Archive pour la catégorie ‘Life Style’

Blogs Vidéos: Èpisodes 3 et 4

Jeudi 16 juin 2011

Pour ces deux épisodes suivants, j’ai confié mes impressions à la caméra juste avant le jour 3 de l’event 7, avec l’espoir de faire quelque chose, et juste après, avec la satisfaction du devoir accompli ;)

Impressions avant de reprendre le jour trois du $10,000 PLHE. Peut etre une tres grosse perf en perspective, il faut etre pret mentalement!

Quatrième épisode: Day 9, l’heure est à la fête! Nicolas revient sur sa table finale, comment il est arrivé là et comment il compte célebrer tout ça. Champagne…

Blogs Vidéos: Episodes 1 et 2

Vendredi 10 juin 2011

Salut à tous

J’ai démarré un blog vidéo que je voudrais vous faire partager ici. Tout au long des WSOP je vais en enregistrer 2/3 par semaines, avec des impressions sur les WSOP en général et sur mes WSOP en particulier. J’espère que ce nouveau format vous plaira, merci à Emilie pour son aide dans la réalisation et ses bonnes idées pour rendre le format plus vivant!

Voici les deux premiers épisodes, avec mon arrivée à Vegas et ma préparation avant les premiers tournois. Plus tard aujourd’hui deux autres vidéos blogs: avant et après ma perf.

Episode 1

Premier (Zérotième?) épisode de cette nouvelle série. News de Las Vegas, Impressions et avis de Nicolas Levi. Au programme de cet épisode: les préparations d’avant tournoi, et la polémique qui enfle alors que le Phil Ivey intente un procès à son sponsor!

Episode 2

Deuxième épisode en ligne, bad beat d un côté, départ Canon de l’autre, pas de doutes mes wsop ont commencés fort!

La magie du Poker Chinois

Mardi 17 mai 2011

Salut à tous ! Compte tenu de la date de mon dernier post, je vous dois bien, non seulement des excuses, mais aussi un large récapitulatif de ce que j’ai vécu lors de ces deux derniers mois. Mon calendrier de tournois a été particulièrement chargé en ce printemps 2011.

La série a plutôt bien démarré avec une place payée lors du WPT de Vienne. J’étais gonflé à bloc ! Muni de mon passeport d’urgence fraîchement estampillé (bad beat administratif oblige), je termine le Day 1 dans la moyenne. Au début du deuxième jour, je monte pas mal de jetons, et me retrouve avec plus de deux fois la moyenne. Et là… c’est l’accident ! Je dispute un pot énorme valant cinq fois l’average, au bas mot, avec un tirage de quinte flush par les deux bouts contre un brelan. L’argent part au flop, mais je manque mes outs sur le turn et la rivière. Résultat des courses : avec mes neuf blindes, je parviens tant bien que mal à m’accrocher jusqu’aux places payées. Je remonte la pente, mais perds un coin-flip contre Alessio Isaia et envoie mes dernières cartouches quelques mains plus tard. J’atteins une honorable 29ème place. Dommage, je pense avoir joué un beau poker, et avec un brin de chance supplémentaire, j’aurais pu aller beaucoup plus loin.

Dans la foulée de l’étape autrichienne, Bratislava et Berlin me tendent les bras… Enfin, façon de parler. J’aurais aimé que ces belles de l’Est me réservent un meilleur sort. Au final, les deux tournois vont se dérouler de manière similaire et classique avec une élimination au Day 1 et au Day 2, respectivement.

Après un détour par Tours où se déroulait une étape du France Poker Tour, je suis repassé par la maison, à Londres, dans l’optique de jouer en ligne. Les choses ne se sont pas super bien passées… Après deux jours de bad run, j’ai décidé de changer de plan et me suis rendu au Palm Beach, un cercle londonien, histoire de voir si les tapis étaient plus verts en live. C’est là que je me suis rendu compte à quel point le cash-game live m’avait manqué. En y réfléchissant bien, cela faisait deux ans que je n’avais pas fait une session digne de ce nom.  J’ai donc passé une semaine au Palm Beach, m’y rendant tous les jours avec au final un résultat financier plutôt probant, ce qui ne gâche rien. Ce regain de motivation a aussi renouvelé mon envie de persévérer en ligne.  Grâce au wifi gratos, je me suis amusé à multi-tabler live et online, grâce à l’application Winamax qui fonctionne très bien sur iPad.

