Archive pour avril 2010

Mon EPT San Remo par Jim Jarmusch

Mercredi 21 avril 2010

Day 1

L’arrivée du joueur italien sous les regards des pros avides de sa chair - ici, Jason Mercier et Thomas Bichon. “If looks can kill, I am dead now”.

Une main d’anthologie où le joueur italien effectue le mythique “call pour info”. “What do you have? Nothing!”.
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Mon plus gros bad beat

Lundi 19 avril 2010

J’ai toujours considéré l’EPT San Remo comme le plus beau tournoi de l’année sur le circuit européen, notamment sur les critères suivants :

- Des qualifications toute l’année dans les casinos italiens ;
- Plus de 1,200 joueurs sont attendus, créant un impressionnant prize pool avec plus de un million d’euros pour le vainqueur ;
- Un tiers d’italiens avec, mis à part peut-être Luca Pagano et Dario Minieri, une majorité de qualifiés et de joueurs « amateurs » locaux ;
- Un style de jeu « à l’italienne » qui peut être contrôlé en jouant beaucoup de coups.

Vous l’avez compris : pour RIEN au monde j’étais prêt à manquer ce tournoi. Et pourtant…

Je me suis donc prêté à un petit jeu de calcul d’odds : étant donné mon hypermotivation à jouer ce tournoi, quelles sont les odds pour que je n’y sois pas présent ?

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Hitting the wall and bouncing back (or not)

Jeudi 15 avril 2010

J’ai envisagé plusieurs façon d’écrire ce blog, l’une d’entre elles consistant en une longue série de pot perdu. Totalement dépourvu d’intérêt, personne n’aime écouter un joueur de poker se plaindre, moi le premier.

Cependant je ne peux pas échapper à ma réalité, je vais donc exposer les faits en version courte pour éviter de saouler tout le monde:

2010 SUCKS

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Forza pape !

Mercredi 14 avril 2010

Grosse quinzaine en prévision pour le Team Winamax ! La fin de saison est annoncée en Europe, et vos reporters préférés vont mettre les bouchées doubles pour la terminer en beauté, en répondant présent au rendez-vous des dernières grosses étapes programmées sur le Vieux Continent avant l’exil vers Las Vegas et ses WSOP.

Pour la troisième année consécutive, le Team dans sa quasi totalité disputera le clasico méditerranéen de fin de saison composé de la doublette EPT San Remo - EPT Monte Carlo. Deux belles et grosses épreuves comme on les aime, bouillonnantes, ensoleillées et prestigieuses.

Un grand rendez-vous en deux temps, avec une première partie qui commence dès demain. Un field record est attendu au casino municipal de San Remo que nous pouvons admirer depuis la fenêtre de notre chambre d’hôtel : plus de 1,200 joueurs, dont neuf joueurs du Team Winamax :

Almira Skripchenko
Michel Abécassis
Ludovic Lacay
Antony Lellouche
Manuel Bevand
Aurélien Guiglini
Davidi Kitai
Anthony Roux
Nicolas Levi

Il faudra aussi compter sur le Local Hero Xavier « furax666 » Jacquet et six qualifiés Winamax dont Antoine « tons26 » Junillon et quelques autres visages que vous reconnaitrez surement. Au total, ce seront 17 joueurs floqués du logo W que nous observerons cette semaine en Italie au milieu des grandes stars du circuit et des centaines de joueurs italiens en présence, dont on attend avec impatience les inévitables clashs avec nos compétiteurs français.

« Allez Papa » ou « Forza Pape » ? Réponse dès jeudi midi sur www.winamax.com, entre deux plats de linguine au pesto.

