Archive pour la catégorie ‘Général’

Back in the USSR

Vendredi 31 décembre 2010

Et voilà une autre année qui se termine…

Dans mon roman de science-fiction préféré,  ”L’invitée du futur”, que je lisais dans ma jeunesse, l’héroine Alisa venue à Moscou du vingtième siècle pour sauver des mains de pirates de l’espace le “miélofone”, l’appareil qui lit les pensées, surprend tout le monde par ses facultés extraordinaires. Elle excelle dans tous les domaines, y compris aux échecs et même au saut en longueur ! Ô comme je rêvais de devenir comme elle !

En 2010,  je n’ai pas beaucoup changé. Certes je suis encore loin de pouvoir disserter dans une dizaine de langues mais je caresse toujours l’espoir de maîtriser l’imparfait du subjonctif, et j’ai commencé l’apprentissage de l’italien.

Le jour du réveillon, je repense souvent aux rêves de mon enfance, au chemin parcouru. Et je m’invente, entre mille résolutions, d’autres défis, d’autres quêtes…

2011 sera l’année du poker ! Je me jette corps et âme dans le jeu, je vais passer des heures à étudier, à jouer, et essayer de gagner enfin un tournoi live! J’ai gagné des tournois en ligne, mais en live cette victoire m’échappe encore.

Je vous souhaite plein de belles choses pour cette nouvelle année ! Mais je vous préviens ! Je ne deale pas en heads-up !

Et voici ma petite liste de cadeaux du réveillon.

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Je vous ai apporté des bonbons…

Mercredi 22 décembre 2010

Le mercure dégringole, la neige et le verglas envahissent peu à peu les routes de France et d’Europe, les décorations de fin d’année plus rayonnantes que jamais prolifèrent dans les rues, tout cela a un parfum de fêtes de fin d’année. Noël approche et pour moi, et Noël se passera en famille. Dans la petite maison dans la prairie, la vraie, ou j’ai passé mon adolescence. Dans un village nommé Lacépède. Le lieu-dit où est située cette maison (oui, pour mes amis les citadins, il faut savoir qu’en campagne profonde, il n’y a pas de numéro de rue, ni de rue d’ailleurs, on parle de lieu-dit) s’appelle «La Belote». Coïncidence ? Peut-être. Peut-être pas. Etais-je prédestiné à devenir un joueur de poker ?

Au fond, cela ne m’étonne pas tant que cela d’être devenu ce que je suis maintenant, tant ma passion pour les cartes et les jeux de société en tout genre était grande quand j’étais (plus) jeune. On ne battait pas SUPEROGER47 si facilement que ça au Monopoly, Richesses du monde, Puissance 4 et autres jeux en famille.

Tenez, voyez avec cette petite anecdote… Quand j’étais en classe de cinquième - si ma mémoire est bonne - on était partis en voyage pour deux jours avec ma classe d’Histoire de l’Art, afin de visiter musées et autres expositions culturelles consacrés à de vieux vestiges datant de l’ère préhistorique. J’avais amené le Puissance 4 miniature que mon frère (celui qui allait m’apprendre à jouer au poker) m’avait offert à Noël. Tous mes camarades avaient apporté une tonne de bonbons pour le voyage. Pour ma part, je ne me souviens pas pour quelle raison, mais je n’en avais aucun. Toujours est-il qu’il que le jour du départ, un gentil camarade de classe m’a généreusement offert un bonbon… La fameuse petite bouteille de coca acidulée. Je décidai immédiatement de la parier contre lui au cours d’une petite partie de Puissance 4.

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Manuel Bevand en finale de l’EPT Prague !

Vendredi 17 décembre 2010

Après quatre jours de combat acharné, le joueur du Team Winamax Manuel Bevand atteint la table finale de l’European Poker Tour Prague ! Ils étaient 563 à s’être donné rendez-vous dans la capitale de la République Tchèque, déboursant chacun 5,300 euros pour participer à l’épreuve. Des heures durant, les joueurs sont tombés un à un, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que huit finalistes. « ManuB » sera l’un d’entre eux. Après avoir été demi-finaliste de l’épreuve à deux reprises (19ème en 2008, 22ème en 2009), le parisien est d’ores et déjà assuré de réaliser samedi la plus belle performance de sa carrière.

