Archive pour la catégorie ‘Tournois Live’

Bahamamamas

Mercredi 25 janvier 2012

Dans mon blog précédent, je vous annonçais mon intention de lancer mon année par un déplacement aux Bahamas. Cette étape du LAPT/NAPT/EPT (jamais trop compris) est un véritable mini-WSOP : nombreux tournois, buy-in et variantes multiples et, bien entendu, ricains à gogo. Question hébergement et restauration, c’est un véritable braquage : les chambres sont moyennes, le service est lent à en mourir et tout est en extra.

Le summum est atteint à la poker kitchen qui, en plus d’être dégueulasse (le chef serait Greg Raymer),  fonctionne avec un système de tickets (comme à la cantine) et où tout coûte une montagne (4 dollars la bouteille de 250ml d’eau, 8 dollars le coca, 9 dollars la salade de fruits).

“Welcome to Paradise” vous hurle un mec à l’accueil quand vous descendez du taxi. Mouais, surtout le bootcamp idéal pour tout européen avant les WSOP. Il va falloir que je reste calme et que je me concentre sur mon objectif.

J’arrive donc le 4 janvier à Nassau, trois jours avant le début du Main Event histoire de m’acclimater au décalage horaire, de prendre mon coup de soleil habituel ET d’avoir le temps de le guérir (en partie), et de jouer un petit satellite a 1 000$, histoire de retrouver le live avant de jouer le Main qui s’annonce relevé.

Cette année le soleil est au rendez vous (pas forcement évident en cette période aux caraïbes, voir coverages de Benjo en 2008, 2009 et 2010), et je profite donc de mes trois jours pour mettre en application mon plan. Ma peau brule progressivement atteignant un vermillon très satisfaisant, le 1000$ est une entrée en matière agréable, je retrouve quelques sensations et me fais éliminer sur un flip apres trois heures de jeu.

Je peaufine mon conditionnement par une petit discussion avec Pier Gauthier sur skype, je suis prêt, je bosse bien depuis plusieurs mois, il faut que je me concentre sur les détails, la différence entre un bon joueur et un grand joueur c’est une addition de détails. Je repense au stage du Team à Sofia Antipolis, la nutritionniste, l’ostheo, le coach mental. Je suis prêt.

Ce voyage à Nassau coïncide aussi avec ma première “collaboration” avec un ami de Toulouse, Etienne.

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2012 : la consécration ?

Vendredi 13 janvier 2012

Au poker, il n’y a pas que les mathématiques, la psychologie, la stratégie et la préparation. Il y a aussi le feeling, l’instinct.

Difficile à expliquer, mais il est plus important qu’on pourrait le croire. Parfois, avant même le début d’un tournoi, on a un pressentiment, qu’il soit bon ou mauvais. Et très souvent, il est vérifié.

Pareil quand on est dans un coup, qu’on a une décision délicate et qu’on hésite entre le fold ou le call à la rivière par exemple. On a toujours une première intuition, et il s’avère qu’elle est souvent juste. Elle reste pour autant inexplicable  et est le fruit d’une analyse inconsciente de notre cerveau de certains facteurs (attitude corporelle, betting pattern, etc.) qui nous aurait échappé. Un bon joueur de poker devra être capable de suffisamment lâcher prise afin d’écouter son instinct dans certaines situations.

Et justement, un feeling, j’en ai un pour cette année 2012. Et il est plein d’optimisme.

Mais tout d’abord, petite rétrospective sur l’année tout juste écoulée. Le bilan est honnête, mais pas totalement satisfaisant.

En terme de performances, j’ai réalisé quelques beaux deep run, dont notamment le 1 500$ H.O.R.S.E. et le 10 000$ PLO des WSOP, mais aussi le WPT Malte. J’ai manqué de réussite sur la fin, n’ayant pas vraiment de regret à nourrir mais la déception reste palpable.

Concernant ma préparation, c’est très encourageant. Je me suis remis au sport et j’y prends goût (même du fitness en salle… Oui, oui !). Et même si je peine encore à en faire régulièrement, je progresse dans ce domaine et cela m’aide grandement dans les tournois afin d’être performant à toute heure. J’ai décidé cette année de continuer à collaborer avec Pier Gauthier et je compte bien approfondir mon travail avec lui.

