table de poker parce que c’est à la mode. Tout du moins on l’espère, car après de multiples finales à Paris, deux places payées à l’EPT, et une très belle troisième place au Grand Prix de Paris en 2009, ce triomphe à Enghien sonne comme la suite logique d’une carrière de joueur de poker résolument dilettante, mais néanmoins prise très au sérieux.

« Je ne suis pas joueur professionnel de poker », explique Vikash, « et cette victoire ne va rien changer pour moi. Le poker ne devient pas soudainement plus important, ce serait une erreur de penser comme ça. Je vais reprendre ma vie normale. » Une vie normale très active, avec notamment une présence marquée sur le terrain de ses premières amours : 100% Foot sur M6 tous les dimanche soirs, une tribune libre à Le Monde, des chroniques mensuelles dans le magazine « So Foot »… Mais aussi, et surtout, « Trompe le Monde », sa boîte de production cinéma. « On a quelques longs-métrages dans les starting-blocks », confie Vikash.

Prochain tournoi pour le champion du Barrière Poker Tour : l’étape European Poker Tour de Deauville, en janvier. En attendant, il y aura les matches du Winamax Football Club, l’équipe des employés de la firme au W rouge. Ou peut-être pas. « Je me suis claqué lors de la dernière rencontre !  Plus d’un mois d’arrêt forcé… C’est d’ailleurs pour ça que j’ai été jouer à Enghien. Comme je n’arrivais pas trop à marcher, j’ai décidé de m’assoir à la table ! »

On est en finale !

Samedi 13 novembre 2010

11h30, départ de l’appartement. Je vérifie ma liste avant de partir :

7H de sommeil - ok !
Petit déjeuner complet –ok !
Barre de céréales en cas de petite faim –ok !
Fiche mentale sur tout mes adversaires, style, défauts, « tells » physiques – ok !
Chapeau –ok !

J’ai beau débuter la table finale en 8e position sur 9, et risquer l’élimination à tout moment, il faut absolument arriver préparé et motivé. En cas de remontée miraculeuse, il n’y a que 8 adversaires qui me séparent d’un prestigieux bracelet et de plus d’un million de dollars ! Apres 4 jours de bataille la fatigue pourrait me rattraper mais pour l’instant c’est l’adrénaline qui l’emporte. Pourvu que ça dure !

Comme chaque jour je fais le voyage en métro. Plus rapide, l’Empire Casino est à15 minutes de mon appartement à Clapham. En plus, rdv à midi, c’est tôt pour un joueur de poker mais ce n’est pas comme ci c’était l’heure de pointe !

J’arrive juste à temps pour faire les photos et interviews d’usage, brancher le micro HF et m’asseoir à la table TV. Allez « one time » comme on dit, c’est maintenant qu’il me faut un coup de pouce du destin. Si Ronald Lee ou Roland de Wolfe ne sont pas des tendres; il reste des joueurs capables de faires de grosses erreurs à la table (James Bord, ou Danny Fleyshman sont tout deux capables de coup de génie comme de gâchis de jetons caractérisée). Si j’arrive à monter des jetons au débuts, je pourrai peut être exploiter les faiblesses de l’un ou de l’autre…

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Jour 4 au WSOPe, sur le fil du rasoir!

Jeudi 28 octobre 2010

C’est la journée ou l’on peut passer d’une petite perf frustrante à l’une des plus belles tables finales qui existe sur le circuit. Vingt-deux joueurs de poker avides, pour une partie de chaise musicale avec seulement 9 places. Si proche et pourtant si loin… Gros stack pour commencer la journée j’étais au bon endroit au bon moment. Confiant.

Je ne me doutais absolument pas de la longue souffrance que j’allais devoir endurer…

Stéphane est malade et ne peut venir, mais je pourrais compter sur l’infaillible soutien de MIK22 qui viendra défier le molosse de la sécurité pas chaud pour laisser rentrer un spectateur. Remonté comme une pile électrique par cette grande injustice (l’adrénaline est déjà là !) je me lève pour râler. L’altercation très légère (si si il peut s’assoir a distance – non monsieur il ne peut pas– sisi il peut, etc) se terminera d’une façon digne d’un roman de Kafka : le garde, voyant que nous ne sommes pas méchant (enfin moi non Michel je ne sais pas…) laissa passer notre Mik préféré et m’offrira un sachet de bonbons pour faire ami ami! Bon ok tout est normal… ! Lire le reste de cet article »

Dans la peau d’Antony Lellouche

Mardi 26 octobre 2010

« Les joueurs veulent des émotions fortes. L’incertitude est nécessaire à leur volupté. Ils n’auraient plus de plaisir s’ils jouaient à coup sûr. » Anatole France.

