Archive pour la catégorie ‘Général’

TF du WPT Invitational : Chaud d’action !

Mercredi 2 mars 2011

L'oeil du tigre © Caroline Darcourt

Demain, j’ai une table finale… Et pas de n’importe quel tournoi : un World Poker Tour, celui qui manquait à mon palmarès ! Bon, certes, ce n’est pas un WPT comme les autres, c’est un WPT Invitational, et il regroupe un field d’un niveau plus faible qu’un Main Event normal… Et surtout un prizepool beaucoup plus faible !

J’en suis néanmoins fier : c’est le WPT du prestige où j’ai pu rencontrer de nombreuses personnalités du show bizz américain, toutes mélangées au gratin du poker mondial : le tournoi s’est joué dans une bonne ambiance malgré les énormes écarts de niveaux au Day 1. Lors du Day 2, les survivants étaient tout de même d’un meilleur calibre et se sont battus pour faire partie des finalistes : pour atteindre l’argent, la condition sine qua non était effectivement d’accéder à la finale à six joueurs.

Question stratégie : le premier prix est de 75,000$ + 1 ticket pour le WPT à 25,000$ + un bracelet WPT ! Vous comprendrez bien que je serai prêt à prendre tous les risques nécessaires pour atteindre cette première place ! Cette structure de prix particulière, qui consiste à donner 50% du prizepool et toute la gloire au vainqueur, m’y oblige…

Cela ne veut pas dire pour autant faire n’importe quoi : je vais essayer de rester focus pour choisir soigneusement mes spots, et accélérer la machine à agression au fur et à mesure que les joueurs s’éliminent ! Nous aurons tous des tapis relativement équivalents, entre 22 et 30 blindes, ce qui réduira obligatoirement le nombre de move possibles… Je vais donc privilégier un jeu solide avant le flop.

Une finale avec Almira... © Caroline Darcourt

Une finale avec Almira... © Caroline Darcourt

Je souhaite bonne chance à Almira, qui a un gros respect des adversaires à la table… Je la sens capable de « ship » ! Elle a la position sur moi, mais la bonne nouvelle est que je suis positionné juste après Dan Heimiler, le joueur le plus loose de la finale, et donc le plus dangereux. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de le 3-bet light trop souvent avec notre profondeur de tapis. L’idée serait plutôt d’élargir ma range de 3-bet {A9+ ; KQ ; 77+) afin de pouvoir éventuellement call son 4-bet à tapis.

Voilà, je vais aller dormir car j’ai rendez-vous demain à midi (heure locale) pour les interview ESPN, cela va être bizarre d’être confronté aux commentaires de Mike Sexton et Vince Van Pattern… Voire à ceux de Patrick Bruel un jour ! Il faudra que j’évite les sick moves incompris !

A demain en espérant un Heads-Up contre Almira ! Allez, COAD !

La table finale est à suivre en direct sur Winamax dans la nuit de mercredi à jeudi, à partir d’une heure du matin.

Entrez dans la Danse

Samedi 26 février 2011

Je suis confortablement assis dans le lobby du Radisson Copenhague. Mon taxi part dans 45 minutes, mon avion dans 2h. Tout est réglé comme du papier à musique. Un deux trois un deux trois. C’est la Valse du Broke.

Mon regard erre dans la salle et tombe sur de nombreux visages connus, mes adversaires de l’EPT qui comme moi sont rentré dans la danse trop tôt à leur goût. Valise, checkout, taxi, aéroport, avion, prochain tournoi, check-in, inscription, tournoi, bust. Tous ont le même regard déçu, comme réveillé d’un beau rêve. C’est la Valse des Brokes.

Juha Helppi, le pro finlandais que j’ai très souvent eu à ma table ces deux dernières années, passe à proximité. Nos regards se croisent, nous échangeons un “Hello” timide mais plein de sens. Ce simple mot, ce petit regard contient toute l’information nécessaire. Pas besoin du dialogue habituel “Ouais, j’ai bust fin du jour 1, mais c’est sick, attends je t’explique, alors j’ai paire de six et…”. On connaît la chanson. En dire plus serait comme chanter un tube de David Guetta en public: “I’ve got a feeeliiiing, whooohooo”. Vulgaire et redondant. Autant valser un bref instant, les yeux dans les yeux. We’ve got the blues.

J’ai énormément changé mon attitude ces derniers mois. J’ai appris à espérer la victoire en acceptant la défaite. Quoi d’autre? Le joueur de tournoi passe son temps à perdre. D’un tournoi à l’autre, les espoirs se reportent, toujours plus vivaces, mais le résultat est tout le temps le même: à un moment, il faut se résigner à voir ses jetons quitter la scène, se lever en tapotant la table avec fair play, adressant un “good luck guys” à contre-coeur pendant que tous pensent “ouf, un de moins, peut-être que cette fois ce sera mon tour!”.

