Archive pour la catégorie ‘Life Style’

Au cœur de la préparation du Team

Lundi 24 janvier 2011

Le Team Manager Stéphane Matheu a proposé une idée novatrice et pleine de sens : mettre en place un stage destiné à l’équipe professionnelle. A titre expérimental, quatre de nos pros se sont donc retrouvés à Londres durant deux jours. Stéphane a commencé par définir le concept de « stage », puis a donné le programme à Nicolas Levi, Marc Inizan, Manuel Bevand et Davidi Kitai : « L’objectif est d’arriver dans les meilleures dispositions sur les étapes françaises à venir (EPT Deauville, WPT Paris), ce qui passe par une bonne forme physique et, évidemment, un niveau de jeu performant. Les journées se dérouleront donc comme suit : Réveil à 9 heures, Sport à 10 heures, Repas à midi, Exercices stratégiques de 14 heures à 19 heures. » Et si la rigueur est à l’ordre du jour, cela n’empêche pas notre fine équipe de profiter du repas en partageant quelques anecdotes amusantes. Davidi Kitai nous a ainsi appris qu’il a découvert par hasard avoir joué contre Tom « Durrrr » Dwan en 2007… Bilan ? Un gain net de 700 dollars pour le joueur du Team Winamax !

Après une séance de sport où chacun a appuyé ses efforts en fonction de ses capacités (lever 90 kilos pour ManuB, faire une heure de marche intensive pour LocSta, pédaler sur quelques kilomètres pour Croc, et réussir à tenir debout pour KitBul - GG Davidi !), il était temps de se plonger dans une salle de cinéma privatisée par le Team pour l’occasion. A l’affiche : le Main Event de Winamax joué par Manuel Bevand alors qu’il est chipleader sur 202 joueurs restants (pour 104 payés). Chacun des protagonistes a commencé par définir ce qu’il considère être le facteur essentiel en tournoi : « le changement de vitesse » pour Davidi Kitai, « avoir en permanence une stratégie globale » pour Nico Levi ou encore « l’observation des conditions changeantes » pour Manu Bevand. C’est ce dernier qui a mis en place l’exercice du jour, basé justement sur ces changements d’observation. Cinq heures durant, nos professionnels ont échangé et débattu, passant jusqu’à une heure sur une simple main. Car comme le dit Nicolas Levi : « Si tu vois un bon coup, ne te contentes pas de le recopier… Cherche d’abord à savoir s’il y en a un meilleur. » Un petit exemple ? Allez, c’est ma tournée !

Sur des blindes 1,250/2,500 ante 250, « I_love_Bruel » (78 grosses blindes) relance à 5,600 UTG+1. Manuel Bevand (100 grosses blindes) est en petite blinde avec ATrfle QTrfle . Nos quatre protagonistes sont d’accord : dans cette situation, ils se contentent de payer. Le flop est donné : 7Pique TCarreau JCarreau  alors que le pot fait 16,580. ManuB, Kitbul et Croc se demandent alors ce qu’ils vont faire sur le continuation bet de « I_love_Bruel » après avoir checké. Et tous pensent tranquillement passer leur main. LocSta soulève alors un débat : « Pourquoi le check est-il devenu automatique quand on défend une blinde ? Personne n’envisage jamais de miser alors que je pense l’occasion rêvée ici. En effet, s’il relance, je peux tranquillement passer. Et s’il paie, je vais overbet tous les turn pour lui donner une décision compliquée. Même s’il a deux As, il pourra difficilement payer deux fois… »