« Je joue mon meilleur poker » confiait Manuel, radieux à l’issue de sa qualification.en finale. « Depuis quelques temps, je travaille en collaboration avec Stéphane Matheu, notre Team Manager, Pier Gauthier, le préparateur mental, ainsi que le reste du Team Winamax et me sens plus en confiance. » Possédant durant quatre jours un tapis supérieur à la moyenne, Manuel a cependant traversé une passe difficile pendant les demi-finales. « Il y a un an ou deux, j’aurais surement fait des erreurs dans ces conditions. J’ai effectué un important travail sur moi-même depuis et je suis heureux d’atteindre mon objectif de toujours : rallier la table finale d’un évènement majeur. Le travail paie ! »

Manuel Bevand entamera la finale en septième position au classement, ce qui correspond à douze blindes. « J’aurais une position délicate » analyse le joueur professionnel. « Les plus gros tapis (Marco Leonzio, Marcin Horecki et Peter Skripka) sont à ma gauche et ne vont pas hésiter à me payer mon tapis avec des mains marginales. Il me faudra rapidement doubler afin d’avoir un rôle à jouer dans cette finale ! » Déjà assuré de remporter 54,550€, Manuel, unique représentant français en finale, luttera pour aller chercher les 640,000€ de la victoire. La table finale débutera samedi à midi : un reportage en direct sera assuré sur Winamax !

La table finale de l’EPT Prague
Siège 1 : Marco Leonzio (Italie) 5,075,000
Siège 2 : Peter Skripka (Russie) 4,010,000
Siège 3 : Roberto Romanello (Pays de Galles) 1,220,000
Siège 4 : Roberto Nulli (Italie) 745,000
Siège 5 : Jan Bendink (Slovaquie) 445,000
Siège 6 : Emilliano Bono (Italie) 1,530,000
Siège 7 : Manuel Bevand (Team Winamax) 615,000
Siège 8 : Marcin Horecki (Pologne) 3,290,000
Blindes 25,000/50,000 ante 5,000

Déjà Vu

Vendredi 17 décembre 2010

Prague, décembre 2008: je dispute mon quatrième EPT avec le team Winamax. Après un départ catastrophique, je connais un des plus beaux rush de ma vie et passe chip leader pendant deux jours. Je dispute ma première table télé et quelques mauvaises rencontres associées à un poil de nervosité mettent fin à mon parcours en 19eme position.

Prague, décembre 2009: je connais un premier jour faste, un deuxième jour très correct, un troisième extraordinaire qui me voit passer à nouveau chip leader à 60 joueurs restants. Là, je m’emballe, je veux forcer la victoire, je tente un bluff idiot qui me coûte des jetons, je fais un call inutile, je prends un bad beat et je rate un tirage all in, et me voilà éliminé en 22eme position.

Prague, décembre 2010: je fais un très bon premier jour, un second difficile mais dans lequel j’arrive à redresser la barre en fin de journée et un troisième tout en maîtrise. Me voilà donc pour la troisième année consécutive en position d’atteindre une table finale dans cet EPT.

(Admirez au passage les changements de look)

J’ai tiré les leçons de mes précédents échecs. La première année, c’est la peur de perdre qui m’a stoppé net. La seconde, c’est la peur de gagner qui m’a fait trop forcer. Cette année, je n’ai plus peur de rien. Je joue mon A-game depuis trois jours, je ne rate aucun value bet, je passe tous mes bluffs, je paie tous les bluffs adverses, je suis sur un nuage de lucidité et de confiance comme jamais auparavant.

