Archive pour la catégorie ‘Général’

Une Finale de Pot Limit Holdem

Mercredi 8 juin 2011

Mon regard est fixé sur la rivière et mon air calme ainsi que mon sourire un brin crispé ne cachent finalement qu’assez mal la tempête qui fait rage sous mon chapeau. Je joue un coin flip à tapis en finale des World Series. J’en ai joué 3 avant dans le tournoi, gagné deux, perdu un. La pièce tombe du mauvais côté cette fois ci, et je quitte mes adversaires un brin trop tôt à mon gout, sous le regard de mes amis du circuit présents à Vegas.

Pour en arriver là, j’ai du batailler dur, et élaborer un plan de jeu. Car le pot limit est un drôle d’animal : Pas vraiment différent  du No Limit en soit (l’overbet , bien que revenu à la mode ces derniers temps , n’est pas si fréquent que ça) et pas vraiment identique : il n’y a pas d’ante .Pourquoi le PLHE alors ? Je crois que chaque variante du poker répond à un problème ou un manque dans une variante déjà existante : à l’origine le jeu smallball en no limit n’existait pas, et les gens aimaient overbetter le pot avant le flop. Du coup l’intérêt du pot limit était d’amener un peu de mesure au jeu préflop pour ceux qui n’avaient pas envie de voir les enchères exploser d’un coup. On peut d’ailleurs voir dans plusieurs livres de Doyle Brunson et notamment la première bible du poker «Super Sytème » que les overbet étaient fréquent avant même la naissance du père d’Isildur !

Ce qui est passionnant en tout cas c’est qu’en PLHE la stratégie n’est pas aussi bien définie qu’en NLHE. Le jeu est beaucoup moins joué et peu de livres sont disponibles sur le sujet. Bref la plupart considèrent qu’il faut relancer 2bb pour compenser le manque d’antes dans le pot, et je pense que c’est une bonne tactique en fin de tournoi avec des tapis peu profonds, ou pour des raisons différentes lorsque la table est faible et que jouer loose est optimal. Mais dans ce Championship à 10,0000 dollars j’ai fait un choix tactique diamétralement opposé : avant le tournoi j’ai décidé d’utiliser deux techniques :

- Abuser des changements de vitesse, sur les conseils éclairés de Davidi (deux tables finales en PLHE dont un Bracelet!) pour prendre des petits coups sans résistance.

- Jouer moins loose et moins smallball que d’habitude, et faire plus cher préflop, pour sortir mes adversaires de leur zone de confort au niveau des montants.

Le dernier point est intéressant, je ne dis pas que j’ai raison mais contrairement à l’idée d’origine du PLHE j’ai choisi de jouer des plus gros pots qu’en NLHE. La raison est mathématique et découle de mon choix de jouer moins de mains :

- si je joue moins de coup, j’ai une range plus serrée.

- Si j’ai une range plus serrée mon adversaire peut mieux me lire et déceler les cas de cotes implicite

- Pour casser cette cote implicite je dois miser plus cher.

Si vous ne connaissez pas le terme de côte implicite et que j’ai aiguisé votre curiosité rendez-vous sur la masterclass spéciale cote de la poker school ; c’est plus simple qu’il n’y parait !

Les deux résolutions, changement de vitesse préflop et style plus solide, sont dues à la force du field : quel intérêt d’aller jouer des poubelles contre de très bons joueurs qui ne se laisseront pas bluffer ? Vous allez peut être me répondre : se créer une image agressive pour être payé avec ses bonnes mains. Mmm oui mais non :

- En tournoi il est souvent plus profitable de faire coucher son adversaire car on a rarement le temps d’avoir du jeu

- Ces derniers temps il suffit d’avoir l’air d’un bon joueur pour qu’on vous soupçonne de bluffer à chaque fois que vous squeezez . A la limite plus vous avez passé les spots précédents, plus on s’attend à ce que vous craquiez ou encore utilisiez votre image pour bluffer

Moralité : en 2011 un bon ne crois jamais un autre bon . Et c’est ainsi que le style solide reprend ses lettres de noblesses. En tout cas tant que les joueurs loose ne feront pas de psychanalyse pour soigner leur paranoia!

En parlant de Parano, voila un expert

En parlant de Parano, voila un expert

Tiens par exemple j’ai fait coucher une main a Matusow, il a pas trop aimé, me demandant si j’avais quelque chose et m’insultant plusieurs fois par la suite! Mike, j’avais la meilleure main, et meme si je t’avais bluffé, au poker on a le droit de mentir ok?