Voici mes prochaines échéances : tous les tournois de NLH et PLO à 1 000€ ainsi que le H.O.R.S.E à 250€  (plus pour le fun) des EFOP à l’ACF. Si je suis éliminé du Main Event, je ferai également le High Roller à 10 000€. Ce sera une de mes résolutions cette année : faire quelques High Roller en No-Limit Hold’em, de préférence les plus juteux. Je serai également bien sûr présent à l’EPT Deauville, et je compte y disputer de nombreux tournois, en espérant bien entendu ne pouvoir en faire qu’un pour cause de deep run : le Main event ! Vous pourrez suivre un pointage régulier de chacun de ces events sur mon Twitter ou sur ma page Facebook.

Alors, pourquoi ce bon feeling ? Tout d’abord, mes premiers tournois joués sur Winamax.fr (Top 50 , XTASE, High Roller et Grand Tournoi) m’ont apporté une grosse satisfaction vis-à-vis du jeu que j’ai développé. J’ai eu d’excellentes sensations et j’ai ressenti les dynamiques de jeu à table comme rarement. Cela me donne une confiance énorme pour les prochains live : j’espère vraiment frapper fort dès ce mois de janvier. De plus, par rapport aux années précédentes, j’estime vraiment avoir toutes cartes en main pour réussir. Je suis beaucoup mieux préparé, et je sais ce que je dois faire.

C’est pourquoi mes objectifs pour cette année seront assez élevés :

-    3 Tables Finales dans des events majeurs (WSOP, EPT, WPT)
-    1 Titre majeur
-    + de 500 000 $ de gains en live

J’ai à cÅ“ur de les atteindre et même, pourquoi pas, de les pulvériser (sait-on jamais !). Verdict à la fin de l’année.

« Dans la tête d’un pro » Spécial Cannes, épisode 1/7

Mercredi 21 décembre 2011

Vivez les émotions d’un grand tournoi live comme si vous y étiez, suivez le raisonnement des pros au cœur de l’action et partagez la vie quotidienne du Team Winamax au travers des nouvelles vidéos exclusives de la série « Dans la tête d’un pro » : 7 épisodes tournés lors de la finale du PPT au casino Palm Beach de Cannes !

Dans l’épisode 1, mettez-vous dans la peau de Vikash Dhorasoo qui, à la croisée des chemins, se pose des questions sur son avenir en tant que joueur de poker. De sa préparation (« C’est pareil qu’avant un match, sauf qu’au lieu de crampons, je mets des Ray Ban ») à l’arrivée à table du « Docteur Maboul » Jean-Noel Thorel, suivez le destin de Vikash dans ce tournoi.

L’épisode 2 sera mis en ligne le mardi 27 décembre : on y suivra le parcours d’un Ludovic Lacay plus en forme que jamais. Jamais un joueur n’avait été suivi d’aussi près et aussi longuement lors d’un tournoi de poker… A consommer sans modération !


« Dans la tête d’un pro » Spécial Cannes par winamax


Entretien avec Vikash Dhorasoo

Dans l’épisode 1 de « Dans la tête d’un pro » Spécial Cannes, tu te poses de nombreuses questions concernant ton avenir en tant que joueur de poker… Peux-tu nous en dire plus ?

« J’ai décidé de quitter le Team Pro Winamax car être professionnel de poker demande beaucoup de travail et d’investissement. J’ai l’expérience du haut niveau dans le football et mes activités aujourd’hui ne me permettent plus de faire les sacrifices nécessaires pour être le meilleur.

Je préfère redevenir un joueur amateur de poker de même que je suis redevenu un joueur de foot du dimanche, pour retrouver un autre poker, celui que j’ai découvert en jouant sur internet à mes débuts ou entre amis à la maison. J’aime le jeu et le plaisir que je peux prendre en pratiquant ces deux disciplines. C’est pour cela que j’ai intégré l’équipe du Winamax Football Club qui joue en Fédération Gymnique et Physique de Travail (FSGT).

Je veux retrouver le plaisir de jouer et redevenir un joueur comme un autre faisant partie de la communauté des Wameurs. »

Tu es très proche de Winamax et de l’équipe professionnelle. Vas-tu rester en contact avec eux ?