Mon objectif d’ici la fin des WSOP est de briser ce cycle infernal: je veux remporter un titre, aller au bout pour une fois, sortir de la danse. Je travaille en ce sens avec acharnement. J’essaie de simplifier ma vie au maximum pour concentrer à fond mes facultés intellectuelles sur le poker. J’ai multiplié les lectures et les conversations sur la performance de haut niveau. Je cultive un état d’esprit positif, basé sur l’apprentissage, l’humilité, le respect de l’adversaire et la recherche objectives de ses failles. J’essaie d’être créatif aussi, par exemple en me passant des vidéos de poker live image par image pour détecter des tells involontaires sur différents types de joueurs. J’échange beaucoup avec mes coéquipiers, particulièrement avec Locsta en ce moment - s’il y en a bien un qui une attitude obsessivo-perfectionniste au poker, c’est bien lui.

Plus que tout, je continue à y croire. Quelques mois de coaching mental m’ont permis de faire sauter des barrières psychologiques qui m’empêchaient de joueur à mon meilleur niveau. Aujourd’hui, je n’ai plus d’excuses. Chaque tournoi est l’occasion de se rapprocher de mon objectif, et à défaut, d’apprendre de mes erreurs ou de tester ma résilience et ma force de caractère.  Un petit défi au passage: la prochaine fois que vous jouez, en ligne sur en vrai, et que ça se passe mal, voyez ce qui vous arrive comme un test, comme une façon de prouver votre solidité psychologique et votre résistance au tilt. Prouvez-vous que vous en êtes capables. Faites taire le refrain dans votre tête qui cherche à revenir even ou à vous venger du bad beat subi, ou à pleurnicher contre le destin.

Je me force ainsi à voir chaque pas de danse vers la sortie d’un tournoi comme une scène d’un grand ballet, dont le final sera grandiose. après tout, que vaut le succès sans l’adversité? En attendant, je me délecte des performances de mes coéquipiers à Los Angeles, avec juste ce qu’il faut de jalousie pour entretenir une motivation maximale.

Alors que je conclus ce blog, je réalise que Juha Helppi est en fait encore en course et qu’il vient même d’atteindre la table finale de l’EPT. Ah, l’humour nordique!

Au dela du hasard

Dimanche 13 février 2011

Ma 4e rencontre avec Tom Dwan fut profitable.

Si vous êtes un lecteur assidu de mon blog vous aurez remarqué que je n’ai pas fini de vous raconter mes aventures au WSOP et au WSOP Europe, mes deux plus beaux résultats de 2010. Il y a deux raisons à cela.

La première, que nous appellerons “la raison indéniable”, est la difficulté que j’éprouve à atteindre les touches de mon clavier étant donné l’énorme palmier que j’ai dans la main…

La deuxième raison est fine, plus psychologique et assez intéressante. Autant blogguer une table finale me replonge dans ces instants forts et me redonne confiance dans les moments de doute, lorsque les cartes ne sont pas de mon côté, autant raconter la fin - funeste - de mon tournoi est moins ma tasse de thé. C’est même devenu un syndrome épatant :

Tant que je ne finis pas mon récit, je suis encore dans le tournoi.

Etrange?

Peut être, mais mes proches pourront vous confirmer tout le mal que j’ai à communiquer sur mes sorties. Mon twitter s’enrhume et mon facebook se grippe. J’évite même parfois de croiser les journalistes en partant… (coucou BenHarper !).

C’est bête et mathématique! Tant que la nouvelle ne s’est pas répandue, je suis encore en course! En fait Je crois que j’ai du mal à dire que je suis sorti autant par ego que par peur de décevoir ceux qui croient en moi. Alors l’écrire en détail dans un blog, n’en parlons pas. D’ailleurs ce blog devait à l’origine être le dernier épisode des WSOPE et j’ai réussi à dévier et parler d’autre chose!

Oh bien sûr j’encaisse en apparence très bien et avec classe les éliminations. Je suis même réputé pour cela : je ne crie pas sur le pauvre croupier qui n’y est pour rien. Je m’efforce de respecter mes adversaires au point de systématiquement les gratifier d’un sourire, d’une tapote sur la table, et d’un “Good Game” qui n’a rien d’ironique. Mon amour pour ce jeu et pour la compétition me rappelle que sans adversaires, bons ou mauvais, il n’y a pas de compétition.

Soit la sortie est due à mes mauvaises décisions, et je n’ai rien à reprocher à personne, soit elle est due à la chance. Mais sans chance il n’y a pas de poker

Ma première défaite dans une table finale majeure, St Kitts; Nov 06 (sur un bad beat). Je souffre encore...

Ma première défaite dans une table finale majeure, St Kitts; Nov 06 (sur un bad beat). Je souffre encore...

Ainsi je ne casse rien en rentrant, et je sais la chance que j’ai d’être là où je suis. Avec le recul je ne peux pas me plaindre! Mais ne croyez pas que je ne souffre pas pour autant, ne croyez pas que je suis blasé et surtout ne croyez pas que je m’installe dans un petit confort de joueur sponsorisé, qui n’aurait plus l’envie ni la rage de vaincre.

La réalité c’est que chaque sortie est un drame pour le compétiteur qui vit en moi, je laisse dans chaque salle de tournoi un petit bout de ma personne, de ma motivation, de mon optimisme et de ma confiance.