Les cagoulés font du ski

Dimanche 11 avril 2010
Les cagoulés font du ski
Les cagoulés font du ski

Il ne s’agit pas de poker cette fois, ni des braqueurs de l’EPT Berlin puisque leur tentative de se payer des vacances a échoué. Non, il s’agit juste de neige et de glisse, de soleil et de vin chaud. La saison est finie et c’est donc l’heure du bilan… Je suis parti 3 week-ends avec des gens « normaux » comme on dit dans le jargon, et un week-end entre cagoulés. Il se trouve que c’était en décembre et qu’il faisait très froid. Mais ça n’était pas la seule raison bien sûr…

La bonne nouvelle c’est que je suis le moins cagoulé. La mauvaise c’est que je me compare à des champions du monde de la catégorie. Ca n’est donc probablement pas un hasard si l’on s’est retrouvé tous les 3 quelques jours avant Noël aux Arcs 2000, là où en arrivant à la station le thermomètre indiquait -21 degrés…

A droite les plus observateurs d’entre vous auront reconnu le regard de tueur de Rui “gohanounet” Cao, qui écume les tables de pot limit omaha online. En joueur consciencieux, il étudie tous les aspects du jeu, et s’est beaucoup penché fin 2009 sur le bad run/la variance négative à ce jeu merveilleux qu’est le PLO.

Au centre un ami que nous avons rencontré sur les pistes. Un mec sympa, joueur de poker apparemment, mais qui a toujours refusé de donner son nom et même son pseudo online. On sait juste qu’il est suédois et qu’il ne quitte plus sa cagoule intégrale depuis quelques mois…

J’étais très motivé pour aller plusieurs fois au ski cette année, et j’ai réussi à prendre le temps de bien en profiter : 4 week-ends en plus de l’EPT Snowfest. Et j’ai adoré ces moments qui coupent complètement le rythme. On me dit souvent que venir de Londres pour 2 jours ça fait loin. C’est sûr, mais avec tous les avions que l’on prend pour jouer le circuit ça ne paraît plus grand-chose. Ca peut même sembler bien plus nécessaire parfois que d’aller au bout du monde pour jouer un coinflip… Bref j’ai adoré le principe des week-ends au ski, je m’aère plus souvent, je profite à fond, ça contribue à me faire faire du sport plus régulièrement.

Et mine de rien, depuis que je suis joueur de poker, j’avais un peu oublié les bienfaits des week-ends. Au poker on a la liberté de gérer son temps comme on l’entend, mais au fur et à mesure la notion de week-end disparaît. On joue quel que soit le jour de la semaine, on sort quel que soit le jour aussi. Avant le poker je savais si on était lundi ou mercredi, et parfois je me demandais quel jour du mois on était. Maintenant c’est le contraire, je sais que mon prochain tournoi est le 25 avril. Mais je me demande régulièrement quel jour de la semaine on est…

J’ai envie de dire un grand merci à mes copains qui bossent. Grâce à vous je passe des week-ends formidables et je garde pied avec la réalité. Votre sacrifice (bosser…) ne sera finalement pas inutile… ;)

Et puis il y a eu Snowfest. Nous étions peu nombreux du team : Alexia, Nicolas et moi. On a passé une très bonne journée sur les pistes malgré de la neige pas top, en compagnie de Benjo et Paco, aussi génial sur un snow que derrière la caméra, qu’au montage et qu’en dehors de tout ca. Vous pouvez d’ailleurs retrouver ses vidéos de la journée sur winamax :

Part 1
Part2
Part3
Part4

Des « no-life », les joueurs pros ?

Vendredi 9 avril 2010


« Un nolife est une personne qui consacre une très grande part (si ce n’est l’exclusivité) de son temps à pratiquer sa passion, voire son travail, au détriment d’autres activités. Cette addiction affecte ses relations sociales et sentimentales. Le terme est le plus souvent utilisé pour désigner un joueur souffrant d’une forte dépendance au jeu vidéo ou à l’ordinateur. »

                 - Wikipedia

En 2007, j’ai consacré une année entière à jouer uniquement en MTT,  12 heures par jour, 7 jours sur 7. Je dois bien l’avouer : j’étais un nolife complet.

Dans ces circonstances, lorsqu’un joueur en arrive à penser, manger, et rêver du poker jour et nuit, lorsqu’il est constamment troublé par une main jouée, il a forcément l’impression de devenir meilleur jour après jour… Il finit même par oublier que pendant ce temps, le monde continue de tourner !