« Depuis trois ans, je suis lié à Winamax et c’est un honneur. En accord avec Winamax, je vais rester proche du Team Pro, devenant une sorte d’ambassadeur de Winamax.

Je continuerai donc à participer à quelques tournois live en défendant évidemment les couleurs de Winamax. Je participerai aussi à quelques étapes du Winamax Poker Tour et à quelques tournois sur le net.

L’histoire qui me relie à Winamax s’apprête à connaître un nouveau chapitre : Winamax, qui m’a permis de découvrir le poker de haut niveau, continuera de m’accompagner dans mes projets à travers ses actions de mécénat.

Notre collaboration continue car notre philosophie se rejoint sur de nombreux points. Peu importent les cartes, le succès ou les moyens à votre disposition, on retiendra toujours ‘‘ce que vous en avez fait’’. »

Comment va se matérialiser cette collaboration ?

« Autour du mouvement Tatane, je développe des actions qui correspondent à une volonté commune de jouer, de privilégier le plaisir du jeu de manière durable et joyeuse, pour en faire un facteur de développement et de lien social.

Aujourd’hui, Winamax devient le premier partenaire corporate du « mouvement TATANE » aux initiatives favorisant le jeu de manière consciente et durable. Je suis pour ma part fier de pouvoir me faire le porte-parole de cette collaboration unique. »

Une rentrée en trombe

Jeudi 27 octobre 2011

Je viens de boucler ma deuxième année chez Winamax ! Mais à peine cet anniversaire souhaité, l’heure de la rentrée a sonné. Néanmoins, de mon côté, une longue période éloigné des tables de poker aussi bien virtuelles que réelles furent nécessaires. Le tout suite à une légère overdose de poker.

A quelques exceptions près, je n’ai pas touché aux cartes avant mon séjour à Las Vegas. Et même chose après. J’ai senti la lassitude m’envahir pendant le Main Event des WSOP où, malgré un Day 1 réussi, j’ai effectué un Day 2 totalement catastrophique à mon sens. J’ai rarement eu l’occasion d’aussi mal jouer, ce qui est plutôt dommage quand on sait qu’il s’agit du plus beau tournoi du monde…

Mais après quelques semaines sans jouer au poker, la soif de victoires est revenue plus forte que jamais. J’étais ultra motivé à l’idée de rejouer de gros events et je suis bien décidé à faire de grosses perf’ cette année. C’est également l’occasion de prendre de nouvelles résolutions.

En période de tournoi, je compte réussir à garder une certaine hygiène de vie adaptée aux horaires de jeu. Cela commence par me lever (idéalement) 3-4 heures avant le départ, à prendre un petit déjeuner, faire une séance de sport, puis douche, petite collation avant de filer pour le casino. Idéalement, faire du sport le plus régulièrement possible et manger équilibré serait génial, mais dans la pratique, c’est assez compliqué…

Il est cette année également question de faire plus attention aux frais extérieurs aux tournois. Eviter les spew inutiles sans pour autant s’empêcher de se faire plaisir, c’est à dire rater moins d’avions, de trains, ou encore de les réserver à l’avance. Ajoutons à cela une utilisation plus accrue du coaching mental (avec Pier Gauthier), une motivation au beau fixe et les perfs suivront.

En faisant un bilan de mon début d’année, je suis assez satisfait :

- une Table Finale au PLO 5k€ à l’ACF (remporté par mes compères Antony L devant Davidi)
- Un joli deep run au Partouche Poker Tour
- Une belle Table Finale au WPT Malte qui s’est conclu par un mauvais coup (deux Rois contre As-Roi pour 60% des jetons). Si l’As n’était pas tombé à la rivière, j’aurais peut-être un bracelet WPT. Mais avec des « si », on pourrait refaire le monde. Quoi qu’il en soit, la perf’ est belle et me donne encore plus la rage pour les prochains tournois.

Ce regain de motivation n’est pas dû uniquement à mon break, mais également au rush que mes amis sont en train de connaître. Cela a débuté par la deuxième place d’Hugo Lemaire au WPT Paris. Je me souviens lui avoir dit à la soirée ayant suivi sa performance que des moments comme ceux-là sont rares et vraiment très appréciables. De cette performance est née une sorte de cercle vertueux et les performances se sont enchainés à Cannes : la Table Finale d’Ilan Boujenah au PPT, la deuxième place de Basou au 5k€ HU, la victoire de Joel Benzinou au 1k€ SH puis ma table finale à Malte.