Et c’est tant mieux! Cette fierté, cet ego démesuré cette frustration est ce qui m’évite d’être usé par les déceptions qui accompagnent la vie d’un joueur du circuit. C’est le moteur qui fait que ma tête rembobine sans cesse le fil de la partie perdue et cherche ce qui aurait pu être différent, ce que j’aurait pu faire d’autre, ce que je ne referait plus.

Il n’y a que comme cela que je peux avancer.

Parfois des pensées moins constructives comme “pourquoi le pique est-il tombé rivière?” se forment dans mon esprit. Les phases sont classiques et vous les connaissez tous bien je pense. Cela va du “Pourquoi moi?” à “Qu’ai je fait pour mériter que le sort s’acharne sur moi?” ou encore « Quand cela s’arrêtera t-il ? »

Ces pensées doivent être chassées sans relâche, car le hasard amène au sentiment d’injustice. Le sentiment d’injustice amène à la colère, et la colère est le chemin vers le côté obscur de la force: La Superstition.
- PokerYoda

Superstitieux ou pas, tout le monde dans le poker a son lot de malheur à raconter, et semble être le plus malchanceux du poker mondial. Certains se font même payer pour (faire semblant d’) écouter les bad beats! En fait la malchance n’existe pas vraiment. Ne faites pas l’innocent derrière votre écran, je vous entends d’ici! Vous êtes en train de penser:

“Facile à dire pour lui, s’il voyait ce que je me prends en ce moment”.

La phrase en elle même est typique du déni, le joueur “subit” les choses et se dédouane donc de toute responsabilité et de tout contrôle sur son sort. Le poker est heureusement un jeu de décision sur le long terme, j’ai joué plusieurs millions de mains dans ma jeune carrière et je pense pouvoir parler de ce qu’est la variance. Je conclurai donc ce blog décousu mais franc sur une citation qui m’a beaucoup servi. Elle vient de Ben Roberts, un grand joueur de cash game qui a passé l’épreuve du temps dans le poker.

Ne vous fatiguez pas avec la chance.
A la fin, vous aurez eu la carrière que vous avez méritée.
-Ben Roberts

Main Event : Ludovic Lacay s’impose !

Lundi 7 février 2011

Tous les dimanches soirs sur Winamax, plusieurs centaines de joueurs se retrouvent pour disputer le « Main Event », le tournoi générant le plus important prize-pool du site. Avec un buy-in de 150 euros et une cagnotte garantie de 100 000 euros, Aurélien Guiglini et son équipe de « tournament managers » avaient clairement affiché leurs intentions à la création de l’évènement : lancer un rendez-vous hebdomadaire incontournable, rassemblant à la fois un énorme prize-pool et un field conséquent. Quatre mois plus tard, ils peuvent se satisfaire d’avoir relevé le défi !

Au soir du 6 février, ils étaient 837 à se lancer dans l’aventure, allant chercher la plus importante part possible des 115,506 euros de prize-pool. Et à ce petit jeu, c’est Ludovic Lacay qui s’en est le mieux sorti. « Sir Cuts » est effectivement devenu le premier joueur du Team Winamax à remporter l’épreuve ! « J’ai lancé trois tournois dimanche : le Grand Tournoi (1,000€), le HighRoller (300€) et le Main Event (150€) » confie Ludo. «  Après trois heures de jeu, j’étais encore sur les trois. J’ai préféré me concentrer sur le Grand Tournoi qui était vraiment difficile et j’ai réussi à me hisser dans l’argent avant de finalement sauter en neuvième place. »

Les joueurs du Main Event n’allaient alors pas tarder à entrer dans l’argent… « Je suis tombé à 15 blindes au moment à l’ITM » poursuit Ludovic. « J’ai ensuite payé un petit tapis avec Dame-Valet et j’ai fait face à As-Deux. J’ai perdu la confrontation et suis tombé à 8 blindes ! »

A partir de cet instant, plus rien n’a arrêté le toulousain : « En seulement vingt minutes, j’ai doublé trois fois ! Après, je n’ai plus quitté les premières places. J’ai gagné énormément de coups sans showdowns. » Une fois tombé à 24 joueurs, Ludovic Lacay n’a plus jamais quitté la place de chipleader. Sa fin de tournoi fut tout de même mouvementée. « A 5 joueurs restants, la partie est devenue très agressive mais j’avais bien observé mes adversaires, ce qui m’a permis de les contrer (grâce à de nombreux 3-bets avant le flop ou bien en relançant du minimum des c-bet) ».

Ludovic a alors atteint le face à face final avec 10 millions de jetons contre les 5 millions de « Sickario ». C’est sur des blindes 40,000/80,000 et après huit heures de jeu qu’est intervenue la dernière main. Au bouton, Ludovic place une mini-relance à 160,000 avec ATrfle 2Trfle . « Sickario » 3-bet à 480,000 et est payé. Le flop TPique TTrfle 6Trfle  apporte un tirage couleur à Ludo. Lorsque « Sickario » mise 500,000, il décide donc de relancer à 1,5 million puis de payer le tapis de son adversaire lorsque ce dernier lui réclame. Le pro Winamax fait face à KPique 9Pique  et s’impose après un tournant et une rivière sans importance.