Pourquoi ce changement? Le mérite en revient d’abord à mes coaches, Stéphane Matheu tout d’abord qui m’a préparé physiquement, m’a motivé et encouragé depuis six mois. Pier Gauthier, le préparateur mental du team, dont je commence à comprendre la méthode après plusieurs longs entretiens et qui a été une bouée de sauvetage émotionnelle pendant ces trois premiers jours. Mes amis du Team ont aussi joué un rôle prépondérant: Nicolas Lévi, en montrant l’exemple d’une attitude positive qui engrange des succès. Antony Lellouche et Ludovic Lacay, en me montrant la persévérance et les limites de mon propre talent (ça pousse au travail!). Vikash, et sa victoire récente au prix d’une transformation aussi totale qu’hallucinante de son style de jeu en un an. Marc Inizan, avec sa candeur et son extraordinaire agressivité. Tristan et son rush online des grands jours. Davidi et sa bonhomie joviale indestructible. Aurélien et son perfectionnisme technique. Michel et son indécrottable optimisme. Sans oublier les johny, TaLL et Alexia qui sont partis vers d’autres horizons et m’ont tout autant inspiré. Les reporters Benjo et Harper, toujours présents pour un mot d’encouragement. Les amis sur place et ailleurs, les nicbab, claedeus, zeduf, rod109, et j’en oublie des tonnes. Tout ceux qui m’encouragent sur les forums, autant supporters que détracteurs, qui n’y sont pas pour rien dans la rage qui m’anime de prouver ce que je peux faire. Mais par dessus-tout, je pense à Almira Skripchenko et à l’exemple qu’elle m’inspire, son état d’esprit de compétitrice, sa volonté de se battre, de ne rien lâcher quelles que soient les conditions du combat, de donner le meilleur de soi-même dans la victoire et la défaite.

Je sais que ça sonne comme un discours de remerciement alors que je suis encore loin du but. Il me reste vingt-trois adversaires à comprendre, analyser, maîtriser: vingt-deux gens très bien et un gros donkey en désintox, votre serviteur. Je peux encore prendre une horreur. Je peux être card dead. Mais il y a une chose que je sais, c’est que je ne craquerai pas. Ce ManuB là n’existe plus, c’est pourquoi les mercis ont un sens. Merci à tous de m’avoir transformé à votre contact.

La dernière page de ce récit reste encore à écrire, mais la manière est là et finalement, quand on fait le bilan, c’est la seule chose ce qui compte. Car pour citer Cyrano:

Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès ! Non, non c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !

J’espère que vous serez derrière moi à partir de midi.

Les dés sont jetés

Mardi 16 novembre 2010

Vous avez peut-être suivi mon petit défi du mois d’octobre. Partant de 50 euros sur winamax.fr, ma mission était de monter le plus haut possible en un mois, en respectant une gestion scrupuleuse pour diminuer au maximum mes chances de perdre mon capital de départ. Trente jours épuisants plus tard, après un combat qui m’a amené des sit and go à 50 centimes jusqu’aux portes de la NL100, mon compte affiche 1410€. Ce résultat plutôt honorable doit être replacé dans son contexte. Deux semaines après la fin, je vais essayer d’en tirer quelques conclusions.

Tout d’abord, il y a bien entendu Madame Variance. Avec le recul, en employant cette approche, j’estime que ma fourchette pour un tel volume se situe quelque part entre 500 et 3000 euros, selon la bonne volonté des cartes, avec environ 1  à 2% de chances de finir “broke”. J’ai donc terminé plutôt dans la moyenne basse de mon potentiel - si je n’avais pas connu un bad run important sur les derniers jours, j’aurais pu terminer le défi en NL100 et crever le plafond. D’un autre côté, si j’avais connu ce bad run au début, j’aurais été broke, ou au minimum considérablement ralenti dans ma progression.

Peut-on faire mieux? Evidemment. Tout d’abord, je ne suis pas le meilleur joueur de poker du monde, loin s’en faut. Un joueur plus talentueux aurait d’excellentes chances d’exploser mon résultat. J’ai joué environ 100,000 mains, un volume important mais que j’aurais peut-être pu doubler en mettant le paquet mais aussi en tirant un trait sur toute vie sociale, un exemple que je ne veux montrer à personne. A l’inverse, j’aurais pu aussi jouer un peu moins de volume et me concentrer sur la qualité de mes décisions pour augmenter mon avantage. Voilà une route que je prendrais peut-être si le coeur me dit de retenter l’aventure un jour.

Le niveau en basses limites est aussi bien plus féroce qu’à mes débuts. A partir de la NL20, j’ai senti que certains de mes adversaires avaient une solide fondation technique et évitaient habilement les grosses erreurs. La démocratisation du poker en France depuis quelques années, avec l’apparition de sources d’apprentissage variées et efficaces, y est sans doute pour quelque chose. Les français jouent mieux au poker, encore moins bien en moyenne que nos amis américains dont la culture de base intègre le jeu.