Requinqué par ce séjour à Londres, j’ai mis le cap sur Monte Carlo avec nombre de mes coéquipiers du Team Winamax. Là-bas se déroulait le tournoi The One. Durant le trajet aller, j’ai retrouvé Adrien Allain à la gare de Lyon, et deux autres joueurs du circuit nous ont rejoint : Benjamin Pollak et Marc Barillet. Je vous laisse imaginer ce que peuvent bien faire quatre joueurs de cartes lorsqu’ils se retrouvent dans un train les menant à un tournoi de poker. Réponse : ils se racontent leurs derniers bad beats… et jouent aux cartes, bien entendu ! Au poker chinois, plus précisément. Pour moi, il s’agissait d’une première, mais malheureusement, la fameuse « chance du débutant » est restée à quai. Pour résumer l’affaire, c’est délesté de quelques euros que je suis arrivé sur la Côte d’Azur. Le coupable : un joueur répondant au surnom de « Magic Deal ».

Malgré ce revers, j’ai apprécié la découverte de ce jeu, et le résultat de la partie m’a donné de beaux espoirs pour le tournoi à venir… Je vous explique : lors de son voyage vers la République Dominicaine, Pollak avait rasé un de ses potes dans l’avion, au poker chinois. Et voilà que ce pote remporte le tournoi organisé là-bas. Quelques semaines plus tard, Monsieur Pollak, toujours lui, administre une branlée (appelons un chat un chat) à Adrien Allain pendant le trajet vers Cannes. Ça ne loupe pas : Adrien y remporte les Hold’em Series.

Vous comprendrez alors ma déception, quand je n’ai atteint « que » la 13ème place lors de The One. La supposée magie de Benjamin Pollak n’a pas opéré mais je suis surtout frustré par un sentiment récurrent. L’impression qu’il me manque un petit truc, ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence entre une belle partie et une performance inoubliable. Je suis convaincu que je peux faire encore mieux… Je crois très fort en mon potentiel et vais employer mon énergie en vue de continuer à parfaire mon jeu… et ne plus commettre la moindre erreur. Surtout pas celle de croire en la magie ! :-)

Winamax franchit le cap du million

Vendredi 22 avril 2011

 

Le 7 mars 2011, Alexandra Lejeune s’est connectée sur www.winamax.fr pour remplir le formulaire d’inscription destiné aux nouveaux joueurs. Sans s’en rendre compte, tataalexe - c’est son pseudo - était officiellement devenu le millionième joueur de Winamax, moins d’un an après le lancement du site sur le marché français.

L’évènement fut fêté quelques semaines plus tard lors d’une belle soirée organisée au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Au milieu des ptérodactyles de la Grande Galerie de l’Évolution (un cadre idéal pour le lancement de la nouvelle campagne de publicité Winamax), Patrick Bruel et l’ensemble des joueurs du Team Winamax ont salué le passage symbolique du millions d’inscrits en offrant à Alexandra un ordinateur portable MacBook et un smartphone Android, le tout dernier arrivé dans la liste des plate-formes permettant de jouer sur Winamax.

Le Team Pro Winamax salue l’arrivée de son millionième joueur : merci Alexandra !

Plus de photos de la soirée après le saut de page…

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Brelan indien

Vendredi 18 février 2011

Depuis les coups de pieds au cul reçus au Havre par Louvel et sa bande, l’histoire avec l’Inde (mes partenaires financiers pour la reprise du club étaient de là-bas) dormait au fond d’un tiroir. Et puis, récemment, ma boite de production Trompe le monde s’est mise en tête de réaliser le long métrage d’un jeune réalisateur indien : Siddharth Sinha. Nous avons obtenu le Fonds Sud. Tout s’enclenche et le financement se met en place avec un coproducteur Indien renommé. Nos rêves de cinéma indien commencent à se concrétiser. D’abord sous la forme d’un court tourné il y a une semaine,  et ensuite pour son long métrage dont le tournage débutera en octobre. Au même moment, nous avons été relancés  pour imaginer l’avenir du foot en Inde. Comment le faire exister, comment développer ce sport dans un pays où le cricket est le sport roi ? La demande est gigantesque, l’enjeu génial : imaginer le foot de demain. Jonathan, indien d’origine, nous a reboosté. FIFD est né. Nous ne sommes pas 11 dans notre équipe mais 3 joueurs complémentaires. 1 par ligne : Pierre, Jonathan et moi.