Au-delà des 25,065 euros accompagnant sa victoire, Ludovic Lacay est surtout « fier de s’imposer à domicile ! Je me souviens qu’à son arrivée dans l’équipe, Davidi Kitai avait remporté le Big Deal, qui était à l’époque le tournoi majeur de Winamax. Il avait ensuite remporté un bracelet puis fait une troisième place à l’EPT Barcelone. J’espère connaitre le même run ! » Pour se faire, Ludovic fait son entrée dans le World Poker Tour Paris (Prix d’entrée : 5,000€) dès jeudi à l’occasion du Day 1B. Le reportage sera à suivre en intégralité sur Winamax !

Tous les jours, vous avez la possiblité de vous qualifier pour le Main Event sur Winamax, le tout à partir de 5 euros !

A Perfect Week

Lundi 7 février 2011

Une fois de plus Valet-Dame n’a pas battu As-Dame.

Et conséquence directe et logique de ce postulat, je suis éliminé de l’EPT Deauville, en milieu d’après midi, le Samedi 29 Janvier, le ticket de la 52eme place en main, un ticket qui donne droit a 15,000 euros et pas mal de remords.

Mathématiquement ainsi que techniquement, mon “resteal” était mauvais avec un tapis de 26.5BB. J’aurais du opter pour un fold mais je me suis trompé en comptant la taille de mon tapis au retour du break et étant persuadé d’en avoir 21.5, j’ai fait tapis. Allez savoir pourquoi après avoir joué des centaines d’heures en live je peux faire une erreur pareille, une erreur professionnelle.

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Ce soir, soutenez Reporters Sans Frontières

Mercredi 2 février 2011

L’étape française de l’European Poker Tour s’est terminée lundi soir à Deauville. Un très beau tournoi de poker qu’Harper, Junior et moi nous sommes appliqués à couvrir sous toutes ses coutures. Sept journées passées à traquer les coups de poker les plus intéressants, les plus insolites, les plus inattendus. Sept journées passées à prendre des photos des joueurs en vue, chasser les éliminations d’une table à l’autre, interviewer les favoris, faire l’aller et retour entre la salle du tournoi et la salle de presse pour rédiger des compte-rendus minute par minute. Bref, rendre compte de l’évènement. Faire notre travail de journaliste, quoi !

Journaliste… Éprouvant le plus grand respect pour le mot et ce qu’il représente, j’ai toujours un peu de réticence à l’employer pour décrire mon activité. Après tout, je ne fais que regarder des types jouer aux cartes. Alors que pendant ce temps, il y a des gens qui risquent leur peau tous les jours pour exercer leur métier de journaliste, des gens pour lesquels les bad beats sont à balles réelles, et à portée d’appareil photo à chaque instant. Justement, c’est eux que l’on va évoquer aujourd’hui, si vous le voulez bien, puisque Winamax lance ce soir un tournoi spécial en partenariat avec Reporters Sans Frontières, une opération qui me réjouit particulièrement.

Saviez-vous qu’aujourd’hui, on recense 157 journalistes de par le monde croupissant sous les verrous pour avoir commis le simple crime de vouloir exercer leur liberté d’informer ? C’est l’une des nombreuses choses que j’ai apprises en consultant le très fourni site de Reporters Sans Frontières. C’est la mission première de l’association fondée en 1985 : lutter contre la censure, et crier sur les toits toutes les persécutions dont sont victimes les soldats de la presse aux quatre coins du monde. Et le sujet est, hélas, plus que jamais d’actualité. Ils sont partout, les “prédateurs de la presse”. Comme si, à mesure que l’évolution de la technologie permettait la multiplication des moyens d’expression, on cherchait de plus en plus de raisons de vouloir la restreindre. Là, maintenant, tout de suite, il est toujours impossible de se connecter sur Internet en Egypte, car les pouvoirs en place vacillants sont bien conscients que la circulation de l’information ne peut que les desservir. La censure n’a pas réussi à stopper la révolution tunisienne, mais en 2010, on a donné le Prix Nobel de la Paix à un écrivain emprisonné, et cela fait maintenant presque 400 jours que Stéphane Taponier et Hervé Ghsquière sont détenus en otage par les talibans.

« Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu. » C’est la devise de RSF. Parler de la censure, c’est déjà la combattre, mais l’action de l’association va plus loin. Par exemple avec l’accueil des journalistes contraints de fuir leur pays pour s’être rendus coupables d’avoir fouillé d’un peu trop près dans les affaires d’un gouvernement autoritaire… Ces réfugiés politiques, RSF les aide en leur facilitant le droit d’asile et l’obtention d’un Visa. Les fonds de l’association contribuent aussi, entre autres, à aider les familles des journalistes emprisonnés, et fournir du matériel de protection aux reporters envoyés dans les zones de conflit où ils risquent leur peau. Et dans les locaux parisiens de RSF, on trouvera, sur une porte vitrée, un panneau portant cette intrigante mention : « Abri Anti Censure » A l’intérieur, des ordinateurs reliés sur Internet grâce à une connexion spéciale, dont l’adresse IP change plusieurs fois par minute. C’est là que les journalistes en provenance de zones chaudes du globe peuvent faire passer leurs messages avec la garantie de ne pas laisser de traces numériques, communiquer en sécurité, et se documenter sur les moyens de rester anonyme en ligne. Un sujet crucial en ces temps de flicage généralisé et de polémique sur la protection des sources.

