Archive pour la catégorie ‘Tournois Live’

Blogs Vidéos: Èpisodes 3 et 4

Jeudi 16 juin 2011

Pour ces deux épisodes suivants, j’ai confié mes impressions à la caméra juste avant le jour 3 de l’event 7, avec l’espoir de faire quelque chose, et juste après, avec la satisfaction du devoir accompli ;)

Impressions avant de reprendre le jour trois du $10,000 PLHE. Peut etre une tres grosse perf en perspective, il faut etre pret mentalement!

Quatrième épisode: Day 9, l’heure est à la fête! Nicolas revient sur sa table finale, comment il est arrivé là et comment il compte célebrer tout ça. Champagne…

Blogs Vidéos: Episodes 1 et 2

Vendredi 10 juin 2011

Salut à tous

J’ai démarré un blog vidéo que je voudrais vous faire partager ici. Tout au long des WSOP je vais en enregistrer 2/3 par semaines, avec des impressions sur les WSOP en général et sur mes WSOP en particulier. J’espère que ce nouveau format vous plaira, merci à Emilie pour son aide dans la réalisation et ses bonnes idées pour rendre le format plus vivant!

Voici les deux premiers épisodes, avec mon arrivée à Vegas et ma préparation avant les premiers tournois. Plus tard aujourd’hui deux autres vidéos blogs: avant et après ma perf.

Episode 1

Premier (Zérotième?) épisode de cette nouvelle série. News de Las Vegas, Impressions et avis de Nicolas Levi. Au programme de cet épisode: les préparations d’avant tournoi, et la polémique qui enfle alors que le Phil Ivey intente un procès à son sponsor!

Episode 2

Deuxième épisode en ligne, bad beat d un côté, départ Canon de l’autre, pas de doutes mes wsop ont commencés fort!

Dix souvenirs des WSOP 2010

Vendredi 27 mai 2011

La 42ème édition des World Series of Poker débute mardi… Et comme chaque année depuis 2008, le Team Winamax sera présent avec ses joueurs pros et votre dévoué reporter. Quoi de mieux pour se mettre en appétit avant 50 jours de reportage que de se replonger dans quelques-uns des meilleurs moments de l’édition 2010 ?

En attendant une nouvelle avalanche de belles histoires du 31 mai au 19 juillet, voici quelques souvenirs marquants qui nous reviennent en mémoire :

10 – Nicolas Levi ouvre le bal des finales françaises

Une semaine seulement après le départ des WSOP, on tenait le premier finaliste français : Nicolas Levi. Le joueur du Team Winamax atteindra la cinquième place d’une épreuve au charme particulier, le Shootout à 5,000$ (le principe : trois SNG joués à la file), en ayant au passage terrassé une table de la mort de première catégorie lors du deuxième jour : Blair Hinkle, Dario Minieri, Chris Bell, James Akenhead et un certain Tom Dwan, excusez du peu. Bilan comptable : 92,543 dollars de gains.

A lire
Day 2 du Shootout 5,000$
Finale du Shootout 5,000$

9 – Ivey, comme d’hab

Chaque année aux WSOP, Phil Ivey ajoute une pierre à sa légende en perpétuelle construction. En 2009, galvanisé par des paris de toutes sortes conclus avec ses confrères pros, Ivey avait décroché non pas un, mais deux bracelets, avant de se hisser en table finale du Main Event.  Lors de l’édition 2010, le meilleur joueur du monde encore en activité ajoutera un huitième bracelet à son poignet en remportant l’épreuve de HORSE à 3,000 dollars. Une victoire qui fut tout sauf facile : lors du dernier jour, Ivey dut se battre de longues heures avec un petit tapis, mais au final, sa combativité exemplaire eut le dernier mot, et Ivey sortit vainqueur au petit matin après un duel à sens unique contre l’excellent Bill Chen. « Aussi longtemps que des gens seront prêts à parier contre moi, je continuerai à gagner des bracelets », lâcha Ivey après sa victoire. Combien sont encore enclins à prendre ce risque ?