Qu’ai-je appris de ce défi? Qu’il est plus difficile qu’avant de gagner, même si c’est sans doute toujours possible de faire la différence. Que l’engouement pour le poker est sans précédent dans notre pays. Que l’envie d’apprendre, d’affronter, de discuter avec les pros médiatisés est énorme. J’ai fait de mon mieux pour répondre aux attentes des communautés en répondant sur les divers forums qui se sont intéressés à mon aventure, d’abord sur WAM et aussi sur le forum qui a accompagné ma naissance en tant que joueur, Club Poker. J’y passe encore tous les jours pour répondre aux questions.

Je me tourne désormais vers un défi plus personnel. En deux ans et demi de circuit, j’ai bien approché plusieurs fois des tables finales majeures, la plus importante en mai avec ma 23eme palce à l’EPT de Monte Carlo. Mais je suis insatisfait. Mon objectif est tout proche et j’ai l’impression de ne pas arriver à le saisir, à peine à l’effleurer. Pourtant, je n’ai pas d’excuses. j’ai un entourage de joueurs bien plus forts que moi pour me guider techniquement, une vie personnelle paisible et équilibrée, un coach du tonnerre, un préparateur mental, un sponsor qui me fait confiance et tout le temps nécessaire pour être au top dans les tournois.

Alors, qu’est-ce qui cloche? Accuser la chance ne sert à rien. J’ai eu des opportunités, et elles sont passées à la trappe. La seule chose qui compte, c’est la lucidité. Un autre joueur aurait-il fait mieux à ma place? quelles sont les mains véritablement importantes de ma carrière, celles où j’aurais pu faire la différence et où j’ai commis une erreur fatale? Ai-je trop joué dans ma zone de confort, avec mes automatismes de joueur online performant mais pas world-class? Cette recherche de mes lacunes anime toute mon énergie. Je lis beaucoup, je discute sans cesse non seulement de technique de jeu mais aussi de l’esprit de compétition . Je cherche ce qui distingue le solide professionnel que je suis aujourd’hui du champion en devenir qui, je l’espère, sommeille en moi quelque part. Et laissera une autre image que le garçon fatigué qui soupire en faisant la bulle d’un EPT.

A partir d’aujourd’hui, je me sens porté par un souffle nouveau. Plus d’excuses. Plus de marche arrière. Plus de grind confortable en espérant faire un cash de temps en temps pour étoffer mon Hendon Mob. Si je dois arrêter le poker un jour, je le ferai sans avoir de regrets, j’aurais tout donné pour atteindre mes buts successifs et, ultimement, le destin aura tranché.

Cette quête reprend la semaine prochaine à l’EPT Barcelone suivi du WPT Marrakech, avant de terminer l’année par un tournoi qui m’a beaucoup réussi (si on considère qu’une porte de TF est une réussite…) lors des deux dernières éditions, l’EPT de Prague.

Alea jacta Est !

On est en finale !

Samedi 13 novembre 2010

11h30, départ de l’appartement. Je vérifie ma liste avant de partir :

7H de sommeil - ok !
Petit déjeuner complet –ok !
Barre de céréales en cas de petite faim –ok !
Fiche mentale sur tout mes adversaires, style, défauts, « tells » physiques – ok !
Chapeau –ok !

J’ai beau débuter la table finale en 8e position sur 9, et risquer l’élimination à tout moment, il faut absolument arriver préparé et motivé. En cas de remontée miraculeuse, il n’y a que 8 adversaires qui me séparent d’un prestigieux bracelet et de plus d’un million de dollars ! Apres 4 jours de bataille la fatigue pourrait me rattraper mais pour l’instant c’est l’adrénaline qui l’emporte. Pourvu que ça dure !

Comme chaque jour je fais le voyage en métro. Plus rapide, l’Empire Casino est à15 minutes de mon appartement à Clapham. En plus, rdv à midi, c’est tôt pour un joueur de poker mais ce n’est pas comme ci c’était l’heure de pointe !

