Archive pour mai 2010

WSOP : Standard de Liège !

Lundi 31 mai 2010

Je n’ai pas pris le meilleur départ possible dans ces World Series of Poker… Il faut dire que la structure de ce premier event n’était pas franchement géniale pour un tournoi live. Qui plus est quand 4,000 joueurs sont au départ ! En d’autres termes, on peut qualifier le tournoi comme un crapshot, un donkament ou une boucherie, je vous laisse choisir ! Point positif : le field, relativement faible grâce à un buy-in abordable (1,000$). Beaucoup de joueurs disputaient ici leur premier tournoi live, et cela s’est ressenti dans leur façon d’aborder la partie : ils étaient angoissés et anxieux. Pour la plupart, ce sont des pensionnaires du fin fond de l’Amérique venus tenter leur chance : ils sont très passifs et absolument pas dangereux.

J’ai rapidement perdu la moitié de mon tapis. Voici la description de la main par nos reporters :

« Davidi Kitai a eu un peu moins de réussite. Jugez plutôt. En début de parole, le belge trouve Valet-Huit et décide de faire une mini-relance : quatre joueurs le paient. Le flop est 8Carreau8Pique5Trèfle (standard). Un premier joueur donke alors pour 325, la taille du pot : « je suis dans un vrai rêve à ce moment-là » confiera plus tard Davidi. Il se contente de payer et un autre joueur fait de même. Le tournant est un 2Carreau : nouvelle attaque de la blinde pour 800. Davidi hésite un long moment afin de déguiser sa main puis paie. Le troisième larron fait de même.

Prêts à voir la rivière, messieurs dames ? C’est un TCarreau : la blinde envoie une dernière salve, pour 750, et Davidi paie. C’est alors que le troisième pousse son tapis ! La blinde paie et Davidi est contraint de passer. Regardez à quel point la rivière est cruelle : elle a apporté une couleur à la blinde qui possède 7Carreau5Carreau et un full au troisième, qui retourne Dix-Huit ! Ce pot laisse Kitbul derrière un maigre tapis de 1,500. ».

Autant dire que cette rivière fut horrible, non seulement pour les 1,500 jetons perdus mais aussi pour le manque à gagner. En effet, sur une autre rivière, j’aurais pu prendre un maximum de value contre le « troisième larron », celui qui possédait un 8 moins bien kické que le mien. Toujours est-il que je parviens à doubler quelques mains plus tard avec 55 contre K8 sur un flop K65. C’est alors qu’on me change de table : la nouvelle est passive et j’en profite pour min-relancer à 200 sur des blindes 50/100 et faire des continuation-bet sur tous les flops.

Je remporte quatre coups d’affilée avec cette stratégie plutôt simple. Cinquième main : je reçois une paire de dames. Est-ce un rush ? Suis-je rentré dans la ”zone” ? Mon image n’est pas top : je sens que je vais être payé ! Suite à un limp pour 100, je relance à 350 depuis le cut-off. Le limper paie et le flop est APique 5Trèfle 6Trèfle  : je c-bet pour 250 et il me paie. Le tournant est un dix : on checke tous les deux. Enfin, la rivière arrive : un autre dix. Il mise 550 et je ne peux m’abstenir de payer en espérant qu’il soit sur un des nombreux tirages du flop. C’est raté : il me montre A4.

La main suivante, je reçois une paire de dix et relance à 200. Le bouton me fait 650 et vu mon image et mon maigre tapis de vingt blindes, je décide d’envoyer tapis. Il snap call avec KK et c’est la fin de ce premier event au troisième niveau… Je n’ai pas de regrets : c’est un tournoi qui ressemble aux nombreux MTTs online où on n’a pas le droit de perdre trop de coups. Une mauvaise rencontre peut être fatale et là… j’en ai pris trois !

