Archive pour la catégorie ‘Général’

WPT Malte : Tristan Clémençon chipleader

Samedi 24 septembre 2011

Alors que le Winamax Poker Open focalise notre attention du côté de Dublin, le World Poker Tour a posé ses bagages du côté de Malte. Avec une étape au prix d’entrée de 3,300 euros, l’emblématique circuit a réuni 240 joueurs. Parmi eux, on retrouvait deux membres du Team Winamax. Si Davidi Kitai fut rapidement éliminé, ce n’est pas le cas de Tristan Clémençon. Le PDG est en passe d’atteindre la finale en position de large chipleader !

Après avoir géré un tapis un poil en dessous de la moyenne tout au long du tournoi et à l’abord des 27 places payées, Tristan (photo : Matthieu Sustrac pour Team 770) a accéléré le rythme une fois les demi-finales atteintes. Alors qu’il ne reste plus que huit joueurs, il possède plus du quart des jetons en circulation. Un second français est également dans le coup : Fabien Sartoris. Voici les joueurs encore en course et les prix à gagner, en vous signalant qu’un streaming live sera disponible une fois tombé à six joueurs.

Siège 1 : Cecilia Prescaglini 1,218,000
Siège 2 : Filippo Bianchini 188,000
Siège 3 : Fabien Sartoris 654,000
Siège 4 : Matt Giannetti 1,309,000
Siège 5 : Mats Karlson 452,000
Siège 6 : Simon Trumper 631,000
Siège 7 : Tristan Clemencon 2,215,000
Siège 8 : Christofer Williamsson 510,000

Blindes 8,000/16,000 ante 2,000

Vainqueur. 273,200$
Runner-up. 159,412$
3ème. 104,936$
4ème. 72,985$
5ème. 54,381$
6ème. 41,977$
7ème. 31,486$
8ème. 22,894$

RésultatsVainqueur : Matt Giannetti - 273 200$
Runner up : Cecilia Pescaglini - 159 412$
3e : Daniel Buzgon - 104 936$
4e : Simon Trumper - 72 985$
5e : Tristan Clemençon (deux Rois contre As-Roi, As rivière…) - 54 381$
6e : Fabrice Sartoris - 41 977$

La Pizza Margherita

Mardi 20 septembre 2011

La réalisation et la réussite d’une pizza Margherita passent tout d’abord par un travail préalable de qualité. Il faut s’enquérir des bons ingrédients : farine, levure, mozzarelle, tomates, et ne pas rechigner à aller chercher loin pour une qualité meilleure. On ne construit rien de bien sans bases solides.

Cette quête achevée on peut enfin rentrer dans le vif du sujet, la cuisine, dont la première étape est la laborieuse mais nécessaire réalisation de la pâte. L’excitation de l’approche d’un dénouement alors qu’on glisse la pizza au fond du four est encore loin, pourtant vos décisions et observations à ce stade auront un impact direct sur l’issue du projet.

Concentrez-vous et observez la levure fondre dans l’eau tiède, attendant patiemment votre heure. Puis vient le moment de passer à l’action. Alors puissamment et progressivement vous pétrissez la levure dans la farine de vos propres mains, ajoutant vos petites touches personnelles (sel et huile d’olive), incorporant progressivement de l’eau tiède, sans vous presser afin que le mélange ne change jamais de texture a l’œil nu. Vous avez franchi un premier obstacle, la pate est prête. Vous l’enveloppez minutieusement d’un torchon et la placez dans un endroit sec et tempéré, un lieu sûr où elle montera doucement.

L’attente est longue, deux heures durant lesquelles il serait facile de se reposer, de se laisser griser face à ce premier obstacle franchi. Mais en cuisinier chevronné vous saurez revoir vos classiques, passer les ingrédients en revue ou relire la recette. Une dernière check-list.