Nos joueurs sont professionnels, mais avant tout passionnés, et la moindre idée comme celle soulevée par Marc déclenche généralement des débats de plus d’une heure… Passée cette séance, tout le monde s’est écroulé devant un DVD (les organismes ne sont pas habitués à se lever à 9 heures et à faire tant de sport !), le couvert a été remis le lendemain ! Dans des infrastructures sur-mesures, le Team a enchainé sport, jacuzzi, sauna, et un nouvel exercice stratégique. Le thème du jour ? « Faut-il jouer optimal ou inexploitable ? » Comprendre : faut-il jouer chaque situation indépendamment les unes des autres et rentabiliser au mieux ses mains ou bien varier au maximum son jeu pour ne pas être lisible sur le long terme ? Après un nouveau débat haut en couleurs, il était temps de faire un point pour Stéphane Matheu : « Je suis ravi de la tournure qu’a pris le stage, avec des joueurs motivés et impliqués… Nous allons remettre ça très prochainement, cette fois avec toute l’équipe ! » Il était alors temps de rejoindre une fameuse boite londonienne afin de faire la fête une bonne partie de la nuit… C’est bien dans leur tête et prêts à réaliser un exploit que les douze joueurs du Team Winamax attaqueront l’EPT Deauville dès mardi. Le reportage sera bien sûr à suivre en direct et en intégralité sur Winamax !

Pour découvrir toutes les photos du stage, rendez-vous sur la page Facebook de Winamax !

2010 : Le tourbillon Winamax

Lundi 10 janvier 2011

Calé au fond de mon siège, j’observe MIK22 et Guignol se faire face. L’ambiance est calme et studieuse. Un peu trop à mon goût. Je rappelle alors à Aurélien que ce bon vieux Michel l’a identifié comme un « badaud » il y a quelques jours. Guignol fait les yeux ronds, puis se marre en comprenant la référence : la vidéo des vœux du Team ! On la visionne de nouveau ensemble, et très vite, les moqueries fusent. Alors que le prochain déplacement de l’équipe nous mènera à Deauville fin janvier, nous avons donc eu envie de nous replonger dans les bons moments de l’année passée. Car elle fut de nouveau prolifique pour le Team Winamax. En termes d’instants inoubliables, comme de gains !

Et si on commençait par un chiffre pour mieux percevoir la situation ? 2 884 112. C’est le nombre de dollars accumulés par les douze joueurs de l’équipe au « W » rouge en 2010 ! Tout a commencé par une excursion aux Bahamas en janvier. L’occasion de voir Anto Lellouche et Ludo Lacay se préparer à entrer dans leur tournoi (Part 1. Part 2). Ensuite, direction Deauville, la terre sacrée des « Papas » ! Comment oublier cette étape ? Entre ce joueur qui ne s’est pas rendu compte qu’il a perdu un coup contre Cuts , ou e sympathique Jacques Guenni devenu incontrôlable après avoir gagné un coin flip, on s’est ré-ga-lé ! Ajoutons les deep run de Nicolas Levi et Ludovic Lacay, ainsi que la deuxième place d’Antony Lellouche dans le High Roller et on obtient un tournoi comme on voudrait en voir toutes les semaines !

De la première étape à Paris (mon premier reportage sous les couleurs de Winamax !) à la victoire de Valentin Messina, la cinquième édition du France Poker Tour fut de nouveau un grand succès, attirant les joueurs par milliers. Le Team a de plus placé un de ses représentants en finale en la personne d’Almira Skripchenko. Au terme d’un parcours admirable, « ChessBaby » a effectivement réussi à se hisser en troisième place. La poursuite de la rencontre entre poker professionnel et amateur a continué en février à Dublin. L’European Deepstack a attiré 465 joueurs parmi lesquels un quart de qualifié Winamax ! Quand je dis « quart », je parle de 25% hein, pas d’un bus. Pardon ? Vous aviez déjà saisi ? Hé bé, malins les types. Du côté de la capitale irlandaise, la Guinness a coulé à flot, et on se souviendra du Petit Journal de Dublin, pour lequel je me suis transformé l’espace d’une minute en Yann Guinness.

