Archive pour février 2010

Back to Cash: “c’est reparti sur six tables”

Dimanche 28 février 2010

Après deux ans consacrés quasi-exclusivement aux MTTs, j’ai eu besoin d’un changement d’air. Une longue période sans résultats marquants m’a fait me poser des questions: pas uniquement sur mon jeu, que je sais perfectible bien que globalement gagnant, mais plutôt sur le style de vie associé aux tournois.

Jouer beaucoup de tournois online requiert une grande patience, la capacité à jouer de longues sessions sans craquer ou en avoir marre au premier sale coup, et somme la capacité à absorber la variance en temps réel sans pouvoir vraiment faire un break et souffler un peu. C’est une vie qui peut se révéler usante, quasi-exclusivement nocturne et détachée du monde. D’autant plus que la clé du succès réside dans le volume au moins autant que dans la qualité du jeu développé. Tous ces aspects sont développés en détail dans l’excellente interview de Shaundeeb par Benjo, un des plus gros grinder de MTT online que cette terre ait jamais porté.

Après deux ans de cette existence, j’ai besoin de plus de flexibilité. Me revoilà à l’assaut du cash game. Et ce n’est pas une mince affaire!

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Mars, et ça repart !

Vendredi 26 février 2010

Vous êtes nombreux à vous être posés des questions durant l’EPT Copenhague… Où est le reportage ? Où sont les membres du Team ? Je tiens tout de suite à vous rassurer : tout le monde est en bonne santé ! C’est juste que vos joueurs favoris ont décidé de faire l’impasse sur ce tournoi au Danemark, le pays du 9-bet light. Seul Tristan Clémençon a tenté l’expérience, et « SupeRoger47 » s’est fait éliminer en fin de première journée à la suite d’une malheureuse rencontre où son brelan a fait face à un full. Soulignons en revanche la très belle performance de Damien Fouquet, qualifié Winamax, qui a atteint la treizième place pour 21,970$. Plutôt pas mal lorsqu’on sait que Damien s’est contenté de faire un simple dépôt de vingt euros mi-janvier !

Et maintenant, alors ? Hé bien on y retourne, pardi !

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Français, je vous ai compris !

Mercredi 24 février 2010

S’il y a bien une chose que je dois au poker français, c’est de m’avoir accueilli à bras ouverts. D’ailleurs, me retrouver dans la catégorie « France » dans les chipcount de Pokernews ne m’étonne plus !

Bon, il est vrai que je ne figure pas encore dans le classement Live Poker… Mais tant mieux après tout : mieux vaut être numéro un belge que dixième français ! Je connais personnellement presque tous les réguliers français du circuit, et force est de constater que j’apprécie tout le monde (sauf un ! comme dirait mon ami Vikash).

Au-delà de l’amitié, j’avoue bien aimer jouer contre les français. Je fréquente depuis longtemps les cercles parisiens et participe à tous les tournois de l’hexagone possible, et cela depuis quelques années. Les joueurs qu’on y trouve sont à classer dans deux catégories :

- Les réguliers de l’Aviation Club de France, qui adoptent une stratégie de l’ancienne école, dans un esprit de protection très important, quitte à perdre énormément de value ;
- Les jeunes venus du jeu en ligne, qui  protègent très peu leurs mains, quitte à se faire outplayed en jouant small ball et en induced bluff un maximum.

Dans les deux cas, il existe de bons joueurs, même si « l’école des jeunes » regorge de plus de talent selon moi. En prévision de l’EPT Deauville, du FPT Winamax et des EFOP, il me fallait pouvoir exploiter au maximum toutes ces faiblesses qui rendent les tournois du circuit français si attractif.

Je parle ici d’une petite partie de joueurs dits « old-school » qui n’ont pas réussi à s’adapter à l’évolution naturelle du poker. Il faut être honnête : les mauvais joueurs se font de plus en plus rares, et le fish n’a qu’une vie… Il faut donc en profiter avant qu’un autre ne s’en charge.

Une fois repéré, il faut encore réussir à l’attraper. C’est en quelque sorte un art de se faire livrer : Elky ou Ludo sont des spécialistes du métagame qui consiste à créer un faux historique afin de provoquer une grossière erreur chez leur adversaire et d’accumuler des jetons sans souffrir.

Je vais me focaliser sur quatre types de joueurs qu’on retrouve sur le circuit français, en illustrant leurs défauts à l’aide des mains que j’ai disputé durant le dernier mois.

Mesdames et messieurs, je vous présente M. Marrakech, M. Toutpourpapa, M. Ego et M. Jesuisobligédepayer !

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En avoir ou pas…

Lundi 22 février 2010

Je ne peux pas penser au tournoi de Deauville et à ma dixième place sans repenser à mes débuts au sein de l’équipe Winamax, aux premières vidéos des joueurs de l’équipe et aux conseils que j’ai reçus. Et à ma stupéfaction quand j’ai regardé pour la première fois une vidéo où Annette Obrestad jouait un tournoi online en cachant ses cartes sur l’écran à l’aide d’un scotch. Je ne comprenais pas comment cette fille pouvait jouer et gagner sans connaître la valeur des ses cartes. Sans comparer nos niveaux, je sais que j’ai intégré depuis quelques mois des notions fondamentales et que mon niveau de poker a nettement évolué. Parce que je ne recule plus devant une décision, même périlleuse, si je la pense juste.