A lire
Day 25 des WSOP
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Paint it Black

Jeudi 19 mai 2011

Si, dans quelques années, on me demande si je suis déjà allé à Madrid - et que je n’y suis pas retourné depuis l’étape European Poker Tour qui s’est jouée là-bas - je répondrai assurément oui, tout en étant incapable de raconter une main jouée, ou une anecdote à la table. Et ce pour des raisons évidentes : je me suis fait éliminer en moins de trois heures sans remporter la moindre main et sans jouer le moindre coup intéressant. S’il était écrit que Madrid serait un échec cuisant sur le tapis vert, cette ville marquera à coup sur un tournant dans ma carrière de joueur de poker professionnel.

Si l’on considère le poker comme un être vivant dont les joueurs, les sites en ligne, les casinos, membres du staff et journalistes sont les organes, alors c’est à Madrid que sa maladie récemment contractée s’est finalement révélée à l’Å“il nu. Le Poker est malade et les médecins ne sont pas optimistes.

Soyons plus clairs : c’est le Poker professionnel tel qu’on le connaît qui est malade. Le poker en tant que jeu, le milieu amateur, les parties en ligne (sur Winamax du moins) vont très bien, eux.

La finale de l’European Poker Tour, jadis grand-messe du poker européen, se déroulait historiquement à Monte Carlo, au « Bay », dans la salle dite « des étoiles ». Une salle impressionnante au toit coulissant, dans laquelle plus de cent tables étaient disposées face à une scène où quelques stars du poker attendaient de faire leur entrée triomphale.

Peu avant le coup d’envoi, le toit s’ouvrait, permettant au soleil monégasque réchauffer nos visages et les immenses rideaux s’écartaient, laissant se dévoiler une vue en cinémascope sur la Principauté entière alors que, tiré à quatre épingles dans son costume italien sombre, cravate colorée unie, l’emblématique Thomas Kremser prenait la parole. D’abord pour nous souhaiter la bienvenue à Monte Carlo et à ce grand final. Ensuite il présentait les joueurs professionnels bardés de titres qui représentaient le sponsor de l’évènement, et d’un geste, il ordonnait la fermeture du toit, des rideaux, et la salle s’obscurcissait pour laisser place à un clip vidéo sur les écrans géants, retraçant les moments forts de la saison, à grands renforts de musique dramatique, d’images de foules en délire, de rivières, de trophées, de larmes, et de champions. Quand le clip s’achevait, c’était dans un silence religieux, avant que les applaudissements ne viennent le rompre.

Kremser lançait alors le « Shuffle up and deal » et moi, proverbial professionnel blasé, je m’asseyais l’estomac noué, les larmes aux yeux et le cÅ“ur battant à 200 à l’heure.

A Madrid, j’ai été triste, mais je n’ai pas eu les larmes aux yeux.

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La magie du Poker Chinois

Mardi 17 mai 2011

Salut à tous ! Compte tenu de la date de mon dernier post, je vous dois bien, non seulement des excuses, mais aussi un large récapitulatif de ce que j’ai vécu lors de ces deux derniers mois. Mon calendrier de tournois a été particulièrement chargé en ce printemps 2011.

La série a plutôt bien démarré avec une place payée lors du WPT de Vienne. J’étais gonflé à bloc ! Muni de mon passeport d’urgence fraîchement estampillé (bad beat administratif oblige), je termine le Day 1 dans la moyenne. Au début du deuxième jour, je monte pas mal de jetons, et me retrouve avec plus de deux fois la moyenne. Et là… c’est l’accident ! Je dispute un pot énorme valant cinq fois l’average, au bas mot, avec un tirage de quinte flush par les deux bouts contre un brelan. L’argent part au flop, mais je manque mes outs sur le turn et la rivière. Résultat des courses : avec mes neuf blindes, je parviens tant bien que mal à m’accrocher jusqu’aux places payées. Je remonte la pente, mais perds un coin-flip contre Alessio Isaia et envoie mes dernières cartouches quelques mains plus tard. J’atteins une honorable 29ème place. Dommage, je pense avoir joué un beau poker, et avec un brin de chance supplémentaire, j’aurais pu aller beaucoup plus loin.