Le travail de Reporters Sans Frontières est de la plus haute importance. En France, nous avons de la chance : on vit dans un pays où la liberté d’expression est fondamentale et considérée comme acquise. Ce n’est pas le cas partout, loin de là, et ce n’est pas quelque chose d’immuable : pour conserver la liberté d’expression, il faut la défendre et en faire l’exercice chaque jour, avec des gestes aussi simples que l’achat d’un journal au kiosque. La liberté d’expression, c’est surtout quand elle disparaît que l’on s’en rend compte. C’est ce qui la rend d’autant plus fragile.

Bref, tout ça pour vous dire que ce soir, à 21 heures, vous pourrez contribuer directement à l’action de Reporters Sans Frontières, avec un tournoi spécial à 10€ sur lequel Winamax ne prendra pas de rake. La moitié du prize-pool sera reversé à l’association, et vous pourrez retrouver de nombreux joueurs « à étoile » de Winamax : Team Pro, People, Champions…

Et toute l’année, qu’il pleuve ou qu’il vente, vous pouvez aider RSF via la boutique VIP Winamax, grâce à vos miles, échangeables contre un don direct, ou en commandant l’un des merveilleux albums « 100 photos pour la liberté de la presse » - les bénéfices générés par la vente étant bien sur reversés à l’association.

Rendez-vous à 21 heures sur Winamax : les inscriptions sont déja ouvertes !

Pour en savoir plus :
http://fr.rsf.org

Au cœur de la préparation du Team

Lundi 24 janvier 2011

Le Team Manager Stéphane Matheu a proposé une idée novatrice et pleine de sens : mettre en place un stage destiné à l’équipe professionnelle. A titre expérimental, quatre de nos pros se sont donc retrouvés à Londres durant deux jours. Stéphane a commencé par définir le concept de « stage », puis a donné le programme à Nicolas Levi, Marc Inizan, Manuel Bevand et Davidi Kitai : « L’objectif est d’arriver dans les meilleures dispositions sur les étapes françaises à venir (EPT Deauville, WPT Paris), ce qui passe par une bonne forme physique et, évidemment, un niveau de jeu performant. Les journées se dérouleront donc comme suit : Réveil à 9 heures, Sport à 10 heures, Repas à midi, Exercices stratégiques de 14 heures à 19 heures. » Et si la rigueur est à l’ordre du jour, cela n’empêche pas notre fine équipe de profiter du repas en partageant quelques anecdotes amusantes. Davidi Kitai nous a ainsi appris qu’il a découvert par hasard avoir joué contre Tom « Durrrr » Dwan en 2007… Bilan ? Un gain net de 700 dollars pour le joueur du Team Winamax !

Après une séance de sport où chacun a appuyé ses efforts en fonction de ses capacités (lever 90 kilos pour ManuB, faire une heure de marche intensive pour LocSta, pédaler sur quelques kilomètres pour Croc, et réussir à tenir debout pour KitBul - GG Davidi !), il était temps de se plonger dans une salle de cinéma privatisée par le Team pour l’occasion. A l’affiche : le Main Event de Winamax joué par Manuel Bevand alors qu’il est chipleader sur 202 joueurs restants (pour 104 payés). Chacun des protagonistes a commencé par définir ce qu’il considère être le facteur essentiel en tournoi : « le changement de vitesse » pour Davidi Kitai, « avoir en permanence une stratégie globale » pour Nico Levi ou encore « l’observation des conditions changeantes » pour Manu Bevand. C’est ce dernier qui a mis en place l’exercice du jour, basé justement sur ces changements d’observation. Cinq heures durant, nos professionnels ont échangé et débattu, passant jusqu’à une heure sur une simple main. Car comme le dit Nicolas Levi : « Si tu vois un bon coup, ne te contentes pas de le recopier… Cherche d’abord à savoir s’il y en a un meilleur. » Un petit exemple ? Allez, c’est ma tournée !

Sur des blindes 1,250/2,500 ante 250, « I_love_Bruel » (78 grosses blindes) relance à 5,600 UTG+1. Manuel Bevand (100 grosses blindes) est en petite blinde avec ATrfle QTrfle . Nos quatre protagonistes sont d’accord : dans cette situation, ils se contentent de payer. Le flop est donné : 7Pique TCarreau JCarreau  alors que le pot fait 16,580. ManuB, Kitbul et Croc se demandent alors ce qu’ils vont faire sur le continuation bet de « I_love_Bruel » après avoir checké. Et tous pensent tranquillement passer leur main. LocSta soulève alors un débat : « Pourquoi le check est-il devenu automatique quand on défend une blinde ? Personne n’envisage jamais de miser alors que je pense l’occasion rêvée ici. En effet, s’il relance, je peux tranquillement passer. Et s’il paie, je vais overbet tous les turn pour lui donner une décision compliquée. Même s’il a deux As, il pourra difficilement payer deux fois… »