Puis c’est  l’agitation a nouveau ! La pâte a, lentement mais surement, doublé de volume ! Vous pouvez maintenant l’utiliser pour créer quelque chose de plus grand, c’est le support de votre grande entreprise, mais pas encore non, pas tout de suite.

Vous allez d’abord utiliser ces petits ingrédients préparés laborieusement des heures auparavant, vous faites revenir l’ail finement découpé puis écrasé avec les tomates lentement épluchées, le tout à feu doux pendant une quinzaine de minutes. Vous n’êtes plus très loin maintenant, alors que vous étalez la pâte tel un piège tendu, vos yeux sont rivés sur la sauce qui prend lentement. Le timing est essentiel.

Puis votre instinct vous le dit, votre expérience vous le dicte, c’est le moment ! Vous étalez minutieusement la sauce sur la pâte, en prenant soin de laisser exactement deux centimètres autour pour une finition parfaite. Un à un vous découpez puis étalez les morceaux de mozzarelle, ceux qui penserez-vous font l’essentiel du goût au moment de la dégustation, la première note, mais qui ne sont en réalité que des touches finales par rapport au travail effectué auparavant.

Vous y êtes presque. Et maintenant, tout a une importance capitale. Chacun de vos mouvement est calculé, votre timing doit être parfait. Vous vous saisissez de votre pizza, avec calme, puis la glissez au fond du four préchauffé au maximum. La réaction est immédiate : la pizza est saisie par la chaleur, elle rougit, l’issue est proche. Vous refermez lentement le four et observez.

La scène dure de sept à huit minutes, interminables, au terme desquelles vous saurez quel goût elle aura cette pizza, quelle saveur aura cette journée, cette entreprise.

Ma pizza est le fruit d’un travail minutieux. Elle n’est pas une innovation, elle est plus la redécouverte d’une recette perdue de vue et remise au goût du jour, à mon goût.

Ma préparation a été laborieuse mais sérieuse, j’ai couvert les basiques, exploré de nouvelles idées. La réalisation elle, n’a été elle que la répétition des longues gammes effectuées ces derniers mois, chaque geste était connu, chaque mouvement maitrisé. Reste le timing et la chance. Le timing c’est le plus difficile, l’expérience et l’observation nous permettent de nous rapprocher de l’idéal, mais parfois Dame chance vient jouer un rôle, heureux ou non.

Ma pizza est une pizza de qualité, j’en ai gouté des meilleures, mais celle-ci est le fruit d’un travail plus précis, plus sérieux. Chaque ingrédient a été choisi puis préparé comme je voulais le faire, comme je sais le faire. Au final, elle manquait peut être un peu de cuisson, ou d’autre chose, mais j’en suis maintenant sûr, je ne suis plus bien loin.

Tourner sa main en bluff à la rivière

Mardi 6 septembre 2011

Vous avez apprécié mon premier blog technique ? Voici le second ! Cette main s’est déroulée sur une table 2€/4€ de Winamax. Le contexte : RGoethals et S4lt1bank sont deux très bons joueurs qui viennent d’arriver à la table et moi-même, ohcaraiboa et jertiann sommes là depuis plus longtemps. Nous avons tous les 3 un tapis supérieur à 700€. Loïc Ohcaraiboa Sa est un excellent joueur : il fait d’ailleurs partie des Local Heroes Winamax. Il a un style de jeu très loose agressif avant le flop. C’est contre lui que je joue la main dont je vais parler aujourd’hui.

***** Hand History for Game 16410161297 ***** (Winamax)
$400.00 USD NL Texas Hold’em
Thursday, August 04, 09:14:15 ET 2011

Table Stara Zagora (Real Money)
Seat 5 is the button

Seat 1 : RGoethals 396.00€
Seat 2 : S4lt1bank 400.00€
Seat 3 : ohcaraiboa 1679.56€
Seat 4 : LocSta 712.50€
Seat 5 : jertiann 1125.84€

RGoethals posts small blind 2.00€, S4lt1bank posts big blind 4.00€
Dealt to LocSta KCœur ACarreau 

Ici, j’ai As-Roi dépareillé. C’est une excellente main avec laquelle il est plus que standard de partir à tapis en cash game avec une profondeur de 100 grosses blindes.