Quelques jours plus tard, nous étions de retour sur la plus belle avenue du monde. Il faut dire que Michel Abécassis avait décidé de nous faire vibrer : nous l’avons suivi jusqu’en finale des prestigieux Euro Finals of Poker organisés à l’Aviation Club de France ! Dans une épreuve relevée qui fut enlevée par Hugo Lemaire, « Mik22 » a failli réaliser le hold-up parfait avant de s’incliner en troisième place. Un hold-up, on en a vécu un vrai à Berlin. Vous aviez loupé l’information ? Je vous propose de relire le récit des évènements écrit moins de deux heures après l’incident. A part voir quatre mecs cagoulés voler des billets mauves, nous avons également pu assister au show Marc Inizan. « LocSta » s’est révélé aux yeux du grand public en atteignant la troisième place d’un EPT ayant réuni 945 joueurs et a décroché le plus important gain de sa carrière : 350,000 euros.

Fin Mars, nous sommes partis à la découverte d’une toute nouvelle étape : l’EPT Snowfest. Ce qui fait sa particularité ? Les pistes de ski ! Ce fut l’occasion de voir Nicolas Levi faire des back-flips ou encore Benjo se péter un doigt. Je vous propose de revivre ça en vidéo : Part 1. Part 2. Part 3. Part 4. En Avril, ne te découvre pas d’une Liv ! La charmante anglaise Liv Boeree a remporté l’EPT San Remo, une étape qui restera marquée par les deep run de Michel Abécassis et de l’excellent Local Hero Paul Pirès-Trigo, qu’on verra plus tard remporter les Hold’em Series de l’ACF et atteindre les demi-finales du WPT Marrakech. Mais, en y repensant, pourquoi Davidi Kitai n’était pas présent à San Remo ? Il nous l’explique dans ce blog hilarant démontrant qu’il avait plus de chances de se faire mordre par une chauve-souris enragée que de louper cette étape !

Direction la principauté monégasque ensuite. La Grande Finale du circuit EPT fut comme chaque année une grande fête, avec un prix d’entrée à 10,000 euros et la participation de 848 joueurs. Manuel Bevand nous aura fait vibrer durant quatre jours avant de s’incliner en 23ème place. Ce qui ne nous a pas empêchés d’apprécier la finale qui fut, comment dire, originale ! La moitié des joueurs possédaient effectivement moins de dix blindes, et n’ont pas hésité à tomber à moins de 3BB avant de pousser leur tapis ! Des scènes épiques que vous pouvez revivre ici. Pendant ce temps, Aurélien Guiglini a fait appel à ses petits camarades pour répondre à une question : « Value bet river : comment trouver le montant optimal ? ».

Le mois de Mai fut important pour le Team Winamax. Tout a commencé par l’arrivée de Stéphane Matheu au poste de Team Manager. Vous ne le connaissez pas encore ? Je vous propose de lire sa présentation sur le Blog. Bonne humeur, organisation rigoureuse, séance de sports, l’apport de Stéphane sur le bon conditionnement de l’équipe est indéniable. Pour le suivi de son premier tournoi, le Team Manager a eu l’occasion d’assister à une première performance des « W ». Au terme d’un tournoi maitrisé de bout en bout, Patrick Bruel a effectivement atteint la douzième place du World Poker Tour Paris, ne s’inclinant que sur un cruel bad beat. Soutenu de près par Michel Abécassis et l’ensemble de l’équipe, « P14B » nous a offert une prestation de choix, avec des coups dont lui seul a le secret et une inénarrable verve déstabilisant ses adversaires.

Le temps était ensuite venu de se rendre à Las Vegas. Oh yeah ! Deux mois plongés dans La Mecque du poker, rien que ça. Pour moi, ce fut une grande première, et je vous propose de relire mes impressions à mon arrivée. Pour la suite, un résumé est déjà disponible, hé hé. On se souviendra de la cinquième place de Nicolas Levi dans le shootout à 5,000$ après une demi-finale épique où il a éliminé Tom Dwan, Dario Minieri, James Akenhead et Chris Bell ; du quart de finale de Ludovic Lacay dans l’épreuve de Heads-up à 10,000$ et de la quatrième place de ce même « Sir_Cuts » dans le 10,000$ Pot-Limit Omaha, sans oublier la belle 125ème place du Local Hero Olivier Daeninckx dans le Main Event.