J’arrive juste à temps pour faire les photos et interviews d’usage, brancher le micro HF et m’asseoir à la table TV. Allez « one time » comme on dit, c’est maintenant qu’il me faut un coup de pouce du destin. Si Ronald Lee ou Roland de Wolfe ne sont pas des tendres; il reste des joueurs capables de faires de grosses erreurs à la table (James Bord, ou Danny Fleyshman sont tout deux capables de coup de génie comme de gâchis de jetons caractérisée). Si j’arrive à monter des jetons au débuts, je pourrai peut être exploiter les faiblesses de l’un ou de l’autre…

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Sitting out

Mardi 9 novembre 2010

Ce titre, “Sitting out”, n’est qu’à moitié juste. Je ne raccroche pas vraiment les gants. Mais c’est tout de même une page importante qui vient de se tourner dans ma carrière de joueur de poker.

Vous l’aurez peut-être déjà compris : l’European Poker Tour à Vienne fut mon dernier tournoi en tant que membre du Team Winamax.

Prendre la décision d’arrêter n’aura pas été facile. Beaucoup de facteurs sont intervenus. La raison principale, je pense, fut l’envie de retrouver une liberté d’action totale, et de revenir au top dans les parties de cash-game, après avoir joué énormément de tournois avec le Team. Car il faut être honnête : il est très difficile de concilier les deux disciplines.

Je pense avoir atteint un niveau très satisfaisant sur les tournois « live », mais cela s’est clairement fait aux dépens de mon niveau en cash-game. Tout est relatif : je ne pense pas avoir régressé… Mais en revanche, les autres joueurs m’ont globalement dépassé et il est frustrant de voir son « edge » diminuer au cours du temps.

En écrivant ces lignes, je vous avoue ne pas encore être vraiment certain que cette décision soit la meilleure pour moi. Seul le temps le dira. Quoi qu’il en soit, je ne tire pas pour autant un trait définitif sur les tournois. D’ailleurs, je me rends ces jours-ci à Macao pour disputer une épreuve de l’Asian Poker Tour, avant de rejoindre des amis en Thaïlande. Mais clairement, les mois qui suivent seront principalement consacrés au cash-game.

Je garderai un très grand souvenir de ces trois années passées au sein du Team Winamax. Au-delà du poker resteront surtout les grandes amitiés que j’ai pu tisser, que ce soit avec les joueurs ou les membres du staff. Á eux, je ne dis pas « au revoir », mais « à bientôt ».

Je remercie évidemment tous ceux parmi vous qui m’ont soutenu tout au long de cette aventure. Même lors de ma première année, vierge de résultats ; vous étiez beaucoup à me défendre contre les mauvaises langues.

Je souhaite bonne chance pour la suite à tous mes anciens coéquipiers et coéquipières, ainsi qu’à moi-même ! Un nouveau chapitre va s’écrire… et je souhaite qu’il soit aussi heureux que celui qui vient de se terminer.

(Note de Benjo : en mon nom, et au nom du Team Winamax, merci Tallix pour ces trois années de bonheur ! Les deux finales aux WSOP, la finale EPT, l’animation jour et nuit des high-stakes de Winamax et surtout, la bonne humeur permanente… J’ai retrouvé quelques photos sympas dans les archives, que je me permets de publier ci-dessous. Cliquez pour dérouler)

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Welcome to Winamax Football Club

Dimanche 7 novembre 2010

Il y a une vie sur les terrains après le monde professionnel. Et parfois, elle passe par les joies du foot mi-corpo, mi-loisir, cent pour cent amateur, cent pour cent bande de potes. Où comment je suis passé d’une finale de Coupe du Monde sur le banc à un match débridé du Winamax Football Club, l’équipe interne au staff de la boîte, inscrite au FSGT, la fédé des entreprises. Et cette fois, j’étais sur le terrain, tout de même.

Conversation SKYPE avec mon coéquipier Guignol :

[08/12/10] vikash24: Yo geek !
[08/12/10] guignol: tout le monde bande au bureau parce que t’as dit que t’allais peut-être jouer avec le Winamax Football Club
[08/12/10] vikash24: vous allez être déçus
[08/12/10] guignol: tu es ouf mec, je suis sûr que tu déchires encore. Même en marchant, ça suffirait
[08/12/10] vikash24: on verra…

Faire partie du WINAMAX FOOTBALL CLUB n’était pas vraiment un rêve au départ…

[09/08/10] guignol: yo ! je t’ai pris ta licence pour le Winamax football club, au cas ou…20h lundi 20. Tu pourras me confirmer plus tard.
[09/09/10] vikash24: Yo geek ! Je ne pourrai jamais le lundi car j’ai mes filles. Mais ça me motive bien votre truc.
[09/09/10] guignol: on est méga déçus.
[09/09/10] vikash24: si c’est le lundi c’est mort !