Bref, je ne sais pas quelle est la part de réussite ou la part de chance dans cette superbe table finale dont je suis très fier,  mais j’aime à penser que mon plan a joué pour beaucoup. J’ai dû faire attention à ne pas me laisser marcher sur les pieds. J’ai été testé plusieurs fois et du tenter de gros contre bluffs : Un 4 bet à tapis avec KJo, un call difficile avec 4e paire, mais globalement j’ai surtout excellé dans l’art de prendre un pot moyen tous les 3 tours et de me maintenir en attendant du jeu , jeu rentabilisé comme rarement, par exemple cette paire d’As contre Annette15 :

Je relance UTG a 2.5bb (plus cher que d’habitude donc, pour ceux qui ont suivi !). Elle paye en position

Le flop vient 843 avec un tirage couleur.

J’effectue un Cbet à 2.5bb et elle paye.

Notez que sa range ici est énorme. Paire, tirage, floating. C’est rarement un monstre, il y a beaucoup de tirage et même si elle n’aurait pas peur de slowplayer, elle peut facilement représenter un tirage en relançant (vous passeriez 99 sur une relance d’annette ici vous ?) donc pourquoi s’en priver?

Turn Q qui ne complète pas la couleur.

Je me dis que si je n’avais rien, je tenterai souvent d’arracher sur cette carte qui touche bien ma range. Du coup je décide de faire quasiment le pot. Tant qu’à faire autant bien me polariser.

La rivière est un 9 et je fais boite pour ¾ du pot, ce qui représente quasiment le tapis de la norvégienne. Elle finit par payer et je ne sais pas exactement ce qu’elle avait, juste que mon image ne l’a pas fait coucher un jeu clairement moyen sur cette rivière, et que ses jetons sont bien plus jolis dans mon stack :)

Une finale de plus

Une finale ce n’est pas un bracelet, mais une finale c’est une finale ! Ma quatrième aux WSOP et la plus lucrative que j’ai pu faire à Las Vegas, le tout dans l’un des Event les plus prestigieux des series, alors pas question de bouder mon bonheur. Il faudra quand même que je comprenne pourquoi je semble perfer dans les tournois les plus durs de l’année plutôt que dans ceux remplis de fish. Variance uniquement ? Je crois que la préparation, la concentration, et le mental me jouent ici quelques tours, j’en parlerai avec Stephane et Pierre évidemment !

Sur ce je vais me coucher, demain m’attend un tournoi en mode Shootout, le format ou j’avais fait la finale l’année dernière alors pas question de manquer de sommeil…

WSOP : Déjà une finale pour Nico Levi !

Lundi 6 juin 2011

Le pro Winamax termine sixième de l’Event #7 : Pot-Limit Hold’em 10,000$

Six jours. C’est le - court laps de - temps qu’il aura fallu attendre pour voir un français rallier une finale dans la 42ème édition des World Series of Poker. Et comme l’an dernier, c’est Nicolas Levi qui fait office de « bleu de chauffe »… Il y a douze mois et deux jours, le joueur du Team Winamax atteignait la finale de l’Event #6, une épreuve de No-Limit Hold’em Shootout où il atteignait la cinquième place, remportant par la même occasion plus de 92,000$. Cette année, Nicolas a attendu l’Event #7 pour briller. Une épreuve de Pot-Limit Hold’em à 10,000$ ayant réuni la crème du poker mondial, comme l’atteste la liste des joueurs ayant atteint les places payées : Steve « gboro780 » Gross, Chris Moorman, Nenad Medic, Noah Schwartz, Jason DeWitt, Robert Mizrachi, Toby Lewis, Stephen « stevie444 » Chidwick ou encore Sam Stein.

Dépourvu de jetons au départ de la dernière table, Nicolas est resté patient, regardant ses adversaires  s’éliminer les uns après les autres : Michael Benvenuti, McLean Karr, Eric Cloutier… « Avec mes 20/25 blindes, je n’avais que peu de marge de manœuvre. Il était plus intéressant de rester prudent, vu les importants écarts de gains entre chaque élimination. »

Le parcours de « Croc_monsieur » s’est fnalement arrêté peu après 22 heures à la suite d’un ultime coup de pile ou face disputé contre le chip-leader Amir Lehavot. L’américain a relancé avec As-Dame, et Nicolas n’a eu d’autre choix que de relancer « pot » avec sa paire de 7. Amir a envoyé le reste de ses jetons, et Nicolas a payé, bien sûr, ayant déjà investi l’essentiel de ses quinze blindes. Le croupier a retourné un As sur le flop, et rien d’autre ne pouvant aider le français, scellant son élimination en sixième place. Après trois intenses journées de combat, Nicolas est récompensé par plus de 110,000 dollars.

C’est un fait indéniable : depuis un an, Nicolas Levi joue mieux au poker qu’il n’a jamais joué de sa vie. Cela n’est peut-être pas visible à l’œil nu, car ses efforts lors des tournois live n’ont pas été récompensés par une victoire, mais il ne faut pas s’y tromper : chacune de ses grosses performances a été accomplie lors de tournois réputés très difficiles. Depuis cette extraordinaire seconde table lors du Shootout il y a un an, où Croc a terrassé Tom Dwan, Dario Minieri, James Akenhead, Chris Bell et Blair Hinkle, en passant par la finale du Main Event des WSOP-E, l’un des tournois les plus difficiles de l’année, où l’on retrouvait sur la dernière ligne droite des joueurs comme Phil Ivey, Viktor Blom ou Roland de Wolfe.