La ville de Mumbai © FunOnTheNet

La ville de Mumbai © FunOnTheNet

Lundi 14 février, 3 heures du matin. Sortie de l’aéroport bondé, traversée de Mumbai du nord au sud, sans embouteillages. Sur une bonne partie du chemin, plusieurs centaines d’indiens et d’indiennes, pieds souvent nus et couleurs tranchantes, marchent les uns derrière les autres d’un pas sûr. Ils savent où ils vont. A 3h. Pas nous… Kunal nous éclaire : on est mardi (on est effectivement mardi… matin) et ils vont au temple de Ganesh, un temple très populaire. Certains font plusieurs dizaines de kilomètres pour aller prier. Nous, on pensait qu’ils allaient au stade…

Mardi, plus tard… Les rendez-vous s’enchainent dans une légère brume cérébrale. Pour le déjeuner, le patron d’une boite de logistique de Pune nous donne sa version du crime, exagérant sa colère à la manière d’un tenancier de bar de Little Italy : « C’est criminel ! On prive les indiens depuis des années ! On leur ment, on leur impose une vérité dont ils ne veulent plus. Mais ça va changer… »  Un scandale lié à la corruption ? à la pollution ? aux conflits religieux ? Non, non, il parle de foot…

Un businessman indien ressemble souvent à un businessman du reste du monde : mêmes Blackberry en double vibrant et tiltant toutes les 30 secondes, même air exténué et pressé, mêmes excuses bidons pour montrer qu’on est vraiment un type sans lequel le monde peut difficilement tourner (« Je suis so sorry, mais je dois VRAIMENT prendre cet appel… ») pour finir par gérer devant nous une commande de tee-shirts promotionnels.

Sanpath, notre chauffeur, est un type génial. Lors de chaque trajet (à Mumbai, un trajet peut être très long), il fait un concours de chansons bollywood contre nous. Comme toujours, nous gagnons. Par contre, Sanpath est imbattable sur sa spécialité : remettre la clim à fond 30 secondes après que Jonathan ait tenté de l’éteindre. Trois jours que ça dure, et Sanpath est sans pitié : vainqueur par KO.

Fin de journée totalement irréelle lorsque l’un de nos derniers rendez vous nous parle sans discontinuer dans un anglais certainement parfait mais musicalement très proche de Peter Sellers dans The Party. La fatigue aidant, on décroche tous les trois, finissant par hocher mécaniquement de la tête sans avoir la moindre idée de la proposition que nous venons d’accepter. Je viens peut être de signer dans un club de Mumbai… Vivement la présentation du maillot.

Mercredi, tandis que Pierre tente de convaincre la future actrice de notre long métrage indien, je visite l’intégralité des toilettes de Mumbai. Rendez-vous incroyable au siège de l’un des plus grands groupes Indiens : 3 huiles nous reçoivent, pile à l’heure (A Mumbai, moins de 2h de retard n’est pas considéré comme malpoli). Capitalisme familial, écoute totale, questions précises et fines. Une heure et demi plus tard, nous sortons rincés et un peu ahuris. En nous quittant, le grand chef nous rappelle  « Et ne nous oubliez pas pour le cinéma, ça aussi on fait… » La classe.

Côté cinéma justement, diner avec Siddharth et son équipe de guerrilleros, pour fêter la fin du tournage de son court métrage. Plats démoniaques, vins… disons plus discutables mais bus en grande quantité et grosse rigolade. Vers minuit, discussion sérieuse pendant 10 minutes sur la démocratie. Forcément, 1 milliard de personnes qui vont régulièrement voter, ils ne voient pas tout à fait les choses de la même manière que nous…

Allez, jeudi soir, départ pour Kolkata, capitale du foot indien ! On va regarder si on peut aussi y développer le poker, juste au cas où…

Vikash Dhorasoo et Pierre Walfisz

Mens sana in corpore sano

Jeudi 3 février 2011

Salut à tous ! Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles : excusez-moi, donc, et permettez-moi de revenir sur la fin de mon année 2010. Début décembre, à peine sorti du WPT Marrakech, j’emménageais dans mon nouvel appartement à Londres… Cela faisait un petit moment que je voulais déménager de ma Bretagne natale. Effectivement, me taper cinq heures de train avant chaque vol n’était pas vraiment optimal !

Et quitte à changer de vie, autant se faire plaisir. J’ai emménagé dans la même résidence que mon collègue et ami Manuel Bevand. Le cadre y est exceptionnel : nous disposons d’une salle de cinéma privée, d’un spa et d’une salle de sport.

Canary Wharf, où je vis désormais

Canary Wharf, où j'ai élu domicile

Quel est l’intérêt de disposer d’une salle de sport pour un joueur de poker ?