Dans la foulée de l’étape autrichienne, Bratislava et Berlin me tendent les bras… Enfin, façon de parler. J’aurais aimé que ces belles de l’Est me réservent un meilleur sort. Au final, les deux tournois vont se dérouler de manière similaire et classique avec une élimination au Day 1 et au Day 2, respectivement.

Après un détour par Tours où se déroulait une étape du France Poker Tour, je suis repassé par la maison, à Londres, dans l’optique de jouer en ligne. Les choses ne se sont pas super bien passées… Après deux jours de bad run, j’ai décidé de changer de plan et me suis rendu au Palm Beach, un cercle londonien, histoire de voir si les tapis étaient plus verts en live. C’est là que je me suis rendu compte à quel point le cash-game live m’avait manqué. En y réfléchissant bien, cela faisait deux ans que je n’avais pas fait une session digne de ce nom.  J’ai donc passé une semaine au Palm Beach, m’y rendant tous les jours avec au final un résultat financier plutôt probant, ce qui ne gâche rien. Ce regain de motivation a aussi renouvelé mon envie de persévérer en ligne.  Grâce au wifi gratos, je me suis amusé à multi-tabler live et online, grâce à l’application Winamax qui fonctionne très bien sur iPad.

Requinqué par ce séjour à Londres, j’ai mis le cap sur Monte Carlo avec nombre de mes coéquipiers du Team Winamax. Là-bas se déroulait le tournoi The One. Durant le trajet aller, j’ai retrouvé Adrien Allain à la gare de Lyon, et deux autres joueurs du circuit nous ont rejoint : Benjamin Pollak et Marc Barillet. Je vous laisse imaginer ce que peuvent bien faire quatre joueurs de cartes lorsqu’ils se retrouvent dans un train les menant à un tournoi de poker. Réponse : ils se racontent leurs derniers bad beats… et jouent aux cartes, bien entendu ! Au poker chinois, plus précisément. Pour moi, il s’agissait d’une première, mais malheureusement, la fameuse « chance du débutant » est restée à quai. Pour résumer l’affaire, c’est délesté de quelques euros que je suis arrivé sur la Côte d’Azur. Le coupable : un joueur répondant au surnom de « Magic Deal ».

Malgré ce revers, j’ai apprécié la découverte de ce jeu, et le résultat de la partie m’a donné de beaux espoirs pour le tournoi à venir… Je vous explique : lors de son voyage vers la République Dominicaine, Pollak avait rasé un de ses potes dans l’avion, au poker chinois. Et voilà que ce pote remporte le tournoi organisé là-bas. Quelques semaines plus tard, Monsieur Pollak, toujours lui, administre une branlée (appelons un chat un chat) à Adrien Allain pendant le trajet vers Cannes. Ça ne loupe pas : Adrien y remporte les Hold’em Series.

Vous comprendrez alors ma déception, quand je n’ai atteint « que » la 13ème place lors de The One. La supposée magie de Benjamin Pollak n’a pas opéré mais je suis surtout frustré par un sentiment récurrent. L’impression qu’il me manque un petit truc, ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence entre une belle partie et une performance inoubliable. Je suis convaincu que je peux faire encore mieux… Je crois très fort en mon potentiel et vais employer mon énergie en vue de continuer à parfaire mon jeu… et ne plus commettre la moindre erreur. Surtout pas celle de croire en la magie ! :-)