Pendant ce temps, en France, un moment historique se préparait : l’ouverture du marché des jeux en ligne et le lancement officiel de Winamax.fr !  Outre les tables de cash games, une multitude de tournois sont proposés : du Mad Max (2€) au Grand Tournoi (1,000€), il y en a pour toutes les bourses. Et certains, boostés par une campagne de pub TV rapidement devenue culte, attirent plus de 6,000 joueurs tous les week-end : c’est le cas du Sunday Surprise ! Contre une inscription à 10 euros, les joueurs se battent d’une part pour le prize-pool habituel (garanti à 50,000 euros), mais aussi pour une surprise offerte au vainqueur ! Et celle-ci diffère chaque semaine… Une semaine sur une ile déserte, un an de services VIP à domicile, un stage de surf à Hawai, votre poids en pièce de 1 euro ou encore un voyage dans l’espace… Difficile de ne pas trouver son bonheur. N’oublions pas non plus le Main Event (150€), qui, avec ses 100 000 euros de prize-pool garantis attire chaque semaine les meilleurs joueurs en ligne français. Pour sa grande première, le tournoi générant le plus important prize-pool de Winamax a vu un Local Hero s’imposer : Nicolas Chappuis.

De notre côté, nous avons pris quelques jours de repos bien mérités (Benjo a lui décidé d’aller jouer un EPT à Tallin – il a sauté contre ManuB, ça ne s’invente pas !), nous avons pris la direction de Cannes. Et là, ce fut grandiose. Vraiment. Entre la présence des plus grandes stars internationales, la bulle de Marc Inizan, les deeprun de Tristan Clémençon, Anthony Roux et Aurélien Guiglini, l’affaire de triche de Ali Tekintamgac ou encore la finale de Fabrice Soulier, de l’ancien Local Hero Cyril André et de Raphael « Raphaelbis » Kroll, habitué des cash games hautes limites de Winamax, nous avons été servi. Pour revivre la finale, il suffit de cliquer. Oui, oui, juste . Le Team a également profité de cette période pour féliciter Almira Skripchenko : « ChessBaby » a effectivement enlevé le quatrième titre de championne de France d’échecs de sa carrière !

En septembre, nous avons assisté à une grande première : le Winamax Poker Open ! Oui, oui, un tournoi  live organisé par nos soins de A à Z. C’était à Dublin. Et à en juger par cette petite vidéo, le résultat fut à la hauteur ! Certes, c’est l’irlandais Alain Trueick qui a piqué le titre à nos frenchies, mais ce fut un immense bonheur de voir une colonie de joueurs Winamax se rencontrer pour la première fois au-delà des tables virtuelles… A remettre obligatoirement en 2011 ! Malgré une finale terminée à huit heures du matin, nous étions dès le lendemain à Londres pour les World Series of Poker Europe (non sans avoir loupé un avion… Oh, ça arrive à tout le monde, hein). Au programme : un seizième de finale pour Ludovic Lacay dans une épreuve de Heads-up à 10,000£. Dans le Main Event, le Team Winamax a placé deux joueurs en finale ! Oui, oui ! Alors que les demi-finales comptaient des joueurs comme Phil Ivey ou Viktor Blom, Marc Inizan est passé entre les gouttes et ne s’est incliné qu’en neuvième place. Que dire de la performance de Nicolas Levi ? « Croc_monsieur » a terminé à une formidable cinquième place, concluant ainsi la plus belle saison de sa carrière.