Si, comme moi, vous passez beaucoup (trop) de temps devant votre ordinateur à grinder, vous n’en voyez peut-être pas l’intérêt… Depuis que je fais partie du Team Winamax, j’ai néanmoins compris que la préparation physique et mentale était souvent ce qui différenciait un « bon joueur » d’un « excellent joueur ». Aujourd’hui, dans le Team, nous disposons d’un coach physique (Stéphane Matheu) et d’un coach mental (Pier Gauthier). ManuB est le joueur de l’équipe qui a le plus bossé sur ces deux aspects depuis que Stéphane et Pier font partie intégrante du Team. Je pense que son dernier résultat (7ème de l’EPT Prague) montre bien l’importance de travailler sur son hygiène de vie et sur son mental.

Je me suis donc mis au sport depuis deux mois, pensant avoir beaucoup de mal à me motiver pour faire de la cardio… Pourtant, je m’y tiens !  Manu et Stéphane m’ont transmis le virus du sport… Je me surprends le matin à aller faire du trainer pendant une heure et demi.

Dans ce dernier mois de l’année 2010, mon programme fut très peu chargé. J’ai donc décidé de participer à l’EPT de Prague. Je pense y avoir pratiqué un bon poker mais j’ai eu un petit manque de réussite… Je ne peux néanmoins pas me plaindre, l’année 2010 a été très belle pour moi ! Ah, j’oubliais, avant Prague, j’ai surtout gagné la Finale de mon Challenge sur Winamax (Brag !) alors que je n’avais malheureusement pas réussi à faire une seule fois ITM dans les 28 tournois précédents cette finale (Variance ?).

J’ai terminé l’année en passant les fêtes avec mes amis bretons en Martinique. J’ai donc passé deux semaines complètes sans toucher de cartes. Ce sentiment de ne pas être « addict » au poker me fait vraiment plaisir… Surtout que ce n’est surement pas le cas pour 80% des pros ! Voilà pour cette fin d’année 2010… Je vous souhaite à tous bonne chance sur les tables !

Au cœur de la préparation du Team

Lundi 24 janvier 2011

Le Team Manager Stéphane Matheu a proposé une idée novatrice et pleine de sens : mettre en place un stage destiné à l’équipe professionnelle. A titre expérimental, quatre de nos pros se sont donc retrouvés à Londres durant deux jours. Stéphane a commencé par définir le concept de « stage », puis a donné le programme à Nicolas Levi, Marc Inizan, Manuel Bevand et Davidi Kitai : « L’objectif est d’arriver dans les meilleures dispositions sur les étapes françaises à venir (EPT Deauville, WPT Paris), ce qui passe par une bonne forme physique et, évidemment, un niveau de jeu performant. Les journées se dérouleront donc comme suit : Réveil à 9 heures, Sport à 10 heures, Repas à midi, Exercices stratégiques de 14 heures à 19 heures. » Et si la rigueur est à l’ordre du jour, cela n’empêche pas notre fine équipe de profiter du repas en partageant quelques anecdotes amusantes. Davidi Kitai nous a ainsi appris qu’il a découvert par hasard avoir joué contre Tom « Durrrr » Dwan en 2007… Bilan ? Un gain net de 700 dollars pour le joueur du Team Winamax !

Après une séance de sport où chacun a appuyé ses efforts en fonction de ses capacités (lever 90 kilos pour ManuB, faire une heure de marche intensive pour LocSta, pédaler sur quelques kilomètres pour Croc, et réussir à tenir debout pour KitBul - GG Davidi !), il était temps de se plonger dans une salle de cinéma privatisée par le Team pour l’occasion. A l’affiche : le Main Event de Winamax joué par Manuel Bevand alors qu’il est chipleader sur 202 joueurs restants (pour 104 payés). Chacun des protagonistes a commencé par définir ce qu’il considère être le facteur essentiel en tournoi : « le changement de vitesse » pour Davidi Kitai, « avoir en permanence une stratégie globale » pour Nico Levi ou encore « l’observation des conditions changeantes » pour Manu Bevand. C’est ce dernier qui a mis en place l’exercice du jour, basé justement sur ces changements d’observation. Cinq heures durant, nos professionnels ont échangé et débattu, passant jusqu’à une heure sur une simple main. Car comme le dit Nicolas Levi : « Si tu vois un bon coup, ne te contentes pas de le recopier… Cherche d’abord à savoir s’il y en a un meilleur. » Un petit exemple ? Allez, c’est ma tournée !