Mon prochain tournoi a lieu mardi pour l’Event #6 : le shootout à 5,000$ où j’avais atteint une place payée l’an dernier. Pour se faire, il faut éliminer les neufs joueurs de sa première table… En gros : gagner un sit and go ! Comme promis, je ferais un compte-rendu à la fin de chaque tournoi, en espérant faire une table finale histoire de vous raconter des choses un peu plus passionnantes que des mauvaises rencontres…

COAD

 

WSOP : I have a dream

Vendredi 28 mai 2010

« I say to you today, my friends, so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream. » Traduction : « Je vous le dis aujourd’hui, mes amis, bien que nous ayons à faire face aux difficultés d’aujourd’hui et de demain, je fais pourtant un rêve. C’est un rêve profondément ancré dans le rêve américain ».

Cette magnifique phrase du discours de Martin Luther King prononcé en 1963 résonne dans ma tête jour et nuit à mesure que se rapproche la date fatidique de mon départ pour Las Vegas. Oui, mes amis, je dois bien l’avouer : mon aventure annuelle aux World Series of Poker est un rêve… et cette année, je compte bien les transformer en réalité !Prenons un moment pour rêver tous ensemble…

Lire le reste de cet article »

Dix souvenirs des WSOP 2009

Mercredi 26 mai 2010

Quoi de mieux, pour se préparer à six semaines de World Series of Poker, que de se replonger dans l’édition précédente le temps d’une visite aux archives ? En attendant les grands moments à venir cet été, voici quelques-unes des histoires qui nous ont fait vibrer lors des championnats du monde 2009…

Lire le reste de cet article »

Winamax à l’assaut des WSOP 2010

Lundi 24 mai 2010

Nous ne sommes plus qu’à trois jours du départ des World Series of Poker ! Comme chaque été, Las Vegas et le casino Rio s’apprêtent à devenir le centre de la planète poker, et l’équipe de reporters Winamax sera au rendez-vous pour vous faire vivre les championnats du monde en direct, jour après jour durant plus de six semaines.

En 2008 et 2009, Winamax s’était imposé comme LE site français incontournable pour suivre quotidiennement les épreuves, avec articles, vidéos, anecdotes et interviews à découvrir chaque jour. Pour l’édition 2010, le mot d’ordre sera : toujours plus ! Le vétéran Benjo est d’ors et déjà sur le pied de guerre, prêt à s’enterrer dans les tranchées de l’Amazon Room pour la cinquième année consécutive. Il sera accompagné par Harper, qui lui couvrira le festival avec les yeux d’un jeune premier – à 21 ans, ce sera sa première visite à Las Vegas !

« Chaque été, poker rime avec WSOP, avec 57 tournois dans toutes les variantes, et à tous les prix d’entrée », a commenté Benjo. « Tous les jours, quelque chose se passe, et il n’y a aucun autre endroit où je voudrais être à cette période. Et avec l’arrivée d’Harper, c’est la première fois que je serai accompagné pour l’ensemble du festival, ce qui nous permettra d’offrir encore plus de contenu. »

Au menu, les plats habituels : couverture en long et en large des français engagés dans les épreuves, un suivi des stars internationales, des interviews prises sur le vif, avec les stars montantes comme avec les pros établis, un fil Twitter mis à jour de minute en minute, une page de résultats exhaustive actualisée quotidiennement, des vidéos d’ambiance aux quatre coins de Las Vegas, et tous les scoops et anecdotes qui font le sel des championnats du monde. « Le tout avec la Coupe de Monde de football en fil rouge », commente Benjo, « ce qui devrait donner lieu à des paris en tous genres et de beaux moments d’émotion dans l’Amazon Room ».

