Archive pour décembre 2009

Long time no blog

Jeudi 31 décembre 2009

Des excuses me semblent de rigueur pour débuter ce post. Je n’ai plus bloggé depuis ma table finale végassienne dont le compte rendu s’est d’ailleurs arrêté à la première partie.

J’en suis sincèrement désolé, mais j’ai toujours été d’un naturel fainéant et il est très difficile de changer. C’est sans doute le coté “devoir” qui fait ça.

Je n’ai en revanche pas ménagé mes efforts sur les tables de cash game ni en tournois et ô miracle, les résultats ont suivi!!!

D’abord avec une deuxième table finale aux WSOP, en Europe cette fois. Le prizepool n’était pas fou, mais avec un rassemblement de plus de 600 joueurs, cette deuxième 5ème place de l’année m’a fait un bien fou au moral.

Je suis ensuite parti un mois en Thaïlande rejoindre les Degen (un groupe de joueurs Français installés là bas). Le temps n’était pas vraiment au rendez-vous (mousson oblige). J’en ai profité pour jouer online. Beaucoup et surtout très cher. Cela mériterait un post à part où je pourrais montrer les plus gros pots joués sur cette période. En résumé j’ai déchiré la 10/20 et fait les montagnes russes en 50/100. Frissons garantis!

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Mon année 2009

Mercredi 30 décembre 2009

(Cliquez sur l’image pour une version plus grande)

Manuel Bevand - Retrospective 2009

Manuel Bevand - Retrospective 2009

Mille merci à Dudley de ClubPoker.net !

Bon réveillon à tous,

En 2010, et vite!

Samedi 26 décembre 2009

Cette fois, c’est la fin. De l’année. Choses vues en 2009:

Un perdant. Oui, figurez-vous que j’en ai trouvé un. Cela n’a pas été facile puisque j’ai rencontré au moins une centaine de “pros” qui se disent faire partie du top 10 au classement français. Sur quel support, me direz-vous? Est-ce sur le classement du magazine Geek-24, sur celui de FFJT (la fédération française des joueurs de turbo), ou encore sur celui du Club-Broker? En fait, je suis comme vous, je m’y perds un peu…En tout cas, il vaut mieux être dans un top 10, quel qu’il soit, plutôt que dans aucun. Je vous vois venir….Eh bien, c’est raté car moi, j’y suis aussi. Au Top 10 des vétérans, dans la revue Poker-Couche. Juste derrière François Montmirel.

Une devise. Vous allez croire que je parle d’argent. Justement pas. En revoyant “Le Samouraï”, un film de Jean-Pierre Melville, j’ai entendu cette phrase dans la bouche d’Alain Delon: “Je ne perds jamais…Jamais vraiment.” C’est exactement comme ça que je vois le poker: même quand on perd, on gagne beaucoup. Des rencontres, des amis, des expériences qui nous forgent. Oui: “Je ne perds jamais…Jamais vraiment”. Désormais, j’ai toujours ces mots en tête.

Un site sans bad beat. Avec toutes ces rooms plus “rigged” les unes que les autres, on ne s’en sort plus. Impossible de gagner ses 10 000€ par jour. Heureusement, j’ai découvert “Birramax”. Là au moins, pas de surprise. On en a pour son argent. 3 bières à l’ouverture de compte, 1 chope à chaque parrainage et même un fût entier si on écluse 50 litres par mois. Inconvénient: c’est un site où il y a beaucoup de pression. Forcément. Mais il y a aussi pas mal de beaux MBT: je vous conseille le tournoi Hips-stack du vendredi et la Burp-party tous les 3èmes samedis du mois. Sans oublier les qualifs pour le VPT, le vodka poker tour qui aura lieu au Kazakhstan le 18 février prochain. Dans chaque satellite, 10 litres et un package garantis, ce dernier comprenant le buy-in à 500 roubles, le voyage aller simple en Transsibérien, le cocktail de bienvenue et l’hébergement en goulag pour une nuit (6 mois).