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Player is on tilt

Mercredi 7 avril 2010

Cela fait quelques mois que j’éprouve les plus grandes difficulté à gagner sur Winamax… Il est temps de faire le bilan, histoire d’essayer de comprendre les raisons de cet échec. Le début des ennuis remonte à mon intégration dans le Team, en octobre dernier. A ce moment commençait un bad-run qui allait durer 30,000 mains et durant lequel j’allais perdre 35,000$ en espérance de gain (cette somme correspondant donc à la différence entre mon résultat réel et le résultat espéré si les probabilités avaient été respectées). Cette mauvaise passe, couplée à une sélection de table inexistante et un niveau de jeu en baisse, est venue noircir des résultats plutôt correct en tournoi.

Ainsi, j’avais succombé au fameux syndrome du Team Winamax… Un syndrome qui, avant mon intégration, m’avait toujours fait sourire quand j’entendais mes camarades en parler. Avant que j’en devienne moi-même la victime ! Ce syndrome, on peut le définir très simplement en deux temps : « live donkament boomswitch », puis « online cash-game doomswitch ». Traduction : quand on entre dans le Team Winamax, on « chatte » tout de suite en tournoi live, avant de subir un très violent coup de mou en cash-game.

Cela s’est parfaitement illustré pour moi. J’ai connu la victoire à Evian dès mon second tournoi live aux couleurs du Team. Dans le même temps, j’ai connu autant de sessions négatives en quatre mois que je n’en avais connu durant les deux années précédentes…

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La Tueuse à l’écran

Mardi 6 avril 2010

Il y a près d’un an, je vous parlais sur ce même blog de ma participation au tournage d’un téléfilm sur le poker. Marquez vos calendriers! La Tueuse sera diffusé ce vendredi 9 avril à 20h30 sur ARTE. C’est le résultat de près de deux ans de labeur acharné pour son réalisateur Rodolphe Tissot, joueur passionné et membre historique de Club Poker.

Ayant eu la chance d’assister à une projection du film en avant-première, je vais faire simple: j’ai adoré! Evidemment, j’étais prévenu: j’avais lu le scénario et participé à au tournage des diverses scènes de poker. Malgré tout, le film a réussi à me surprendre. Touchant voire poignant par moments, juste et particulièrement bien interprété, c’est une franche réussite, surtout pour un premier film. Je l’avoue, je n’étais pas particulièrement fan de l’actrice principale (la rockeuse Adrienne Pauly) au moment du tournage, mais elle réussit un tour de force très convaincant dans le rôle de cette joueuse accroc déchirée entre son rôle de femme, mère et épouse, et sa nouvelle identité de terreur des cercles parisiens. Ce n’est pas pour rien que film et actrice ont été primé au festival de la fiction télévisuelle de Luchon.

Evidemment, le traitement du poker ne plaira pas à tout le monde. Bien que présenté comme un film sur l’addiction, je trouve qu’il s’agit plus en réalité d’un film sur la passion du joueur: l’addiction n’étant que la dérive pathologique de cette même passion, lorsqu’elle échappe à tout contrôle. Le vaste et complexe univers du poker que nous connaissons bien n’est effleuré: si au détour d’un dialogue, on cite Moneymaker ou les cardrooms de Vegas, ce sont principalement les cercles (fictifs) de la capitale et leur faune colorée qui sont mis en avant. Superstitions, récits de mains ”old school” et autres “livetarderies” sont au centre du film, bien loin de la technique pointue et jargonnesque des joueurs online. Mais on pardonne ce choix, car le film nous parle. Il parle aux deux facettes du joueur qui nous habitent tous et que nous ne connaissons que trop bien: le requin assoiffé que rien n’arrête et qui dévore ses proies dans l’indifférence voire le mépris général, et le loser, celui qui connait la sensation de rentrer les poches vides et la bouche pleine d’histoires improbables. Il dépeint une réalité que nous préférons souvent ignorer, celle qui rappelle sournoisement que derrière chaque “fish” ou “donk”, il y a un être humain.