Le Team Winamax a connu quelques uns de ses plus beaux succès lors des WSOP, avec notamment quatre tables finales en 2009, et le bracelet remporté par Davidi Kitai en 2008 dans l’épreuve de Pot-Limit Hold’em à 2,000 dollars. Nul doute que la 41ème édition des championnats du monde verra le Team vivre d’autres jolies aventures. Nous serons là pour vous les raconter…

Notez bien la date sur vos agendas : c’est le 28 mai au soir que nous donnerons le coup d’envoi de six semaines de reportage, avec une entrée des plus costaud : le Player’s Championship , épreuve mastodonte au prix d’entrée de 50,000$, où l’on jouera en succession pas moins de huit variantes différentes. Le festival culminera avec le Main Event à 10,000$, qui débutera le 5 juillet.

Rendez-vous sur www.winamax.fr !

A lire : programme complet des WSOP 2010

Sixième place pour Tristan Clémençon au WPT Barcelone

Dimanche 23 mai 2010

Pour la huitième finale live de sa jeune carrière, Tristan Clémençon aura finalement du se contenter de la sixième place à l’étape barcelonaise du World Poker Tour. Pas un mince exploit, tout de même, quand on songe que le joueur du Team Winamax avait attaqué l’ultime table en neuvième position au classement, avec un tapis inférieur à dix blindes.

« J’arrive de loin », a commenté Tristan peu après son élimination. « J’avais le plus petit tapis, et pendant les deux premières heures, je n’ai pas vu de jeu – ma meilleure main fut quelque chose comme Roi-9. » Le côté positif, s’empresse t-il d’ajouter, c’est que cela lui a permis de rester en course tandis que les premières éliminations survenaient, le faisant ainsi progresser sur l’échelle des prix.

« Après », raconte Tristan, « j’ai doublé deux fois, sur un coup à 40-60, puis sur un call étonnant d’un joueur de grosse blinde avec Valet-2, pour un tiers de son tapis. J’avais Valet-8… »

Son tournoi se termine sur un move à tapis au bouton, pour 250,000 aux blindes 15,000/30,000 : « J’ai Dame-10, et la grosse blinde réfléchit avant de payer avec… Roi-4. Cela représentait 40% de son tapis. » Pas sur que ce call soit des plus raisonnables, mais toujours est-il que la meilleure main de départ tient jusuq’à la rivière, éliminant Tristan en sixième place, pour un prix de 51,000 euros.

« Très content de ce résultat », conclut Tristan avec un sourire. Le benjamin du Team est en pleine confiance : tandis que ses coéquipiers préparent leurs valises pour Vegas, on le retrouvera prochainement à Marrakech, pour sa dernière série de tournois live avant la reprise des EPT en aout.

Tristan Clémençon en finale du WPT Barcelone

Samedi 22 mai 2010

C’est un joli lot de consolation que vient de s’offrir Tristan Clémençon en terres espagnoles… À vingt ans et quelques mois, le benjamin du Team Winamax est encore un poil trop jeune pour disputer les World Series of Poker cet été. Qu’à cela ne tienne : après trois jours de bataille, le voilà en table finale de l’étape barcelonaise du World Poker Tour. En novembre dernier, Tristan trébuchait aux portes de la finale du WPT de Marrakech, terminant en dixième place. Un échec qui lui avait laissé un goût de frustration en bouche. Demain, il disputera sa huitième finale en live, qu’il attaquera cependant en position d’ultra short-stack, avec moins de dix grosses blindes.

« Quelle souffrance ! », s’est exclamé Tristan au terme des demi-finales. « Mais on est là, ça fait du bien. J’ai perdu un pot énorme suite à un coin-flip, cela m’a arrêté en plein vol. Mais je suis bien content d’être encore en course : en début de journée, je n’avais que quinze blindes avec 44 joueurs restants et 36 places payées. »

Lire le reste de cet article »

Back to Cash 5: retour en confiance

Samedi 15 mai 2010

Previously, in Back to Cash: je vous avais laissé aux environs de la 47,000ème main. Alors en plein downswing, je faisais mon possible pour rester confiant et voir l’avenir en rose. Depuis, j’ai relativement peu joué : les tournois live sont venus se placer sur mon chemin, et une chambre d’hôtel avec connexion internet instable n’est pas l’idéal pour grinder.