Un compétiteur exceptionnel. Il s’appelle MIK.22. En cette période de bilan, permettez que je me lance, moi aussi, quelques fleurs!… Ok, j’ai perdu au bowling contre Tall, à la pièce la plus près du mur contre johny et au yam contre guignol. Et j’ai été très déçu aussi de ne pas obtenir mon diplôme de Belge dans le Team Winamax. Recalé à l’oral sur une blague pourrie, résultat c’est Davidi qui a été pris, pff…Mais à côté de ça, j’ai quand même réussi des exploits incontestables, dont je ne suis pas peu fier: notamment sortir en 20 minutes au FPT Bordeaux, battre Antony Lellouche dans un concours de mangeurs de spaghetti “N°6″ et travailler du chapeau beaucoup plus que Nicolas Levi. Bref, comme on dit dans ces cas-là: “Je suis content et j’espère faire mieux la prochaine fois”.

Vous aussi, j’espère que vous ferez encore mieux la prochaine fois. Tous mes voeux pour 2010!

Merry Wina-Xmas

Vendredi 25 décembre 2009

Une expérience en Pot-Limit Omaha

Jeudi 24 décembre 2009

Depuis que je suis rentré chez Winamax mi-2008, j’ai décidé de quitter les MTTs en ligne (excepté certains dimanches) pour recommencer avec le cash-game.

J’ai très vite réalisé que j’avais peu, voir pas, de “value” à jouer en No-Limit Holdem dans les hautes limites. Les joueurs réguliers sont relativement prudents et les gros coups sont joués lors de confrontations inévitables… Alors que pendant ce temps, sur les tables de Pot-Limit Omaha, les joueurs se déchainent d’actions constantes et de gambling insensé. Personne ne sait réellement ce qu’il fait…

Mon choix est vite fait : il faut que je maitrise absolument ce jeu !

Je recherche un ouvrage sur le sujet et je trouve uniquement un livre écrit par Rolf Slotlboom. que je lis sans réelle conviction d’apprendre quelque chose (hormis la double relance avec AAxx pour induire un 3-bet). Le meilleur moyen d’apprendre, c’est de jouer. Je décide donc d’attaquer, de manière sérieuse et passionnée, sur les tables de cash-game Pot-Limit Omaha sur Winamax.

Très vite, je suis surpris par le mauvais niveau des tables de 5-5$ et de 10-10$. Les joueurs y sont scared money et straightforward à la fois. Je réalise que les tapis avant le flop à ce jeu sont juste une blague… C’est impossible de trouver une meilleure situation qu’un 60/40.

Je réalise aussi que la guerre se fait entre le joueur possédant AAxx et le joueur voulant essayer de les craquer. Seulement à ce jeu, l’American Airlines est quelque peu moins solide et perd très/trop souvent.. Lorsqu’un joueur 3-bet, il aura 80% du temps AA. Lorsqu’il 4-bet, on peut passer ce chiffre à 98%.

A Partir de cette logique, j’ai commencé à juste payer avec AA lorsque nous sommes très profonds, et a énormément 3-bet d’autres mains (4567, 89JQ, 7799, …). Si mon adversaire me 4-bet, je serai la plupart du temps prêt à répondre d’accord pour gamble (sauf parfois avec KKxx par exemple), sachant que j’aurai toujours au minimum 40%, donc la côte du pot m’est toujours favorable.

Et si il paie uniquement mon 3-bet, cela prouvera qu’il ne possède pas de paire d’as. Ce qui permet de voler très souvent au flop avec un simple continuation-bet de la moitié du pot lorsqu’un as arrive au flop ou sur un autre flop comme KKT, TJQ ou encore 225… Et lorsque le flop coordonne avec ma main, mon adversaire ne me verra pas sur cette range.

C’est ce qu’on appelle « la deceptive value » : embrouiller la lecture de notre adversaire en jouant à l’opposé de la théorie… Cette façon de jouer m’a très vite prévalu une réputation de fou sur les tables de Winamax, au point de me faire insulter régulièrement sur le chat !

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Blog : le meilleur de 2009

Mercredi 23 décembre 2009

Entre deux avions ou à l’issue d’un tournoi, l’écriture reste un moyen simple et efficace de mettre les choses à plat, faire le point, et se projeter dans l’avenir.