Sur des blindes 1,250/2,500 ante 250, « I_love_Bruel » (78 grosses blindes) relance à 5,600 UTG+1. Manuel Bevand (100 grosses blindes) est en petite blinde avec ATrèfle QTrèfle . Nos quatre protagonistes sont d’accord : dans cette situation, ils se contentent de payer. Le flop est donné : 7Pique TCarreau JCarreau  alors que le pot fait 16,580. ManuB, Kitbul et Croc se demandent alors ce qu’ils vont faire sur le continuation bet de « I_love_Bruel » après avoir checké. Et tous pensent tranquillement passer leur main. LocSta soulève alors un débat : « Pourquoi le check est-il devenu automatique quand on défend une blinde ? Personne n’envisage jamais de miser alors que je pense l’occasion rêvée ici. En effet, s’il relance, je peux tranquillement passer. Et s’il paie, je vais overbet tous les turn pour lui donner une décision compliquée. Même s’il a deux As, il pourra difficilement payer deux fois… »

Nos joueurs sont professionnels, mais avant tout passionnés, et la moindre idée comme celle soulevée par Marc déclenche généralement des débats de plus d’une heure… Passée cette séance, tout le monde s’est écroulé devant un DVD (les organismes ne sont pas habitués à se lever à 9 heures et à faire tant de sport !), le couvert a été remis le lendemain ! Dans des infrastructures sur-mesures, le Team a enchainé sport, jacuzzi, sauna, et un nouvel exercice stratégique. Le thème du jour ? « Faut-il jouer optimal ou inexploitable ? » Comprendre : faut-il jouer chaque situation indépendamment les unes des autres et rentabiliser au mieux ses mains ou bien varier au maximum son jeu pour ne pas être lisible sur le long terme ? Après un nouveau débat haut en couleurs, il était temps de faire un point pour Stéphane Matheu : « Je suis ravi de la tournure qu’a pris le stage, avec des joueurs motivés et impliqués… Nous allons remettre ça très prochainement, cette fois avec toute l’équipe ! » Il était alors temps de rejoindre une fameuse boite londonienne afin de faire la fête une bonne partie de la nuit… C’est bien dans leur tête et prêts à réaliser un exploit que les douze joueurs du Team Winamax attaqueront l’EPT Deauville dès mardi. Le reportage sera bien sûr à suivre en direct et en intégralité sur Winamax !

Pour découvrir toutes les photos du stage, rendez-vous sur la page Facebook de Winamax !

2010 : Le tourbillon Winamax

Lundi 10 janvier 2011

Calé au fond de mon siège, j’observe MIK22 et Guignol se faire face. L’ambiance est calme et studieuse. Un peu trop à mon goût. Je rappelle alors à Aurélien que ce bon vieux Michel l’a identifié comme un « badaud » il y a quelques jours. Guignol fait les yeux ronds, puis se marre en comprenant la référence : la vidéo des vÅ“ux du Team ! On la visionne de nouveau ensemble, et très vite, les moqueries fusent. Alors que le prochain déplacement de l’équipe nous mènera à Deauville fin janvier, nous avons donc eu envie de nous replonger dans les bons moments de l’année passée. Car elle fut de nouveau prolifique pour le Team Winamax. En termes d’instants inoubliables, comme de gains !

Et si on commençait par un chiffre pour mieux percevoir la situation ? 2 884 112. C’est le nombre de dollars accumulés par les douze joueurs de l’équipe au « W » rouge en 2010 ! Tout a commencé par une excursion aux Bahamas en janvier. L’occasion de voir Anto Lellouche et Ludo Lacay se préparer à entrer dans leur tournoi (Part 1. Part 2). Ensuite, direction Deauville, la terre sacrée des « Papas » ! Comment oublier cette étape ? Entre ce joueur qui ne s’est pas rendu compte qu’il a perdu un coup contre Cuts , ou e sympathique Jacques Guenni devenu incontrôlable après avoir gagné un coin flip, on s’est ré-ga-lé ! Ajoutons les deep run de Nicolas Levi et Ludovic Lacay, ainsi que la deuxième place d’Antony Lellouche dans le High Roller et on obtient un tournoi comme on voudrait en voir toutes les semaines !

De la première étape à Paris (mon premier reportage sous les couleurs de Winamax !) à la victoire de Valentin Messina, la cinquième édition du France Poker Tour fut de nouveau un grand succès, attirant les joueurs par milliers. Le Team a de plus placé un de ses représentants en finale en la personne d’Almira Skripchenko. Au terme d’un parcours admirable, « ChessBaby » a effectivement réussi à se hisser en troisième place. La poursuite de la rencontre entre poker professionnel et amateur a continué en février à Dublin. L’European Deepstack a attiré 465 joueurs parmi lesquels un quart de qualifié Winamax ! Quand je dis « quart », je parle de 25% hein, pas d’un bus. Pardon ? Vous aviez déjà saisi ? Hé bé, malins les types. Du côté de la capitale irlandaise, la Guinness a coulé à flot, et on se souviendra du Petit Journal de Dublin, pour lequel je me suis transformé l’espace d’une minute en Yann Guinness.