On pourrait argumenter que Nicolas Levi se débrouille mieux contre les meilleurs joueurs, mais l’intéressé ne veut pas y croire : « Je ne peux quand même pas affirmer que les pros les plus dangereux sont plus faciles à battre ! » Mais la réalité est là : c’est contre eux que Nicolas donne le meilleur de lui-même. Le pro Winamax a ouvert le bal des performances françaises aux World Series of Poker. Inutile de dire que l’on attend avec impatience la prochaine…

Nicolas Levi : douze mois de folie

Juin 2010 : WSOP 5,000$ Shootout – 5ème (92,543$)
Septembre 2010 : WSOP-E Main Event – 5ème (321,062$)
Mars 2011 : LA Poker Classic 5,000$ NLHE – 2ème (90,170$)
Juin 2011 : WSOP 5,000$ NLHE – 6ème (114,525$)

Au total, en incluant toutes ses places payées : plus de 650,000 dollars de gains.

WSOP Event #7 - PLH 10,000$, 249 joueurs

Vainqueur. Amir Lehavot : 537,456$
Runner up. Jarred Solomon : 354,460$
3e. Sam Stein : 264,651$
4e. Stephen Chidwick : 198,927$
5e. Tommy Vinas : 150,453$
6e. Nicolas Levi : 114,525$
7e. Eric Cloutier : 87,702$
8e. McLean Karr : 67,596$
9e. Michael Benvenuti : 52,406$

Retrouvez quotidiennement le reportage en direct en cliquant ici

Benjo et Harper

American Psycho

Lundi 30 mai 2011

Salut à tous ! A l’heure où j’écris ces quelques lignes, je suis en mode « préparation de valises ». Ce n’est pas spécialement excitant en soi mais la perspective de poser le pied sur le sol américain l’est bien plus. Avant d’arpenter les salles de jeux de Sin City, je fais une escale de quelques jours à Miami. Je serai accompagné de plusieurs potes (pour la plupart bretons !) et nous croisons les doigts pour que l’un des matchs de basket des Miami Heats coïncide avec nos dates de séjour. Hormis l’espoir de voir à l’œuvre Lebron James et Dwyane Wade, ce séjour floridien sera surtout l’occasion de décompresser et accessoirement de faire la fête.

Dès le 1er Juin, les choses sérieuses commencent et c’est alors Las Vegas qui nous accueillera dans l’une de ses nombreuses villas à l’écart du Strip.
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Paint it Black

Jeudi 19 mai 2011

Si, dans quelques années, on me demande si je suis déjà allé à Madrid - et que je n’y suis pas retourné depuis l’étape European Poker Tour qui s’est jouée là-bas - je répondrai assurément oui, tout en étant incapable de raconter une main jouée, ou une anecdote à la table. Et ce pour des raisons évidentes : je me suis fait éliminer en moins de trois heures sans remporter la moindre main et sans jouer le moindre coup intéressant. S’il était écrit que Madrid serait un échec cuisant sur le tapis vert, cette ville marquera à coup sur un tournant dans ma carrière de joueur de poker professionnel.

Si l’on considère le poker comme un être vivant dont les joueurs, les sites en ligne, les casinos, membres du staff et journalistes sont les organes, alors c’est à Madrid que sa maladie récemment contractée s’est finalement révélée à l’œil nu. Le Poker est malade et les médecins ne sont pas optimistes.

Soyons plus clairs : c’est le Poker professionnel tel qu’on le connaît qui est malade. Le poker en tant que jeu, le milieu amateur, les parties en ligne (sur Winamax du moins) vont très bien, eux.

La finale de l’European Poker Tour, jadis grand-messe du poker européen, se déroulait historiquement à Monte Carlo, au « Bay », dans la salle dite « des étoiles ». Une salle impressionnante au toit coulissant, dans laquelle plus de cent tables étaient disposées face à une scène où quelques stars du poker attendaient de faire leur entrée triomphale.

Peu avant le coup d’envoi, le toit s’ouvrait, permettant au soleil monégasque réchauffer nos visages et les immenses rideaux s’écartaient, laissant se dévoiler une vue en cinémascope sur la Principauté entière alors que, tiré à quatre épingles dans son costume italien sombre, cravate colorée unie, l’emblématique Thomas Kremser prenait la parole. D’abord pour nous souhaiter la bienvenue à Monte Carlo et à ce grand final. Ensuite il présentait les joueurs professionnels bardés de titres qui représentaient le sponsor de l’évènement, et d’un geste, il ordonnait la fermeture du toit, des rideaux, et la salle s’obscurcissait pour laisser place à un clip vidéo sur les écrans géants, retraçant les moments forts de la saison, à grands renforts de musique dramatique, d’images de foules en délire, de rivières, de trophées, de larmes, et de champions. Quand le clip s’achevait, c’était dans un silence religieux, avant que les applaudissements ne viennent le rompre.