____________________
**
Dealing down cards **

ohcaraiboa relance à 14.00€
LocSta paie 14.00€

Je décide néanmoins de simplement payer et de cacher la valeur de ma main, pour plusieurs raisons que je vous présente :

- Je ne pense pas pouvoir amener ohcaraiboa à partir à tapis avant le flop avec une moins bonne main que la mienne ;
- Je sous représente la valeur de ma main et, de ce fait, je pourrai prendre assez souvent de la value post flop si je touche ;
- J’offre un spot de squeeze aux 3 joueurs à parler derrière moi.

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RDV à Paris, Omaha Cup : Doublé Winamax !

Lundi 5 septembre 2011

Encore un doublé pour le Team Winamax ! Après le duo Davidi Kitai – Almira Skripchenko, qui a sévi à Los Angeles à l’occasion du WPT Celebrity Invitational, c’est au tour d’Antony Lellouche, une nouvelle fois en compagnie du belge, de porter le logo Winamax au sommet du classement.

Festival incontournable de la rentrée, l’édition 2011 du « Rendez-vous à Paris » a débuté tambour battant avec l’Omaha Cup, une épreuve non labélisée World Poker Tour mais qui a tout de même regroupé la fine fleur du poker international. Avec un prix d’entrée à 5,000 euros, ils étaient 65 à avoir pris le départ, un nombre ayant largement répondu aux attentes de l’Aviation Club de France. Parmi eux, Jason Mercier, Rui Cao, Jeff Lisandro, Florian Langmann, Anthony Roux, Elie Payan, Ludovic Lacay, Basil Yaiche et même Patrick Bruel avaient tenté l’aventure.

Après une journée de compétition, ils n’étaient plus que seize en course. Et trois joueurs du Team Winamax pointaient le bout de leur nez : Antony Lellouche et Tristan Clémençon avec d’importants tapis, mais aussi Davidi Kitai, en embuscade en milieu de peloton. Après six nouvelles heures de combat, les trois représentants de l’équipe la plus titrée du poker français parviennent à se hisser parmi les huit places payées. Deux français les accompagnent : Michael Fratty, qui sautera rapidement en huitième place, et Pascal Leyo, futur quatrième.

Le Team Winamax se met à croire à un improbable triplé. Malheureusement, Tristan Clémençon s’incline en septième place, après avoir disputé un pot supérieur à la moyenne où il était pourtant favori. Mais en Omaha, tout peut aller très vite. Grands spécialistes de la discipline, Antony Lellouche et Davidi Kitai parviendront à passer entre les gouttes et domineront de bout en bout la finale. Ils décideront tout de même de proposer un deal une fois tombé à trois joueurs, Vadzom Kursevitch offrant de la résistance. Le biélorusse finira néanmoins par s’incliner sur la plus petite marche du podium, permettant aux deux compères du Team Winamax de s’offrir un face à face épique.

Photo : Poker 52

Davidi Kitai a déjà vécu la scène à Los Angeles. Opposé à sa camarade Almira Skripchenko, il avait connu la victoire et enlevé le premier titre WPT de sa carrière. Mais hier, Antony Lellouche était trop fort. Il remporte le duel Winamax et s’offre l’Omaha Cup. « C’était facile ! » a lancé en riant Antony Lellouche au lendemain de sa victoire. « Plus sérieusement, je pensais que le niveau serait plus élevé. Il y avait de nombreux qualifiés et quelques joueurs inexpérimentés : je ne me suis jamais senti inquiété durant le tournoi. » A la recherche d’un titre depuis deux ans, Antony a enfin pu profiter : « J’ai dormi à côté de mon Omaha Cup, et ce fut un vrai plaisir ! »