Voici néanmoins le graph pour les mains que j’ai jouées depuis la dernière fois, toujours en NL400 sur Winamax.


Lire le reste de cet article »

Vegas… demain peut-être ?

Lundi 10 mai 2010

Les beaux jours arrivent. Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil dehors : le soleil rayonne, les shorts et les jupes sont de sorties, les barbecues tournent à plein régime… Et les bières aussi !

Oui, mes amis, l’été est proche ! Et c’est en pleine période estivale que toute la planète poker se concentre sur une seule région géographique à l’occasion des World Series of Poker : LAS VEGAS !

Tous mes amis, qu’ils soient joueurs ou reporters, y seront cet été. Tous… Sauf un. N’ayant pas l’âge légal pour me rendre dans les casinos outre-Atlantique, je resterai coincé en Europe. Mais essayons de rester positif.

Lire le reste de cet article »

Stéphane Matheu, coach d’exception

Jeudi 6 mai 2010

Le Team Winamax est fier de vous présenter son nouveau manager : Stéphane Matheu ! Ses tâches au sein de l’équipe la plus titrée du poker français seront multiples : organiser un planning pour les joueurs autour des tournois, gérer leur image, mais aussi les mettre dans les meilleures conditions possibles en les soulageant des aspects stressants d’avant-tournoi, ainsi que mettre en place un programme sportif afin d’optimiser leurs performances.

Ma rencontre avec Stéphane Matheu est assez récente. C’est à Vilamoura, à l’occasion d’une soirée passée en compagnie de Davidi Kitai que nous nous sommes entretenus pour la première fois. L’objet de notre échange : la folle carrière du tennisman Fabrice Santoro. Et croyez-moi, Stéphane est incollable ! Il m’a ainsi rappelé un improbable point sorti de mon esprit, qui s’était conclu par par un lob face à Arnaud Clément il y a de ça… six ans ! Après une heure de discussion, je suis ressorti comme toute personne ayant eu la chance de converser avec Stéphane : conquis.

Lire le reste de cet article »

C’est une question d’équilibre

Jeudi 6 mai 2010

Je suis dans l’Eurostar pour Londres après une semaine à Monaco et un week-end à Paris. Après l’EPT Snowfest fin mars j’avais décidé de ne pas jouer San Remo pour me laisser un mois sans tournoi live. Pour ne pas me faire étrangler par Davidi je lui ai dit que je ne pouvais pas y aller à cause du nuage de cendre. Ne lui dites surtout pas, mais la vérité c’est que j’avais besoin de prendre du temps, pour régler des problèmes hors poker et pour pouvoir me concentrer plus que quelques jours sur le cash game online. Je ne me souviens plus de la dernière fois où je me suis assis serein derrière mon ordinateur en me disant que je n’avais rien d’autre auquel penser pendant quelques jours que de jouer. Et jouer online à haute limite est exigeant, et je n’ai jamais été au top que lorsque je pouvais m’asseoir sans aucun souci en tête et me dire que je n’avais qu’à me concentrer sur mon jeu.

C’est ce qui fait qu’il est très dur d’être à la fois un pro online et un pro qui joue le circuit des tournois. J’ai malgré tout choisi de faire les deux, parce que l’un ou l’autre seul ne me satisferait pas. Mais c’est aussi infiniment plus dur à gérer que de ne faire que l’un ou l’autre. Par exemple j’ai beaucoup trop souvent joué sur mon ordinateur portable dans une chambre d’hôtel, mal installé et sans avoir assez dormi ou après un long voyage. Le fait de jouer les tournois live a déréglé mon jeu à certaines périodes, et la seule solution pour rester au meilleur niveau dans les deux disciplines me semble être aujourd’hui de me garder de temps en temps des périodes d’environ un mois sans tournoi live.

Lire le reste de cet article »

visit counter