Kremser lançait alors le « Shuffle up and deal » et moi, proverbial professionnel blasé, je m’asseyais l’estomac noué, les larmes aux yeux et le cœur battant à 200 à l’heure.

A Madrid, j’ai été triste, mais je n’ai pas eu les larmes aux yeux.

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J’y vais pas!

Jeudi 5 mai 2011

Ma vie est faite de coïncidences déroutantes.

Il y eût, l’année dernière, une série d’éliminations cocasses de nombreux tournois avec une paire de sept. Le comique de répétition, ça me connaît. Depuis, à chaque fois que je vois 77, je tremble: ma dernière heure a-t-elle sonnée? Tel Jim Carey dans Le nombre 23, je sombre dans la paranoïa. Mon casier régulier à la salle de gym? 077! Mon année de naissance? 1976! Si proche de 77! Vous vous rendez compte? Et je ne parle même pas de mon code de carte bleue…

Avec ça, j’ai un instinct hors du commun. Extrait d’un dialogue de Janvier 2011:

Almira: “Je veux aller à Los Angeles jouer le WPT Invitational, tu viens?”
Manu: “Tu rigoles? Onze heures d’avion pour un freeroll? Jamais de la vie, et tu ne devrais pas y aller non plus, les chances de perfer sont tellement faibles, quel intérêt?”

Aussi, quand après s’être abondamment moquée de mon flair après une deuxième place obtenue à L.A. (et encore, si elle ne gagne pas, c’est bien à cause de Davidi), la même blonde me propose, alors que je reviens de deux échecs en Autriche, de nous enfuir au Maroc pour un weekend de poker au luxueux Mazagan Resort sur invitation de la charmante Marine Jouaillec, que pouvais-je répondre? A part:

“Pff j’ai la flemme, j’en ai marre des voyages et tu veux me faire aller au Maroc? Mais pourquoi faire? Un tournoi à 2000€ duquel je vais bust en trois niveaux et qui va me mettre en tilt pendant des siècles? J’y vais pas.”

Cependant, la blonde sait se montrer persuasive. Elle me montre le site web du resort et m’encourage à l’accompagner, ne serait-ce que pour profiter des installations pendant qu’elle raflera la mise. Moui, quatre jours de vacances, pourquoi pas…

En général c’est là qu’on place l’expression “après un vol sans encombres”. Mais non, il a fallu que je perde à nouveau mon iPhone, le troisième en deux ans, cette fois-ci oublié dans la pochette du siège devant moi à l’atterrissage à Casablanca. Ah, que je suis ravi d’être venu au Maroc! Le moral remonte à l’arrivée au casino, à une heure de route de l’aéroport. C’est encore plus beau que sur les photos. Le tennis donne sur l’Océan, le spa est exquis, les nombreux buffets dignes des meilleurs de Vegas.

A ce moment, le poker m’est indifférent. Aussi, quand on me propose un last longer à 200 euros pour un package garanti pour The One à Monte Carlo (un autre tournoi que je n’ai pas prévu de faire), je veux d’abord dire non. Et puis après tout, ça peut être marrant. Je paie pour moi et Almira, qui sera mon cheval de course pour ce pari annexe car elle a déjà prévu de jouer sur le Rocher. On est bien, il fait beau, nous ne sommes que soixante-deux joueurs, let’s gamble.

Je commence le tournoi en perdant le tiers de mon stack pendant que basile Yaïche démonte ma table. Toujours la même rengaine. Story of my life, etc, pas moyen de toucher un flo… Ah, tiens, un brelan? Un autre? Un tirage couleur qui rentre une quinte backdoor! Il ne manque qu’une paire d’As - et là voilà déjà. Je passe une journée folle. Comme à chaque rush, le temps se suspend, les jetons sont plus légers, les sombres figures des cartes semblent presque me sourire avec malice. Impitoyablement, les joueurs adverses - un épineux mélange de joueurs marocains flamboyants et de pros français invités - tombent sous mes coups de boutoirs. Je run GOOD baby! Le jour 1 touche à sa fin et je suis large chip leader avec plus de trois fois la moyenne. Almira est deuxième. Les autres sont loin derrière, et nous sommes 17 dont 7 pour le last longer… Ca commence à prendre forme cette histoire.

Le jour 2, c’est l’embellie. La bulle se rapproche à grands pas. Derrière un limper, un joueur fait une fausse relance de petite blinde et est obligé de compléter. Je checke mon 97o de grosse blinde et floppe la quinte contre ses As pour un pot énorme qui n’aurait pas dû exister. Peut-on être plus béni des Dieux? La bulle arrive, je relance 95% des mains sans même regarder mes cartes, mise tous les flops et fait tapis sur tous les check raise. Mon tapis passe à quatre fois la moyenne à 10 joueurs, alors que nous sommes soudain payés et en table finale. Almira est en bonne position. Et il ne reste que Cédric Rossi avec nous dans le last longer, avec un petit tapis.