Quelques jours plus tard, nous étions de retour sur la plus belle avenue du monde. Il faut dire que Michel Abécassis avait décidé de nous faire vibrer : nous l’avons suivi jusqu’en finale des prestigieux Euro Finals of Poker organisés à l’Aviation Club de France ! Dans une épreuve relevée qui fut enlevée par Hugo Lemaire, « Mik22 » a failli réaliser le hold-up parfait avant de s’incliner en troisième place. Un hold-up, on en a vécu un vrai à Berlin. Vous aviez loupé l’information ? Je vous propose de relire le récit des évènements écrit moins de deux heures après l’incident. A part voir quatre mecs cagoulés voler des billets mauves, nous avons également pu assister au show Marc Inizan. « LocSta » s’est révélé aux yeux du grand public en atteignant la troisième place d’un EPT ayant réuni 945 joueurs et a décroché le plus important gain de sa carrière : 350,000 euros.

Fin Mars, nous sommes partis à la découverte d’une toute nouvelle étape : l’EPT Snowfest. Ce qui fait sa particularité ? Les pistes de ski ! Ce fut l’occasion de voir Nicolas Levi faire des back-flips ou encore Benjo se péter un doigt. Je vous propose de revivre ça en vidéo : Part 1. Part 2. Part 3. Part 4. En Avril, ne te découvre pas d’une Liv ! La charmante anglaise Liv Boeree a remporté l’EPT San Remo, une étape qui restera marquée par les deep run de Michel Abécassis et de l’excellent Local Hero Paul Pirès-Trigo, qu’on verra plus tard remporter les Hold’em Series de l’ACF et atteindre les demi-finales du WPT Marrakech. Mais, en y repensant, pourquoi Davidi Kitai n’était pas présent à San Remo ? Il nous l’explique dans ce blog hilarant démontrant qu’il avait plus de chances de se faire mordre par une chauve-souris enragée que de louper cette étape !

Direction la principauté monégasque ensuite. La Grande Finale du circuit EPT fut comme chaque année une grande fête, avec un prix d’entrée à 10,000 euros et la participation de 848 joueurs. Manuel Bevand nous aura fait vibrer durant quatre jours avant de s’incliner en 23ème place. Ce qui ne nous a pas empêchés d’apprécier la finale qui fut, comment dire, originale ! La moitié des joueurs possédaient effectivement moins de dix blindes, et n’ont pas hésité à tomber à moins de 3BB avant de pousser leur tapis ! Des scènes épiques que vous pouvez revivre ici. Pendant ce temps, Aurélien Guiglini a fait appel à ses petits camarades pour répondre à une question : « Value bet river : comment trouver le montant optimal ? ».

Le mois de Mai fut important pour le Team Winamax. Tout a commencé par l’arrivée de Stéphane Matheu au poste de Team Manager. Vous ne le connaissez pas encore ? Je vous propose de lire sa présentation sur le Blog. Bonne humeur, organisation rigoureuse, séance de sports, l’apport de Stéphane sur le bon conditionnement de l’équipe est indéniable. Pour le suivi de son premier tournoi, le Team Manager a eu l’occasion d’assister à une première performance des « W ». Au terme d’un tournoi maitrisé de bout en bout, Patrick Bruel a effectivement atteint la douzième place du World Poker Tour Paris, ne s’inclinant que sur un cruel bad beat. Soutenu de près par Michel Abécassis et l’ensemble de l’équipe, « P14B » nous a offert une prestation de choix, avec des coups dont lui seul a le secret et une inénarrable verve déstabilisant ses adversaires.

Le temps était ensuite venu de se rendre à Las Vegas. Oh yeah ! Deux mois plongés dans La Mecque du poker, rien que ça. Pour moi, ce fut une grande première, et je vous propose de relire mes impressions à mon arrivée. Pour la suite, un résumé est déjà disponible, hé hé. On se souviendra de la cinquième place de Nicolas Levi dans le shootout à 5,000$ après une demi-finale épique où il a éliminé Tom Dwan, Dario Minieri, James Akenhead et Chris Bell ; du quart de finale de Ludovic Lacay dans l’épreuve de Heads-up à 10,000$ et de la quatrième place de ce même « Sir_Cuts » dans le 10,000$ Pot-Limit Omaha, sans oublier la belle 125ème place du Local Hero Olivier Daeninckx dans le Main Event.