Depuis plus d’un an, c’est ce que font les joueurs du Team Winamax dans cet espace, partageant avec vous leurs joies et leurs peines du quotidien, exprimant leurs doutes, partageant anecdotes, analyses, aventures et récits de voyages.

Cela donne des billets tour à tour sérieux et légers, parfois brutalement honnêtes ou franchement hilarants. Avec quelques pépites hautes en couleur, depuis les faubourgs de Katmandou jusqu’aux geôles d’une maison d’arrêt parisienne, où la réalité dépasse souvent la fiction.

Plus de cent billets ont été publiés en 2009 par nos joueurs… En voici quelques-uns parmi nos préférés.

Humeur d’un jour

¤
Catenaccio. Part 2, GP Paris - par Vikash Dhorasoo
Vikash aborde les raisons qui le poussent à jouer au poker et revient sur un début d’année difficile. Jusqu’à la délivrance : une troisième place au Grand Prix de Paris.

« Alors, quel rôle joue le poker dans tout ça ? Je me pose souvent la question. Je n’ai pas de certitudes. La compétition, sans doute. Je suis un compétiteur : mon métier était de « jouer au football ». Etrange, mais vrai. Avoir pour jeu un métier… Alors, le poker, c’est ça : le besoin vital de jouer, d’affronter les autres, de se mettre en danger. J’ai besoin de ressentir cette montée d’adrénaline sur un bluff énorme, comme après un but marqué… »

¤ Arrested Development. Part 2, Part 3 - par Antony Lellouche
Sans aucun doute l’article qui a le fait le plus parler de lui en 2009 ! Au coeur d’une partie privée illégale, Antony voit la brigade des fraudes débarquer pour le mettre en garde en vue. Une mésaventure de plus de vingt-quatre heures racontée minute par minute. Epique.

« Il y avait entre 25 et 30 armes pointées sur votre joueur du Team et ses collègues de jeu. Sur leurs blousons, j’aperçois des écussons : Brigade de Répression du Banditisme, Brigade de Recherche et d’Intervention, Douanes… Bien entendu, les menottes arrivent. Je pense à ma mère… Si elle me voyait ! »

¤ Dix-sept mois plus tôt - par Ludovic Lacay
Sir Cuts se remémore sa table finale du WPT Barcelone 2007 ainsi que son changement de statut, quittant son costume d’outsider inconnu pour enfiler celui d’étoile montante.

«
Au siège numéro cinq se trouve un jeune joueur français de 22 ans avec des lunettes noires, un polo Lacoste, une barbe de trois jours, il bouge ses jetons sans grande expérience et annonce aléatoirement ses relances. Il regarde toujours le board sauf quand on le regarde dans les yeux. Là, il fuit et fait attention à ne jamais croiser le regard de son adversaire… »

¤ Kings of the Road - par Michel Abécassis
A l’approche du King 5, MIK22 présente son équipe avec son trait d’humour caractéristique dans un article très Power Rangers. Les rois de la route ? Les forces Bleues, bien sûr !

« Tall est allé au square. Il avait retrouvé johny comme d’habitude au bac à sable mais on lui a interdit de fréquenter 001 désormais (il est dans une autre équipe). Tall a pleuré mais nous lui avons payé un tour de manège et tout est rentré dans l’ordre. Il a même décroché la tête de Mickey et a eu droit à un deuxième tour gratuit. Il était content. »

¤ Sonate à quatre mains sur un échiquier - par Almira Skripchenko et Manuel Bevand
ChessBaby et ManuB s’unissent pour nous faire part d’un tournoi d’échecs disputé par Almira. Un point de vue intérieur, l’autre extérieur, le tout agrémenté de subtiles métaphores. Intrigant.

« Plus que tout, les joueurs de poker cherchent à cacher leur terreur, à ne pas apparaître faible. C’est une question de survie. Contraste frappant : quand je suis entré dans la salle de compétition, et que j’ai découvert les vingt personnes assises en carré devant les soixante-quatre cases où se joue leur destin, je n’ai pu m’empêcher de penser à un reportage récent sur le couloir de la mort (vous savez, le genre de truc qui passe entre 4h et 5h du matin sur Arte, quand la session du jour est terminée et que le stock de séries est épuisé…) »

¤ Always look on the bright side of life - par Anthony Roux
xxTaLLx, au coeur d’un bad run, apprend l’art de la relativisation en se consacrant à des activités autre que le poker.