Arrive alors un grand moment comme seul le poker marocain sait en créer : personne ne veut sauter, tout le monde se laisse tomber à trois ou quatre blindes, personne ne paie le tapis de personne. Ca raise/fold avec six blindes. Ca cold/call avec AK et sept blindes. Ca set mine avec huit blindes. Mon rush continue: un à un, j’élimine six joueurs de la table finale en ce qui paraît être une éternité. Almira s’écroule malheureusement en cinquième place, et je me débarrasse enfin de Cédric en quatrième place - voilà une bonne chose de faite, le package The One est pour moi! Et je suis gros chip leader à trois joueurs… Et là, je perds patience. Le rythme d’escargot de la table finale et le relâchement de la tension sur le package, tout ça m’a mis à bout de nerfs. Je veux gagner le tournoi tout de suite, j’essaie de forcer le passage, et deux gros bluffs inutiles plus tard, mes deux adversaires ont doublé sur moi. Très vite, je suis dehors, sans avoir le temps de comprendre ce qui m’est arrivé.

Troisième pour 12,000 euros et l’invitation à The One, pas si mal pour un tournoi que je n’aurais pas du jouer.

Trois semaines plus tard, après un EPT Berlin en demi-teintes, me voilà à Monte Carlo pour un autre tournoi qui n’était pas à mon programme à l’origine. Pourquoi? “Trop cher! Trop loin! Trop de voyages! Trop de frais! Fatigué!”. Mais il me faut honorer le package remporté. Le début est laborieux: je fais un move un peu spewy et je me retrouve avec la moitié de mon tapis de départ, bientôt le tiers. L’odeur de la piscine parvient à mes narines, il est temps de piquer une tête! De grosse blinde, je pousse A2s en resteal contre une relance du bouton. Il paie immédiatement avec JJ, et un As au turn me donne un second souffle. La baignade attendra un peu, qui sait, peut-être vais-je survivre au jour 1… Survivre, non. Prospérer, oui! Le rush de Mazagan se poursuit. J’enchaîne les showdowns gagnants et les bluffs réussis, les bons calls et les value bet insolents. Quand l’horloge s’arrête, je suis parmi les chip leaders de la journée et en tête des français. La vie est belle. Vive la principauté!

Le lendemain, je déchante très vite quand dès le premier tour, je perds un énorme coup à tapis avant le flop avec AK contre A9 et surtout A6 pour un side pot gigantesque… Mais depuis le gros travail effectué sur moi-même, je gère mieux le tilt, et je remonte la pente, petit à petit. Cependant, le rush arrive à bout de souffle. Les bonnes cartes se font rares. Les flops sont absents. Les adversaires de plus en plus coriaces. Réduit à un petit tapis , je manœuvre avec patience entre les flots déchaînés de raise et de reraises. La bulle saute. Je double une première fois, puis une autre aux abords de la table finale. Soudain, nous ne sommes plus que neuf! Après l’EPT Prague, j’atteins une seconde table finale majeure cette saison. Cette fois, plus de fébrilité. Mon regard est fermement tourné vers la première place.

(Photo Club Poker)

A peine le temps de dormir quelques heures et me voilà déjà assis, prêt à en découdre. Les premières passes d’armes vont être douloureuses, alors que je double Alessio Isaia, le short stack de la table, avec mon AQ contre son KK. S’ensuit une guerre de position entre petit tapis, alors que les grosse cylindrées allemandes s’en donnent à coeur joie. Pour mon plus grand malheur, je suis le premier à faire les frais d’une élimination, sur un bête coin flip, contre le futur vainqueur du tournoi. Une fois de plus, j’ai une dette envers Almira, dont la persévérance face à ma flemme m’a valu deux nouveaux résultats!

A peine rentré à Londres, ces tournois sont déjà loin dans mon rétroviseur. San Remo déboule sans crier gare, et comme chaque année, c’est un cauchemar. L’année prochaine… J’y vais plus!

Vendredi Noir, Espoir?

Vendredi 22 avril 2011

Ca nous pendait au nez: le couperet est tombé outre-atlantique il y a une semaine. Les trois opérateurs principaux de poker en ligne aux USA sont poursuivis par l’état américain pour tout un tas de choses très graves: blanchiment d’argent et fraude bancaire, entre autres… La faute à une loi absurde, passée en 2006, qui avait interdit les transactions bancaires entre établissements financiers US et sites de jeux en ligne. Certains opérateurs avaient pris la décision risquée (mais très lucrative) de rester sur le marché. Ca risque de leur coûter cher, mais il fallait peut-être passer par là pour amorcer une évolution législative.