Pendant ce temps, en France, un moment historique se préparait : l’ouverture du marché des jeux en ligne et le lancement officiel de Winamax.fr !  Outre les tables de cash games, une multitude de tournois sont proposés : du Mad Max (2€) au Grand Tournoi (1,000€), il y en a pour toutes les bourses. Et certains, boostés par une campagne de pub TV rapidement devenue culte, attirent plus de 6,000 joueurs tous les week-end : c’est le cas du Sunday Surprise ! Contre une inscription à 10 euros, les joueurs se battent d’une part pour le prize-pool habituel (garanti à 50,000 euros), mais aussi pour une surprise offerte au vainqueur ! Et celle-ci diffère chaque semaine… Une semaine sur une ile déserte, un an de services VIP à domicile, un stage de surf à Hawai, votre poids en pièce de 1 euro ou encore un voyage dans l’espace… Difficile de ne pas trouver son bonheur. N’oublions pas non plus le Main Event (150€), qui, avec ses 100 000 euros de prize-pool garantis attire chaque semaine les meilleurs joueurs en ligne français. Pour sa grande première, le tournoi générant le plus important prize-pool de Winamax a vu un Local Hero s’imposer : Nicolas Chappuis.

De notre côté, nous avons pris quelques jours de repos bien mérités (Benjo a lui décidé d’aller jouer un EPT à Tallin – il a sauté contre ManuB, ça ne s’invente pas !), nous avons pris la direction de Cannes. Et là, ce fut grandiose. Vraiment. Entre la présence des plus grandes stars internationales, la bulle de Marc Inizan, les deeprun de Tristan Clémençon, Anthony Roux et Aurélien Guiglini, l’affaire de triche de Ali Tekintamgac ou encore la finale de Fabrice Soulier, de l’ancien Local Hero Cyril André et de Raphael « Raphaelbis » Kroll, habitué des cash games hautes limites de Winamax, nous avons été servi. Pour revivre la finale, il suffit de cliquer. Oui, oui, juste là. Le Team a également profité de cette période pour féliciter Almira Skripchenko : « ChessBaby » a effectivement enlevé le quatrième titre de championne de France d’échecs de sa carrière !

En septembre, nous avons assisté à une grande première : le Winamax Poker Open ! Oui, oui, un tournoi  live organisé par nos soins de A à Z. C’était à Dublin. Et à en juger par cette petite vidéo, le résultat fut à la hauteur ! Certes, c’est l’irlandais Alain Trueick qui a piqué le titre à nos frenchies, mais ce fut un immense bonheur de voir une colonie de joueurs Winamax se rencontrer pour la première fois au-delà des tables virtuelles… A remettre obligatoirement en 2011 ! Malgré une finale terminée à huit heures du matin, nous étions dès le lendemain à Londres pour les World Series of Poker Europe (non sans avoir loupé un avion… Oh, ça arrive à tout le monde, hein). Au programme : un seizième de finale pour Ludovic Lacay dans une épreuve de Heads-up à 10,000£. Dans le Main Event, le Team Winamax a placé deux joueurs en finale ! Oui, oui ! Alors que les demi-finales comptaient des joueurs comme Phil Ivey ou Viktor Blom, Marc Inizan est passé entre les gouttes et ne s’est incliné qu’en neuvième place. Que dire de la performance de Nicolas Levi ? « Croc_monsieur » a terminé à une formidable cinquième place, concluant ainsi la plus belle saison de sa carrière.

2010 s’est terminée de manière tout aussi riche… Vikash Dhorasoo a rapporté au Team sa plus belle victoire de la saison en s’imposant lors du Barrière Poker Tour Enghein devant 328 adversaires ! J’ai de mon côté suivi Antony Lellouche durant une semaine à Marrakech, vous révélant ainsi le quotidien d’un joueur High Stakes. Ludovic Lacay a de son côté vidé son I-Pod sur le blog pendant que Manuel Bevand et Marc Inizan ont tous les deux remporté leur challenges respectifs ! Nos caméramans ont ensuite pris le relais avec la parution des deux premiers épisodes de « Dans la tête d’un pro ». Le premier est avec Anto Lellouche et Manu Bevand à Vienne. Le second a suivi Davidi Kitai à Barcelone. Dernier rendez-vous de l’année ? Prague ! Lors des deux éditions précédentes, cet EPT avait plutôt réussi à Manuel Bevand : il avait terminé en 19ème et 22ème place ! « Surement parce que je suis le seul à ne pas profiter des charmes de la ville ! » se marre « ManuB », en référence aux nombreux délices de l’est. Il a fait encore mieux cette année, atteignant la première table finale majeure de sa carrière. Une septième place qui appelera à coup sûr de nombreux autres grands résultats.