Aujourd’hui débute le tournoi principal du Grand Prix de Paris, l’étape World Poker Tour à 7,500 euros l’entrée. L’occasion d’enchainer pour le Team Winamax qui sera de nouveau bien représenté. Almira Skripchenko, Aurélien Guiglini, Ludovic Lacay, Michel Abécassis, Tristan Clémençon, Manuel Bevand, le duo Antony Lellouche – Davidi Kitai, mais aussi de Patrick Bruel seront au départ. Le coverage de Benjo sera à suivre à partir de mercredi en début de Day 2 !

Vainqueur. Antony Lellouche (Team Winamax) 70,000€
Runner-up. Davidi Kitai (Team Winamax) 68,000€
Troisième. Vadzim Kursevitch 65,000€
4ème. Pascal Leyo 31,200€
5ème. Juha Villi 24,690€
6ème. Michael Zovik 18,720€
7ème. Tristan Clémençon (Team Winamax) 15,600€
8ème. Michael Fratty 12,480€

Rentabiliser une main grâce à l’historique

Vendredi 2 septembre 2011

Plutôt que de vous parler de mes vacances ou des tournois joués récemment, je souhaiterais aujourd’hui aborder avec vous une main jouée online. Et vous expliquer mon processus de réflexion, bien sûr.

Voici le contexte de la première main : il y 1h30 que j’ai commencé ma session en NL400 et alept a rejoint ma table il y a environ 45 minutes. Il est directement à ma droite et est un joueur loose agressif. Il float souvent, 3-bet light, etc. Dès son arrivée, nous nous sommes beaucoup joués : j’ai touché de bonnes cartes et gagné la plupart des coups contre lui lors des quinze premières minutes. Ensuite, j’ai perdu AQ contre T8 en bataille de blindes : je relance à 16€, il me 3-bet à 48€, je 4-bet à 120€ et il fait tapis. Je paie et le tableau est tombé : T62AT. Et je perds ce coup.

Vient ensuite la main dont je souhaiterais vous parler :

***** Hand History for Game 1355469139339 ***** (Winamax)
$400.00 USD NL Texas Hold’em - Wednesday, August 31, 11:27:16 ET 2011

Table Reading (Real Money)
Seat 4 is the button

Seat 1 : LocSta - 721.63€
Seat 2 : alept - 1110.44€
Seat 3 : BENJJJ11 - 271.00€
Seat 4 : Sixcoups - 439.70€
Seat 5 : jertiann - 164.81€

jertiann posts small blind 2.00€, LocSta posts big blind 4€

Dealt to LocSta QPique TPique 

** Dealing down cards **

Ici j’ai Dame-Dix assorti en grosse blinde : une bonne main à jouer en position en bataille de blindes, mais aussi une main qui joue plutôt bien dans les pots à plusieurs.

alept relance à 12€
BENJJJ11 paie 12€
Sixcoups paie 12€
jertiann passe
LocSta paie 8€
__________

Alept relance en début de parole et deux joueurs décident de suivre. Ici, j’ai 2 options : payer ou relancer (squeezer). Je pense que le squeeze n’est pas la meilleure option car d’une part BENJJJ11 est short stack et, de plus, je ne pense pas qu’il me donnera du crédit car c’est alept qui a relancé UTG et qu’il est également le joueur le plus loose à la table. Le spot est donc un peu trop évident pour que l’on me donne du crédit. D’autre part, ma main a une équité trop bonne contre les ranges adverses pour ne pas décider de simplement payer. Je paye, donc.

** Dealing Flop ** TCarreau TTrèfle TCœur 

Je floppe un carré de dix… Ça, c’est fait ! Maintenant la question est : comment le valoriser ?