Nos joueurs sont professionnels, mais avant tout passionnés, et la moindre idée comme celle soulevée par Marc déclenche généralement des débats de plus d’une heure… Passée cette séance, tout le monde s’est écroulé devant un DVD (les organismes ne sont pas habitués à se lever à 9 heures et à faire tant de sport !), le couvert a été remis le lendemain ! Dans des infrastructures sur-mesures, le Team a enchainé sport, jacuzzi, sauna, et un nouvel exercice stratégique. Le thème du jour ? « Faut-il jouer optimal ou inexploitable ? » Comprendre : faut-il jouer chaque situation indépendamment les unes des autres et rentabiliser au mieux ses mains ou bien varier au maximum son jeu pour ne pas être lisible sur le long terme ? Après un nouveau débat haut en couleurs, il était temps de faire un point pour Stéphane Matheu : « Je suis ravi de la tournure qu’a pris le stage, avec des joueurs motivés et impliqués… Nous allons remettre ça très prochainement, cette fois avec toute l’équipe ! » Il était alors temps de rejoindre une fameuse boite londonienne afin de faire la fête une bonne partie de la nuit… C’est bien dans leur tête et prêts à réaliser un exploit que les douze joueurs du Team Winamax attaqueront l’EPT Deauville dès mardi. Le reportage sera bien sûr à suivre en direct et en intégralité sur Winamax !

Pour découvrir toutes les photos du stage, rendez-vous sur la page Facebook de Winamax !

2010 : Le tourbillon Winamax

Lundi 10 janvier 2011

Calé au fond de mon siège, j’observe MIK22 et Guignol se faire face. L’ambiance est calme et studieuse. Un peu trop à mon goût. Je rappelle alors à Aurélien que ce bon vieux Michel l’a identifié comme un « badaud » il y a quelques jours. Guignol fait les yeux ronds, puis se marre en comprenant la référence : la vidéo des vœux du Team ! On la visionne de nouveau ensemble, et très vite, les moqueries fusent. Alors que le prochain déplacement de l’équipe nous mènera à Deauville fin janvier, nous avons donc eu envie de nous replonger dans les bons moments de l’année passée. Car elle fut de nouveau prolifique pour le Team Winamax. En termes d’instants inoubliables, comme de gains !

Et si on commençait par un chiffre pour mieux percevoir la situation ? 2 884 112. C’est le nombre de dollars accumulés par les douze joueurs de l’équipe au « W » rouge en 2010 ! Tout a commencé par une excursion aux Bahamas en janvier. L’occasion de voir Anto Lellouche et Ludo Lacay se préparer à entrer dans leur tournoi (Part 1. Part 2). Ensuite, direction Deauville, la terre sacrée des « Papas » ! Comment oublier cette étape ? Entre ce joueur qui ne s’est pas rendu compte qu’il a perdu un coup contre Cuts , ou e sympathique Jacques Guenni devenu incontrôlable après avoir gagné un coin flip, on s’est ré-ga-lé ! Ajoutons les deep run de Nicolas Levi et Ludovic Lacay, ainsi que la deuxième place d’Antony Lellouche dans le High Roller et on obtient un tournoi comme on voudrait en voir toutes les semaines !

De la première étape à Paris (mon premier reportage sous les couleurs de Winamax !) à la victoire de Valentin Messina, la cinquième édition du France Poker Tour fut de nouveau un grand succès, attirant les joueurs par milliers. Le Team a de plus placé un de ses représentants en finale en la personne d’Almira Skripchenko. Au terme d’un parcours admirable, « ChessBaby » a effectivement réussi à se hisser en troisième place. La poursuite de la rencontre entre poker professionnel et amateur a continué en février à Dublin. L’European Deepstack a attiré 465 joueurs parmi lesquels un quart de qualifié Winamax ! Quand je dis « quart », je parle de 25% hein, pas d’un bus. Pardon ? Vous aviez déjà saisi ? Hé bé, malins les types. Du côté de la capitale irlandaise, la Guinness a coulé à flot, et on se souviendra du Petit Journal de Dublin, pour lequel je me suis transformé l’espace d’une minute en Yann Guinness.

Quelques jours plus tard, nous étions de retour sur la plus belle avenue du monde. Il faut dire que Michel Abécassis avait décidé de nous faire vibrer : nous l’avons suivi jusqu’en finale des prestigieux Euro Finals of Poker organisés à l’Aviation Club de France ! Dans une épreuve relevée qui fut enlevée par Hugo Lemaire, « Mik22 » a failli réaliser le hold-up parfait avant de s’incliner en troisième place. Un hold-up, on en a vécu un vrai à Berlin. Vous aviez loupé l’information ? Je vous propose de relire le récit des évènements écrit moins de deux heures après l’incident. A part voir quatre mecs cagoulés voler des billets mauves, nous avons également pu assister au show Marc Inizan. « LocSta » s’est révélé aux yeux du grand public en atteignant la troisième place d’un EPT ayant réuni 945 joueurs et a décroché le plus important gain de sa carrière : 350,000 euros.