Il était temps de clore la revue de cette saison 2010… Des autres grands moments, on en vivra à coup sûr de nombreux en 2011, en ligne, en live, avec le Team, les Local Heroes, et vous ! Le coup d’envoi d’une nouvelle année de reportages endiablée, c’est le 26 janvier, en direct de Deauville, avec tous les joueurs du Team Winamax !

Bonne année et bonnes résolutions!

Mardi 4 janvier 2011

Tous mes vœux pour cette nouvelle année. J’étais content de souffler un peu fin décembre apres une bonne saison bien remplie. Avec le mois de janvier, voici les traditionelles résolutions de la nouvelle année. Voici les miennes en ce qui concerne le Poker en général :

- Tu ne sous-estimeras point tes adversaires
- Tu ne sur-estimeras point tes adversaires !
- Une bonne préparation tu suivras toute l’année
- Tu seras confiant et humble : venu pour gagner, mais préparé à la défaite
- Tu observeras les joueurs dans leur moindres détails à tout moment
- Tu tourneras sept fois ta langue dans ta bouche avant de faire un hero call/bluff/thin valuepush (rayer les mentions inutiles)

Et pour ce qui concerne le cash game :

- Tu écourteras les sessions perdantes
- Tu choisiras bien tes tables

Tout un programme ! Pour commencer dans de bonnes conditions, j’ai à peu pres vidé le calendrier de tournois en janvier afin de « grinder » tout les jours de chez moi. Un petit défi personnel sera de me remettre au cash game sur Winamax. J’ai eu très peu l’occasion de pratiquer la discipline en ligne en 2010 et ça me manque. En plus, garder la main et être dans une dynamique de confiance (si tout va bien !) est toujours bénéfique pour le cÅ“ur de mon metier : perfer lors des tournois du circuit.

Je compte aussi beaucoup travailler en lisant les derniers livres publiés et discuter de coups joués par moi ou par d’autres , et vous faire partager un peu cette dynamique en postant de nombreuses réflexions ici même tout au long du mois, histoire de faire part des concepts que je trouve intéréssants. De nouvelles vidéos de coaching sont également prêtes et je pense qu’elles plairont aux joueurs de tournois car elles changent un peu de format et vont assez loin dans la reflexion.

En attendant, bonne chance aux tables et bonnes résolutions à tous !

Je vous ai apporté des bonbons…

Mercredi 22 décembre 2010

Le mercure dégringole, la neige et le verglas envahissent peu à peu les routes de France et d’Europe, les décorations de fin d’année plus rayonnantes que jamais prolifèrent dans les rues, tout cela a un parfum de fêtes de fin d’année. Noël approche et pour moi, et Noël se passera en famille. Dans la petite maison dans la prairie, la vraie, ou j’ai passé mon adolescence. Dans un village nommé Lacépède. Le lieu-dit où est située cette maison (oui, pour mes amis les citadins, il faut savoir qu’en campagne profonde, il n’y a pas de numéro de rue, ni de rue d’ailleurs, on parle de lieu-dit) s’appelle «La Belote». Coïncidence ? Peut-être. Peut-être pas. Etais-je prédestiné à devenir un joueur de poker ?

Au fond, cela ne m’étonne pas tant que cela d’être devenu ce que je suis maintenant, tant ma passion pour les cartes et les jeux de société en tout genre était grande quand j’étais (plus) jeune. On ne battait pas SUPEROGER47 si facilement que ça au Monopoly, Richesses du monde, Puissance 4 et autres jeux en famille.

Tenez, voyez avec cette petite anecdote… Quand j’étais en classe de cinquième - si ma mémoire est bonne - on était partis en voyage pour deux jours avec ma classe d’Histoire de l’Art, afin de visiter musées et autres expositions culturelles consacrés à de vieux vestiges datant de l’ère préhistorique. J’avais amené le Puissance 4 miniature que mon frère (celui qui allait m’apprendre à jouer au poker) m’avait offert à Noël. Tous mes camarades avaient apporté une tonne de bonbons pour le voyage. Pour ma part, je ne me souviens pas pour quelle raison, mais je n’en avais aucun. Toujours est-il qu’il que le jour du départ, un gentil camarade de classe m’a généreusement offert un bonbon… La fameuse petite bouteille de coca acidulée. Je décidai immédiatement de la parier contre lui au cours d’une petite partie de Puissance 4.

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