Tous les ingrédients sont réunis pour faire une grosse année. Les cartes feront le reste.

La Pizza Margherita

Mardi 20 septembre 2011

La réalisation et la réussite d’une pizza Margherita passent tout d’abord par un travail préalable de qualité. Il faut s’enquérir des bons ingrédients : farine, levure, mozzarelle, tomates, et ne pas rechigner à aller chercher loin pour une qualité meilleure. On ne construit rien de bien sans bases solides.

Cette quête achevée on peut enfin rentrer dans le vif du sujet, la cuisine, dont la première étape est la laborieuse mais nécessaire réalisation de la pâte. L’excitation de l’approche d’un dénouement alors qu’on glisse la pizza au fond du four est encore loin, pourtant vos décisions et observations à ce stade auront un impact direct sur l’issue du projet.

Concentrez-vous et observez la levure fondre dans l’eau tiède, attendant patiemment votre heure. Puis vient le moment de passer à l’action. Alors puissamment et progressivement vous pétrissez la levure dans la farine de vos propres mains, ajoutant vos petites touches personnelles (sel et huile d’olive), incorporant progressivement de l’eau tiède, sans vous presser afin que le mélange ne change jamais de texture a l’œil nu. Vous avez franchi un premier obstacle, la pate est prête. Vous l’enveloppez minutieusement d’un torchon et la placez dans un endroit sec et tempéré, un lieu sûr où elle montera doucement.

L’attente est longue, deux heures durant lesquelles il serait facile de se reposer, de se laisser griser face à ce premier obstacle franchi. Mais en cuisinier chevronné vous saurez revoir vos classiques, passer les ingrédients en revue ou relire la recette. Une dernière check-list.

Puis c’est  l’agitation a nouveau ! La pâte a, lentement mais surement, doublé de volume ! Vous pouvez maintenant l’utiliser pour créer quelque chose de plus grand, c’est le support de votre grande entreprise, mais pas encore non, pas tout de suite.

Vous allez d’abord utiliser ces petits ingrédients préparés laborieusement des heures auparavant, vous faites revenir l’ail finement découpé puis écrasé avec les tomates lentement épluchées, le tout à feu doux pendant une quinzaine de minutes. Vous n’êtes plus très loin maintenant, alors que vous étalez la pâte tel un piège tendu, vos yeux sont rivés sur la sauce qui prend lentement. Le timing est essentiel.

Puis votre instinct vous le dit, votre expérience vous le dicte, c’est le moment ! Vous étalez minutieusement la sauce sur la pâte, en prenant soin de laisser exactement deux centimètres autour pour une finition parfaite. Un à un vous découpez puis étalez les morceaux de mozzarelle, ceux qui penserez-vous font l’essentiel du goût au moment de la dégustation, la première note, mais qui ne sont en réalité que des touches finales par rapport au travail effectué auparavant.

Vous y êtes presque. Et maintenant, tout a une importance capitale. Chacun de vos mouvement est calculé, votre timing doit être parfait. Vous vous saisissez de votre pizza, avec calme, puis la glissez au fond du four préchauffé au maximum. La réaction est immédiate : la pizza est saisie par la chaleur, elle rougit, l’issue est proche. Vous refermez lentement le four et observez.

La scène dure de sept à huit minutes, interminables, au terme desquelles vous saurez quel goût elle aura cette pizza, quelle saveur aura cette journée, cette entreprise.

Ma pizza est le fruit d’un travail minutieux. Elle n’est pas une innovation, elle est plus la redécouverte d’une recette perdue de vue et remise au goût du jour, à mon goût.

Ma préparation a été laborieuse mais sérieuse, j’ai couvert les basiques, exploré de nouvelles idées. La réalisation elle, n’a été elle que la répétition des longues gammes effectuées ces derniers mois, chaque geste était connu, chaque mouvement maitrisé. Reste le timing et la chance. Le timing c’est le plus difficile, l’expérience et l’observation nous permettent de nous rapprocher de l’idéal, mais parfois Dame chance vient jouer un rôle, heureux ou non.