Comment et pourquoi ? Je n’ai pas de réponse précise. Aucune fée ne s’est penchée sur mon sommeil avec sa pluie d’étoiles magiques. Mais je peux raccorder plusieurs éléments, oui.

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Deauville, le battement d’aile du papillon

Mercredi 17 février 2010
Ca faisait longtemps que je n’avais pas été ITM dans un EPT, mais de ce point de vue là, je ne peut pas trop me plaindre ces derniers temps. Mon dernier « bad beat » en EPT remonte au Portugal (je rate un pot pour le chip lead en début de day 2 avec AA contre… ATs). Depuis? Trois EPTs, 3 fois dans l’argent.  Parlons de Deauville qui fut fort en émotions, en paris idiots (je pèse mes mots), et qui fut une nouvelle occasion d’observer l’effet papillon (oui vous savez, qui d’un battement d’aile ou je sais plus quoi peut provoquer un ouragan à l’autre bout de la planète !).

Si vous avez suivi le coverage de Deauville, vous savez que j’étais Chip leader le jour 2 et une bonne partie du jour 3. Vous savez peut être aussi que j’avais un pari avec Alexia… Un « last longer » amical, celui qui finirait le plus loin dans le tournoi choisirai un accessoire à porter lors du prochain tournoi pour le perdant. J’avais prévu un chapeau ridicule pour la miss en cas de victoire, et en cas de défaite je me suis engagé à porter un débardeur de son choix… Vous le voyez, l’enjeu était grand !

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En direct de l’ACF

Jeudi 11 février 2010

Vous avez aimé le cadre de la Finale du France Poker Tour ? Cela tombe bien : on y retourne ! L’Aviation Club de France organise depuis deux semaines ses traditionnels Euro Finals of Poker. Et la crème du poker français a fait le déplacement. Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil aux premiers résultats : parmi les vainqueurs se trouve Eric Haik pour près de 90,000€ ou encore Pierre Canali pour 51,850€. Les tables finales sont également affolantes. Y ont au moins figuré une fois : Ben Pollak, Arnaud Esquevin, Julien Brécard, Gabriel Nassif, Karim Bennani Smires ou encore le joueur du Team Winamax Davidi Kitai, quatrième du Silver Championship pour 13,365€.

Alors, c’est bien beau tout cela, mais c’est le passé. C’est sur le prochain tournoi que nous allons porter toute notre attention : le Diamond Championship. Avec un prix d’entrée à 5,000 euros, de nombreuses stars seront au rendez-vous, et le Team Winamax ne devrait pas manquer à l’appel. Au départ du Day 1A ce soir : Nicolas Levi, Davidi Kitai et Vikash Dhorasoo. L’équipe de reportage Winamax, composé de, ah, juste moi en fait, sera évidemment présente pour suivre cet évènement majeur. Rendez-vous dès ce soir, sur  www.winamax.com, à partir de 20 heures !

Deauville, la désillusion

Vendredi 5 février 2010

Je suis de retour de Deauville. Et, autant vous le dire, le bilan est très mauvais. J’ai joué le Main Event, quelques tournois parallèles et même le High Roller à 20,000€. J’ai presque fait l’argent dans le 1,500, mais, malheureusement, ma paire d’as n’a pas résisté au moment crucial.

La défaite au poker est difficile à accepter. Au football également. Pourtant, lorsqu’on est footballeur, même si on est un privilégié, il va falloir répondre à toute une série d’humiliations, de désillusions, de déceptions… Cela peut prendre plusieurs formes : le banc des remplaçants, la tribune ou carrément la non-sélection en équipe première. On peut aussi se blesser, rater son match, être remplacé en seconde période, ou parfois même bien avant… Le lendemain, le réveil est dur, parfois très dur. Les critiques tombent et les notes des journalistes vous accablent. On essaie d’éviter les journaux au maximum mais la tentation d’en ouvrir un furtivement est grande. Et pourtant, il faut quand même se rendre au décrassage pour affronter le regard des autres : l’entraîneur, ses coéquipiers, les journalistes et, surtout, les supporters…

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Crappy New Year ?

Vendredi 5 février 2010

L’année 2010 n’a pas vraiment démarré comme je l’imaginais… Après un nécessaire break d’un mois, j’avais placé de bons espoirs dans le combo finale du France Poker Tour /EPT Deauville programmé début janvier.

La finale FPT s’est déroulé de façon catastrophique. Comme d’habitude, j’ai envie de dire : en quatre participations (trois qualifs régionales, plus la finale à l’Aviation Club de France), je n’ai jamais dépassé le troisième niveau. Pas très sérieux, tout ça. Il va falloir que je retrouve rapidement le bouton « fold ». Bon sang, mais où est-ce qu’il est passé ?

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Small Stakes Showdown

Jeudi 4 février 2010
Jeudi 4 février, centre de Bristol, minuit et demi. Impossible de rentrer me coucher (qui va dormir en milieu d’après-midi, franchement?).  Je sors du cinéma, où j’ai vu un médiocre Book of Eli. Dans cette ville anglaise calme et agréable quoique pluvieuse, berceau du trip-hop, les options nocturnes en pleine semaine sont limitées. Et puis il faut avouer qu’à la différence de nombre de mes confrères du Team, je ne suis pas exactement un gros clubbeur. Il me reste donc le Gala Casino, un élégant édifice moderne de verre et de métal illuminé de néons.
Fast forward, me voici à l’intérieur.

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