Sur ce genre de flop, en général, un des trois autres joueurs impliqué dans le coup aura souvent Full. De plus, vu que je n’ai pas squeeze préflop, je n’aurai quasiment jamais mieux que paire de Neufs ici dans leur esprit. Du coup, la meilleure option me parait être un check-raise.

LocSta check
alept mise 33.00€
BENJJJ11 passe
Sixcoups passe

Ici, les deux joueurs auxquels je donnais le plus de crédit sont les deux joueurs à avoir passé. Mon plan de check raise reste-t-il le meilleur ? Comme je vous l’ai dit, alept est un joueur large agressif. Il a donc très souvent loupé ce flop. Néanmoins, du fait qu’il sache que je n’ai jamais mieux que 99 ici et que j’aurais probablement juste payé sa mise avec 99 ou moins bien pour le laisser bluffer dans la suite du coup, je ne représente pas grand chose en check-raisant. De ce fait, je m’attends à ce qu’il call mon check-raise avec toute sa range ou presque dans le but de me bluffer dans la suite du coup (il aura souvent deux cartes supérieures au 8 pour avoir une certaine équité au cas où j’ai décidé de check raise mes pocket paires sur ce flop).

LocSta relance à 85.00€
alept paie 52.00€

__________

** Dealing Turn ** 8Cœur 

Ici, je me dois de miser une deuxième fois car faire autre chose que miser montrerait trop de force. En effet, si j’étais en plein bluff, je ferais rarement autre chose que de miser ce turn.

LocStamise 148.00€
alept paie 148.00€

__________

** Dealing River ** JCarreau 

La rivière est une très bonne carte. En effet, elle lui a assez souvent donné Full car, comme je vous l’ai dit, il a souvent des broadways en main. Le problème est qu’il n’a pas tout le temps une main qui va lui permettre de payer mon tapis : est-il donc préférable de checker puis payer son tapis, ou de faire tapis nous-même ?

En dehors des broadways, il va assez souvent avoir de la showdown value (des mains avec lesquelles il battra les bluffs mais des mains non suffisantes pour miser et espérer être payé par moins bien) avec des pockets pairs inférieures au 8 qu’il va checker derrière moi. Si je décide de checker cette river, il a également parfois une hauteur As et donc un bluff catcher. Du coup, je pense qu’il est préférable de faire tapis en espérant qu’il ait Full ou qu’il Hero Call avec hauteur As ou ses pockets paires.

LocSta mise 476.63€
alept paie 476.63€

alept montre QCarreau JTrèfle 
LocSta mise QPique TPique 

LocSta remporte 1466.26€

Mon défi : les résultats

Lundi 29 août 2011

Nous sommes au-dessus de Deauville quand le signal « Fasten your seat belt » s’éteint enfin, m’autorisant à me lever pour attraper mon Mac. Je profite de ce court vol vers Barcelone, coup d’envoi de la saison 2011/2012, pour revenir sur le petit challenge qui aura fait mon quotidien ces derniers jours.

De retour de vacances lundi dernier, je découvre avoir laissé à peine 4000€ sur mon compte Winamax.fr, une somme trop faible pour me permettre de jouer aux limites auxquelles j’évolue habituellement. Le problème est que je me suis toujours fixé comme règle de ne plus déposer sur un site de poker en ligne, une bonne gestion de bankroll devant m’en prévenir. Je suis donc face à un challenge personnel : remonter une bankroll confortable à partir de ce “petit” capital en évitant bien évidemment de tout perdre.

D’un autre côté, je sais que l’EPT Barcelone arrive à grands pas et un peu de poker intensif pourrait me faire du bien avant la reprise. Techniquement bien entendu, mais aussi mentalement pour gonfler mon capital confiance et travailler sur mon endurance. Et puis c’est une bonne occasion de faire des vidéos à des limites plus faibles pour les partager et en discuter sur le forum Wam-Poker avec vous.