« Alors oui, je cherche à me rassurer, quoi de plus logique… Je me suis repassé “Into the wild” avant hier, ça aide à relativiser. C’est assez ironique en même temps sachant que j’embarque dans quelques heures pour Vegas, la ville superficielle par excellence , totalement à l’opposé de l’esprit du film. Et pourtant je suis excité comme un gamin le jour de noël, J’ai attendu ce moment toute l’année. J’aurais aimé arrivé la bas avec un capital confiance chargé à bloc, prêt à tout massacrer sur mon passage. C’était le plan, un bon plan. Dans mes rêves tout ce passait bien. Et puis il y à deux semaines les choses ont dérapé. Pourquoi ? Comment ? »

¤ Like a Rolling Stone - par Ludovic Lacay
Humeur du jour, dernières soirées, chansons à l’écoute, programme à venir : tout y passe pour Sir Cuts.

« C’est du poker de tournoi, c’est comme un Loto, sauf que certains partent avec un ou deux numéros en plus, quand d’autres oublient de jouer le complémentaire. »

¤ There’s a new kid in town - Tristan Clémençon
Venant tout juste d’intégrer le Team, SupeRoger47 nous livre ses premières impressions et ses objectifs dans un article signé Benjo.

« Je suis très heureux de rejoindre le Team Winamax. Je m’entends très bien avec tous ses membres. C’est une équipe prestigieuse. L’ambiance y est excellente, et au niveau du poker, on y trouve des profils très variés : des joueurs de cash-game, des experts en Omaha, en Hold’em, de très bons joueurs de MTT et SNG. J’aurai beaucoup à apprendre des joueurs du Team. »

¤ Fortunes - par Alexia Portal
Neechee Girl passe de la sphère du cinéma à celle du poker avec brio dans un article plein de fraicheur.

« Mais tout va mieux puisque je vois s’avancer vers ma table Phil Ivey et sa montagne de jetons ! Il rentre dans beaucoup de coups et lâche en cas de résistance. Je lui prends à deux reprises des jetons et aiguise sa curiosité « d’où venez-vous ? winamax, c’est quoi…? » bon, en anglais c’est tout de suite plus sexy ! »

¤ Nouvelle vie - par Aurélien Guiglini
Tout juste intégré au sein du Team Winamax, Guignol vient partager sa joie et ses objectifs.

« J’ai pu notamment participer à la constitution du Team Winamax, et voir cette fabuleuse équipe accumuler rapidement résultats et titres. On a quand même déniché de sacrés talents et ça fait réellement plaisir de voir qu’on ne s’était pas trompé. Le Team m’a beaucoup apporté au niveau de mon jeu. Apprendre en regardant les meilleurs, c’est clairement la façon la plus efficace de devenir compétitif. J’étais aux premières loges. »

¤ Le droit de kiffer - par Guillaume de la Gorce
Ayant enfin retrouvé une réussite qui lui échappait depuis plus d’un an en tournoi, Johny001 fait part de son humeur actuel. Et il est sur un nuage.

« Sérieusement ils fument trop à Amsterdam, ça les rend trop tight ! La partie s’est pendant longtemps jouée à dix joueurs, je m’attendais avant de m’asseoir à jouer relativement serré, et pourtant de ma vie je n’ai jamais joué autant de coups. Ca me paraissait assez surréel d’ailleurs. »

Analyse de parties

¤ Un Cash-Game pas comme les autres ! Part 2, Part 3, Part 4, Part 5 - Par Nicolas Levi.

CrocMonsieur fait le récit haut en couleur de la plus rocambolesque partie de cash-game de sa carrière. Des swings de plus de 40,000£ pour cinq épisodes de bonheur !