Une grande finale en cache une autre…

Samedi 14 mai 2011

Madrid

L’EPT de Madrid fut une grosse déception. Il représentait mon dernier espoir de perfer sur le circuit European Poker Tour cette saison, et de réussir à franchir ce Day 2 qui m’a été fatal depuis août…

Quatre à la suite ! Quatre tournois d’affilée où je saute sur un coup à 80/20 : c’est ma répution de chattard qui en prend un coup ! C’est frustrant de sortir sur des spots où l’on a quatre chances sur cinq de gagner, car il est difficile de trouver meilleur situation… Quand Mastrea, le joueur espagnol, a décider de me 6-bet à tapis avec une paire de 10, je l’ai bien sur aussitôt payé avec ma paire d’As. On a retourné nos cartes, et mes dernières confrontations contre une paire de 10 me sont aussitôt revenues à l’esprit.

À Berlin, le 10 était venu au flop. A Vienne, c’est au turn qu’il est tombé. Cette fois-ci, il a attendu la rivière… Mon coeur en a pris un sacré coup !

That’s poker ! La variance fait sa loi… J’étais surement en retard, niveau bad-beats. Les Dieux du poker se devaient de réagir…

Bellagio, Las Vegas

Il faut absolument que j’oublie ces mauvais coups. Je ne peux pas les contrôler, de toute manière, et il me faut positiver car demain m’attend une autre grande finale, celle du World Poker Tour. Un tournoi que je rêve de jouer depuis toujours, avec la structure la plus profonde du monde et la présence des plus grandes figures du poker actuel.

Je suis très confiant de mon jeu en ce moment ! Et estime avoir acquis l’expérience nécessaire pour affronter les meilleurs… Je vais donc jouer mon jeu, en optant pour des stratégies différentes selon l’adversaire… Il y a ceux que je vais pouvoir exploiter, et ceux que je préfèrerai éviter. Car avec une telle profondeur de tapis (100,000 au départ, blindes 100/200 pendant 90 minutes), je ne compte pas « faire le cow-boy » face aux meilleurs joueurs de cash-games high-stakes.

Je compte probablement jouer plus large en position, et très serré hors de position. Mais au fait, pourquoi dévoilerais-je ma stratégie ? C’est bien beau d’établir un plan de bataille à l’avance, mais au final, la partie va dépendre d’une infinité de facteurs différents auxquels je vais devoir m’adapter dans le feu de l’action.

Une chose est sure : je suis sur-motivé pour ce tournoi ! J’espère m’y amuser, et pour cela il faut aller loin. Coup d’envoi le 14 mai à midi, heure de Vegas : je vous tiendrai au courant de mes progrès sur Twitter (www.twitter.com/Kitbul)

World Series of Poker

Les championnats du monde (WSOP) débuteront immédiatement après le WPT du Bellagio. J’ai un programme très chargé (13 tournois) et mes amis du Team Winamax aussi. Je sens tout le monde très motivé et bien préparé grâce à l’aide de Stéphane Mathey et Pier Gauthier. On va aller chercher quelque chose de grand ! Je pense notamment à Tristan Clémençon qui débarque à Vegas pour la première fois, et Antony Lellouche, bouillant sur les jeux en « Mixed Games ».

Stéphane Matheu est parvenu à installer la cohésion au sein du groupe grâce, entre autres, aux stages qui nous permis de beaucoup échanger et apprendre.

À vos paris !

Je suis prêt à prendre les paris sur le Team Winamax contre les autres équipes françaises aux WSOP. Objectif : le bracelet ! Guignol s’occupera de fixer les cotes… (OK, à part peut-être contre Full Tilt, car Alex Luneau est certainement favori pour remporter un bracelet dans une des variantes Mixed qu’il semble maitriser parfaitement)

Bref, souhaitez-moi bonne chance… Et comme on a dit !