A long terme, je pense que l’avenir du poker en ligne aux USA n’est pas menacé: la demande populaire est trop forte, les recettes fiscales potentielles trop alléchantes, les intérêts trop convergents. Je ne serais pas surpris de voir le congrès légiférer très prochainement pour autoriser le poker en ligne au pays de l’Oncle Sam. Le président Obama, qui a avoué pendant sa campagne être un joueur de poker accompli, ne peut qu’aller dans ce sens, n’est-ce pas? A court terme, cependant, c’est la panique chez les joueurs américains dont les fonds sont bloqués sur leurs sites préférés. Je leur souhaite bon courage pour traverser cette crise, mais vu l’humour dont ils font déjà preuve avec ce sujet sur l’avenir des joueurs américains en ligne, il semblerait que le moral soit encore là!

J’écris ce blog depuis Monte Carlo ou je vais disputer dans quelques heures le nouveau tournoi du circuit intitulé “The One”. Depuis une semaine, les joueurs pros n’ont que ce sujet sur les lèvres, mais l’heure n’est pas à l’affolement. Tout le monde m’a confié qu’ils attendaient d’en savoir plus. Les joueurs qui représentent les sites incriminés ne semblent pas inquiets. Les joueurs qui représentent les concurrents n’ont aucune raison de se réjouir. Il est trop tôt pour dire dans quelle mesure celle affectera le microcosme des joueurs sponsorisés. Tout ce que nous savons, c’est que nous pouvons continuer à jouer sereinement sur nos sites en .fr …

Personnellement, je me méfie de l’effet pervers que cette crise légale peut avoir sur l’industrie du poker en général. On peut anticiper une baisse de fréquentation au main event des WSOP, et certaines émissions télé sponsorisées ou circuits de tournois aux USA sont menacés. Plus proche de nous, cependant, on peut pour une fois se féliciter d’être dans un marché régulé. Malgré ses imperfections évidentes et sa fiscalité lourde, le système piloté par l’ARJEL a le mérite de protéger les joueurs. Sur Winamax en particulier, 100% dédié au marché francophone, nous sommes proches du risque zéro. J’ai souri à plusieurs reprises sur les forums de poker cette semaine, en constatant que le populaire photoshop “L’ARJEL m’a tuer” s’est vu remplacé (certes plus ou moins ironiquement) par “L’ARJEL m’a sauver”.

Qui l’aurait cru il y a un an?

Que cela ne change rien, cependant, à nos revendications: les sites de poker et joueurs français restent tournés vers la clause de revoyure de fin 2011. En espérant de l’Etat des conditions de jeu améliorées: une éventuelle ouverture à l’international pour les tournois, un rake moins lourd, plus de variantes… On en parle notamment ici.

En attendant de voir les effets exacts de cette crise étasunienne, dont nous discuterons en détail dans la prochaine émission de Club Poker Radio, mon optimisme sur l’avenir du poker reste intact et mon programme inchangé. The One, EPT San Remo, Winamax Series , Finale EPT Madrid, Finale FPT, finale FPT à l’ACF fin mai, et enfin, Vegas!

La Belle et Le Belge

Dimanche 3 avril 2011

Table Finale. Deux joueurs s’affrontent dans l’étape ultime du tournoi, le heads-up. Après avoir relancé 100% des boutons, le monstre poilu complète pour la première fois la petite blinde. La bimbo blonde checke, ravie d’obtenir un flop en soldes. Le plus beau public de poker jamais vu à la télévision - tous figurants hollywoodiens engagés par la production à l’exception d’un français à chapeau et de sa muse - retient son souffle. Les projecteurs illuminent un flop composé de trois cartes: Deux, Quatre, Neuf avec deux carreaux. La blonde s’empare prestement de l’initiative avec une mise autoritaire. Imperturbable, le monstre sacré du plat pays prend tout son temps avant d’effectuer un call agressif. Le directeur du tournoi annonce la suite des évènements: un turn! Qui n’est autre que la dangereuse, redoutable, fatale Rachel: la Dame de Carreau. Terrifiée, la belle se fige dans son élan et checke mécaniquement. Le belge l’imite plus vite que l’éclair. C’est l’heure de la river: un Cinq anodin. ChessBaby se plonge dans un abîme de réflexion sur la showdown value avant de tapoter la table. KitBul, en toute finesse, calibre son value bet. Il a touché deux paires Dame Deux au turn et a sournoisement décidé de piéger son ingénue adversaire.

La fin de l’histoire vous la connaissez: je call avec Cinq et Six de coeur, ne voyant que très peu de mains pouvant checker le turn et miser la river pour value. Quelques mains plus tard Davidi remporte son deuxième titre majeur. Et moi, je rejoins Nico et Emilie dans la foule des spectateurs.

Alors que Davidi, qui a découvert le poker avec les émissions du WPT, passe de téléspectateur à héros en brandissait son trophée, nous avons explosé de joie en criant “Vive le monstre poilu!”.