« Entre mes gains et ce que j’avais posé, je disposais de 28,000£ sur la table. L’athmosphère était détendue, je ne ratais pas un coup et me croyais invincible. La recette parfaite pour un désastre… »

¤ Mon EPT aux Bahamas. Part 2 - par Guillaume de la Gorce
Johny001 analyse main par main sa progression dans le tournoi jusqu’à un terrible bad beat à quelques encablures de la table finale…

« Je suis arrivé à Nassau malade. Je repartirai tout bronzé. Je vous passe les déboires habituels du vol aller. Du retard de l’avion aux problèmes de passeport, en passant par les valises qui arrivent sur Paradise Island deux jours après nous. La routine. Côté tournoi, en revanche, les rebondissements seront nombreux… »

¤ Le sens du spectacle - par Manuel Bevand
ManuB revient sur son tournoi à Dublin et la chance démesurée qui l’a accompagné. Tout en second degré.

«
Imaginons… Un raise en début de parole, un call, et vous payez au big blind avec une main à fort potientiel comme 52 de carreau. Evidemment, ça n’aurait pas de sens de payer preflop si nous ne trouvions pas un flop intéressant, comme par exemple Q95 avec deux carreaux. Une fois ce flop affiché, et que nous avons effectué le play standard de check/raise all in et sommes payés par AQ, il est temps de refermer le piège et de toucher le carreau. »

¤ Je le revendique : je suis un joueur de tournoi ! - par Davidi Kitai
KitBul retrace son parcours et ce qui l’a conduit à passer du cash-game aux tournois… Tout en vous aidant à trouver votre voie.

«
Au poker, il faut écouter votre cœur… quand il bat la mesure au rythme des cartes, quand il frémit dans la victoire, mais aussi dans la défaite. Ecoutez, et vous découvrirez les choses qui font accélèrer vos battements. Est-ce la peur, ou plutôt le défi ? Le déterminisme, ou la combativité ? Le calcul, ou la stratégie ? »

¤ Mise en examen - par Michel Abécassis
Après une série de tournois où le grand public s’est accordé à dire que la malchance l’avait suivi, MIK.22 pousse l’analyse plus loin et remet en question les fondements de son jeu.

«
Si je prends l’analyse “politiquement correcte”, je ressors avec une auréole sur la tête, quasiment irréprochable. Mais si je fouille en profondeur, sans forcément me polariser sur LE dernier coup qui provoque mon élimination ni sur les coups les plus marquants, le film est différent… »

¤ Illustration au High-Roller d’Evian - par Davidi Kitai
Dans cet article, Kitbul pousse l’analyse à son maximum en présentant un à un ses adversaires et dévoilant son analyse sur chaque street. Passionnant.

« Vingt secondes avant la fin du chrono, il trouve même le courage de me regarder droit dans les yeux ! Si je paie et que je perds le coup, je serai shortstack. Alors que si je garde mes 100,000 de tapis, je pourrai jouer un poker deep ! Le mot call est resté bloqué au bout de ma langue… 5, 4, 3, 2, 1… Le croupier me prend mes cartes et Eric retourne un bluff : 9 et 10 ! »

Voyages

¤ LOL Travellaments - par Manuel Bevand
ManuB revient tout en humour sur le parcours du combattant qu’il a du mener pour rejoindre Dublin afin de disputer l’European Deepstack Championship. Hilarant.

« Le temps se fige, comme dans Matrix. Je me vois descendre les marches du premier train, courir au ralenti tel un Neo survolté vers le train tout proche, à peine vingt mètre plus haut… J’arrive à la hauteur de la locomotive, du premier wagon, et là devant mes yeux ébahis LA PORTE SE FERME A DEUX METRES DEVANT MOI ! »

¤ Angle shooting in Kathmandu - Par Manuel Bevand
En voyage au Népal, ManuB donne dans la prévention. Le thème du jour : les attrape-touristes à éviter. Car, vous allez rapidement vous en apercevoir, Manuel peut être un vrai fish lorsqu’il n’est pas dans son élement…

« Me voilà avec un échiquier miniature en bandoullière. Je repars dans les rues de Katmandou, enfin seul, mais cet objet exposé à la vue de tous est comme une énorme marque “fish” sur le front. Tous les vendeurs de rue (flutes, bijoux, cartes, pièces en bois) me sont tombé dessus pendant l’heure suivante, jusqu’à ce que je lui trouve une cachette. »

¤ Jeux d’enfants - par Almira Skripchenko
ChessBaby fait le récit de son voyage en Moldavie où, grâce à la contribution de Manuel Bevand et Ludovic Lacay, elle a pu remettre une somme substantielle à une association locale.