Ça semblait très compromis.

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Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine

Vendredi 5 novembre 2010

 

Ludovic Lacay et Guillaume de la Gorce - WPT Barcelone, 2007

Ludovic Lacay et Guillaume de la Gorce - WPT Barcelone, 2007

J’ai eu beau retarder l’échéance, un jour, inévitablement, j’ai du envisager le problème sérieusement. Pire encore, il me fallait le résoudre car la date butoir approchait. Comment m’en sortir ? Comment en étais-je arrive la ? Dois-je le dire à tout le monde ? Juste mes amis ? Ou carrément en parler sur mon blog ?

Certains d’entre vous sont déjà au courant, donc autant rendre la chose publique, cela m’embarrasse mais je ne suis pas le seul dans ce cas là et je n’ai pas l’habitude de mentir.

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Briller sous mes nouvelles couleurs

Jeudi 4 novembre 2010

Bonjour à tous ! Intégrer le Team Winamax est pour moi une énorme satisfaction et un rêve de longue date… J’attends avec impatience de faire mieux connaissance avec les membres de cette équipe. Car même si je les rencontre régulièrement sur le circuit, je les connais peu dans l’ensemble. J’espère qu’on aura la possibilité d’échanger prochainement et de faire plus ample connaissance.

L’aventure avec Winamax a débuté à l’occasion de ma table finale au Main Event des WSOPE effectuée en compagnie de Nicolas Levi. Depuis, j’ai participé à l’EPT Londres et au Belgium Open Poker Championship à Namur sous mes nouvelles couleurs.

Le séjour à Namur ne m’a pas trop réussi. Dommage, car j’avais atteint la finale de ce tournoi l’an dernier avec un autre membre de la Team Weakners. La structure aidant, je me voyais bien refaire un deep run cette année mais malheureusement le tournoi ne s’est pas passé comme je l’aurai souhaité. Je me suis donc rabattu sur un side event assez particulier : le heads-up par équipes. Nous étions onze équipes de quatre joueurs et seules deux allaient entrer dans l’argent…

Je n’avais jamais participé a un tournoi de HU live. Avec mes collègues bretons, nous avons fait la bulle de ce tournoi alors que notre ami menait 18,000 à 2,000 en jetons avant de finalement perdre sur un setup et un bad beat malchanceux, mais finalement assez standard. L’expérience était en tout cas très bonne et m’a motivé à plus souvent jouer des heads-up live.

Après quelques jours en Bretagne « off poker », j’ai (re)pris l’avion en direction de Vienne pour participer à mon deuxième EPT sous les couleurs de Winamax.

Le premier à Londres m’avait déçu : je suis sorti en milieu de day1 sans vraiment avoir pu développer mon jeu, faute de cartes. J’étais ainsi d’autant plus déterminé à faire une grosse performance lors de cet EPT Vienne qui devait être assez semblable à l’EPT Berlin en terme de niveau du field (beaucoup de professionnels en ligne, etc.). A ma grande surprise, j’ai trouvé le niveau de mes tables plutôt faible, j’ai pu monter un beau tapis rapidement pour me retrouver avec un tapis correspondant à peu de choses près à deux fois la moyenne à la pause repas.

A la reprise j’ai joué de manière un peu trop agressive et commis quelques erreurs pour finalement perdre un KJ vs 42 preflop qui m’aurait permis de remonter et d’entamer le jour 2 avec un tapis plus confortable. Je saute au Day 2 en me reprochant toujours l’erreur de la veille qui m’a probablement couté mon tournoi.

Je me sens plutôt confiant. Cette année 2010 se passe plutôt bien pour moi et j’espère engranger encore quelques résultats avant le 31 décembre. Je compte participer au WPT Amneville, au DSO et au WPT Marrakech, à la finale du BPT à Enghien, peut-être aux FPS de Lyon et Forges-les-Eaux et enfin terminer l’année par l’EPT Prague.

Le mois de décembre est assez peu chargé en terme de tournois live, vous me croiserez donc régulièrement sur Winamax.fr en NL200 et NL400 lors de cette période !

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