Fans de poker et de cinéma, rendez-vous dès ce soir en direct sur Club Poker Radio où nous parlerons du film, le réalisateur/auteur Rodolphe Tissot en tête! En attendant, vous pouvez visiter la page facebook le La Tueuse, avec quelques coupures de presse et des photos du film et du tournage.

Rodolphe et ManuB sur le tournage dune scène de poker

Rodolphe et ManuB sur le tournage d'une scène de poker

La grande vie

Dimanche 4 avril 2010

Mars a été riche en perspectives, en essais … en déceptions aussi. Mais le printemps il revient toujours, comme on dit !

Berlin d’abord où deux coups contre le même joueur me mettent à demi ko, la faim faisant le reste du boulot pour me mettre à terre.

Je 3-bet un joueur préflop avec QQ. Il paye. Le flop vient 10/J/4.

Je fais un continuation bet, mon adversaire me relance du minimum et je le 3-bet pensant qu’il peut me relancer avec un simple valet.

Quand il me paye, je ne suis plus certaine d’avoir la meilleure main et je préfère checker la turn pour contrôler la taille du pot. Quand il mise sur la rivière qui amène un second J, je ne peux que passer… il possédait J8 !

Un peu plus tard, je trouve enfin un brelan au flop avec ma paire de 8 en main. La turn et la rivière sont deux AS. Et je dois fold face à un carré d’AS de mon adversaire, mon full faisant désormais pâle figure …

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Poker road

Samedi 3 avril 2010

Voilà plus d’un mois que la partie de Monopoly géant a commencé. Je suis évidemment le pion-chapeau -et certainement pas le fer à repasser, je mets 1h par chemise! Tour à tour je suis passé par Berlin, Marrakech, Evian, Barcelone, l’Autriche, la Roumanie, et maintenant par Casablanca, le tout sans repasser par la case départ (et, hélas, sans toucher 20,000 Francs) ! J’ai dans mes poches des dirhams des livres sterling, des Lei roumains, et bien sur des euros !

C’est l’heure d’une introspection: enchainer les tournois à ce rythme sans gagner peut vite fatiguer l’esprit et le corps, et c’est une des qualités du joueur de poker consciencieux que de toujours analyser son état. Je crois qu’il y a deux bonnes façons de réagir au « bad run ». L’une consiste à prendre des vacances, faire le vide, et revenir chargé à bloc. C’est la solution la plus sûre et souvent la meilleure.

L’autre consiste à attaquer de plus belle. Elle demande plus de ressources, et que trois conditions soient réunis :

  • Suis-je en train de bien jouer ? Ai-je fait des erreurs que je ne commets pas d’habitude, ou pire ai-je succombé au tilt ? Bref faut- il changer quelque chose dans mon jeu. Le poker est gouverné par la stratégie et par la chance, avoir le recul nécessaire sur ses résultats est primordial.
  • Est-ce que j’aime le poker en ce moment ? Même si mes défaites n’étaient pas mérité, ais-je vraiment la motivation pour passer à nouveau des heures à une table de poker? Vais-je au contraire me montrer impatient dans mon jeu, voire partir en vrille à la première déception sur la table ?

Apres m’être posé ces questions, je peux l’affirmer avec certitude: mon jeu ne s’est pas déreglé, et je suis motivé comme si c’était mon premier tournoi : j’ai l’envie de jouer, de travailler, et de gagner !

Ça tombe bien : après Mazagan, il y aura l’EPT de San Remo et ses joueurs locaux un peu fous sur les bords. « Perfetto ! ». Juste après, on jouera la grande finale de Monte-Carlo, suivie de près par le Grand Prix de Paris. Un hôtel sur les champs Elysées, ça vous dit quelque chose? Les valises ne sont pas encore posées !s

Apres quoi, gagnant ou perdant, on aura tous bien mérité de souffler avant d’attaquer le mythique WSOP à Sin City…

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