Fin Mars, nous sommes partis à la découverte d’une toute nouvelle étape : l’EPT Snowfest. Ce qui fait sa particularité ? Les pistes de ski ! Ce fut l’occasion de voir Nicolas Levi faire des back-flips ou encore Benjo se péter un doigt. Je vous propose de revivre ça en vidéo : Part 1. Part 2. Part 3. Part 4. En Avril, ne te découvre pas d’une Liv ! La charmante anglaise Liv Boeree a remporté l’EPT San Remo, une étape qui restera marquée par les deep run de Michel Abécassis et de l’excellent Local Hero Paul Pirès-Trigo, qu’on verra plus tard remporter les Hold’em Series de l’ACF et atteindre les demi-finales du WPT Marrakech. Mais, en y repensant, pourquoi Davidi Kitai n’était pas présent à San Remo ? Il nous l’explique dans ce blog hilarant démontrant qu’il avait plus de chances de se faire mordre par une chauve-souris enragée que de louper cette étape !

Direction la principauté monégasque ensuite. La Grande Finale du circuit EPT fut comme chaque année une grande fête, avec un prix d’entrée à 10,000 euros et la participation de 848 joueurs. Manuel Bevand nous aura fait vibrer durant quatre jours avant de s’incliner en 23ème place. Ce qui ne nous a pas empêchés d’apprécier la finale qui fut, comment dire, originale ! La moitié des joueurs possédaient effectivement moins de dix blindes, et n’ont pas hésité à tomber à moins de 3BB avant de pousser leur tapis ! Des scènes épiques que vous pouvez revivre ici. Pendant ce temps, Aurélien Guiglini a fait appel à ses petits camarades pour répondre à une question : « Value bet river : comment trouver le montant optimal ? ».

Le mois de Mai fut important pour le Team Winamax. Tout a commencé par l’arrivée de Stéphane Matheu au poste de Team Manager. Vous ne le connaissez pas encore ? Je vous propose de lire sa présentation sur le Blog. Bonne humeur, organisation rigoureuse, séance de sports, l’apport de Stéphane sur le bon conditionnement de l’équipe est indéniable. Pour le suivi de son premier tournoi, le Team Manager a eu l’occasion d’assister à une première performance des « W ». Au terme d’un tournoi maitrisé de bout en bout, Patrick Bruel a effectivement atteint la douzième place du World Poker Tour Paris, ne s’inclinant que sur un cruel bad beat. Soutenu de près par Michel Abécassis et l’ensemble de l’équipe, « P14B » nous a offert une prestation de choix, avec des coups dont lui seul a le secret et une inénarrable verve déstabilisant ses adversaires.

Le temps était ensuite venu de se rendre à Las Vegas. Oh yeah ! Deux mois plongés dans La Mecque du poker, rien que ça. Pour moi, ce fut une grande première, et je vous propose de relire mes impressions à mon arrivée. Pour la suite, un résumé est déjà disponible, hé hé. On se souviendra de la cinquième place de Nicolas Levi dans le shootout à 5,000$ après une demi-finale épique où il a éliminé Tom Dwan, Dario Minieri, James Akenhead et Chris Bell ; du quart de finale de Ludovic Lacay dans l’épreuve de Heads-up à 10,000$ et de la quatrième place de ce même « Sir_Cuts » dans le 10,000$ Pot-Limit Omaha, sans oublier la belle 125ème place du Local Hero Olivier Daeninckx dans le Main Event.

Pendant ce temps, en France, un moment historique se préparait : l’ouverture du marché des jeux en ligne et le lancement officiel de Winamax.fr !  Outre les tables de cash games, une multitude de tournois sont proposés : du Mad Max (2€) au Grand Tournoi (1,000€), il y en a pour toutes les bourses. Et certains, boostés par une campagne de pub TV rapidement devenue culte, attirent plus de 6,000 joueurs tous les week-end : c’est le cas du Sunday Surprise ! Contre une inscription à 10 euros, les joueurs se battent d’une part pour le prize-pool habituel (garanti à 50,000 euros), mais aussi pour une surprise offerte au vainqueur ! Et celle-ci diffère chaque semaine… Une semaine sur une ile déserte, un an de services VIP à domicile, un stage de surf à Hawai, votre poids en pièce de 1 euro ou encore un voyage dans l’espace… Difficile de ne pas trouver son bonheur. N’oublions pas non plus le Main Event (150€), qui, avec ses 100 000 euros de prize-pool garantis attire chaque semaine les meilleurs joueurs en ligne français. Pour sa grande première, le tournoi générant le plus important prize-pool de Winamax a vu un Local Hero s’imposer : Nicolas Chappuis.

De notre côté, nous avons pris quelques jours de repos bien mérités (Benjo a lui décidé d’aller jouer un EPT à Tallin – il a sauté contre ManuB, ça ne s’invente pas !), nous avons pris la direction de Cannes. Et là, ce fut grandiose. Vraiment. Entre la présence des plus grandes stars internationales, la bulle de Marc Inizan, les deeprun de Tristan Clémençon, Anthony Roux et Aurélien Guiglini, l’affaire de triche de Ali Tekintamgac ou encore la finale de Fabrice Soulier, de l’ancien Local Hero Cyril André et de Raphael « Raphaelbis » Kroll, habitué des cash games hautes limites de Winamax, nous avons été servi. Pour revivre la finale, il suffit de cliquer. Oui, oui, juste . Le Team a également profité de cette période pour féliciter Almira Skripchenko : « ChessBaby » a effectivement enlevé le quatrième titre de championne de France d’échecs de sa carrière !