« Finalement, le pari s’est matérialisé quelques mois plus tard lors d’une soirée épique à San Remo pendant laquelle Ludo, dans un élan de générosité alcoolisé, décide de doubler le montant. Plus tard, Manu décidera de donner également la même somme pour la cause encore indéterminée à l’époque. Après délibération, nous avons décidé de porter notre choix sur un orphelinat de Moldavie. »

¤ Péripéties et co - par Nicolas Levi
Fan des voyages délicats ? CrocMonsieur nous plonge au coeur d’un contre-la-montre pour rejoindre Marrakech. Alors, “Happy ending”, ou pas ?

« Il annonce à l’hôtesse que je prends l’avion pour Marrakech. Je regarde ma montre, pile 45 minutes avant le vol, la date limite. Elle regarde son écran de contrôle, marque une pause avec un sourire bizarre… S’agirait-il d’un slowroll ? »

Historique

¤ Dernier Tango à Paris - par Benjamin Gallen
Benjo revient sur l’historique du Grand Prix de Paris, mythique épreuve qui a vu le jour pour la première fois en 1998 à l’Aviation Club de France.

« C’est en juillet 1998 que les archivent montrent pour la première fois une épreuve appelée « Grand Prix de Paris. » Tandis que les Zizou, Henry et Barthez défilaient sur les Champs, Coupe du Monde à la main, le danois Thor Hansen (l’un des rares professionnels européens de l’époque, justement) remportait le titre face à des joueurs tels que David Tavernier ou Michel Zajdenberg. »

Marathon d’Automne

Mercredi 23 décembre 2009

Marathon d’Automne, ou Les Fragments d’un Discours “Tiltureux”

Septembre

Le mois d’août fût spartiate. Dans les salles de gym parisiennes, j’ai travaillé mon endurance en souffrant sur les machines de cardio-training, sous l’oeil d’une brochette de spécimens dignes de figurer au musée de l’Ephèbe du Cap d’Agde.  Pendant ce temps, ManuB, en véritable hoplite, s’adonnait à son activité olympique favorite (le sauna). Coefficient de tilt: zéro.

Premier acte: le France Poker Tour au Carrousel du Louvre, jetée dans l’arène telle un gladiateur, je suis dévorée par les fauves en quelques heures. Ma confiance reste entière. Coefficient de tilt: 0,12%.

Acte II: l’EPT Barcelone. Une amie d’enfance qui voulait découvrir Barcelone et l’ambiance des tournois de poker m’accompagnait. Lors de ses quelques visites candides à ma table, je me suis glissée, telle une disciple de Stanislavski, dans la peau d’un mâle dominant affichant avec fierté sa femme-trophée.  Comme dans un film de Fellini, tous les yeux accompagnaient l’allure de Natalia. Nico en est encore tout retourné. Tournoi mouvementé, mon premier avec la nouvelle structure EPT. Malgré mon ITM, plusieurs bluffs ratés et quelques erreurs fondamentales invitent le doute à s’installer. Coefficient de tilt: 2%.

Acte III: WSOP Europe à Londres, tournoi à 1,075£, le seul que je dispute. La structure ne fait pas de cadeau, Huck Seed non plus. Coefficient de tilt: 10%.

Entracte: une parenthèse enchantée lors du concert de piano de mon amie Natalia Kudritskaya, sur une péniche. Installée au premier rang, je louvoie pour éviter de justesse les mouvements d’archet de la violoniste qui l’accompagne.
Transportée par la musique, je suis bercée par un troisième interprète inattendu: la pluie. Dans ce monde, le poker n’existe plus. Coefficient de tilt: -infini.