Fou, dangereux, et dégénéré ! (2/2)

Mercredi 20 avril 2011

Résumé de l’épisode précédent : à la table de poker, Davidi aime bien raconter des histoires pour embobiner ses adversaires… Parfois, l’histoire est crédible, et le gain immédiat. Mais parfois, les choses ne se passent pas comme prévu…

Exemple : Histoire pas crédible / EPT Berlin

Ma table est relativement faible. J’ai vraiment envie de monter des jetons. Je cherche donc à créer un historique pour faire commettre des erreurs aux joueurs les plus faibles. A ma gauche, un joueur serbe au style déroutant, qui par exemple m’a sur-relancé preflop pour le minimum à plusieurs reprises. Je sens qu’il veut jouer contre moi, mais je ne riposte pas avec des mains light : pas sûr qu’il soit une bonne cible à bluffer ! J’ai pu l’étudier durant les premiers niveaux, situer son degré de réflexion, et constater qu’il n’aimait pas perdre les coups où il se sentait impliqué… problème d’égo, donc. Aussi, ce joueur dégageait de nombreux tells physiques : j’étais confiant dans mes lectures.

Nous jouons depuis plus de cinq heures. La pause dîner n’est plus très loin. Mon tapis : 30,000, contre 50,000 chez mon adversaire. Blindes : 200/400.

Il relance à 950 UTG. De grosse blinde, je complète avec KCœur 2Cœur . Je n’ai pas peu de l’affronter au flop hors de position.

KTrèfle 6Carreau 6Trèfle 

La plupart des joueurs vont ici checker, et payer une mise : c’est la voie classique.

Mon adversaire c-bet et je réalise immédiatement qu’il n’est pas à l’aise, et je pense que lui-même a remarqué ses propres tells. Je me suis dit : si je le relance, il ne va jamais me croire, étant donné que je suis censé payer avec un Roi, une petite paire, un tirage couleur, voire même parfois avec un 6.

Avec un check/raise, je ne représente rien, en tout cas rien pour son niveau de réflexion. Il c-bet à 1,600, je relance à 4,200 pour le provoquer, et aussitôt il envoie 14,000 !
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Fou, dangereux, et dégénéré ! (1/2)

Mardi 19 avril 2011

Beaucoup m’ont demandé d’écrire un article sur ma victoire lors du WPT Invitational à Los Angeles. J’ai commencé à l’écrire mais j’ai abandonné suite à l’invitation de Club Poker Radio en compagnie d’Almira. L’émission sera diffusée ce soir (mardi) en direct sur www.clubpoker.net à partir de 20h30.

Je vais donc plutôt parler de mes deux derniers tournois… à savoir l’étape Viennoise du World Poker Tour, et l’EPT à Berlin, histoire d’évoquer un sujet dont j’ai rarement parlé, mais qui est pourtant crucial pour tout bon joueur de tournois qui se respecte.

L’appellation metagame regroupe toutes les informations ayant trait au facteur humain, par définition non quantifiables, et extérieures au jeu lui-même. C’est de la psychologie : on s’intéresse à l’image que l’on perçoit des joueurs, et à l’imagine que l’on dégage soi-même à la table, grâce à l’historique des mains.

Pendant toute l’année 2010, j’ai fini la plupart de mes Day 1 avec un tapis à peine supérieur à celui de départ. J’attendais les spots surs, les brelans qui rencontrent paire d’As, couleur contre quinte… Et quand le spot ne me paraissait pas bon, je me livrais à de gros hero fold.

En général, un seul setup dans la journée suffisait pour terminer le Day 1 avec un tapis double de celui de départ, ce qui est déjà parfait ! Mais en réalité, ces situations ne sont pas si fréquentes, et l’on peut parfois gagner des gros pots avec une bête top-paire.

Ces jours-ci, la survie au Day 1 m’est toujours aussi importante… Mais j’ai intégré à mon jeu des gros moves préflop qui me permettent de gagner des jetons, tout en créant un « historique » qui va me permettre de faire surgir plus rapidement des situations potentiellement rentables

Pour se faire, il faut raconter une histoire crédible, en restant conscient de notre image à la table. Cette histoire fait partie de toute la partie psychologique de la stratégie du jeu, ayant pour but de brouiller la lecture de nos adversaires.