J’ai donc eu l’idée d’un petit challenge public que vous avez pu suivre sur le Forum, sur Twitter et ma page Facebook, défi qui a touché à sa fin vendredi dernier. Je vais donc faire un petit compte rendu et procéder aux comptes ainsi qu’à la remise du prix : deux heures de coaching personnel.

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Epic League: Je reviendrai!

Samedi 13 août 2011

Alors que la finale de l’Epic League est en train de se jouer, je suis tranquillement dans ma chambre d’hôtel en train de taper ce blog. La faute à un full qui ne tiendra pas contre les deux As du néanmoins sympathique Gavin Smith. Au moins celui ci aura amené mes jetons en finale, vous pouvez les suivre en direct sur
le site d’epicpoker

Je vais rester un peu dans le coin (au sens vaste du terme, les USA c’est grand!). Au programme Colorado, San francisco, Los Angeles, vacances roots histoire de faire le vide et revenir à bloc pour un WPT et … encore l’EPIC League! En effet je suis persuadé que malgré les critiques de Negreanu sur ce nouveau circuit, ma décision d’y participer était la bonne.

Pour ce qui ne connaissent pas le principe, l’Epic League présente deux différences majeures avec un tournoi plus classique: Lire le reste de cet article »

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas

Jeudi 11 août 2011

Vegas 2010, il y a un an. Je sors de WSOP ratés, après une saison en demi-teinte qui m’a vu échouer à plusieurs reprises assez proche de tables finales majeures: Prague, Monte Carlo… Le Graal m’échappe encore. Je me résous à travailler pour m’approcher de cet objectif. Avec l’aide de Stéphane Matheu, récemment appointé manager du Team, je fais le points sur mes objectifs et les moyens que je leur dédie. Je commence un suivi sérieux avec Pier Gauthier, amené par Stéphane pour nous préparer mentalement à la compétition. Et je me lance…

Un an plus tard, beaucoup de choses se sont passées et il est temps pour moi de tirer un bilan de cette saison 2010-2011. La première chose qui me vient est que j’ai enfin brisé la malédiction qui me privait de table finales. Avec un septième place à Prague et une neuvième à Monaco, j’ai accompli un objectif personnel majeur et effectué une saison européenne satisfaisante. Grosse ombre au tableau: j’ai fait une mauvaise fin de saison. Alors certes, il y a un peu de variance dans tout cela, mais je ne suis pas totalement content de ma réaction. Mes WSOP 2011 furent un semi-désastre dans lequel je porte une part de responsabilité. Néanmoins je porte un regard globalement satisfait sur la saison: pas tant à cause des résultats, certes en amélioration mais pas tout à fait spectaculaires encore, mais plutôt à cause de la transformation personnelle que j’ai réussi à accomplir.

Comme dans la vie, où l’on peut attribuer son malheur à “pas d’chance”, au poker il est trop facile d’imputer ses échecs à la variance. Personnellement, je m’y refuse. La variance est une partie naturelle du jeu, pas une fatalité. Elle s’applique à tout le monde de la même manière. Nous partons tous égaux. Ceux qui franchissent les premiers la ligne d’arrivée sont ceux qui ont mis le maximum de chances de leur côté. J’ai envie de faire partie de ceux-là, alors je me concentre sur ce que je sais faire et ce que je dois changer.

Quelque chose a aussi totalement changé dans mon attitude par rapport aux champions: depuis mes débuts comme compétiteur à Magic, j’ai toujours ressenti une forme de peur à l’occasion de mes rencontres avec les “grands joueurs”. Depuis un an, j’ai opéré un revirement complet: plutôt que de geindre en voyant que j’ai tiré une table compliquée, j’en profite un maximum pour observer ce que font les meilleurs. J’ai beaucoup appris en regardant Tom Dwan s’adapter à son image télévisée, en voyant ElkY faisant preuve d’une stabilité et d’une patience infinie, ou au contact du stoïcisme impeccable de Mike McDonald. Les champions ne me font plus peur: ils sont des adversaires à respecter et dont on peut tirer de précieux enseignements.