Elle est peut-être là, l’explication. Lorsque vous demandez à un joueur pourquoi il choisit de monter à une limite supérieure plutôt que de rester sur celle qu’il bat aisément, il vous répondra à coup sûr : « Pour progresser. » Et puis il marquera un temps d’arrêt, se rendant compte que c’est avant tout un combat et de l’adrénaline qu’il va chercher. Pour ceux disputant les plus grosses parties, la question n’est pas la même. Parti avec quelques centaines de francs en poche il y a une dizaine d’années, Antony Lellouche écume désormais les plus importantes parties mondiales. Et il l’assure : « Lorsque je joue un pot de 150,000€, le cardiogramme passe de 65 à 69, pas plus. » Afin de comprendre le détachement des plus grands joueurs face à de tels enjeux financiers, je vous propose de vous immerger dans le quotidien d’Antony Lellouche, joueur professionnel du Team Winamax.

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Une bulle a rebondissements au WSOP-e

Lundi 11 octobre 2010

Apres deux journées terminées en beauté, les choses vraiment sérieuses commencent le jour 3. De 66 joueurs restants, seulement 36 seront payés pour leurs efforts et pourront commencer à regarder la table finale. Partant avec le 8e tapis j’espérai seulement une table avec peu de gros tapis pour pouvoir mettre la pression aux moments cruciaux. Le destin m’avait préparé le contraire : Viktor « Isildur1 » Blom, la jeune terreur du circuit « High Stakes », se trouve deux crans à ma gauche, et avec le tapis de Chip Leader !

Également à ma table Freddy Deeb, James Mitchell, Roland de Wolfe, et quelques joueurs de MTT online comme Rob Akery. Viktor me surprend en jouant le premier niveau tranquillement. J’en profite pour gratter quelques petits coups et passer la barre des 300k. Jusqu’ici tout va bien…

Hélas un bluff pourtant bien monté va me faire perdre beaucoup de jetons suite à un superbe call de Rob Akery. Le coup est intéressant n’hésitez pas à poster vos commentaires.

Rob relance premier de parole, et je paye juste à sa gauche avec Ks Qc. On se retrouve à deux sur un flop AhAd2d. Il fait une mise standard ; et avec une cote de 3 contre 1, et la position, je me dis que je devrais rapidement savoir s’il a un As ou pas, et remporter ce pot souvent. Si je gagne je prendrai en plus un ascendant sur le joueur le plus actif pour l’instant. Je paye donc.

La turn est un anodin 3c. Le pot fait 40k et mon adversaire check. Persuadé qu’il est faible je m’attends quand même à ce qu’il paye une mise avec une paire moyenne contre un simple « float ». Il me faut donc être prêt à choisir les meilleurs montants pour représenter AJ/AQ voire AK ou 22. Je mise donc très petit à la turn, 22k, puis 55k dans 80k à la rivière (9s). Peut-être qu’une mise plus petit à la rivière aurait mieux marchée, toujours est-il que Rob a fini par payer après 5 minutes avec le genre de main que j’imaginai : 88. Son call est d’autant plus ambitieux que même s’il imagine que je blufferais toute ma range à partir de la turn (et il a raison), encore faut-il que j’ai décidé de payer avec rien au flop, et donc encore faut-il que j’ai air au flop après avoir payé un raise UTG+1.

Bref je ne regrette pas du tout ce coup et je ne peux que lui dire bravo pour son « soulread » !

Je chute à 180,000 soit la moyenne… Une bonne nouvelle m’arrivant jamais seule je trouve JJ quand un shortstack a QQ et le double pour passer à 125k. Rien de dramatique, mais Viktor Bloom commence à accélérer alors que la bulle s’approche, et il ne me reste plus qu’à jouer un poker serré et laisser passer l’orage… en espérant ne pas perdre trop de jetons dans l’affaire !

Cette troisième journée commençait donc comme les deux autres par une chute de jetons. Pas de panique, ma patience avait été récompensée par deux fois, tout peut aller très vite au poker. ..

Une heure de « fold » plus tard le coup du sort allait venir de l’excentrique Isildur1. Il relance à 9,000 premier de parole, et je trouve JJ en petite blinde. Avec un tapis de 110,000 je suis censé faire un trois bet, histoire de lui faire croire qu’il peut encore me faire passer s’il pousse. Avec mon image serrée je crains de représenter beaucoup de force si je 3bet trop gros et lui faire passer ses mains moyennes. Si je 3bet trop petit, il peut décider de juste payer je peux me retrouver dans une situation très délicate au flop. A l’inverse, envoyer tapis directement va lui faire croire que j’ai une main qui ne désire pas se faire payer. Je sais qu’il aime gambler et annonce donc « all in ».

Il réfléchit un peu, et paye avec une paire de 4 ! Pas de bad beat et je revis, toujours sous la moyenne et à la bulle, mais avec une marge de manœuvre beaucoup plus grande. Ouf !