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En tête à tête

Jeudi 17 décembre 2009

   Prague m’a laissé un goût amer en bouche. Après une première journée assez folle, après des reads parfaits et de bonnes décisions, je quitte le tournoi sur ma première main du Day 2. Ironie de la journée, c’est une main que je suis à deux doigts de ne pas jouer. Je quitte mon hôtel d’un pas vaillant, coince mon talon de botte dans un rail de tram, « crac », repars à cloche pieds dans la direction de l hôtel le rire au bout des lèvres, change de chaussures et file, cette fois en courant, vers la salle du tournoi. Je m’apprête à regarder la liste des joueurs avec leur placement quand Paco, notre cameraman, me dit « vite, vite, ta table est là ! » et je cours m’asseoir pour découvrir, en même temps que j’enlève mon manteau, AK au bouton. Je raise, la petite blind me reraise et je décide de simplement call. Si je touche au flop, il ne mettra pas facilement sur cette main là. Les premières mains de la journée sont toujours plus difficiles à jouer : qui sont ces joueurs, leur parcours, leur motivations … tout ce qui reste à éclaircir et qui au moment où je joue cette main me fait dire “pfffff j’aime pas jouer de gros pots la première heure sans historique”

Le flop est A-J-8 avec deux piques. Il bet 11000, je réfléchis et le raise à 25000.

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Basic Space

Mercredi 16 décembre 2009

Je devrais peut-être un peu lever le pied, me suis-je dit deux jours avant le départ de l’EPT de Prague. La capitale tchèque est pourtant superbe à l’approche de Noël, les filles dans les rues sont parmi les plus belles du monde et aussi les plus abordables, les nuits sont folles et, last but not least, le tournoi est exceptionnel.

Lors de l’édition 2008, je butais bêtement sur la 22ème marche après trois jours de promenade. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas joueur à laisser vacant un poste de « Blowupeur » (NDLR : l’utilisation de ce terme est purement ironique, l’auteur et son égo n’ayant jamais eu de doute sur la perfection de toutes leurs décisions durant ce tournoi), et attendaient donc impatiemment de voir si je serais cette fois-ci capable d’assurer jusqu’au bout.

Et bien non. J’ai jeté l’éponge.

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Winamax enfile sa tenue de Père-Noël

Mardi 15 décembre 2009

Toujours à la recherche de plus d’exclusivités, Winamax a réussi à s’infiltrer dans les locaux du Père-Noël… Et repéré tous les cadeaux qu’il a réservé aux joueurs de la plateforme ! Visiblement, vous avez été très sages…

- Dis, Père-Noël, qu’est-ce que tu caches dans ta hotte ?

Du lundi 21 décembre au dimanche 3 janvier, l’heure sera à la X-Mas Party ! Chaque soir à 20 heures, prenez place au sein d’un Freeroll spécial Noël. En terminant parmi les trois premiers, vous prendrez votre ticket pour la finale X-Mas du 3 janvier. Une heure plus tard, place à un Tournoi à 5,5$ où deux places pour la finale sont à prendre. En plus du prizepool régulier bien sûr !

- Personnellement, je suis un joueur régulier mais j’ai quelques soucis avec les fins de tournois…

Aucun problème ! Un classement général viendra récompenser les joueurs les plus en vues. Comme récompense ? Des tickets… De nombreux tickets ! Près de 1,200$ pour le premier et jusqu’à 16,5$ pour ceux atteignant la trentième place. Autre solution : disputer le Christmas Tournament le 22 décembre. Pour seulement 11$, vous repartirez peut-être avec une part des 60,000$ mis en jeu, parmi lesquels presque 20,000$ en ticket.

- Et ces tickets, qu’en fait-on ?

Pourquoi ne pas s’inscrire à la Grande Finale X-Mas du 3 Janvier ? Pour 100$+8$, des packages pour l’EPT Snowfest sont à remporter en plus des gains propres au tournoi. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Winamax ajoute un package de 8,500$ au prizepool !

- Et les clubs, dans tout ça ?

Vous avez été sages vous aussi, sûrs ? Bon, ça ira pour cette année. Les vendredi 18 et samedi 19 décembre, à 21 heures, deux tournois à 5,5$ vous seront proposés. Les cinq premiers de ces deux épreuves disputeront le lendemain une finale où le vainqueur remportera un package de 2,800$ pour la Finale du France Poker Tour !

Pour plus d’informations, visitez la page dédiée.

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