En septembre, nous avons assisté à une grande première : le Winamax Poker Open ! Oui, oui, un tournoi  live organisé par nos soins de A à Z. C’était à Dublin. Et à en juger par cette petite vidéo, le résultat fut à la hauteur ! Certes, c’est l’irlandais Alain Trueick qui a piqué le titre à nos frenchies, mais ce fut un immense bonheur de voir une colonie de joueurs Winamax se rencontrer pour la première fois au-delà des tables virtuelles… A remettre obligatoirement en 2011 ! Malgré une finale terminée à huit heures du matin, nous étions dès le lendemain à Londres pour les World Series of Poker Europe (non sans avoir loupé un avion… Oh, ça arrive à tout le monde, hein). Au programme : un seizième de finale pour Ludovic Lacay dans une épreuve de Heads-up à 10,000£. Dans le Main Event, le Team Winamax a placé deux joueurs en finale ! Oui, oui ! Alors que les demi-finales comptaient des joueurs comme Phil Ivey ou Viktor Blom, Marc Inizan est passé entre les gouttes et ne s’est incliné qu’en neuvième place. Que dire de la performance de Nicolas Levi ? « Croc_monsieur » a terminé à une formidable cinquième place, concluant ainsi la plus belle saison de sa carrière.

2010 s’est terminée de manière tout aussi riche… Vikash Dhorasoo a rapporté au Team sa plus belle victoire de la saison en s’imposant lors du Barrière Poker Tour Enghein devant 328 adversaires ! J’ai de mon côté suivi Antony Lellouche durant une semaine à Marrakech, vous révélant ainsi le quotidien d’un joueur High Stakes. Ludovic Lacay a de son côté vidé son I-Pod sur le blog pendant que Manuel Bevand et Marc Inizan ont tous les deux remporté leur challenges respectifs ! Nos caméramans ont ensuite pris le relais avec la parution des deux premiers épisodes de « Dans la tête d’un pro ». Le premier est avec Anto Lellouche et Manu Bevand à Vienne. Le second a suivi Davidi Kitai à Barcelone. Dernier rendez-vous de l’année ? Prague ! Lors des deux éditions précédentes, cet EPT avait plutôt réussi à Manuel Bevand : il avait terminé en 19ème et 22ème place ! « Surement parce que je suis le seul à ne pas profiter des charmes de la ville ! » se marre « ManuB », en référence aux nombreux délices de l’est. Il a fait encore mieux cette année, atteignant la première table finale majeure de sa carrière. Une septième place qui appelera à coup sûr de nombreux autres grands résultats.

Il était temps de clore la revue de cette saison 2010… Des autres grands moments, on en vivra à coup sûr de nombreux en 2011, en ligne, en live, avec le Team, les Local Heroes, et vous ! Le coup d’envoi d’une nouvelle année de reportages endiablée, c’est le 26 janvier, en direct de Deauville, avec tous les joueurs du Team Winamax !

Bonne année et bonnes résolutions!

Mardi 4 janvier 2011

Tous mes vœux pour cette nouvelle année. J’étais content de souffler un peu fin décembre apres une bonne saison bien remplie. Avec le mois de janvier, voici les traditionelles résolutions de la nouvelle année. Voici les miennes en ce qui concerne le Poker en général :

- Tu ne sous-estimeras point tes adversaires
- Tu ne sur-estimeras point tes adversaires !
- Une bonne préparation tu suivras toute l’année
- Tu seras confiant et humble : venu pour gagner, mais préparé à la défaite
- Tu observeras les joueurs dans leur moindres détails à tout moment
- Tu tourneras sept fois ta langue dans ta bouche avant de faire un hero call/bluff/thin valuepush (rayer les mentions inutiles)

Et pour ce qui concerne le cash game :

- Tu écourteras les sessions perdantes
- Tu choisiras bien tes tables

Tout un programme ! Pour commencer dans de bonnes conditions, j’ai à peu pres vidé le calendrier de tournois en janvier afin de « grinder » tout les jours de chez moi. Un petit défi personnel sera de me remettre au cash game sur Winamax. J’ai eu très peu l’occasion de pratiquer la discipline en ligne en 2010 et ça me manque. En plus, garder la main et être dans une dynamique de confiance (si tout va bien !) est toujours bénéfique pour le cœur de mon metier : perfer lors des tournois du circuit.

Je compte aussi beaucoup travailler en lisant les derniers livres publiés et discuter de coups joués par moi ou par d’autres , et vous faire partager un peu cette dynamique en postant de nombreuses réflexions ici même tout au long du mois, histoire de faire part des concepts que je trouve intéréssants. De nouvelles vidéos de coaching sont également prêtes et je pense qu’elles plairont aux joueurs de tournois car elles changent un peu de format et vont assez loin dans la reflexion.

En attendant, bonne chance aux tables et bonnes résolutions à tous !

Bonne année 2011 !

Samedi 1 janvier 2011

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