Quand on y pense, peu de joueurs jouent de leur image. Le plus souvent, ce qu’ils réflètent correspond à ce qu’ils font. Le Vieux Nit ne bluffe jamais, et le Dario Minieri ne s’arrête jamais (de bluffer).

A mes débuts, j’aimais profiter du Day 1 pour donner l’impression d’être un joueur très tight jouant simplement la valeur de ses cartes, pour ensuite en profiter un maximum en fin de journée, jusqu’à me faire prendre en flagrant délit de bluff. C’est une méthode que je conseille à la plupart des joueurs.

Par la suite, reconnaissance publique aidant, et avec l’apparition d’un logo rouge envoyant le message « Joueur Loose Agro » aux yeux de nombreux autres pros, mon image de nit s’est décrédibilisée.

Aujourd’hui, j’essaie de m’adapter selon les joueurs à ma table lors du Day 1. Lorsque j’ai une table difficile, je mets mon égo de côté, et joue serré. A l’inverse, j’essaie d’imposer une image de maniac lorsque la table est faible.

Avantages du style maniac :

* En face d’un maniac, on a pas envie de 3-bet light, ou de jouer au plus malin (outplay), ce qui lui permet de terroriser la table à peu de frais, et de jeter ses cartes sans regrets les rares fois où on va le relancer.
* Le fish n’a qu’une vie, et il faut être celui qui arrivera à profiter de son argent ; en le provoquant, le problème peut être vite réglé, surtout s’il a un problème d’égo.
* Le maniac tire un maximum de value de ses mains. De la value thin avec un jeu moyen, et de la grosse value avec les nuts.

Après le saut de page, un premier exemple…

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En plein rush !

Lundi 14 mars 2011

Miam

Miam

C’est beau le poker quand ça marche ! On peut dire que ma saison est lancée ; visez plutôt les derniers 20 jours :

- Une Victoire à l’Extase sur Winamax, un des gros tournois du dimanche, devant 298 joueurs !
- Une 2e place au tournoi à $5,000 du Commerce pour $90,000 !
- Une 2e place au Grand Tournoi à 1000 euros sur Winamax.

Bref ‘A walk in the Park’ comme disent les américains ! Depuis trois semaines mes bluffs ne sont jamais payés, mes overbets avec 2e paire sont payés 3e paire, et mes gros jeux trouvent régulièrement preneurs :)

Le tournoi au commerce sera le sujet de mon prochain blog . Avec Shannon Shorr, Michael Binger, ou encore John Turner à ma table ce fut très intéressant et surtout plein de changements de rythme . Les résultats online feront d’excellents outil de coaching pour mes prochaines vidéos, donc je n’en parlerai pas tout de suite non plus.

Si la victoire en dur est la plus lucrative, je dois dire que faire de beaux résultats sur Winamax me tient a coeur et j’ai bien hurlé devant mon écran :) En tout cas j’ai depuis le début de l’année une sensation de jouer juste et cette confirmation par le résultat me donne de la confiance au moment où je vais en avoir le plus besoin !

En effet le calendrier de Mars/Avril est on ne peut plus chargé, et j’avoue que je suis un peu flingué avec le décalage horaire (depuis que je suis rentré il y a quatre jours de Los Angeles je suis passé par Londres, Troyes, et Paris. Je suis actuellement dans le train pour Nice, et dans 3 jours je serai à Londres pour 48h… avant d’enchainer l’EPT Snowfest, le WPT Vienne, le WPT Slovaque sans passer par la case départ (mais en espérant toucher 20,000 et plus !)