2010 s’est terminée de manière tout aussi riche… Vikash Dhorasoo a rapporté au Team sa plus belle victoire de la saison en s’imposant lors du Barrière Poker Tour Enghein devant 328 adversaires ! J’ai de mon côté suivi Antony Lellouche durant une semaine à Marrakech, vous révélant ainsi le quotidien d’un joueur High Stakes. Ludovic Lacay a de son côté vidé son I-Pod sur le blog pendant que Manuel Bevand et Marc Inizan ont tous les deux remporté leur challenges respectifs ! Nos caméramans ont ensuite pris le relais avec la parution des deux premiers épisodes de « Dans la tête d’un pro ». Le premier est avec Anto Lellouche et Manu Bevand à Vienne. Le second a suivi Davidi Kitai à Barcelone. Dernier rendez-vous de l’année ? Prague ! Lors des deux éditions précédentes, cet EPT avait plutôt réussi à Manuel Bevand : il avait terminé en 19ème et 22ème place ! « Surement parce que je suis le seul à ne pas profiter des charmes de la ville ! » se marre « ManuB », en référence aux nombreux délices de l’est. Il a fait encore mieux cette année, atteignant la première table finale majeure de sa carrière. Une septième place qui appelera à coup sûr de nombreux autres grands résultats.

Il était temps de clore la revue de cette saison 2010… Des autres grands moments, on en vivra à coup sûr de nombreux en 2011, en ligne, en live, avec le Team, les Local Heroes, et vous ! Le coup d’envoi d’une nouvelle année de reportages endiablée, c’est le 26 janvier, en direct de Deauville, avec tous les joueurs du Team Winamax !

Bonne année et bonnes résolutions!

Mardi 4 janvier 2011

Tous mes vœux pour cette nouvelle année. J’étais content de souffler un peu fin décembre apres une bonne saison bien remplie. Avec le mois de janvier, voici les traditionelles résolutions de la nouvelle année. Voici les miennes en ce qui concerne le Poker en général :

- Tu ne sous-estimeras point tes adversaires
- Tu ne sur-estimeras point tes adversaires !
- Une bonne préparation tu suivras toute l’année
- Tu seras confiant et humble : venu pour gagner, mais préparé à la défaite
- Tu observeras les joueurs dans leur moindres détails à tout moment
- Tu tourneras sept fois ta langue dans ta bouche avant de faire un hero call/bluff/thin valuepush (rayer les mentions inutiles)

Et pour ce qui concerne le cash game :

- Tu écourteras les sessions perdantes
- Tu choisiras bien tes tables

Tout un programme ! Pour commencer dans de bonnes conditions, j’ai à peu pres vidé le calendrier de tournois en janvier afin de « grinder » tout les jours de chez moi. Un petit défi personnel sera de me remettre au cash game sur Winamax. J’ai eu très peu l’occasion de pratiquer la discipline en ligne en 2010 et ça me manque. En plus, garder la main et être dans une dynamique de confiance (si tout va bien !) est toujours bénéfique pour le cœur de mon metier : perfer lors des tournois du circuit.

Je compte aussi beaucoup travailler en lisant les derniers livres publiés et discuter de coups joués par moi ou par d’autres , et vous faire partager un peu cette dynamique en postant de nombreuses réflexions ici même tout au long du mois, histoire de faire part des concepts que je trouve intéréssants. De nouvelles vidéos de coaching sont également prêtes et je pense qu’elles plairont aux joueurs de tournois car elles changent un peu de format et vont assez loin dans la reflexion.

En attendant, bonne chance aux tables et bonnes résolutions à tous !

Je vous ai apporté des bonbons…

Mercredi 22 décembre 2010

Le mercure dégringole, la neige et le verglas envahissent peu à peu les routes de France et d’Europe, les décorations de fin d’année plus rayonnantes que jamais prolifèrent dans les rues, tout cela a un parfum de fêtes de fin d’année. Noël approche et pour moi, et Noël se passera en famille. Dans la petite maison dans la prairie, la vraie, ou j’ai passé mon adolescence. Dans un village nommé Lacépède. Le lieu-dit où est située cette maison (oui, pour mes amis les citadins, il faut savoir qu’en campagne profonde, il n’y a pas de numéro de rue, ni de rue d’ailleurs, on parle de lieu-dit) s’appelle «La Belote». Coïncidence ? Peut-être. Peut-être pas. Etais-je prédestiné à devenir un joueur de poker ?