Ma pizza est une pizza de qualité, j’en ai gouté des meilleures, mais celle-ci est le fruit d’un travail plus précis, plus sérieux. Chaque ingrédient a été choisi puis préparé comme je voulais le faire, comme je sais le faire. Au final, elle manquait peut être un peu de cuisson, ou d’autre chose, mais j’en suis maintenant sûr, je ne suis plus bien loin.

Un belge à la conquête de la France

Lundi 12 septembre 2011

Je suis dans le TGV en direction de Cannes, où je vais jouer le Partouche Poker Tour… Et cinq heures de train, c’est long ! J’aurais pu prendre l’avion me direz-vous, mais disons qu’en ce 11 septembre, j’ai préféré éviter. Ce n’est pas tant une question de superstition. C’est juste que ce jour-là, les probabilités d’attentats sont plus élevées que d’habitude et que les contrôles sont renforcés.

Toute la communauté du poker est présente dans le train… mais on ne peut pas dire que j’ai hérité du compartiment le plus animé ! A ma gauche, il y a une mamie qui dort. C’est d’ailleurs embêtant parce que j’aimerais bien rejoindre le wagon-bar, mais je n’ose pas la réveiller. Devant moi, une famille polonaise. Malgré mes origines, je ne comprends pas le moindre mot de ce qu’ils racontent. Je trip néanmoins bien sur la prononciation des mots, tout en réalisant que cette langue n’est vraiment pas classe. Bref, toutes les conditions sont réunies pour écrire un blog !

Revenons d’abord rapidement sur mes World Series of Poker. Le bilan est positif : j’ai atteint l’argent six fois sur les onze tournois que j’ai joué. Ces résultats m’ont une nouvelle fois prouvé que j’étais très à l’aise face au jeu des américains. J’ai surtout taché de proposer un jeu très solide dans mes tournois de prédilection : le Pot-Limit Hold’em et short-handed, où j’ai fait ITM dans les trois seuls tournois joués.

Certes, j’ai manqué de réussite pour atteindre une table finale. Mais ce n’est pas la seule explication. J’avoue avoir mis de côté ma philosophie d’antan (appelé le play to win par les réguliers de tournois de 2007) qui consiste à prendre tous les risques aux moments importants comme la bulle afin d’engranger des jetons et ainsi préparer la victoire. J’ai donc sans doute été plus/trop lâche dans les moments importants afin d’assurer l’argent, ce qui reste primordial pour la confiance.

Maintenant, parlons du futur. Cette saison, je me suis fixé un objectif principal : gagner un tournoi majeur français. Je joue sur Winamax.fr des tournois avec des structures profondes, et très souvent en short handed. J’ai donc affronté à plusieurs reprises les meilleurs regs français, ainsi que de nombreux amateurs. Je fréquente également depuis cinq ans les cercles parisiens et j’ai pu comprendre le mécanisme de réflexion (pas toujours rationnel) de ce que certains appellent les livetards, mais aussi de joueurs live plus avisés. Les deux écoles sont bien distinctes : protection contre small ball, prise d’informations contre value,  instinct contre jeu mathématique, expérience contre insouciance… Chacune de ces écoles comptent des joueurs de grande qualité, mais aussi son lot de poissons.

Les connaissant très bien, je parviens néanmoins à m’adapter à leur jeu. Je pense donc qu’il est grand temps d’aller chercher un titre majeur en France ! Et on peut dire que c’est la bonne période… Le premier tournoi a eu lieu à l’Aviation Club de France cette semaine : le WPT Grand Prix de Paris. J’ai eu l’occasion d’y perfer en terminant deuxième derrière Anto Lellouche dans l’Omaha Cup à 5,000 euros. Tristan a fini septième et je me suis retrouvé en tête à tête face à Anto. Il a pris l’avantage en jetons en éliminant le russe en troisième place. Vu que c’est son jeu de prédilection, je n’ai pas pu faire long feu. Je me satisfais néanmoins amplement de cette belle deuxième place, surtout lorsque je repense à mon Day 1 où j’ai été sauvé à 3 reprises à la rivière ! Beaucoup d’autres tournois vont s’enchainer avec tout d’abord le Partouche Poker Tour, tournoi que j’affectionne particulièrement de par les écarts de niveaux entre les nombreux qualifiés et les grands noms internationaux. En espérant atteindre l’objectif de la saison le plus vite possible ;)

COAD !