Surtout ne vous méprenez pas, loin de moi l’idée de me plaindre !!! Jouer des grands tournois est une chance, une chance que je ne compte pas gâcher justement ! Le poker est vicieux et les moments de réussite peuvent dérégler un joueur autant que les périodes de défaites, surtout lorsque les tournois s’enchainent. Après mes bons résultats Il est idéal d’enchainer sur la confiance mais pas n’importe comment : je suis déjà parti en roue libre dans le passé après une perf’ (en mode c’est facile pas besoin de me concentrer ou d’être patient à la table)…

Bref un peu de recul et d’analyse de ce qui était bien et ce qui ne l’était pas ne me fera pas de mal avant de repartir à l’attaque.

Ça tombe bien : les 4 jours qui viennent sont dédiés au travail et à la remise en forme. Après l’expérience réussie du stage à Londres en petit groupe, le Team Winamax remet ça, et cette fois au grand complet ! Au programme sport en groupe tous les matins, ambiance warrior…

Allez on chante pendant le footing! « en sau-tant avec deux As,- je suis tom-bé sur bre-lan !»

L’après- midi sera dédié au Brainstorming et verra des intervenants extérieurs, notamment des grands sportifs qui pourront nous parler mental, attitude, compétition etc. Ne me demandez pas les noms, Stéphane est une tombe!

Face au niveau grandissant dans le poker, la bonne attitude pour rester un joueur gagnant est de se professionnaliser au maximum et je suis très heureux que le coach nous ait organisé ce stage. Une chose est sûre, en sortant de là on aura tous appris deux trois trucs poker mais aussi et surtout en sortant je sais qu’on aura tous la rage de vaincre et la fraicheur physique pour tout déchirer!

Bon ce blog manque quand même un peu de fun, alors pour finir en bonus une photo de Davidi, le belge préféré des français, en mode chill avant sa finale remportée à LA!

Une pétition pour qu’il les garde au prochain tournoi ?

Doublé historique pour Davidi et Almira

Jeudi 3 mars 2011

Face aux caméras, quelques minutes avant de prendre place à la table pour disputer l’ultime duel contre son coéquipier, Almira Skripchenko tentait de prendre du recul pour répondre aux questions de l’équipe télé… Mais peu importe par quel bout on tentait de prendre les évènements, la chose dans son ensemble était tout bonnement inimaginable. Deux joueurs de la même équipe s’affrontant en table finale d’une épreuve qui en avait rassemblé 481 au total. Deux amis de longue date qui allaient maintenant s’affronter les yeux dans les yeux pour le titre. Pour en arriver là, une réaction en chaîne aura été nécessaire, l’une de celles qui défient les probabilités.

Ça a commencé comme ça

Deux semaines plus tôt, Almira et Davidi Kitai débarquaient à Los Angeles sur l’invitation de Matt Savage, superviseur en chef du World Poker Tour, pour disputer une épreuve au goût particulier : le Celebrity Invitational, rencontre freeroll où se mélangent pros médiatiques et célébrités du show-biz américain. Le premier jour, l’ambiance était résolument à la détente. « On était là pour s’amuser, le but n’était pas de se prendre au sérieux », raconte Davidi. « On avait droit à une recave, une seule, à 200$, destinée à une Å“uvre de charité. Je l’ai utilisée dès la première main ! » Par la suite, Davidi s’est monté un gros tapis, et est revenu pour le Day 2 en compagnie d’Almira. Entre temps, Nicolas Levi, lui aussi du voyage, avait déja été éliminé, mais se rattrapera bien vite en terminant en second place d’un tournoi annexe à 5,000 dollars l’entrée.

Lors la deuxième journée de l’épreuve, les choses sérieuses allaient véritablement commencer. « La plupart des célébrités avaient disparu du tournoi, et le niveau était bien plus élevé. Il ne restai plus que joueurs qui étaient là pour gagner. » La belle histoire se poursuit : Davidi et Almira sont de nouveau assis à la même table une bonne partie de la journée, et contre vents et marées, malgré les quelques bad-beats qui se sont mis en travers du chemin, ils atteignaient la table finale, ensemble, soudés.