La bulle éclate, et comma par magie je redouble, cette fois encore contre Isildur1 et sur une main miroir de la première, mais sur un setup cette fois, QQ contre JJ. Revenu à 425000 et parmi les gros tapis la machine peut se lancer et je termine la journée correctement avec un tapis de 515,000 qui me place 8e sur 22 joueurs restants… à une journée de la plus belle finale de ma carrière !

S04 E01

Lundi 11 octobre 2010

Je trouve enfin le temps de vous écrire… Il faut dire que le début de ma quatrième saison chez Winamax a été des plus intenses. J’ai enchaîné coup sur coup l’EPT de Vilamoura, le PPT à Cannes, les WSOP-Europe et l’EPT de Londres sans trop m’en rendre compte. Le tout entrecoupé d’intenses sessions en ligne, tournois et cash-games mélangés. La raison de ce regain d’intêret pour le poker online malgré un planning live chargé ? Mon manque de rigueur lors des deux premiers tournois de la saison.

Je n’ai effectivement pas aimé mon niveau de jeu à Vilamoura, et je n’ai pas joué assez longtemps à Cannes pour me sentir dans le « rythme » d’un tournoi majeur. Je suis donc retourné faire mes gammes sur le nouveau site Winamax.fr, que j’affectionne de plus en plus, surtout ce petit bouton « copier la hand history » qui me permet de partager et discuter un coup avec mes acolytes du Team en un seul clic.

J’ai ensuite joué les WSOP Europe. Pour la première fois, j’étais à domicile pour disputer une grosse épreuve. Cette année, j’avais opté pour un programme plus chargé que lors de l’édition 2009, avec trois tournois préliminaires, et le Main Event.

L’épreuve de Short-Handed aura duré trois heures pour moi. Un peu trop de prise de risque de ma part… Sur le Pot-Limit Omaha, j’ai assez bien joué - sauf vers la fin, en me faisant sortir par Jeff Lisandro, qui allait finalement remporter le tournoi, et son cinquième bracelet.

Ensuite, le tournoi de tête à tête. Au premier tour, j’affronte un joueur scandinave assez bon mais contre qui je vais rapidement prendre l’avantage en jetons, ce qui va me servir pour lui mettre une grosse pression. Le canadien Greg Mueller est mon second adversaire. Un joueur très respecté en Limit Hold’em, mais faible en No Limit : j’ai touché beaucoup de jeu, il n’a eu aucune chance.

Troisième tour : je fais face à Kevin Eyster. Un excellent joueur de tournoi : je savais à quoi m’attendre, mais fut tout de même surpris par son style, très proche du mien que ce soit avant ou après le flop. Il a pris l’avantage le premier lors d’un gros coup où j’ai tenté un « move » à forte variante - chose que je ne fais jamais d’ordinaire dans les Sit-N-Go Heads-Up, mais je suppose que mes tendances à vouloir jouer « créatif » comme en cash-game prennent parfois le dessus en tournoi.

Enfin, le Main Event… Epreuve magnifique tant par sa structure que ses participants. J’ai joué un poker de haute voltige (selon l’expression consacrée) pendant deux jours - je pense vraiment avoir montré le meilleur de ce que j’étais capable. Bien entendu, j’ai eu de la réussite, mais j’aurais mérité d’aller plus loin.

La dernière main est assez particulière. Je tente un gros, gros move. Avec Dame-4 à pique, je sur-relance depuis le cut-off un joueur solide possédant un gros tapis. Il me paie, puis check/raise sur un flop Roi-8-4. Il possède Roi-10, et avait soi disant prévu de payer mon 3-bet à tapis avec cette main. Il a tout de même réfléchi avant de payer ce 3-bet. Quoi qu’il en soit, je pense que sa décision est très mauvaise dans le cadre d’un MTT. Je parle en connaissance de cause, car ce genre de prise de risques contre des joueurs agressifs m’a couté tellement cher dans le passé : lors d’un gros coup, même le joueur le plus « déglingo » aura la plupart du temps un gros jeu. Peu importe, il a bien joué ce coup, et a mérité d’aller loin.

Je quitte le casino Empire un peu déçu. Direction le Hilton, pour l’étape londonienne de l’European Poker Tour. Rien de particulier à raconter au sujet de cette épreuve… Vous avez déjà lu la plupart des mains dans le reportage de Benjo et Harper. J’ai perdu le gros de mon tapis au cours de confrontations normales, avant de me faire éliminer sur un coup semi-standard sur lequel je reviendrai sur les forums de Wam-Poker, histoire d’en discuter un peu avec vous.

La première salve de tournois est passée, et je n’ai toujours pas ouvert le compteur de places payées. Je ne me fais pas trop de soucis. A la fin du mois, je serai à Vienne pour le grand retour de l’EPT dans la capitale autrichienne, et compte bien jouer à mon meilleur niveau.

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