Parallèlement, j’ai poursuivi mon retour au cash game online en jouant beaucoup sur winamax.fr avec des résultats tout à fait honorables. J’ai beaucoup travaillé mes faiblesses, étudié le jeu des autres regulars et pris mes responsabilités comme joueur pro avec un volume correct.

(Graph global depuis mon retour en CG en février 2010)

Par-dessus tout, je suis content de mes progrès concernant le pire ennemi du joueur: le tilt! En plus des conseils de Pier, les ouvrages et Tommy Angelo ont été une source d’amélioration constante de mon état d’esprit de grinder. Des sessions catastrophiques qui autrefois pouvaient m’affecter des semaines ne me troublent pas plus de quelques heures. Conséquence directe: je joue mieux, plus souvent, et je suis bien plus heureux.

Vous remarquerez le plat amusant de mon graph, qui fait penser à un arrêt cardiaque. C’est la transcription graphique de mon défi bankroll, qui m’a occupé lors du mois d’octobre 2010. Ce fût sur le moment un passage très dur mentalement car je me suis mis une grosse pression pour réussir: avais-je d’ailleurs le droit à l’échec? Avec le recul, je suis content du résultat et relis parfois mon propre blog comme on revoit un vieux feuilleton avec nostalgie.

J’ai aussi payé mon tribut à la communauté du Club Poker dont je suis issu et de laquelle j’ai quasiment tout appris, en tenant ce sujet pour répondre aux questions sur mon parcours.

Sur le plan personnel, j’ai aussi déménagé à Londres dans un cadre bien plus agréable (malgré les évènements récents!). J’ai constaté par ailleurs qu’augmenter mon niveau de vie avait un effet très désirable sur mes performances. Sans doute une forme de pression positive. J’écris ce blog de chez moi, où depuis trois semaines je me repose:: amis, sorties, sport, plaisirs en tout genres. Le spectre de la saison suivante s’approche déjà. Voici mon programme prévisionnel pour la fin 2011:

EPT Barcelone
WPT Paris
Finale PPT
Winamax Poker Open Dublin
EPT Londres
WSOPE Cannes
EPT San Remo (peut-être)
WPT Amnéville
WPT Marrakech
WPT Prague
EPT Prague

Gros planning une fois de plus, avec cette fois un objectif clairement établi: gagner un tournoi majeur. Ca ne sera pas de tout repos, et les statistiques sont contre moi,… Mais à quoi bon se battre sans rêver! Pour utiliser une image sportive usée jusqu’à la corde, Je souhaite que la saison 2011-2012 soit celle de la maturité. J’espère y faire de grandes choses, avec le soutien de mes coéquipiers, de mes coaches et de mon sponsor. Et j’espère vous voir m’encourager, car j’en aurais besoin!

Blogs Vidéos: Episode 5

Lundi 20 juin 2011

Day 20 aux WSOP, j’ai joué un peu moins d’event ces derniers temps, me concentrant sur mes paris contre les autres joueur du team… Et pendant ce temps là les français n’ont pas chomé, ElkY remporte une triple crown et Elie Payan son premier bracelet!

Realisé par Emilie Bouchard

Blogs Vidéos: Èpisodes 3 et 4

Jeudi 16 juin 2011

Pour ces deux épisodes suivants, j’ai confié mes impressions à la caméra juste avant le jour 3 de l’event 7, avec l’espoir de faire quelque chose, et juste après, avec la satisfaction du devoir accompli ;)

Impressions avant de reprendre le jour trois du $10,000 PLHE. Peut etre une tres grosse perf en perspective, il faut etre pret mentalement!

Quatrième épisode: Day 9, l’heure est à la fête! Nicolas revient sur sa table finale, comment il est arrivé là et comment il compte célebrer tout ça. Champagne…

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