Au fond, cela ne m’étonne pas tant que cela d’être devenu ce que je suis maintenant, tant ma passion pour les cartes et les jeux de société en tout genre était grande quand j’étais (plus) jeune. On ne battait pas SUPEROGER47 si facilement que ça au Monopoly, Richesses du monde, Puissance 4 et autres jeux en famille.

Tenez, voyez avec cette petite anecdote… Quand j’étais en classe de cinquième - si ma mémoire est bonne - on était partis en voyage pour deux jours avec ma classe d’Histoire de l’Art, afin de visiter musées et autres expositions culturelles consacrés à de vieux vestiges datant de l’ère préhistorique. J’avais amené le Puissance 4 miniature que mon frère (celui qui allait m’apprendre à jouer au poker) m’avait offert à Noël. Tous mes camarades avaient apporté une tonne de bonbons pour le voyage. Pour ma part, je ne me souviens pas pour quelle raison, mais je n’en avais aucun. Toujours est-il qu’il que le jour du départ, un gentil camarade de classe m’a généreusement offert un bonbon… La fameuse petite bouteille de coca acidulée. Je décidai immédiatement de la parier contre lui au cours d’une petite partie de Puissance 4.

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La solitude du joueur de poker

Vendredi 10 décembre 2010

Le joueur de poker est un homme seul, isolé. Un solitaire. Une sorte de Clint Eastwood des temps modernes. En voyage, devant son ordinateur ou assis à une table, avec ses lunettes de soleil, son iPhone et son casque, il reste seul, dans la victoire comme dans la défaite. Peut-être encore plus dans la victoire.

Bien sur, je fais partie d’une belle équipe. Une équipe de joueurs de poker, le Team Winamax. Mais c’est étrange d’être membre de ce collectif où, finalement, le seul sentiment d’émulation que je peux ressentir - qui pour le coup est un mauvais sentiment - serait la jalousie. Nous ne sommes pas en concurrence, mais nous ne sommes pas des partenaires. Nous portons les mêmes couleurs, et pourtant nous sommes adversaires.

Justement, récemment, j’ai gagné un tournoi de poker. Mon premier en live. Et plutôt un gros, en plus : la finale du Barrière Poker Tour à Enghien. Marc Inizan, alias « LocSta », mon coéquipier au sein du Team, est resté à mes côtés jusqu’au bout. A trois heures du matin, quand j’ai éliminé mon dernier adversaire, il m’a félicité. Michel « MIK.22 » a suivi la partie sur Internet et m’a soutenu par SMS jusqu’à ce fantastique tête à tête qui a duré… hmm, à peu près un quart d’heure. Winamax représente ! La puissance de Winamax !

Mais quand bien même, je me suis senti très seul. Impossible de sauter au plafond, c’est pas mon style. Impossible de faire la pagaye, ou l’avion, ni d’appeler ma mère, il était beaucoup trop tard. Et impossible de le dire à un de mes bons potes, ils s’en foutent du poker.

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Sitting out

Mardi 9 novembre 2010

Ce titre, “Sitting out”, n’est qu’à moitié juste. Je ne raccroche pas vraiment les gants. Mais c’est tout de même une page importante qui vient de se tourner dans ma carrière de joueur de poker.

Vous l’aurez peut-être déjà compris : l’European Poker Tour à Vienne fut mon dernier tournoi en tant que membre du Team Winamax.

Prendre la décision d’arrêter n’aura pas été facile. Beaucoup de facteurs sont intervenus. La raison principale, je pense, fut l’envie de retrouver une liberté d’action totale, et de revenir au top dans les parties de cash-game, après avoir joué énormément de tournois avec le Team. Car il faut être honnête : il est très difficile de concilier les deux disciplines.