RDV à Paris, Omaha Cup : Doublé Winamax !

Lundi 5 septembre 2011

Encore un doublé pour le Team Winamax ! Après le duo Davidi Kitai – Almira Skripchenko, qui a sévi à Los Angeles à l’occasion du WPT Celebrity Invitational, c’est au tour d’Antony Lellouche, une nouvelle fois en compagnie du belge, de porter le logo Winamax au sommet du classement.

Festival incontournable de la rentrée, l’édition 2011 du « Rendez-vous à Paris » a débuté tambour battant avec l’Omaha Cup, une épreuve non labélisée World Poker Tour mais qui a tout de même regroupé la fine fleur du poker international. Avec un prix d’entrée à 5,000 euros, ils étaient 65 à avoir pris le départ, un nombre ayant largement répondu aux attentes de l’Aviation Club de France. Parmi eux, Jason Mercier, Rui Cao, Jeff Lisandro, Florian Langmann, Anthony Roux, Elie Payan, Ludovic Lacay, Basil Yaiche et même Patrick Bruel avaient tenté l’aventure.

Après une journée de compétition, ils n’étaient plus que seize en course. Et trois joueurs du Team Winamax pointaient le bout de leur nez : Antony Lellouche et Tristan Clémençon avec d’importants tapis, mais aussi Davidi Kitai, en embuscade en milieu de peloton. Après six nouvelles heures de combat, les trois représentants de l’équipe la plus titrée du poker français parviennent à se hisser parmi les huit places payées. Deux français les accompagnent : Michael Fratty, qui sautera rapidement en huitième place, et Pascal Leyo, futur quatrième.

Le Team Winamax se met à croire à un improbable triplé. Malheureusement, Tristan Clémençon s’incline en septième place, après avoir disputé un pot supérieur à la moyenne où il était pourtant favori. Mais en Omaha, tout peut aller très vite. Grands spécialistes de la discipline, Antony Lellouche et Davidi Kitai parviendront à passer entre les gouttes et domineront de bout en bout la finale. Ils décideront tout de même de proposer un deal une fois tombé à trois joueurs, Vadzom Kursevitch offrant de la résistance. Le biélorusse finira néanmoins par s’incliner sur la plus petite marche du podium, permettant aux deux compères du Team Winamax de s’offrir un face à face épique.

Photo : Poker 52

Davidi Kitai a déjà vécu la scène à Los Angeles. Opposé à sa camarade Almira Skripchenko, il avait connu la victoire et enlevé le premier titre WPT de sa carrière. Mais hier, Antony Lellouche était trop fort. Il remporte le duel Winamax et s’offre l’Omaha Cup. « C’était facile ! » a lancé en riant Antony Lellouche au lendemain de sa victoire. « Plus sérieusement, je pensais que le niveau serait plus élevé. Il y avait de nombreux qualifiés et quelques joueurs inexpérimentés : je ne me suis jamais senti inquiété durant le tournoi. » A la recherche d’un titre depuis deux ans, Antony a enfin pu profiter : « J’ai dormi à côté de mon Omaha Cup, et ce fut un vrai plaisir ! »

Aujourd’hui débute le tournoi principal du Grand Prix de Paris, l’étape World Poker Tour à 7,500 euros l’entrée. L’occasion d’enchainer pour le Team Winamax qui sera de nouveau bien représenté. Almira Skripchenko, Aurélien Guiglini, Ludovic Lacay, Michel Abécassis, Tristan Clémençon, Manuel Bevand, le duo Antony Lellouche – Davidi Kitai, mais aussi de Patrick Bruel seront au départ. Le coverage de Benjo sera à suivre à partir de mercredi en début de Day 2 !