Frappant, non?

Comme il se doit dans toute belle histoire made in Hollywood, terminons par les remerciements. Merci à Winamax de m’offrir cette part de rêve américain. Merci à Caroline pour ses sublimes photos, à Guillaume et à Philippe pour leur bonne humeur. Laurent, Fabrice, Claire, Nico, Emilie, merci d’avoir toujours cru en moi. Merci à Davidi pour ce qu’il m’inspire en tant que joueur et ami. Et merci à moi-même de ne pas avoir écouté ManuB qui me conseillait de ne pas aller m’égarer au Commerce Casino!

(Photos copyright Caroline Darcourt)

En plein rush !

Lundi 14 mars 2011

Miam

Miam

C’est beau le poker quand ça marche ! On peut dire que ma saison est lancée ; visez plutôt les derniers 20 jours :

- Une Victoire à l’Extase sur Winamax, un des gros tournois du dimanche, devant 298 joueurs !
- Une 2e place au tournoi à $5,000 du Commerce pour $90,000 !
- Une 2e place au Grand Tournoi à 1000 euros sur Winamax.

Bref ‘A walk in the Park’ comme disent les américains ! Depuis trois semaines mes bluffs ne sont jamais payés, mes overbets avec 2e paire sont payés 3e paire, et mes gros jeux trouvent régulièrement preneurs :)

Le tournoi au commerce sera le sujet de mon prochain blog . Avec Shannon Shorr, Michael Binger, ou encore John Turner à ma table ce fut très intéressant et surtout plein de changements de rythme . Les résultats online feront d’excellents outil de coaching pour mes prochaines vidéos, donc je n’en parlerai pas tout de suite non plus.

Si la victoire en dur est la plus lucrative, je dois dire que faire de beaux résultats sur Winamax me tient a coeur et j’ai bien hurlé devant mon écran :) En tout cas j’ai depuis le début de l’année une sensation de jouer juste et cette confirmation par le résultat me donne de la confiance au moment où je vais en avoir le plus besoin !

En effet le calendrier de Mars/Avril est on ne peut plus chargé, et j’avoue que je suis un peu flingué avec le décalage horaire (depuis que je suis rentré il y a quatre jours de Los Angeles je suis passé par Londres, Troyes, et Paris. Je suis actuellement dans le train pour Nice, et dans 3 jours je serai à Londres pour 48h… avant d’enchainer l’EPT Snowfest, le WPT Vienne, le WPT Slovaque sans passer par la case départ (mais en espérant toucher 20,000 et plus !)

Surtout ne vous méprenez pas, loin de moi l’idée de me plaindre !!! Jouer des grands tournois est une chance, une chance que je ne compte pas gâcher justement ! Le poker est vicieux et les moments de réussite peuvent dérégler un joueur autant que les périodes de défaites, surtout lorsque les tournois s’enchainent. Après mes bons résultats Il est idéal d’enchainer sur la confiance mais pas n’importe comment : je suis déjà parti en roue libre dans le passé après une perf’ (en mode c’est facile pas besoin de me concentrer ou d’être patient à la table)…

Bref un peu de recul et d’analyse de ce qui était bien et ce qui ne l’était pas ne me fera pas de mal avant de repartir à l’attaque.

Ça tombe bien : les 4 jours qui viennent sont dédiés au travail et à la remise en forme. Après l’expérience réussie du stage à Londres en petit groupe, le Team Winamax remet ça, et cette fois au grand complet ! Au programme sport en groupe tous les matins, ambiance warrior…

Allez on chante pendant le footing! « en sau-tant avec deux As,- je suis tom-bé sur bre-lan !»

L’après- midi sera dédié au Brainstorming et verra des intervenants extérieurs, notamment des grands sportifs qui pourront nous parler mental, attitude, compétition etc. Ne me demandez pas les noms, Stéphane est une tombe!

Face au niveau grandissant dans le poker, la bonne attitude pour rester un joueur gagnant est de se professionnaliser au maximum et je suis très heureux que le coach nous ait organisé ce stage. Une chose est sûre, en sortant de là on aura tous appris deux trois trucs poker mais aussi et surtout en sortant je sais qu’on aura tous la rage de vaincre et la fraicheur physique pour tout déchirer!

Bon ce blog manque quand même un peu de fun, alors pour finir en bonus une photo de Davidi, le belge préféré des français, en mode chill avant sa finale remportée à LA!

Une pétition pour qu’il les garde au prochain tournoi ?

Félicitations, ou les politesses de la jalousie

Mardi 8 mars 2011

Good luck mon cul !

La jalousie est un sentiment humain. A bonne dose, cela peut même être un sentiment positif. On est jaloux en amour. Au boulot, on peut être jaloux d’un collègue qui viendrait de recevoir une promotion, une augmentation. Au foot, on peut être jaloux du mec qui vous pique votre place, celui qui vous remplace à l’heure de jeu, surtout s’il marque un but qui fait gagner l’équipe. On est content pour lui, content pour l’équipe, mais en même temps…

Et au poker, ça se passe comment ? Membre de la même équipe ou pas, amis ou pas amis, nous sommes tous adversaires.