Je pense avoir atteint un niveau très satisfaisant sur les tournois « live », mais cela s’est clairement fait aux dépens de mon niveau en cash-game. Tout est relatif : je ne pense pas avoir régressé… Mais en revanche, les autres joueurs m’ont globalement dépassé et il est frustrant de voir son « edge » diminuer au cours du temps.

En écrivant ces lignes, je vous avoue ne pas encore être vraiment certain que cette décision soit la meilleure pour moi. Seul le temps le dira. Quoi qu’il en soit, je ne tire pas pour autant un trait définitif sur les tournois. D’ailleurs, je me rends ces jours-ci à Macao pour disputer une épreuve de l’Asian Poker Tour, avant de rejoindre des amis en Thaïlande. Mais clairement, les mois qui suivent seront principalement consacrés au cash-game.

Je garderai un très grand souvenir de ces trois années passées au sein du Team Winamax. Au-delà du poker resteront surtout les grandes amitiés que j’ai pu tisser, que ce soit avec les joueurs ou les membres du staff. Á eux, je ne dis pas « au revoir », mais « à bientôt ».

Je remercie évidemment tous ceux parmi vous qui m’ont soutenu tout au long de cette aventure. Même lors de ma première année, vierge de résultats ; vous étiez beaucoup à me défendre contre les mauvaises langues.

Je souhaite bonne chance pour la suite à tous mes anciens coéquipiers et coéquipières, ainsi qu’à moi-même ! Un nouveau chapitre va s’écrire… et je souhaite qu’il soit aussi heureux que celui qui vient de se terminer.

(Note de Benjo : en mon nom, et au nom du Team Winamax, merci Tallix pour ces trois années de bonheur ! Les deux finales aux WSOP, la finale EPT, l’animation jour et nuit des high-stakes de Winamax et surtout, la bonne humeur permanente… J’ai retrouvé quelques photos sympas dans les archives, que je me permets de publier ci-dessous. Cliquez pour dérouler)

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Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine

Vendredi 5 novembre 2010

 

Ludovic Lacay et Guillaume de la Gorce - WPT Barcelone, 2007

Ludovic Lacay et Guillaume de la Gorce - WPT Barcelone, 2007

J’ai eu beau retarder l’échéance, un jour, inévitablement, j’ai du envisager le problème sérieusement. Pire encore, il me fallait le résoudre car la date butoir approchait. Comment m’en sortir ? Comment en étais-je arrive la ? Dois-je le dire à tout le monde ? Juste mes amis ? Ou carrément en parler sur mon blog ?

Certains d’entre vous sont déjà au courant, donc autant rendre la chose publique, cela m’embarrasse mais je ne suis pas le seul dans ce cas là et je n’ai pas l’habitude de mentir.

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Dans la peau d’Antony Lellouche

Mardi 26 octobre 2010

« Les joueurs veulent des émotions fortes. L’incertitude est nécessaire à leur volupté. Ils n’auraient plus de plaisir s’ils jouaient à coup sûr. » Anatole France.

Elle est peut-être là, l’explication. Lorsque vous demandez à un joueur pourquoi il choisit de monter à une limite supérieure plutôt que de rester sur celle qu’il bat aisément, il vous répondra à coup sûr : « Pour progresser. » Et puis il marquera un temps d’arrêt, se rendant compte que c’est avant tout un combat et de l’adrénaline qu’il va chercher. Pour ceux disputant les plus grosses parties, la question n’est pas la même. Parti avec quelques centaines de francs en poche il y a une dizaine d’années, Antony Lellouche écume désormais les plus importantes parties mondiales. Et il l’assure : « Lorsque je joue un pot de 150,000€, le cardiogramme passe de 65 à 69, pas plus. » Afin de comprendre le détachement des plus grands joueurs face à de tels enjeux financiers, je vous propose de vous immerger dans le quotidien d’Antony Lellouche, joueur professionnel du Team Winamax.