Deux joueurs du Team Winamax autour de la même finale, le fait n’était pas inédit. Il y avait eu Arnaud Mattern et Ludovic Lacay à Varsovie, il y a trois ans, puis Anthony Roux et Almira, déjà, aux WSOP 2009. Cette fois, Davidi et Almira faisaient face à quatre adversaires, et les six finalistes possédaient un tapis équivalent. Tout était envisageable. Mais l’on osait pas croire au scénario parfait. C’est pourtant celui qu’on a reçu.

With a little help from Lady Luck

D’entrée de jeu, le destin semblait dire aux W que cette journée leur appartiendrait. Le coup d’envoi venait à peine d’être donné qu’Almira engageait tous ses jetons au milieu après avoir floppé deux paires. Effroi en découvrant la main de Dinara Khaziyeva : deux paires supérieures ! Le miracle vint sous la forme d’un 9 salvateur sur le tournant. C’était trop beau pour être vrai. Almira se débarrassa de l’autre joueuses d’échecs dès la main suivante : elle était désormais chip-leader.

Une heure plus tard, c’était au tour de Davidi de se retrouver au bord du précipice, à tapis avec As-Dame contre la paire de 7 de Dan Heimiller. Le pro américain dominait la finale jusque là, ayant notamment provoqué l’élimination de l’amateur Damon Schramm. Un As sur le flop permit à Davidi de doubler son tapis. Les deux joueurs Winamax se partageaient maintenant le chip-lead.

Les Dieux du Poker veillaient sur Almira, et son Roi-6 réussit à battre le As-Dame de George Rechnitzer. Le très solide amateur de Californie sortait dès la main suivante, et ils n’étaient plus que trois. Dan Heimiller se révela des plus coriaces, comme l’on pouvait s’y attendre. Mais l’histoire était en marche, et Heimiller dut se contenter de la troisième place.

Smells like Team Spirit

Le rêve était devenu réalité. Nos deux coéquipiers étaient face à face pour un ultime duel. Peu importe le gagnant : une belle fête se préparait quoi qu’il arrive. Tout au plus nous fallait-il demander à Davidi et Almira de faire durer le plaisir. On en a eu pour notre d’argent, avec 90 minutes de duel à couteaux tirés, tendu, serré : les deux amis ne se sont pas fait de cadeaux. Les blindes étaient élevées, les ‘moves’ se calculaient au millimètre près. Les jetons sont passés de main en main, chacun défendant son terrain avec ardeur. Puis, comme il fallait bien un dénouement à ce duel que l’on aurait pas dédaigner voir ce terminer par un match-nul, Davidi a pris l’avantage définitif, trouvant deux paires puis une quinte pour déstabiliser Almira. A 22 heures 07, la joueuse du Team Winamax engageait ses derniers jetons avec As-2. Elle floppe un As, mais le Dame-3 de Davidi trouve une seconde paire sur le turn. C’était fini.

Deuxième bracelet pour « Le Génie »

Comme on a dit ! Une expression que l’on entend souvent chez le belge du Team Winamax. Il l’avait dit, qu’il allait gagner, et il l’a fait. Ce soir, Davidi Kitai a ajouté un second bracelet à son poignet, trois ans après son triomphé aux World Series of Poker. Certes, ce titre World Poker Tour qu’il ajoute à son palmarès n’était qu’un tournoi freeroll, sur invitation, avec une dotation bien inférieur à celle des tournois pros auxquels ils est habitué.

Mais qu’importe le prize-pool, pourvu qu’on ait l’ivresse : Davidi Kitai et Almira Skripchenko nous auront fait vibrer durant cette nuit blanche à Los Angeles. Une double victoire pleine d’émotion, acquise à force de panache et de combativité, qui restera longtemps dans nos mémoires.

Retrouvez les résultats sur cette page et l’ensemble du coverage sur Winamax.fr

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