Au poker, il n’y a pas de jalousie, évidemment.

Car c’est un jeu, un sport de gentlemen, paraît-il. Il y a une éthique, celle de prendre le pognon ou les jetons des autres. C’est vrai : c’est mieux de le faire avec classe et élégance. On entend pas mal de « good game » par ci, « good luck » par là. Mon cul, oui ! C’est du vent, du bluff ! « Good luck » à personne ! « Good luck » à moi d’abord !

Moi, j’aurais préféré le gagner, ce coup. Moi, j’avais bien envie de le gagner, ce tournoi. Et pourtant, on ne gagne pas souvent au poker.

Alors on s’efforce de rester beau joueur, et on se lève de table en souhaitant bonne chance aux autres… Cette putain de table qu’on a pas envie de quitter ! On a juste envie de rester, de mettre un coup de pied au cul d’un type et de lui prendre sa place.  Au lieu de cela, on se lève élégamment, humilié, un peu honteux même parfois, laissant les autres profiter, kiffer, rêver.

On passe entre les tables pour s’éclipser le plus vite possible, on jette quand même un coup d’œil sur ceux qui sont toujours dans la course.

Tiens, voilà d’ailleurs un pote avec pas mal de jetons. Tu glisses un « Good Luck, mec » pour la forme, mais sérieusement, j’ai juste trop envie d’être à sa place.

On discute un peu du bad beat qu’on vient de prendre, tout en observant les autres du coin de l’œil. Impossible de décrocher, d’oublier.

Alors on rejoint les autres joueurs qui ont sauté, histoire de boire un verre et passer à autre chose. On parle de tout et n’importe quoi mais finalement, on est ailleurs, ou plutôt, on a envie d’être ailleurs, en tout cas pas avec cette bande de losers.

On rentre dans sa chambre d’hotel et au lieu de se mettre un petit film, on branche le PC. On attend quoi ? Que peut-on souhaiter à un ami ? Qu’il gagne parce que de toute façon ça ne change rien à votre vie, ou qu’il perde pour se retrouver dans la même situation que vous ?

Untel est toujours en course, mais short, un autre vient de sauter.

Et puis un ami vient de doubler. Super ! Et un autre ami vient de sauter. Super aussi !

Et puis on rentre à Paris. Pendant ce temps, le tournoi continue. Impossible de ne pas jeter un coup d’œil sur le coverage de Benjo et Harper, pour savoir si tout se passe bien, si ça continue à sauter ou à doubler à l’approche de la bulle.

Et voilà. La bulle a éclaté. Ils sont dans l’argent, et moi je suis dans le métro comme un con. Winamax.fr sur l’iPhone.

Oui, mais il est nul, lui, et celui-là, il a chatté grave. Et t’as vu ce coup comme il est mal joué ? Et dire que je devrais encore être là bas… Parce que je suis le meilleur, un vrai killer… En tout cas, je serai au prochain tournoi pour aller le plus loin possible et, évidemment, je ne vais pas souhaiter bonne chance aux autres…

Au fait, Good Game Davidi, et Good Game Almira. Et là, c’est vraiment sincère ! :)

Note de l’éditeur : La citation qui sert de titre à cet article est d’Ambrose Bierce, dans Le dictionnaire du Diable

Finale du WPT : Davidi s’impose devant Almira !

Jeudi 3 mars 2011

C’est historique ! Fantastique ! Magique ! Les superlatifs ne manquent pas… Au terme d’une finale de rêve, Davidi Kitai remporte un prestigieux titre du World Poker Tour devant sa camarade du Team Winamax Almira Skripchenko ! En attendant le compte-rendu détaillé de Benjo (que je vous reproduirai ici), je vous invite à relire le coverage réalisé cette nuit en cliquant ici.

World Poker Tour Celebrity Invitational
Commerce Casino, Los Angeles
481 joueurs – Freeroll

Vainqueur : Davidi Kitai (Team Winamax) 75,000$ (+ ticket finale WPT)
Runner-up : Almira Skripchenko (Team Winamax) 50,000$

3ème : Dan Heimiller (USA) 20,000$
4ème : George Rechnitzer (USA) 15,000$
5ème : Damon Schramm (USA) 10,000$
6ème : Dinara Khaziyeva (Canada) 5,000$

Félicitations à Almira, qui passe de nouveau tout près d’un titre, et un énorme bravo à Davidi, qui empoche son deuxième titre majeur après son bracelet acquis aux WSOP en 2008 dans l’épreuve de Pot-Limit Omaha à 2,000 dollars. Il n’est plus qu’à un titre d’un triplé historique (WSOP - WPT… EPT !).

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