Vainqueur. Antony Lellouche (Team Winamax) 70,000€
Runner-up. Davidi Kitai (Team Winamax) 68,000€
Troisième. Vadzim Kursevitch 65,000€
4ème. Pascal Leyo 31,200€
5ème. Juha Villi 24,690€
6ème. Michael Zovik 18,720€
7ème. Tristan Clémençon (Team Winamax) 15,600€
8ème. Michael Fratty 12,480€

Blogs Vidéos: Èpisodes 3 et 4

Jeudi 16 juin 2011

Pour ces deux épisodes suivants, j’ai confié mes impressions à la caméra juste avant le jour 3 de l’event 7, avec l’espoir de faire quelque chose, et juste après, avec la satisfaction du devoir accompli ;)

Impressions avant de reprendre le jour trois du $10,000 PLHE. Peut etre une tres grosse perf en perspective, il faut etre pret mentalement!

Quatrième épisode: Day 9, l’heure est à la fête! Nicolas revient sur sa table finale, comment il est arrivé là et comment il compte célebrer tout ça. Champagne…

Blogs Vidéos: Episodes 1 et 2

Vendredi 10 juin 2011

Salut à tous

J’ai démarré un blog vidéo que je voudrais vous faire partager ici. Tout au long des WSOP je vais en enregistrer 2/3 par semaines, avec des impressions sur les WSOP en général et sur mes WSOP en particulier. J’espère que ce nouveau format vous plaira, merci à Emilie pour son aide dans la réalisation et ses bonnes idées pour rendre le format plus vivant!

Voici les deux premiers épisodes, avec mon arrivée à Vegas et ma préparation avant les premiers tournois. Plus tard aujourd’hui deux autres vidéos blogs: avant et après ma perf.

Episode 1

Premier (Zérotième?) épisode de cette nouvelle série. News de Las Vegas, Impressions et avis de Nicolas Levi. Au programme de cet épisode: les préparations d’avant tournoi, et la polémique qui enfle alors que le Phil Ivey intente un procès à son sponsor!

Episode 2

Deuxième épisode en ligne, bad beat d un côté, départ Canon de l’autre, pas de doutes mes wsop ont commencés fort!

Dix souvenirs des WSOP 2010

Vendredi 27 mai 2011

La 42ème édition des World Series of Poker débute mardi… Et comme chaque année depuis 2008, le Team Winamax sera présent avec ses joueurs pros et votre dévoué reporter. Quoi de mieux pour se mettre en appétit avant 50 jours de reportage que de se replonger dans quelques-uns des meilleurs moments de l’édition 2010 ?

En attendant une nouvelle avalanche de belles histoires du 31 mai au 19 juillet, voici quelques souvenirs marquants qui nous reviennent en mémoire :

10 – Nicolas Levi ouvre le bal des finales françaises

Une semaine seulement après le départ des WSOP, on tenait le premier finaliste français : Nicolas Levi. Le joueur du Team Winamax atteindra la cinquième place d’une épreuve au charme particulier, le Shootout à 5,000$ (le principe : trois SNG joués à la file), en ayant au passage terrassé une table de la mort de première catégorie lors du deuxième jour : Blair Hinkle, Dario Minieri, Chris Bell, James Akenhead et un certain Tom Dwan, excusez du peu. Bilan comptable : 92,543 dollars de gains.

A lire
Day 2 du Shootout 5,000$
Finale du Shootout 5,000$

9 – Ivey, comme d’hab

Chaque année aux WSOP, Phil Ivey ajoute une pierre à sa légende en perpétuelle construction. En 2009, galvanisé par des paris de toutes sortes conclus avec ses confrères pros, Ivey avait décroché non pas un, mais deux bracelets, avant de se hisser en table finale du Main Event.  Lors de l’édition 2010, le meilleur joueur du monde encore en activité ajoutera un huitième bracelet à son poignet en remportant l’épreuve de HORSE à 3,000 dollars. Une victoire qui fut tout sauf facile : lors du dernier jour, Ivey dut se battre de longues heures avec un petit tapis, mais au final, sa combativité exemplaire eut le dernier mot, et Ivey sortit vainqueur au petit matin après un duel à sens unique contre l’excellent Bill Chen. « Aussi longtemps que des gens seront prêts à parier contre moi, je continuerai à gagner des bracelets », lâcha Ivey après sa victoire. Combien sont encore enclins à prendre ce risque ?

A lire
Day 25 des WSOP
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