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Retour aux sources

Jeudi 21 octobre 2010

Photo : Hugues Fournaise

Photo : Hugues Fournaise

Mes participations au Championnat de Belgique de Namur et au France Poker Series de Saint-Amand-Les-Eaux m’ont laissé sur ma faim, faute de réel succès. Car même si je n’ai rien à me reprocher sur ces deux tournois, la déception fut au rendez-vous. La raison ? J’ai envie de gagner des tournois, et depuis quelques temps, le désir de faire des résultats est palpable chez moi. Hors, en live, une longue série de tournois joués sans entrer dans l’argent est totalement normale, c’est la variance qui veut ça.  Il est ainsi difficile pour moi d’assouvir mon appétit uniquement grâce au poker live…

Et c’est d’autant plus frustrant quand tu sors d’un tournoi dans une ville où les bars ferment tôt. Mes amis belges ne m’en voudront pas si je vous dis qu’à Namur,  il n’y a pas grand-chose à faire. Quant à Saint-Amand, les sorties y sont limitées dès que vous franchissez les portes du casino. Après le France Poker Series, un retour aux sources s’imposait. Je décide donc de rentrer dans le sud-ouest afin de voir mes proches. Mais c’était sans compter sur une série de problèmes…

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Marc Inizan intègre le Team Winamax !

Mercredi 29 septembre 2010

Quelle semaine pour le Team Winamax ! Pendant qu’elle fêtait la cinquième place de Nicolas Levi dans le Main Event des World Series of Poker Europe, l’équipe la plus titrée du poker français avait le plaisir d’accueillir un nouveau membre dans ses rangs ! Vous le connaissez déja surement… Son nom : Marc Inizan.

La dernière recrue du Team est tout simplement l’un des joueurs les plus excitants à avoir emergé dans le paysage pokérien français ces deux dernières années. Un jeune professionnel que nous suivions déjà de près lors de ses régulières excursions sur le circuit international, et que nous avons observé monter en puissance graduellement. Après avoir enchaîné les performances “live” et “online”, Marc évoluera désormais aux couleurs de la marque au W rouge : une nouvelle qui ne pouvait pas nous faire plus plaisir.

Pour “Locsta”, c’est devant un écran de télévision que tout a commencé. En regardant tard dans la nuit une émission diffusant les World Series of Poker en 2005, Marc se pique d’intérêt pour le poker. Tout s’est ensuite rapidement enchainé ! Marc ouvre un compte en ligne et réussit très vite à se constituer une bankroll de taille respectable, se consacrant principalement aux SNGs et aux MTTs. Deux ans plus tard, Marc dispute son premier événement majeur au Canada et atteint la 24ème place pour un gain de 52,000$.

C’est en 2010 que le talent de Marc va véritablement poindre au grand jour. Les voyages se multiplient, et les performances aussi : une formidable troisième place sur 945 à l’étape allemande de l’EPT, une accession en demi-finales dans la difficile épreuve de Pot-Limit Hold’em des World Series, et tout récemment sa table finale au Main Event des WSOP-Europe. Partout ou il passe, Marc Inizan fait forte impression sur ses adversaires, qui ne tarissent pas d’éloges sur ce jeune frenchy au style de jeu inscrutable. Avec plus de 650,000 dollars accumulés ces neuf derniers mois, Marc Inizan est par beaucoup considéré comme la révélation française de l’année 2010.

A seulement 24 ans, c’est donc en toute logique que Marc rejoint la prestigieuse équipe de Winamax : « Intégrer ce Team est un doux rêve qui se réalise, déclarait le breton après sa signature. J’y pensais régulièrement depuis que je suis passé professionnel » Locsta portera haut les couleurs du Team W sur toutes les principales étapes du circuit international. Bienvenue à bord !

Cliquez ici pour revivre la finale du Main Event des WSOPE de Marc Inizan et Nicolas Levi !

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